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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2103787

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2103787

vendredi 29 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2103787
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP TIRARD ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 4 mai 2021 et 5 octobre 2022, la SAS La Financière de l'Ermitage, représentée par Me Drago, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du maire du Mesnil-le-Roi portant rejet tacite de sa demande de permis de construire, dont elle a été informée par courrier du 30 octobre 2020, ainsi que la décision du 10 mars 2021 rejetant le recours gracieux formé contre cette décision ;

2°) d'enjoindre au maire du Mesnil-le-Roi de lui délivrer le permis de construire objet de la demande déposée le 12 mars 2020 et complétée le 7 août 2020, ce dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, ou, à défaut, de statuer sur sa demande de permis, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de la commune du Mesnil-le-Roi une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision de rejet tacite de sa demande de permis de construire, datée du 30 octobre 2020 et notifiée le 14 novembre 2020, est illégale dès lors qu'elle est intervenue à une date à laquelle elle était bénéficiaire d'un permis tacite ;

- la décision attaquée, à la supposer constitutive d'une décision de retrait du permis tacite obtenu le 7 novembre 2020, est illégale dès lors que, d'une part, elle est intervenue sans qu'ait été organisée la procédure contradictoire prévue aux articles L. 120-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration et que, d'autre part, il n'est pas justifié de l'illégalité entachant ce permis tacite ;

- le motif de refus énoncé dans le courrier adressé par le maire le 30 septembre 2020 et la décision de rejet du recours gracieux formé contre la décision attaquée, tenant à la contrariété entre le projet et la servitude d'alignement grevant la rue Jules Rein n'est pas fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 octobre 2021, la commune du Mesnil-le-Roi, représentée par Me Tirard-Rouxel, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SAS La Financière de l'Ermitage la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 7 septembre 2023, la société requérante déclare se désister purement et simplement de son recours.

Par un mémoire enregistré le 8 septembre 2023, la commune du Mesnil-le-Roi demande au tribunal de donner acte à la société requérante de son désistement et déclare se désister des conclusions qu'elle a elle-même présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Milon a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS La Financière de l'Ermitage a déposé, le 12 mars 2020, auprès des services de la commune du Mesnil-le-Roi, une demande de permis de construire valant division pour la construction d'un immeuble destiné à accueillir vingt logements locatifs sociaux, ainsi que des emplacements de stationnement. Par un courrier daté du 29 mai 2020 et notifié le 9 juin 2020, la commune a informé la société pétitionnaire que sa demande était jugée incomplète et lui a demandé de fournir plusieurs pièces et informations jugées manquantes, lui rappelant que l'absence de production de ces pièces, dans un délai de trois mois à compter de la réception de ce courrier, ferait naître une décision tacite de rejet de sa demande de permis, en application des dispositions de l'article R.423-39 du code de l'urbanisme. Par un courrier du 30 octobre 2020, le maire du Mesnil-le-Roi a informé la société La Financière de l'Ermitage que, l'intégralité des pièces demandées n'ayant pas été transmises, sa demande de permis de construire a été tacitement rejetée le 9 septembre 2020. Par la requête visée ci-dessus, la société La Financière de l'Ermitage demande au tribunal de prononcer l'annulation de cette décision tacite de rejet de son permis de construire, ainsi que de la décision du 10 mars 2021 rejetant le recours gracieux qu'elle a formé contre cette décision.

2. Par un mémoire enregistré le 7 septembre 2023, la société La Financière de l'Ermitage a déclaré se désister de la présente instance. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Par un mémoire enregistré le 8 septembre 2023, la commune du Mesnil-le-Roi a déclaré se désister des conclusions qu'elle a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la SAS La Financière de l'Ermitage.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de la commune du Mesnil-le-Roi de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS La Financière de l'Ermitage et à la commune du Mesnil-le-Roi.

Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Rollet-Perraud, présidente,

- Mme Milon, première conseillère,

- M. Deharo, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2023.

La rapporteure,

Signé

A. Milon

La présidente,

Signé

C. Rollet-Perraud La greffière,

Signé

A. Lloria

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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