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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2103268

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2103268

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2103268
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationMagistrat Connin
Avocat requérantSELARL MAIRESSE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 19 avril et 21 octobre 2021, M. A C, représenté par Me Mairesse, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision référencée 48SI du 5 mars 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points qui y sont récapitulées ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire affecté des points illégalement retirés dans un délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions de retrait de points attaquées, consécutives aux infractions constatées le 7 octobre 2015, le 3 mars 2016, le 29 mai 2017, le 18 octobre 2017, le 28 novembre 2017, le 26 mars 2018, les 6 et 13 août 2018, le 28 décembre 2018, le 29 juillet 2019, le 3 septembre 2019 et les 2 et 5 mars 2020, ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière, dans la mesure où le ministre de l'intérieur a méconnu l'obligation d'information découlant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- la décision référencée 48SI du 5 mars 2021 constatant la perte de validité de son permis de conduire est illégale en conséquence de l'illégalité des décisions de retrait de points.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait d'un point consécutive à l'infraction constatée le 3 septembre 2019 sont irrecevables, dès lors que le point retiré a été restitué à M. C le 2 juin 2020 ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 30 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Connin, conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat statuant seul a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions du 1° de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision référencée 48SI du 5 mars 2021, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. A C pour solde de points nul résultant des retraits de points consécutifs à treize infractions au code de la route constatées le 7 octobre 2015, le 3 mars 2016, le 29 mai 2017, le 18 octobre 2017, le 28 novembre 2017, le 26 mars 2018, le 6 août 2018, le 13 août 2018, le 28 décembre 2018, le 29 juillet 2019, le 3 septembre 2019, le 2 mars 2020 et le 5 mars 2020. M. C demande au tribunal l'annulation de cette décision et des décisions de retrait de points qui y sont récapitulées.

Sur la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'intérieur :

2. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du relevé d'information intégral produit par le ministre de l'intérieur, que le point retiré du permis de conduire de M. C à la suite de l'infraction relevée le 3 septembre 2019 a été restitué à l'intéressé le 2 juin 2020, et n'a pu avoir aucun effet sur la validité de son permis de conduire. Les conclusions tendant à l'annulation de cette décision de retrait d'un point sont ainsi sans objet. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur à ces conclusions doit être accueillie.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. / Quand il est effectif, le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple ou, sur sa demande, par voie électronique. Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions d'application du présent alinéa. " L'article R. 223-3 du même code précise que : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / () ".

4. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'il est fait application de la procédure d'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'information remise ou adressée par le service verbalisateur doit porter, d'une part, sur l'existence d'un traitement automatisé des points et la possibilité d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9 du code de la route et, d'autre part, sur le fait que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale établit la réalité de l'infraction, dont la qualification est précisée, et entraîne un retrait de points correspondant à cette infraction.

5. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt ainsi le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.

En ce qui les décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées le 7 octobre 2015, le 3 mars 2016, le 26 mars 2018, le 6 août 2018 et le 5 mars 2020 :

6. Le II de l'article R. 49-1 du code de procédure pénale prévoit que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19 du même code, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée précise qu'elle entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

7. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.

8. Il ressort des pièces du dossier que les infractions des 7 octobre 2015, 3 mars 2016, 26 mars et 6 août 2018 et 5 mars 2020 ont été constatées par des procès-verbaux dressés dans les conditions prévues par les dispositions citées au point 6 du présent jugement.

9. D'une part, M. C a signé les procès-verbaux relatifs aux infractions des 3 mars 2016, 26 mars 2018 et 5 mars 2020. En ce qui concerne l'infraction du 7 octobre 2015, l'agent verbalisateur a certifié que l'intéressé avait refusé d'apposer sa signature sur la page écran qui lui était présentée. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur apporte la preuve que le requérant a reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de l'établissement de ces procès-verbaux.

10. D'autre part, le procès-verbal relatif à l'infraction du 6 août 2018 n'a pas été signé par M. C et ne comporte aucune mention selon laquelle il aurait refusé d'apposer sa signature. Le ministre de l'intérieur, qui se borne à produire un document intitulé " historique des documents émis ", n'établit pas que le requérant, qui n'a pas acquitté l'amende forfaitaire ni l'amende forfaitaire majorée, aurait reçu notification de l'avis de contravention ou de l'avis d'amende forfaitaire majorée relatifs à cette infraction. Ainsi, il n'apporte pas la preuve, dont la charge lui incombe, de la délivrance à l'intéressé de l'intégralité des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en particulier de celle relative à la qualification de l'infraction qui, étant propre à chaque manquement constaté, ne peut, en tout état de cause, être délivrée à l'occasion d'infractions antérieures. Dès lors, M. C, qui a été privé d'une garantie, est fondé à demander l'annulation de la décision retirant trois points de son permis de conduire à la suite de l'infraction constatée le 6 août 2018.

