vendredi 2 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2103497 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GIORNO |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le n°2103497 le 27 avril 2021, Mme A B, représentée par Me Giorno, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Vigneux-sur-Seine à lui verser la somme totale de 58 621,39 euros au titre des préjudices qu'elle estime avoir subis, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que de la condamner aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- la responsabilité pour faute de la commune est engagée en raison du jugement rendu par le tribunal administratif de Versailles sur son cas, confirmé par la cour administrative d'appel de Versailles ;
- elle a subi un préjudice financier lié à l'arrêt de sa carrière qu'elle évalue à 28 285,45 euros, un préjudice de carrière qu'elle évalue à 20 000 euros, un préjudice moral qu'elle évalue à 10 000 euros ; ces préjudices ont un lien de causalité avec la faute commise par la commune ;
- elle a droit à des intérêts légaux d'un montant de 335,94 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 mai 2022, la commune de Vigneux-sur-Seine, représentée par Me Thirion conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que sa demande d'indemnisation soit ramenée à de plus justes proportions et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la créance est prescrite, l'arrêté litigieux datant du 1er juillet 2014 et la requérante ne faisant plus partie des effectifs de la commune ;
- elle ne justifie pas de sa situation professionnelle depuis son éviction et des revenus qu'elle a perçus depuis ;
- elle ne justifie pas de l'existence d'un préjudice moral alors qu'elle est à l'origine des difficultés relationnelles rencontrées.
Par ordonnance du 9 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 mars 2023.
II. Par une requête enregistrée sous le n°2103979 le 11 mai 2021, Mme A B, représentée par Me Giorno, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Vigneux-sur-Seine à lui verser la somme totale de 58 621,39 euros au titre des préjudices qu'elle estime avoir subis, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que de la condamner aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- la responsabilité pour faute de la commune est engagée ;
- elle a subi un préjudice financier lié à l'arrêt de sa carrière qu'elle évalue à 28 285,45 euros, un préjudice de carrière qu'elle évalue à 20 000 euros, un préjudice moral qu'elle évalue à 10 000 euros ; ces préjudices ont un lien de causalité avec la faute commise par la commune ;
- elle a droit à des intérêts légaux d'un montant de 335,94 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 mai 2022, la commune de Vigneux-sur-Seine, représentée par Me Thirion conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que sa demande d'indemnisation soit ramenée à de plus justes proportions et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la créance est prescrite, l'arrêté litigieux datant du 1er juillet 2014 et la requérante ne faisant plus partie des effectifs de la commune ;
- elle ne justifie pas de sa situation professionnelle depuis son éviction et des revenus qu'elle a perçus depuis son départ de la commune ;
- elle ne justifie pas de l'existence d'un préjudice moral alors qu'elle est à l'origine des difficultés relationnelles rencontrées.
Par ordonnance du 9 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 mars 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la décision n° 1406688 en date du 13 novembre 2017 et l'arrêt n°18VE00157 en date du 16 janvier 2020 ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Vincent, première conseillère,
- les conclusions de Mme Ozenne, rapporteure publique,
- les observations de Me Giorno,
- et les observations de Me Thirion.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B a été recrutée, en avril 2011, par la commune de Vigneux-sur-Seine en tant qu'agent contractuel, sur un emploi de rédacteur territorial, pour assurer les fonctions de responsable administratif du centre médico-psychologique, dans le cadre d'un contrat à durée déterminée de trois mois. Par contrat à durée déterminée d'un an conclu le 11 juillet 2011 renouvelé une fois, elle a été renouvelée sur ces mêmes fonctions. Par arrêté daté du 11 juillet 2013, elle a ensuite été nommée fonctionnaire territorial stagiaire dans le cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux, au grade d'adjoint administratif territorial de 2ème classe, à compter du 26 juillet 2013. Par courrier du 14 mai 2014, la commune l'a toutefois informée qu'elle envisageait de ne pas la titulariser au vu de sa manière de servir. Après avis défavorable à sa titularisation rendu par la commission administrative paritaire, la commune a refusé de la titulariser, a mis fin à son stage et l'a radiée des effectifs à compter du 26 juillet 2014, par arrêté du 1er juillet 2014.
