vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2103126 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LEGRANDGERARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 avril 2021 et le 28 juillet 2021, M. A B, représenté par Me Legrandgérard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 février 2021 de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) ;
2°) d'enjoindre à la Caisse des dépôts et consignations de recalculer le taux indemnisable de l'allocation temporaire d'invalidité attribuée à la suite de l'accident de service dont il a été victime le 2 février 2016, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard, taux qui ne saurait être inférieur à 50% du 2 mars 2018 au 2 septembre 2018, à 70% du 3 septembre 2018 au 1er juin 2020 et à 72% à compter du 4 juin 2020 et d'y ajouter le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 11% consécutif à l'accident de service du 9 février 2012 ; en conséquence, de lui enjoindre de lui attribuer une allocation temporaire d'invalidité au taux de 61% à compter du 2 mars 2018 jusqu'au 2 septembre 2018, au taux de 71% du 3 septembre 2018 au 3 juin 2020 et au taux de 83% à compter du 4 juin 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée en fait et est, de ce fait, incompréhensible ;
- elle est entachée d'erreurs d'appréciation au regard des articles 5, 7 et 9 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005 : la CDC ne pouvait lui appliquer un abattement de 30% au titre d'un taux préexistant non indemnisable, en contradiction avec les rapports des différents experts médicaux consultés ; la CDC n'a pas pris acte de la consolidation de l'accident du 2 février 2016 acquise au 2 mars 2018 avec un taux d'IPP de 50%, la reprise de ses fonctions à temps plein à compter du 30 octobre 2017 et la rechute du 3 septembre 2018 entrainant un taux d'IPP de 70% ; l'allocation devait être révisée le 3 septembre 2018 jusqu'au 1er juin 2020 puis à compter du 2 juin 2020.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2021, la Caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la décision attaquée accorde au requérant une allocation temporaire d'invalidité : elle n'a donc pas à être motivée, conformément au code des relations entre le public et l'administration ;
- le taux d'invalidité de 30% fixé pour la fracture vertébrale de 1979 peut constituer un état antérieur aux accidents de service, affectant sa validité sur le plan vertébral ; elle a ainsi appliqué la règle de la validité restante en déduisant le taux d'invalidité de 30% contracté en 1979 ; le taux de 60% consécutif à l'accident de février 2016, calculé sur une validité de 70% (100% - 30%), a conduit à un taux indemnisable de 42 % ;
- l'allocation temporaire d'invalidité ne peut être attribuée avant la consolidation de l'ensemble des séquelles : or, celle-ci n'a été acquise qu'au 2 juin 2020 ; la reprise de ses fonctions est par ailleurs intervenue le 4 juin 2020, date retenue comme date de jouissance de l'allocation temporaire d'invalidité ;
- à compter de l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité, l'allocation ne peut être révisée avant cinq ans.
Par ordonnance du 1er avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n°68-756 du 13 août 1968 pris en application de l'article L.28 (3e alinéa) de la loi n°64-1339 du 26 décembre 1964 portant réforme du code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le décret n°2005-442 du 2 mai 2005 relatif à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Vincent, première conseillère,
- les conclusions de Mme Ozenne, rapporteure publique,
- les observations de Me Legrandgérard,
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, agent de maîtrise principal, exerce ses fonctions pour le compte de la mairie de Poissy, depuis 1981. Antérieurement à son recrutement par la commune, il a été victime, en 1979, d'un accident de travail qui a entraîné une incapacité permanente partielle de 30%.
2. Le 9 février 2012, il a été victime d'un accident de service à la suite duquel il s'est vu concéder, à compter du 22 juin 2012, une allocation temporaire d'invalidité sur la base d'un taux de 11%, pour une durée de cinq ans. Par arrêté du 19 février 2018, cette allocation au taux de 11% a été maintenue sans limitation de durée à compter du 22 juin 2017, jusqu'à la radiation des cadres.
3. Le 2 février 2016, il a été victime d'un nouvel accident de service, considéré comme consolidé au 2 mars 2018 par la commission de réforme, dans l'avis rendu lors de sa séance du 28 juin 2018. Dans le même avis, la commission de réforme a considéré que l'accident avait entraîné un taux d'incapacité permanente partielle global (IPP) de 50%, comprenant un taux de 40% pour des séquelles rhumatologiques et un taux de 10% pour des séquelles neurocognitives. Par courrier du 9 août 2018, la commune a alors informé le requérant qu'elle constituait un dossier auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui assure la liquidation et le paiement de l'allocation temporaire d'invalidité pour les fonctionnaires territoriaux.
