vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2104123 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE RICHTERS & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Mme A D, représentée par Me Gentilhomme, a demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2020 par lequel le maire de Carrières-sous-Poissy a délivré à M. E un permis de construire en vue de la démolition de deux bâtiments et la réalisation de quinze maisons individuelles, sur des parcelles cadastrées AP n°9, 149 et 359 et de mettre à la charge de la commune de Carrières-sous-Poissy et de M. E le versement de la somme de 5 500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement avant-dire droit du 4 février 2022, le tribunal a, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sursis à statuer sur cette requête afin de permettre la régularisation de l'illégalité entachant cette décision et tenant à la méconnaissance de l'article 5.1.2.1 de la partie 1 du règlement du plan local d'urbanisme de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (PLUi) en tant que le projet comporte la réalisation d'une voie nouvelle en impasse.
Par des mémoires en production de pièces enregistrés les 4 et 11 août 2022, la commune de Carrières-sous-Poissy, représentée par Me Rivoire, a transmis au tribunal l'arrêté du 28 juillet 2022 accordant à M. E un permis de construire modificatif, ainsi que les pièces composant le dossier de demande de ce permis et les avis émis dans le cadre de son instruction.
Par des mémoires enregistrés les 18 août 2022 et 30 septembre 2022, Mme A D, représentée par Me Gentilhomme, maintient ses précédentes conclusions et demande, en outre, au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2022 par lequel le maire de Carrières-sous-Poissy a accordé à M. E un permis de construire modificatif.
Elle fait valoir que :
- le permis de régularisation délivré n'est pas conforme aux prescriptions du service déchets de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et méconnait les dispositions du paragraphe 6.2.2 de la partie 1 du règlement du PLUi en ce que le projet ne comporte pas d'aire de présentation des déchets aménagée adaptée à la collecte des déchets, permettant l'accessibilité aisée, la sécurité, l'hygiène et l'ergonomie du ramassage et ainsi d'en optimiser la mise en œuvre ;
- le positionnement de l'aire de présentation des bacs d'ordures ménagères en bordure de la rue Saint Louis présente un risque pour la sécurité des usagers de cette voie et méconnait à ce titre les articles R. 111-5 et R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense enregistrés les 14 septembre 2022 et 17 octobre 2022, la commune de Carrières-sous-Poissy, représentée par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requérante dirigés contre le permis de construire modificatif délivré le 28 juillet 2022 à M. E ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à M. B E qui n'a produit aucun mémoire.
Par une ordonnance du 17 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 3 novembre 2022, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C ;
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public ;
- les observations de Me Guranna, représentant Mme D ;
- et les observations de Me Santangelo, pour la commune de Carrières-sous-Poissy.
Considérant ce qui suit :
1. M. E a déposé, le 10 février 2020, une demande de permis de construire en vue de la démolition de deux bâtiments et de la réalisation de quinze maisons individuelles sur les parcelles cadastrées section AP n°9, 149 et 359, situées rue Saint Louis, à Carrières-sous-Poissy. Mme A D a saisi le tribunal pour demander l'annulation de l'arrêté du 29 septembre 2020 par lequel le maire de cette commune a fait droit à cette demande.
2. Par un jugement avant-dire droit du 4 février 2022, le tribunal a constaté que cet arrêté méconnait l'article 5.1.2.1 de la partie 1 du règlement du plan local d'urbanisme de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise en tant que le projet comporte la réalisation d'une voie de desserte nouvelle en impasse. Considérant que cette illégalité était susceptible d'être régularisée en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer, jusqu'à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de la notification du jugement, afin de permettre la régularisation de cette illégalité.