2. A la suite de sa requête introduite le 29 août 2014, le tribunal administratif de Versailles a annulé cet arrêté par jugement n°1406688 du 13 novembre 2017 confirmé par un arrêt n°18VE00157 de la cour administrative d'appel de Versailles du 16 janvier 2020. Par courrier du 11 février 2021, réceptionné le 15 février 2021, la requérante a adressé une demande indemnitaire préalable à la commune qui a fait naître une décision implicite de rejet le 15 avril 2021. Par courrier du 13 avril 2021, le maire de la commune a par ailleurs explicitement refusé de faire droit à sa demande.
3. Par les requêtes n°2103497 et n°2103979, la requérante demande au tribunal l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis.
4. Les requêtes susvisées n°2103497 et n°2103979, présentées par Mme B concernent la situation d'un même agent et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la responsabilité pour faute de la commune :
5. Il est constant que l'arrêté du 1er juillet 2014 par lequel le maire de la commune de Vigneux-sur-Seine a refusé de la titulariser à l'issue de sa période de stage, a été annulé par le jugement du tribunal administratif de Versailles précité confirmé par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles précité, au motif qu'elle n'a pas été placée, pendant sa période de stage, dans une situation permettant d'apprécier son aptitude professionnelle à occuper des fonctions correspondant au cadre d'emplois d'adjoint administratif de 2ème classe dans lequel elle avait été nommée. Le tribunal a ainsi enjoint à la commune de placer la requérante en position d'adjoint administratif stagiaire pour une durée d'un an et de lui confier des fonctions correspondant à ce cadre d'emplois, dans un délai de trois mois. Il ne résulte pas, par ailleurs, de l'instruction, que cette injonction ait été exécutée. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que son éviction est illégale et, par suite, fautive.
En ce qui concerne l'exception de prescription quadriennale :
6. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 susvisée : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. () ". Aux termes de l'article 2 de la même loi : " La prescription est interrompue par : () Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours () ; Toute communication écrite d'une administration intéressée, même si cette communication n'a pas été faite directement au créancier qui s'en prévaut, dès lors que cette communication a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance ; Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. (). Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée ".
7. Au cas d'espèce, la commune fait valoir que la créance dont se prévaut la requérante est prescrite, l'arrêté par lequel le maire de la commune a refusé de la titulariser datant du 1er juillet 2014 tandis qu'elle a été radiée des effectifs de la commune le 26 juillet 2014. Toutefois, il est constant que la requérante a formé un recours juridictionnel à l'encontre de cet arrêté le 29 août 2014 qui a interrompu la prescription conformément à l'article 2 de la loi précitée. Ce jugement a été rendu le 13 novembre 2017. Toutefois la commune a interjeté appel par requête enregistrée le 12 janvier 2018. Ce recours juridictionnel a de nouveau interrompu le cours de la prescription. La cour administrative d'appel de Versailles ayant rendu son arrêt le 16 janvier 2020, un nouveau délai de prescription a dès lors commencé à courir à compter du 1er janvier 2021 mais a de nouveau été interrompu par le courrier de la commune du 13 avril 2021 rejetant la demande indemnitaire préalable de la requérante, conformément à l'article 2 de la loi précitée. Par suite, l'exception de prescription quadriennale opposée par la commune doit être écartée.
En ce qui concerne les préjudices :
8. En vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, un agent public irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre. Sont ainsi indemnisables les préjudices de toute nature avec lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à l'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité. Pour l'évaluation du montant de l'indemnité due, doit être prise en compte la perte du traitement ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressé avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser les frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Enfin, il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations que l'agent a pu se procurer par son travail au cours de la période d'éviction.
S'agissant du préjudice financier :
9. En premier lieu, la requérante soutient qu'elle a subi un préjudice financier résultant de l'arrêt de sa carrière, correspondant aux traitements qu'elle aurait dû percevoir, primes et promotion interne comprises, entre août 2014 et mai 2021, s'élevant à 186 395,73 euros dont il convient de soustraire la somme de 158 110,28 euros (1 776,52 euros x 89 mois) qu'elle a perçue pendant cette même période soit la somme de 28 285,45 euros.