4. Le 3 septembre 2018, le requérant a été victime d'une rechute, reconnue comme telle par la commission de réforme dans son avis du 6 décembre 2018. Dans cet avis, qui modifie celui du 28 juin 2018, la commission de réforme a modifié la date de consolidation de l'accident du 2 février 2016 et l'a établie au 4 septembre 2018. Elle a aussi réévalué le taux d'IPP global consécutif à l'accident du 2 février 2016 à 70 % comprenant un taux de 60% pour les séquelles rhumatologiques et un taux de 10% pour des séquelles neurocognitives.
5. Le 19 février 2019, le requérant a sollicité le bénéfice de l'allocation temporaire d'invalidité au titre de l'accident du 2 février 2016. Par arrêté du 4 juillet 2019, la commune lui a tout d'abord accordé une allocation temporaire d'invalidité au taux rémunéré de 60% pour une durée de 5 ans, à compter du 4 septembre 2018. Après nouvel avis rendu par la commission de réforme lors de sa séance du 7 novembre 2021 concluant à l'absence de consolidation de la rechute du 3 septembre 2018, la commune lui a finalement attribué, par arrêté du 31 décembre 2019, une allocation temporaire d'invalidité, à compter du 2 mars 2018, au taux rémunéré de 10% pour les troubles de l'humeur et de 60% pour les séquelles physiques, pour une durée de cinq ans, sous réserve de l'avis conforme de la Caisse des dépôts et consignations.
6. Après avoir demandé des informations complémentaires à la commune le 5 avril 2019 et des avis médicaux complémentaires, la CDC a décidé de lui attribuer une allocation temporaire d'invalidité au taux rémunéré de 65% avec date d'effet au 4 juin 2020, pour une période de cinq ans. Par lettre du 13 février 2021, le requérant a contesté cette décision, reconfirmée par la Caisse des dépôts et consignations par courrier du 19 février 2021.
7. Par la présente requête, le requérant demande au tribunal d'annuler la décision du 19 février 2021 de la CDC, d'enjoindre à celle-ci de recalculer le taux indemnisable de l'allocation temporaire d'invalidité attribuée à la suite de l'accident de service dont il a été victime le 2 février 2016 et, en conséquence, de lui enjoindre également de lui attribuer une allocation temporaire d'invalidité au taux de 61% à compter du 2 mars 2018 jusqu'au 2 septembre 2018, au taux de 71% du 3 septembre 2018 au 3 juin 2020 et au taux de 83% à compter du 4 juin 2020.
8. En premier lieu, aux termes de l'article L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
9. Au cas d'espèce, la CDC, qui confirme, dans la décision litigieuse, l'octroi d'une allocation temporaire d'invalidité mais à un taux global indemnisable différent de celui demandé, cite le décret du 2 mai 2005 susvisé applicable, les conclusions des rapports médicaux réalisés ainsi que les taux d'IPP retenus selon les différents accidents dont le requérant a été victime. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 2 mai 2005 susvisé : " L'allocation temporaire d'invalidité est accordée, dans les conditions fixées par le présent décret, aux fonctionnaires mentionnés à l'article 2 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée () et qui sont affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " L'allocation est attribuée aux fonctionnaires maintenus en activité qui justifient d'une invalidité permanente résultant : a) Soit d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente d'un taux au moins égal à 10 % ; () ". Aux termes de son article 3, dans sa version applicable à la date de la décision attaquée : " La demande d'allocation doit, à peine de déchéance, être présentée dans le délai d'un an à compter du jour où le fonctionnaire a repris ses fonctions après la consolidation de la blessure ou de son état de santé. Toutefois, lorsque le fonctionnaire n'a pas interrompu son activité ou lorsqu'il atteint la limite d'âge ou est radié des cadres avant de pouvoir reprendre ses fonctions, le droit à l'allocation peut lui être reconnu si la demande d'allocation est présentée dans l'année qui suit la date de constatation officielle de la consolidation de la blessure ou de son état de santé. Cette date est fixée par la commission de réforme prévue à l'article 31 du décret du 26 décembre 2003 susvisé, lorsque l'accident ou la maladie donne lieu à l'attribution d'un congé au titre du régime statutaire de réparation des accidents du travail applicable à l'agent ou, à défaut, par un médecin assermenté ". Aux termes de son article 5 : " Le taux d'invalidité est déterminé compte tenu du barème indicatif prévu à l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Dans le cas d'aggravation d'infirmités préexistantes, le taux d'invalidité à prendre en considération est apprécié par rapport à la validité restante du fonctionnaire ".
11. Il en résulte que ces dispositions ont entendu limiter l'application de la règle de la validité restante pour le calcul du taux d'invalidité résultant du cumul d'invalidités à la seule hypothèse de l'aggravation d'infirmités préexistant. Un tel rapport d'aggravation entre deux infirmités résulte soit d'une relation médicale soit d'un lien fonctionnel entre elles.
