jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2103216 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL TEISSONNIERE-TOPALOFF-LAFFORGUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 avril 2021, M. B A, représenté par Me Labrunie, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 février 2021 par laquelle le président du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires a rejeté sa demande d'indemnisation présentée sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français ;
2°) de condamner l'État à lui verser une indemnité de 174 221 euros en réparation de ses préjudices, ainsi que les intérêts au taux légal et la capitalisation de ces intérêts à compter du 1er juin 2020 ;
3°) dans l'hypothèse où une expertise médicale serait ordonnée, de mettre à la charge de l'État les frais d'expertise et de condamner l'État à lui verser une indemnité provisionnelle de 10 000 euros ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français qu'il a reçue lorsqu'il servait à bord du croiseur anti-aérien De Grasse en Polynésie française entre les 20 mars et 9 septembre 1970 et les 21 avril et 3 octobre 1971 ait été inférieure à la limite de 1 millisievert (mSv) ;
- ses préjudices patrimoniaux sont constitués par des frais d'assistance par une tierce personne, à hauteur d'une heure par jour entre les 2 et 17 septembre 2015, 27 avril et 12 mai 2017 et 10 et 25 juillet 2020, d'un montant de 810 euros ;
- ses préjudices extrapatrimoniaux temporaires sont constitués par des souffrances endurées évaluées à 30 000 euros et un préjudice esthétique temporaire évalué à 15 000 euros ;
- ses préjudices extrapatrimoniaux permanents sont constitués par un déficit fonctionnel permanent de 20% évalué à 58 411 euros, un préjudice d'agrément lié à l'impossibilité de pratiquer des activités de loisirs en plein soleil et évalué à 10 000 euros, un préjudice esthétique permanent évalué à 10 000 euros et un préjudice d'anxiété évalué à 50 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2021, le président du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce qu'une expertise médicale soit ordonnée pour évaluer les préjudices subis par M. A.
Il soutient que :
- les mesures de surveillance dont a bénéficié M. A étaient suffisantes compte tenu de ses conditions concrètes d'exposition ;
- il est établi que le requérant n'a pu recevoir une dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français supérieure à la limite de 1 mSv à l'occasion de son affectation en qualité de mécanicien embarqué à bord du croiseur anti-aérien De Grasse en Polynésie française entre les 20 mars et 9 septembre 1970 et les 21 avril et 3 octobre 1971.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Yvelines qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 30 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 ;
- le décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Connin, conseiller,
- et les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 18 septembre 1951, a été affecté en qualité de mécanicien embarqué à bord du croiseur anti-aérien De Grasse en Polynésie française entre les 20 mars et 9 septembre 1970 et les 21 avril et 3 octobre 1971, périodes durant lesquelles treize essais nucléaires ont été réalisés. Il est atteint d'un cancer cutané, diagnostiqué en 2015. M. A a présenté le 1er juin 2020 une demande d'indemnisation sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Par une décision du 23 février 2021, le président du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires a rejeté cette demande. M. A demande au tribunal d'annuler cette décision et de condamner l'État à réparer les préjudices résultant de sa maladie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes du I de l'article 1er de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Toute personne souffrant d'une maladie radio-induite résultant d'une exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et inscrite sur une liste fixée par décret en Conseil d'Etat conformément aux travaux reconnus par la communauté scientifique internationale peut obtenir réparation intégrale de son préjudice dans les conditions prévues par la présente loi. ". L'article 2 de la même loi dispose que : " La personne souffrant d'une pathologie radio-induite doit avoir résidé ou séjourné : () / 2° Soit entre le 2 juillet 1966 et le 31 décembre 1998 en Polynésie française. () ". L'article 4 de la même loi, dans sa rédaction applicable au présent litige, prévoit que : " I.- Les demandes d'indemnisation sont soumises au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, qui se prononce par une décision motivée dans un délai de huit mois suivant le dépôt du dossier complet. () / V.- Ce comité examine si les conditions sont réunies. Lorsqu'elles le sont, l'intéressé bénéficie d'une présomption de causalité, à moins qu'il ne soit établi que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l'intéressé a été inférieure à la limite de dose efficace pour l'exposition de la population à des rayonnements ionisants fixée dans les conditions prévues au 3° de l'article L. 1333-2 du code de la santé publique. () ". Le I de l'article R. 1333-11 du code de la santé publique énonce que : " Pour l'application du principe de limitation défini au 3° de l'article L. 1333-2, la limite de dose efficace pour l'exposition de la population à des rayonnements ionisants résultant de l'ensemble des activités nucléaires est fixée à 1 mSv par an, à l'exception des cas particuliers mentionnés à l'article R. 1333-12. ".