Sur la régularisation du vice constaté :
3. Aux termes de l'article 5.1.1 de la partie 1 du règlement du PLUi : " () Espace de desserte interne au terrain / L'espace de desserte interne à un terrain est un espace aménagé pour accéder aux constructions, travaux ou ouvrages situés à l'intérieur de l'emprise dudit terrain objet de la demande, ayant pour tenant l'accès du terrain sur la voie qui le dessert et pour aboutissant les constructions travaux ou ouvrages localisés sur ledit terrain. / Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, la voie extérieure aux lots ou aux terrains issus de la division constitue une voie de desserte au sens du présent chapitre. / () Voie de desserte d'un terrain / La voie de desserte du terrain (privée ou publique), assure notamment la desserte automobile de celui-ci, elle lui est toujours extérieure. ". Aux termes de l'article 5.1.2 de la partie 1 du règlement du PLUi : " () Voies nouvelles en impasse / La réalisation de voies en impasse n'est possible que dans l'un ou plusieurs des cas suivants : / - lorsqu'elles sont représentées graphiquement comme telles aux plans de zonage ou dans les OAP ; / - lorsqu'elles constituent un segment de voie prévue dans les OAP ; / - lorsqu'elles desservent un terrain comportant au plus 5 lots ou constructions et/ou 10 logements et/ou 1 000 m² de surface de plancher ; / - en cas d'impossibilité technique avérée, liée notamment à la configuration des lieux. / Espaces de desserte interne / Les espaces de desserte interne, alors même qu'ils ne constituent pas des voies de desserte au sens des dispositions ci-dessus, sont toutefois conçus afin de répondre aux besoins des projets qu'ils desservent, notamment en cas de pluralité de constructions ; ils répondent à ce titre à des caractéristiques de tracé, de largeur et de sécurité adaptés. ".
4. Il ressort des pièces du dossier de permis de régularisation que la voie de desserte créée sur le terrain d'assiette du projet n'est plus en impasse et offre désormais un débouché sur la rue Daniel Blervaque pour les véhicules qui l'empruntent depuis la rue Saint Louis. Le permis accordé le 28 juillet 2022 a ainsi régularisé l'illégalité entachant, sur ce point, l'arrêté du 29 septembre 2020.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 juillet 2022 :
5. En premier lieu, aux termes du paragraphe 6.2.2 de la partie 1 du règlement du PLUi de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise relatif au stockage et points de présentation des déchets : " () Les points de présentation des déchets ménagers sont dimensionnés et aménagés pour assurer l'accessibilité aisée, la sécurité, l'hygiène et l'ergonomie du ramassage, compte tenu de ses modalités et de son organisation. / Les aménagements et constructions réalisés sur le terrain constituant le point de présentation des déchets ménagers sont adaptés aux modalités et à l'organisation de la collecte, afin d'en optimiser la mise en œuvre. Sont privilégiées la présentation sur dalle à ciel ouvert ou les structures légères à claire-voie, non fermées de murs. Elles peuvent éventuellement être couvertes. / Ces aménagements sont organisés de manière à permettre la manipulation et le déplacement aisés et rapides des bacs recevant lesdits déchets, en évitant tout obstacle rendant plus difficile ou dangereuse, ou ralentissant l'exécution du service public par les personnels qui y sont affectés ".
6. D'une part, il ressort du plan de masse, coté PC 2, produit par M. E à l'appui de sa demande de permis de régularisation que le projet modifié comporte, sur le terrain d'assiette, une aire de présentation des bacs d'ordures ménagères d'une surface de 12 m2, située à l'angle de la rue Saint Louis et de la nouvelle voie créée pour desservir les futures constructions. La circonstance que le document graphique coté PC 5 représente un arbre à cet emplacement n'est pas, eu égard à l'objet de cette pièce, de nature à remettre en cause les informations précises figurant sur le plan de masse précité. Par ailleurs, si Mme D fait valoir que l'absence dans le dossier de permis de régularisation d'un plan des façades de l'" ensemble immobilier 1 " ne permet pas de vérifier l'emplacement de cette aire de présentation, la production d'un telle pièce n'était pas requise, dès lors que l'arrêté du 28 juillet 2022 ne modifie les façades d'aucune construction de cet ensemble immobilier.
