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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2104160

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2104160

mardi 16 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2104160
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation9ème chambre
Avocat requérantAARPI GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 mai 2021, et un mémoire complémentaire, enregistré le 9 octobre 2022, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, M. D et Mme C A, représentés par Me Lepage, demandent au tribunal :

1°) d'annuler, d'une part, l'arrêté portant refus de permis de construire modificatif n° PC 091 274 19 10001 M01 opposé le 10 février 2021 par le maire de Gometz-la-Ville, d'autre part, la décision du Préfet de l'Essonne en date du 19 mars 2021 portant rejet de leur recours administratif préalable, enfin la décision de rejet de leur recours gracieux du maire de Gometz-la-Ville ;

2°) d'enjoindre au maire de Gometz-la-Ville de leur délivrer le permis de construire modificatif sollicité, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Gometz-la-Ville la somme de 5000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- l'arrêté de refus de permis de construire n'est pas suffisamment motivé ;

- cet arrêté est entaché d'erreur de droit et d'incompétence négative au regard des dispositions de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme, dès lors que le maire s'est estimé lié par l'avis de l'architecte des bâtiments de France (ABF) qui est un avis simple en site inscrit ;

- les motifs de cet arrêté et de l'avis de l'ABF, sont entachés d'erreurs de fait, d'erreurs de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la demande de substitution de motif de la commune n'est pas fondée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2022, la commune de Gometz-la-Ville, représentée par Me Garrigues, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- les conclusions à fin d'annulation de la décision du préfet sont irrecevables ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;

- le refus de permis de construire pouvait également être fondé, par substitution de motif, sur la méconnaissance de l'article UH II-2-2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.

Par une ordonnance du 6 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 octobre 2022 à 12 heures.

Un mémoire, enregistré le 21 avril 2023, a été produit par la préfecture de l'Essonne.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Brumeaux, président honoraire,

- les conclusions de Mme Benoit, rapporteure publique,

- les observations orales de Mme A, et les observations orales de Me Héral, substituant Me Garrigues, représentant la commune de Gometz-la-Ville.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté n° PC 091 274 19 10001 M01 du 10 février 2021, le maire de la commune de Gometz-la-Ville a refusé de délivrer à M. et Mme A un permis de construire modificatif portant sur la création d'un sous-sol, la suppression d'un car-port et la création d'une clôture en limite de rue avec deux portails. Par une décision du 19 mars 2021, le préfet de l'Essonne a rejeté leur recours gracieux du 26 février 2021. Par une décision du 21 juin 2021, le maire de Gometz-la-Ville a rejeté leur recours gracieux du 21 avril 2021. Ce sont les trois décisions attaquées par la requête de M. et Mme A.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du préfet du 19 mars 2021 :

2. La saisine du préfet, sur le fondement des dispositions de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, par une personne qui s'estime lésée par l'acte d'une collectivité locale, n'ayant pas pour effet de priver cette personne de la faculté d'exercer un recours direct contre cet acte, le refus du préfet de déférer celui-ci au tribunal administratif ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.

3. Par un courrier du 26 février 2021, intitulé recours gracieux, M. et Mme A ont demandé au préfet de l'Essonne de revoir la décision par laquelle le maire de Gometz-la-Ville a refusé de leur accorder le permis de construire modificatif qu'ils demandaient. Compte tenu de ses termes, c'est à bon droit que le préfet de l'Essonne a estimé être saisi d'une demande des intéressés tendant à ce qu'il défère au tribunal administratif l'arrêté n° PC 091 274 19 10001 M01 du 10 février 2021. Il résulte de ce qui est dit au point précédent que les conclusions de M. et Mme A tendant à l'annulation de la décision du 19 mars 2021, par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé de faire droit à cette demande, doivent être rejetées comme étant irrecevables. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Gometz-la-Ville doit être accueillie.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du maire de Gometz-la-Ville du 10 février 2021 :

En ce qui concerne les motifs de la décision attaquée :

4. D'une part, aux termes du troisième alinéa de l'article L. 341-1 du code de l'environnement relatif aux sites inscrits : " L'inscription entraîne, sur les terrains compris dans les limites fixées par l'arrêté, l'obligation pour les intéressés de ne pas procéder à des travaux autres que ceux d'exploitation courante en ce qui concerne les fonds ruraux et d'entretien en ce qui concerne les constructions sans avoir avisé, quatre mois d'avance, l'administration de leur intention ". Selon l'article R. 341-9 du même code, il s'agit d'une déclaration préalable, dont l'instruction comprend le recueil l'avis de l'architecte des Bâtiments de France sur le projet et, lorsque l'exécution des travaux est subordonnée, en vertu du code de l'urbanisme, à la délivrance d'un permis de construire, la demande de permis tient lieu de cette déclaration préalable. Aux termes de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis () tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. Les travaux ne peuvent être entrepris avant l'expiration d'un délai de quatre mois à compter du dépôt de la demande ou de la déclaration. / La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France ".