10. Toutefois, il résulte de l'instruction que le tribunal administratif de Versailles n'a enjoint la commune qu'à placer la requérante à nouveau en position d'adjoint administratif stagiaire pour une durée d'un an et à lui confier des fonctions correspondant à ce cadre d'emplois, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement. Or, un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. Cette injonction n'impliquait donc nullement de manière automatique sa titularisation et le déroulement d'une carrière au sein de la fonction publique territoriale, au terme de sa deuxième année probatoire de stage.
11. Il en résulte que le préjudice financier allégué par la requérante ne revêt de caractère direct et certain que durant une année, correspondant à la deuxième année de stage probatoire qu'elle aurait dû effectué, dans le cadre de l'exécution du jugement du tribunal administratif de Versailles précité. Il résulte par ailleurs de l'instruction que la requérante percevait, en tant que stagiaire, traitement et primes compris, environ 2 024 euros net. Elle soutient en outre, sans être sérieusement contestée, qu'elle a perçu pendant cette même période la somme de 1 776,52 euros par mois. Par suite, il sera fait une juste appréciation de son préjudice en l'évaluant à la somme totale de de 3 600 euros.
12. En deuxième lieu, la requérante soutient qu'elle a subi un préjudice en raison de trimestres non cotisés. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit précédemment que son préjudice qu'elle ne chiffre pas au demeurant se limite à une seule et deuxième année en tant que stagiaire dans le cadre d'emplois d'adjoint administratif territorial de 2ème classe, en exécution du jugement du tribunal administratif de Versailles précité. Il appartiendra dès lors à la commune decalculer le montant correspondant à ces trimestres non cotisés.
S'agissant du préjudice moral :
13. La requérante soutient par ailleurs qu'elle a subi un préjudice moral qu'elle évalue à 10 000 euros, qui a pour origine le comportement à son égard des agents placés sous son autorité qui auraient été manipulés par la commune pour la " pousser vers la sortie ". Toutefois, elle ne l'établit par aucune pièce tandis que la commune fait valoir, pièces à l'appui, qu'elle a également été à l'origine de graves difficultés relationnelles avec les agents de sa structure, comme la cour administrative d'appel de Versailles l'a d'ailleurs relevé dans son arrêt du 16 janvier 2020. Par suite, il sera fait une juste appréciation de son préjudice en l'évaluant à 500 euros.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requérante n'est fondée à demander l'indemnisation des préjudices subis qu'à hauteur de 4 100 euros. Elle est également fondée à demander l'indemnisation des trimestres non cotisés pendant l'année de stage non exécutée. Il appartiendra dès lors à la commune de calculer ce préjudice. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir le versement de ces sommes d'une astreinte.
Sur les intérêts légaux :
15. La requérante soutient que les intérêts légaux qui lui sont dus correspondent à la somme de 335, 94 euros, 67 jours s'étant écoulés depuis la réception de sa demande indemnitaire préalable et le montant de ses préjudices étant établi à la somme de 58 285,45 euros pour un taux d'intérêt légal fixé à 3,14% au premier semestre 2021.
16. Toutefois, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est fondée à demander l'indemnisation des préjudices subis qu'à hauteur de 4 100 euros et de la somme due correspondant aux trimestres non cotisés, restant à calculer. Elle a dès lors droit aux intérêts correspondant à ces sommes à compter du 15 février 2021, date de réception de sa demande indemnitaire préalable par la commune de Vigneux-sur-Seine.
Sur les frais liés aux litiges :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans les deux instances, les sommes que la commune de Vigneux-sur-Seine demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Vigneux-sur-Seine une somme de 1 800 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens dans les deux instances.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Vigneux-sur-Seine est condamnée à verser à Mme B la somme de 4 100 euros au titre des préjudices subis ainsi que la somme correspondant aux trimestres non cotisés pendant l'année de stage non exécutée, à charge pour la commune d'en calculer le montant, avec les intérêts au taux légal à compter du 15 février 2021.
Article 2 : La commune de Vigneux-sur-Seine versera à Mme B la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des deux requêtes est rejeté de même que les conclusions de la commune de Vigneux-sur-Seine.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Vigneux-sur-Seine.
Délibéré après l'audience du 22 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Gosselin, président,
Mme Vincent, première conseillère,
Mme Geismar, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juin 2023.
La rapporteure,
Signé
L. Vincent
Le président,
Signé
C. GosselinLa greffière,
Signé
S. Burel
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2103497 - 2103979
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026