lundi 17 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2103921 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL STEPHANIE PAILLER AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 11 mai et 28 septembre 2021, la société Oscarbnb, représentée par Me Pailler, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision d'ordre de recouvrement du 2 décembre 2020 par laquelle l'inspectrice du travail a mis à sa charge les sommes de 4 609,22 euros concernant Mme A et 3 597,44 euros concernant Mme B ;
2°) d'annuler la décision implicite née le 12 avril 2021 par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique adressé le 12 décembre 2021 tendant au retrait de l'ordre de recouvrement du 2 décembre 2020.
Elle soutient que :
- sa requête n'est pas tardive dès lors qu'elle n'a jamais reçu d'avis de réception postal à son recours hiérarchique, ni d'accusé de réception en méconnaissance de l'article R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration et qu'elle avait donc un an pour saisir le tribunal ;
- l'ordre de recouvrement est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il ajoute une condition d'ancienneté des salariés pour leur éligibilité au dispositif d'activité partielle qui ne figure pas à l'article L. 5122-1 du code du travail ni dans aucun autre texte ;
- l'inspectrice du travail a créé une rupture d'égalité entre sa situation et celle d'une société dépendant de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle avait conclu, avant le confinement lié à la crise sanitaire, des promesses d'embauche avec ses deux salariées.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Degorce, première conseillère, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 de ce même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".
3. Si la société Oscarbnb soutient avoir introduit, le 12 décembre 2020, un recours hiérarchique contre la décision du 2 décembre 2020, elle se borne à produire la copie de ce courrier ainsi qu'une preuve de dépôt qui ne comporte aucune date de présentation du pli, ni ne mentionne le motif pour lequel le pli contenant ce courrier n'aurait pu être remis à son destinataire. Par ailleurs, il est constant que la décision du 2 décembre 2020, qui mentionne les délais et voies de recours, a été notifiée le même jour par voie électronique à la société Oscarbnb, de sorte que le délai de recours contentieux ouvert contre cette décision expirait le 3 février 2021. Il s'ensuit que la requête de la société Oscarbnb, enregistrée le 11 mai 2021, soit après l'expiration du délai de recours contentieux, est tardive et ne peut qu'être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Oscarbnb est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Oscarbnb et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Fait à Versailles, le 17 avril 2023.
La magistrate désignée,
signé
Ch. Degorce
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2103921
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026