En ce qui les décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées le 29 mai 2017 et le 13 août 2018 :

11. Il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

12. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du relevé d'information intégral produit par le ministre de l'intérieur, que M. C a payé les amendes forfaitaires correspondant aux infractions constatées par radar automatique les 29 mai 2017 et 13 août 2018. Compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, il doit être regardé comme ayant nécessairement reçu les avis de contravention relatifs à ces infractions. Le requérant, qui n'établit pas ni même n'allègue avoir été destinataire d'avis de contravention inexacts ou incomplets, n'est, dès lors, pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas reçu préalablement au paiement des amendes en cause les informations requises par les articles L. 223-3 et R.223-3 du code de la route.

En ce qui la décision de retrait de point consécutive à l'infraction constatée le 28 décembre 2018 :

13. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. Le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration étant revêtu des mentions qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet.

14. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du relevé intégral d'information relatif au permis de conduire de M. C et de l'attestation de paiement établie le 7 juillet 2021 par la trésorerie du contrôle automatisé de Rennes, que le requérant s'est acquitté le 1er juillet 2019 du paiement du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée émis à son encontre le 10 juin 2019 à la suite de l'infraction du 28 décembre 2018. Le requérant n'établit pas avoir reçu un avis d'amende forfaitaire majorée inexact ou incomplet. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que l'administration ne lui aurait pas délivré les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

En ce qui les décisions de retrait de point consécutives aux infractions constatées le 18 octobre 2017, le 28 novembre 2017, le 29 juillet 2019 et le 2 mars 2020 :

15. Il ressort des pièces du dossier que les infractions relevées par radar automatique les 18 octobre et 28 novembre 2017, le 29 juillet 2019 et le 2 mars 2020, constituées par des excès de vitesse inférieurs à 20 km/h avec vitesse maximale autorisée supérieure à 50 km/h, entraînant respectivement le retrait d'un point du permis de conduire, ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires de l'amende forfaitaire majorée dont M. C ne s'est pas acquitté. Le ministre de l'intérieur n'établit pas que ce dernier aurait reçu notification des avis de contravention ou des avis d'amende forfaitaire majorée relatifs à ces infractions. Ainsi, il n'apporte pas la preuve, dont la charge lui incombe, de la délivrance au requérant de l'intégralité des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en particulier de celle relative à la qualification des infractions qui, étant propre à chaque manquement constaté, ne peut, en tout état de cause, être délivrée à l'occasion d'infractions antérieures. Dès lors, M. C, qui a été privé d'une garantie, est fondé à demander l'annulation des décisions retirant chacune un point de son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 18 octobre et 28 novembre 2017, le 29 juillet 2019 et le 2 mars 2020.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation, d'une part, de la décision retirant trois points de son permis de conduire à la suite de l'infraction constatée le 6 août 2018, et, d'autre part, des décisions retirant chacune un point de son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 18 octobre et 28 novembre 2017, le 29 juillet 2019 et le 2 mars 2020, ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation de la décision du 5 mars 2021 du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

17. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que les points illégalement retirés du permis de conduire de M. C à la suite des infractions constatées les 18 octobre et 28 novembre 2017, le 6 août 2018, le 29 juillet 2019 et le 2 mars 2020 soient rétablis dans le traitement automatisé mentionné à l'article L. 225-1 du code de la route à la date de chacune des décisions qui ont procédé à leur retrait. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au ministre de l'intérieur, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de procéder au rétablissement de ces points, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché au permis de conduire de M. C, compte tenu notamment d'éventuelles infractions ultérieures, et de lui restituer son permis si le solde est positif.

Sur les frais liés au litige :

18. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Les décision de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 18 octobre et 28 novembre 2017, le 6 août 2018, le 29 juillet 2019 et le 2 mars 2020 et la décision référencée 48SI du 5 mars 2021 du ministre de l'intérieur sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de procéder au rétablissement de sept points sur le permis de conduire de M. C, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché au permis et de le restituer à l'intéressé si le solde est positif.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée pour information au préfet des Yvelines.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

Le magistrat désigné,

signé

N. B

La greffière,

signé

A. ESTEVES

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

4

N° 1901371

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