3. Il résulte des dispositions précitées de la loi 5 janvier 2010 que le législateur a entendu que, dès lors qu'un demandeur satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie prévues par l'article 2 de la loi du 5 janvier 2010, il bénéficie de la présomption de causalité entre l'exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et la survenance de sa maladie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration établit que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l'intéressé a été inférieure à la limite de 1 millisievert (mSv). Si, pour le calcul de cette dose, l'administration peut utiliser les résultats des mesures de surveillance de la contamination tant interne qu'externe des personnes exposées, qu'il s'agisse de mesures individuelles ou collectives en ce qui concerne la contamination externe, il lui appartient de vérifier, avant d'utiliser ces résultats, que les mesures de surveillance de la contamination interne et externe ont, chacune, été suffisantes au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé. En l'absence de mesures de surveillance de la contamination interne ou externe et en l'absence de données relatives au cas des personnes se trouvant dans une situation comparable à celle du demandeur du point de vue du lieu et de la date de séjour, il appartient à l'administration de vérifier si, au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé précisées ci-dessus, de telles mesures auraient été nécessaires. Si tel est le cas, l'administration ne peut être regardée comme rapportant la preuve de ce que la dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français reçue par l'intéressé a été inférieure à la limite de 1 mSv.
4. Il résulte de l'instruction que M. A a séjourné dans des lieux et pendant une période définis à l'article 2 de la loi du 5 janvier 2010. La pathologie dont il souffre figure sur la liste annexée au décret du 15 septembre 2014 relatif à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Il bénéficie donc d'une présomption de causalité entre l'exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et la survenue de sa maladie.
5. Le CIVEN fait valoir que la dosimétrie d'ambiance à bord du croiseur anti-aérien De Grasse pendant les campagnes 1970 et 1971 révèle une dose constamment nulle de rayonnements ionisants, et qu'il n'était pas nécessaire que M. A soit soumis à une surveillance radiologique individuelle compte tenu de son poste de travail ne le conduisant pas à intervenir dans des zones dans lesquelles il aurait pu être exposé aux rayonnements ionisants et de la distance du navire par rapport aux atolls de Mururoa et de Fangataufa pendant les essais de 1970 et 1971. Il ajoute que le requérant n'a pu subir une contamination interne par ingestion eu égard aux conditions d'alimentation et d'approvisionnement en eau à bord du croiseur anti-aérien De Grasse. Il précise enfin que M. A n'a pas été affecté sur le poste de bouilleur chargé du processus de traitement de l'eau de mer.
6. Il résulte de l'instruction que lors des treize essais nucléaires effectués alors que M. A servait à bord du croiseur anti-aérien De Grasse, ce navire se trouvait à une distance variant, selon la puissance des tirs, entre 13 et 70 kilomètres, et circulait ou stationnait en dehors des zones des retombées des tirs, à l'exception de celles consécutives à l'essai Phoebé réalisé le 8 août 1971. Par ailleurs, le navire était de retour en zone Kathie à Mururoa, le plus souvent quelques heures seulement après chaque tir. Il résulte des attestations produites par des personnels ayant également servi à bord du croiseur anti-aérien De Grasse à la même époque que le requérant et n'est pas sérieusement contesté en défense que les personnels embarqués pratiquaient des activités nautiques dans le lagon sans protection particulière contre les risques radiologiques. Ainsi, eu égard aux conditions concrètes d'exposition de l'intéressé, compte tenu des circonstances qui viennent d'être rappelées, les seuls résultats de la dosimétrie d'ambiance à bord du croiseur anti-aérien De Grasse concernant les mois de juillet et août 1971 ne peuvent suffire à établir que M. A aurait reçu, lors de ses deux affectations en 1970 et 1971 à bord du croiseur anti-aérien De Grasse, une dose annuelle de rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français inférieure à la limite de 1 mSv par an, en l'absence, d'une part, d'autres mesures de surveillance individuelle de la contamination interne ou externe et, d'autre part, de données relatives au cas de personnes se trouvant dans une situation comparable à celle du demandeur du point de vue du lieu et de la date de séjour.
7. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 23 février 2021 du président du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Sur les conclusions indemnitaires :
8. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. L'expert peut se voir confier une mission de médiation. Il peut également prendre l'initiative, avec l'accord des parties, d'une telle médiation. Si une médiation est engagée, il en informe la juridiction. Sous réserve des exceptions prévues par l'article L. 213-2, l'expert remet son rapport d'expertise sans pouvoir faire état, sauf accord des parties, des constatations et déclarations ayant eu lieu durant la médiation. ".
9. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. A est fondé à obtenir la réparation intégrale des préjudices résultant de la maladie qu'il a contractée en raison de son exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français. Toutefois, l'état du dossier ne permet pas au tribunal d'apprécier la réalité et l'étendue des préjudices directement liés à la pathologie dont il souffre. Dès lors, il y a lieu, avant d'évaluer le montant de la réparation, d'ordonner une expertise sur ce point et, dans les circonstances de l'espèce, de mettre provisoirement à la charge du CIVEN les frais et honoraires de cette expertise.
Sur la demande de provision :
10. Il résulte de ce qui précède que le CIVEN est tenu de réparer les conséquences dommageables de la maladie de M. A. En l'état de l'instruction, il y a lieu de condamner le CIVEN à verser au requérant une allocation provisionnelle de 8 000 euros.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 23 février 2021 du président du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires est annulée.
Article 2 : Le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires est condamné à réparer intégralement les conséquences dommageables de la maladie dont souffre M. A résultant de son exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français.
Article 3 : Il sera, avant d'évaluer le montant de la réparation, procédé par un expert désigné par le président du tribunal administratif à une expertise avec mission pour l'expert de :
1°) se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de M. A et procéder à l'examen sur pièces de son dossier médical ainsi qu'à son examen clinique, recueillir les doléances de M. A et, au besoin, de ses proches ;
2°) décrire l'état de santé de M. A à la date de l'expertise, l'évolution de sa pathologie, les soins, examens, traitements, actes médicaux et chirurgicaux qu'elle a nécessités ;
3°) dire si l'état de santé de M. A est consolidé et, le cas échéant, fixer la date de consolidation ; dire si l'état de santé de celui-ci est susceptible de modification, en aggravation ou en amélioration, et, dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution et son degré de probabilité ; dans l'hypothèse où son état de santé ne serait pas consolidé, fixer l'échéance à l'issue de laquelle cette consolidation pourra intervenir ;
4°) préciser la nature et l'étendue des préjudices subis par M. A en lien direct avec sa maladie ;
5°) dire si cette pathologie a entraîné une incapacité temporaire ou permanente, totale ou partielle, et en préciser les dates de début et de fin, ainsi que le ou les taux ;
6°) dire si l'état de M. A en lien avec cette pathologie a nécessité et/ou nécessite l'assistance d'une tierce personne ; fixer les modalités, la qualification et la durée de cette assistance ;
7°) évaluer, le cas échéant, les préjudices patrimoniaux permanents de M. A ;
8°) décrire les frais et les dépenses de santé exposés par M. A en lien avec sa maladie, avant et après la consolidation de son état de santé ;
9°) donner son avis sur l'existence des préjudices extrapatrimoniaux en lien avec la pathologie dont souffre M. A, et, le cas échéant, en évaluer l'importance, s'agissant des souffrances endurées et du préjudice esthétique, en distinguant entre préjudices temporaires et permanents, ainsi que les préjudices d'agrément et d'anxiété ;
10°) fournir au tribunal tous les éléments utiles sur l'existence éventuelle d'autres préjudices et la réparation des préjudices subis par M. A.
Article 4 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il prêtera serment par écrit devant la greffière en cheffe du tribunal. L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires et en notifiera copie aux parties dans le délai fixé par le président du tribunal dans sa décision le désignant.
Article 5 : Le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires fera l'avance des frais d'expertise, dont la charge définitive sera déterminée en fin d'instance.
Article 6 : Le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires est condamné à verser à M. A la somme provisionnelle de 8 000 euros.
Article 7 : A tout moment au cours de sa mission, l'expert peut prendre l'initiative de procéder, avec l'accord des parties, à une médiation conformément aux dispositions de l'article R. 621-1 du code de justice administrative. Il devra, dans cette hypothèse, en informer le tribunal et préserver dans son rapport d'expertise la confidentialité de la médiation menée.
Article 8 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 9 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au président du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, au ministre des armées et à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines.
Délibéré après l'audience publique du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Christine Grenier, présidente,
Mme Virginie Caron, première conseillère,
M. Nicolas Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
N. CONNIN
La présidente,
signé
C. GRENIER
La greffière,
signé
A. ESTEVES
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N° 1901371
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026