5. Il résulte de ces dispositions que, lorsque la construction se trouve dans un site inscrit, si le permis de construire est délivré après consultation de l'architecte des bâtiments de France, ce dernier émet un avis simple qui ne lie pas l'autorité compétente.

6. D'autre part, selon l'exposé des motifs de l'arrêté du 8 novembre 1973 portant inscription du site de la vallée de Chevreuse, ce site inscrit est très vaste et s'étend sur deux départements et 29 communes, soit un périmètre d'environ 20 km sur 12 km. Elle présente " un îlot de verdure dans le tissu urbain qui la jouxte () riche en histoire (), en monuments (), en villages remarquables (), en centre urbains préservés (), en paysages contrastés (bois sur sable, vallons pittoresques, grands espaces cultivés, parcs paysages), l'ensemble est de telle qualité qu'il a été classé (vallée de la Mérantaise, vallée du Rhodon et surtout la vallée de Chevreuse en 1980). Restent inscrits les plateaux, certaines parties de vallées et la plupart des zones construites, anciennes ou modernes ".

7. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, dont les motifs rappellent que le projet se situe dans le site inscrit de la vallée de Chevreuse et que l'architecte des bâtiments de France (ABF) a émis un avis défavorable sur ce projet le 21 décembre 2020, témoigne de ce que le maire de la commune de Gometz-la-Ville a entendu reprendre à son compte cet avis.

8. Cet avis comprend deux volets, dont le premier porte sur les motifs de son " opposition " au titre de l'atteinte au site inscrit mentionné au point précédent, selon lequel, d'une part, la création d'un garage en sous-sol ne permet pas de respecter les caractéristiques du site inscrit, notamment en ce qu'il engendre des déblais ainsi que des dispositifs non valorisant pour la présentation de la construction et la valorisation de l'espace protégé, et d'autre part, la création d'une clôture composée d'un mur bahut en limite séparative et d'une clôture en mur plein en limite sur rue n'est pas approprié dans un contexte ouvert et rural. Le second volet, relatif à " des recommandations ou observations au titre du patrimoine, de l'architecture, de l'urbanisme et du paysage ", mentionne que la création d'un garage en sous-sol doit être abandonnée, que les clôtures doivent être composées d'un grillage souple doublé de haies végétales d'essences locales et variées, dans ce contexte rural et ouvert, et que les portails devront, dans une prochaine demande, être décrits précisément et en bois peint ou en métal composés d'une partie basse pleine surmontée d'une claire-voie de lames verticales.

9. En premier lieu, ce second volet n'entrant pas dans le cadre des missions au titre desquelles l'avis de l'ABF a été sollicité, le moyen tiré de l'erreur de droit entachant cette partie de l'avis doit être accueilli.

10. En deuxième lieu, s'agissant du premier volet de cet avis, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire une maison individuelle devenu définitif, auquel se rattache le permis de construire modificatif litigieux, comporte d'ores et déjà un vide sanitaire en sous-sol d'une profondeur de 2,40 mètres devant accueillir le parking sous-terrain en litige. En outre, les clôtures des habitations situées dans le hameau où est implanté le projet litigieux, hameau qui se déploie de part et d'autre de la rue de Mauregard, sont très hétérogènes, faisant cohabiter des murs pleins, des murs à claire-voie ou des haies végétales. Ainsi, alors même que ce hameau se situe dans un vaste espace agricole, en se bornant à relever que les déblais qui seront induits par le projet ne seront pas valorisants pour la présentation de la construction et pour l'espace protégé, et d'autre part, que la clôture litigieuse s'accorde mal au contexte ouvert et rural du secteur, sans par ailleurs rattacher ces appréciations à des prescriptions déterminées issues de l'inscription du site de la vallée de Chevreuse, l'ABF a entaché le premier volet de son avis d'une erreur d'appréciation.

11. En troisième lieu, l'avis simple émis sur le projet litigieux par l'autorité gestionnaire du parc naturel régional de la vallée de Chevreuse, selon lequel cette autorité " déconseille la création d'un sous-sol pour supprimer les 15 mètres de rampe d'accès ", ne saurait remettre en cause cette appréciation, tant au regard de sa portée juridique que de ses termes très permissifs.