12. Il est constant que le requérant a été victime d'un accident du travail le 28 septembre 1979, antérieurement à son recrutement en tant que fonctionnaire territorial, qui a nécessité une ostéosynthèse et entraîné une incapacité permanente de travail de 30% pour un tassement de la 10ème vertèbre dorsale. Il résulte d'ailleurs de l'instruction et en particulier du document de la caisse primaire centrale d'assurance maladie de la région parisienne du 2 juillet 1980 qu'une rente d'incapacité permanente lui a été accordée en conséquence. Il est également constant qu'il a ensuite été victime d'un accident de la circulation en service, le 9 février 2012, au cours duquel il a été victime d'une entorse du rachis cervical et du rachis lombaire. Cet accident a donné lieu à un taux d'IPP de 8% pour des lombalgies et de 3% pour une douleur au coude gauche. Il est également constant qu'il a été victime d'un nouvel accident de la circulation, en service, le 2 février 2016, engendrant, après rechute, un taux d'IPP de 60% pour atteinte cervicale et limitation des mouvements du rachis cervical, 10% pour troubles de l'humeur et 2% pour stress post-traumatique. Il résulte par ailleurs de la décision attaquée que, pour calculer le taux d'invalidité consécutif à l'accident du 2 février 2016, la CDC a appliqué la règle de la validité restante au taux d'invalidité de 60% retenu pour les séquelles rhumatologiques, en partant du principe que l'infirmité consécutive à l'accident de 1979 était constitutive d'un état antérieur qui avait affecté la validité du requérant sur le plan vertébral. Elle a ainsi nécessairement considéré que les infirmités rhumatologiques constatées à la suite de l'accident du 2 février 2016 avaient aggravé l'infirmité préexistante consécutive à l'accident de 1979. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que les experts médicaux consultés sur le taux d'invalidité du requérant consécutif à l'accident du 2 février 2016 se soient prononcés sur ce point quand bien même ils ont tous rappelé l'accident de 1979 dans l'historique médical du requérant. Si le docteur C, consulté et interrogé précisément sur ce point par la CDC a indiqué, dans son rapport du 2 mars 2020, que " l'accident du 2 février 2016 n'a pas entraîné de modification des séquelles et des taux d'IPP, ni de l'accident de 2012, ni de celui de 1979. D'où le taux préalable de 0% à chaque ligne ", il n'en résulte pas pour autant qu'un tel rapport d'aggravation entre ces deux infirmités soit clairement établi.
13. Il résulte de ce qui précède que l'état du dossier ne permet pas au tribunal d'apprécier si la CDC a commis une erreur d'appréciation en appliquant la règle de la validité restante au taux d'invalidité relatif aux séquelles rhumatologiques consécutif à l'accident du 2 février 2016. Dès lors, il y a lieu, avant de statuer sur la requête de M. B, d'ordonner une expertise sur ce point sur le fondement de l'article R. 621-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur la requête de M. B, procédé par un expert, désigné par le président du tribunal administratif, à une expertise avec pour mission de :
1°) procéder à l'examen médical de M. B, prendre connaissance de son entier dossier médical et se faire communiquer l'ensemble des éléments qu'il estimera utiles au bon accomplissement de sa mission et entendre tout sachant ;
2°) déterminer s'il existe une relation médicale ou un lien fonctionnel entre les infirmités rhumatologiques consécutives à l'accident de service survenu le 2 février 2016 et les infirmités consécutives à l'accident du travail survenu le 28 septembre 1979, de nature à permettre à l'application de la règle de la validité restante conformément à l'article 5 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005 relatif à l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité ;
3°) déterminer s'il existe aussi une relation médicale ou un lien fonctionnel entre les infirmités rhumatologiques consécutives à l'accident de service survenu le 2 février 2016 et les infirmités résultant de l'accident de service du 9 février 2012, de nature également à permettre à l'application de la règle de la validité restante conformément à l'article 5 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005 précité ;
4°) de proposer, le cas échéant, un taux de validité restant pour les séquelles rhumatologiques consécutives à l'accident de service survenu le 2 février 2016.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il prêtera serment par écrit devant le greffier en chef du tribunal. L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires et en notifiera copie aux parties dans le délai fixé par le président du tribunal dans sa décision le désignant.
Article 3 : Les frais d'expertise sont réservés pour y être statué en fin d'instance.
Article 4 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Caisse des dépôts et consignations.
Copie en sera adressée à la commune de Poissy.
Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gosselin, président,
Mme Vincent, première conseillère,
Mme Geismar, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.
La rapporteure,
signé
L. Vincent
Le président,
signé
C. GosselinLa greffière,
signé
S. Lamarre
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026