7. D'autre part, le permis de régularisation délivré à M. E le 28 juillet 2022 par le maire de Carrières-sous-Poissy n'a pas d'autre objet que d'autoriser le projet correspondant aux plans et indications fournis par l'intéressé dans sa demande, sous réserve des prescriptions que cette autorisation édicte. Ainsi, pour contester la légalité de cet arrêté, Mme D ne peut utilement se prévaloir d'un courriel postérieur des services de la commune indiquant que l'aire de présentation des ordures ménagères serait située à un autre emplacement que celui ressortant du projet autorisé.
8. Enfin, l'arrêté contesté impose le respect de plusieurs prescriptions dont celles émises par la direction de la maitrise des déchets de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise dans son avis du 10 juin 2022 qui a notamment indiqué que " le revêtement de l'aire de présentation des conteneurs et des encombrants devra être d'une surface plane, cimentée, pourvue d'un bateau et de dispositif anti-stationnement ". Ainsi, Mme D ne peut utilement faire valoir que la surface de l'aire de présentation des déchets apparait végétalisée sur le document graphique d'insertion fourni par le pétitionnaire. Elle n'est pas davantage fondée à soutenir que le projet méconnait les prescriptions émises par le service précité dont l'arrêté contesté impose le respect.
9. Au vu de l'ensemble de ces éléments, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet autorisé ne compoterait pas une aire de présentation des déchets conforme aux dispositions du paragraphe 6.2.2 de la partie 1 du règlement du PLUi citées au point 5. Le moyen tiré de leur méconnaissance doit, par suite, être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme : " Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code. Toutefois, les dispositions des articles R. 111-3, R. 111-5 à R. 111- 19 et R. 111-28 à R. 111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu. ".
11. Il résulte de ces dispositions que l'article R. 111-5, qui a un caractère supplétif, n'est pas applicable aux demandes d'autorisations d'urbanisme dans la commune de Carrières-sous-Poissy qui est couverte par le plan local d'urbanisme adopté le 16 janvier 2020 par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et entré en vigueur le 21 février 2020. Le moyen tiré de la méconnaissance de cet article doit, par suite, être écarté comme inopérant.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
13. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'indiqué au point 6, que l'aire de présentation des bacs d'ordures ménagères que prévoit le projet est située sur le terrain d'assiette, à l'angle de la rue Saint Louis et de la nouvelle voie créée pour desservir les futures constructions. Mme D fait valoir que la rue Saint-Louis est étroite et à double sens et que l'arrêt sur la voie publique des véhicules de ramassage des déchets pour collecter les ordures du projet présente un risque pour la sécurité des usagers de cette voie. Il n'est toutefois pas contesté que les véhicules de ramassage des ordures effectuent déjà la collecte des déchets dans la rue Saint Louis et il n'est pas même allégué que ces opérations ne se dérouleraient pas dans des conditions de sécurité suffisantes. Il ne ressort, par ailleurs, pas des pièces du dossier que l'arrêt supplémentaire de ces véhicules pour le ramassage des ordures au droit du projet présente un risque particulier alors que la rue Saint-Louis est, à cet endroit, rectiligne. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit, par suite, être écarté.
14. Les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 juillet 2022 du maire de Carrières-sous-Poissy doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la requérante, qui ne peut être regardée comme la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Carrières-sous-Poissy réclame au titre des frais liés au litige.
16. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces mêmes dispositions et de mettre à la charge de la commune de Carrières-sous-Poissy et de M. E une somme globale de 1 500 euros à verser à Mme D au titre des mêmes frais.
DÉCIDE :
Article 1er : Les conclusions aux fins d'annulation de la requête sont rejetées.
Article 2 : La commune de Carrières-sous-Poissy et M. E verseront solidairement à Mme D une somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Carrières-sous-Poissy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à la commune de Carrières-sous-Poissy et à M. B E.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Milon, première conseillère,
- Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
J. C
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026