12. En quatrième lieu, il ne ressort d'aucune disposition du plan local d'urbanisme de la commune que les parkings en sous-sols ou les clôtures sur voie publique en mur plein seraient interdits dans la zone d'implantation du projet, ni que les portails sont règlementés quant à leurs matériaux. En outre, si la commune entend demander au tribunal de substituer l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme à la base légale ayant fondé l'arrêté attaqué, cet article ne saurait justifier les motifs de la décision attaquée, compte tenu de ce qui est dit au point 10 sur le contexte bâti et paysager dans lequel s'insère le projet. Ainsi, les requérants sont, en toute hypothèse, fondés à soutenir que les motifs de la décision attaquée, qu'il s'agisse du parking en sous-sol, de la clôture ou du portail, sont, chacun, entachés d'erreur de droit ou d'erreur d'appréciation.

En ce qui concerne la demande de substitution de motif :

13. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

14. Pour établir que la décision attaquée était légale, la commune des Gometz-la-Ville invoque, dans son mémoire en défense communiqué à M. et Mme A, deux autres motifs, tirés de la méconnaissance, par le projet litigieux, des dispositions de l'article UH II-2-2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune s'agissant de la rampe d'accès au parking souterrain et du portail.

15. Aux termes de l'article UH II-2-2 du règlement PLU de la commune : " 1. VOLUMES ET TERRASSEMENTS / • Les constructions doivent présenter une unité d'aspect et de matériaux en harmonie avec les constructions avoisinantes. /• Les constructions et leurs annexes doivent s'adapter au relief du terrain naturel, sans levées de terre et bouleversement intempestif du terrain. / Dans le cas de constructions avec sous-sol, le rez-de-chaussée devra être à une hauteur inférieure à 1,50 mètre du terrain naturel, sauf difficultés techniques connues. () / 4. LES CLOTURES / • Elles devront présenter une simplicité d'aspect (formes, matériaux et couleur) en harmonie avec la construction principale et son environnement immédiat. / () 7. ELEMENTS DIVERS / () Les portails ne devront pas s'ouvrir vers l'espace public ".

16. Il est constant que la demande de permis de construire modificatif litigieuse prévoit une rampe d'accès au parking de 17,87 % sur 15 mètres de longueur. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la notice et du plan de localisation du dossier de demande de permis de construire modificatif, que la réalisation de cette rampe engendrera un affouillement d'un peu plus de 8% de la superficie du terrain d'assiette du projet. Compte tenu de ses caractéristiques, un tel affouillement ne saurait être regardé comme ne s'adaptant pas au relief du terrain, comme constituant une levée de terre ou un bouleversement intempestif du terrain au sens des dispositions de l'article UH II-2-2 du règlement PLU de la commune.

17. En outre, compte tenu de ce qui est dit au point 10 sur les clôtures environnantes au projet, il ne ressort pas des pièces du dossier que les portails du projet ne seraient pas en harmonie avec l'environnement immédiat de la construction principale.

18. Il suit de là que la demande de substitution de motif de la commune de Gometz-la-Ville doit être rejetée.

19. Pour l'application de l'article L.600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est susceptible d'entraîner l'illégalité de l'arrêté attaqué.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme A sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté portant refus de permis de construire modificatif n° PC 091 274 19 10001 M01 opposé le 10 février 2021 par le maire de Gometz-la-Ville et de la décision par laquelle ce dernier a rejeté leur recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

21. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existants à la date du jugement y fait obstacle.

22. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de l'arrêté du 10 février 2021 implique nécessairement, compte tenu de l'absence de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, que soit délivré à M. et Mme A le permis de construire modificatif sollicité sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu d'enjoindre au maire de Gometz-la-Ville de délivrer aux requérants le permis de construire modificatif qu'ils demandent dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. et Mme A, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Gometz-la-Ville demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Gometz-la-Ville une somme de 1 800 euros au titre des frais exposés par M. et Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté portant refus de permis de construire modificatif n° PC 091 274 19 10001 M01 du 10 février 2021 du maire de Gometz-la-Ville et la décision par laquelle il a rejeté le recours gracieux de M. et Mme A sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Gometz-la-Ville de délivrer à M. et Mme A le permis de construire modificatif qu'ils ont demandé dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Gometz-la-Ville versera à M. et Mme A une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Gometz-la-Ville au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A, à la commune de Gometz-la-Ville et au préfet de l'Essonne.

Délibéré après l'audience du 21 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Boukheloua, présidente,

M. Brumeaux, président honoraire,

M. Maljevic, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.

Le rapporteur,

signé

M. B

La présidente,

signé

N. Boukheloua

La greffière,

signé

B. Bartyzel

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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