LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2104529

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2104529

jeudi 2 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2104529
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantMANDICAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 mai 2021 et 2 décembre 2022, Mme D E, représentée par Me Mandicas, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 1er décembre 2020 en vue du recouvrement d'une somme de 33 097,36 euros correspondant à un indu de rémunération, ensemble la décision du 25 mars 2021 portant rejet de la réclamation qu'elle a formée contre ce titre de perception le 28 janvier 2021 ;

2°) de la décharger de l'obligation de payer cette somme ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le titre de perception attaqué est dépourvu de toute signature ;

- il ne comporte pas la mention de la décision par laquelle le directeur des services départementaux de l'éducation nationale des Yvelines a, en sa qualité d'ordonnateur, pris la décision de procéder à la reprise du traitement et des diverses indemnités qu'elle a perçus du 3 juillet 2019 au 30 septembre 2020 ;

- elle n'a commis aucune faute et le versement des sommes indues ne procède pas d'une manœuvre de sa part ;

- l'indu de rémunération résulte exclusivement d'une négligence fautive de l'administration ;

- elle n'a jamais reçu le courrier du 13 janvier 2020 et n'a pas été informée que les sommes qui lui ont été versées du 3 juillet 2019 au 30 septembre 2020 feraient l'objet d'un ordre de reverser.

Par un mémoire, enregistré le 30 juillet 2021, le directeur départemental des finances publiques des Yvelines déclare qu'il appartient à la rectrice de l'académie de Versailles de produire des observations en défense sur le bien-fondé du titre de perception attaqué.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2022, la rectrice de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- le titre de perception attaqué comporte les nom, prénom et qualité de son auteur, Mme H A, adjointe de la direction des affaires financières, et l'état récapitulatif des créances pour mise en recouvrement a été compétemment signé par Mme G C, cheffe de service de la direction des affaires financières ;

- Mme E a été informée, par un courrier du 13 janvier 2020, que sa rémunération, maintenue dans l'attente de l'avis de la commission de réforme sur son admission à la retraite pour invalidité, ferait l'objet d'un ordre de reverser.

Par une ordonnance du 2 décembre 2022, la clôture de l'instruction, initialement fixée au 5 décembre 2022, a été reportée au 20 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- l'arrêté du 3 juillet 2009 portant règlement de comptabilité pour la désignation des ordonnateurs secondaires et de leurs délégués en ce qui concerne le ministère de l'éducation nationale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Connin, conseiller,

- et les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D E, professeure des écoles, a été placée à la retraite anticipée pour invalidité à compter du 3 juillet 2019, par un arrêté du 26 juin 2020. L'académie de Versailles a émis à son encontre, le 1er décembre 2020, un titre de perception pour la somme de 33 097,36 euros correspondant au traitement brut et à diverses indemnités qu'elle a perçus entre le 3 juillet 2019, date de sa mise à la retraite pour invalidité, et le 30 septembre 2020. Mme E a formé le 28 janvier 2021 une réclamation contre ce titre de perception qui a été rejetée par une décision du 25 mars 2021 du directeur des services départementaux de l'éducation nationale des Yvelines. Mme E demande au tribunal l'annulation de cette décision et du titre de perception émis le 1er décembre 2020, ainsi que la décharge de l'obligation de payer la somme correspondante.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge de l'obligation de payer :

En ce qui concerne la régularité du titre de perception :

2. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ". Aux termes du B du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 : " Pour l'application de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation. ".

3. Il résulte de l'instruction que l'état récapitulatif produit en défense est revêtu de la signature de Mme G C, cheffe de service de la division des affaires financières du rectorat de l'académie de Versailles. Dès lors, le moyen tiré du défaut de signature du titre de perception attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 3 juillet 2009 portant règlement de comptabilité pour la désignation des ordonnateurs secondaires et de leurs délégués en ce qui concerne le ministère de l'éducation nationale : " Le préfet de région peut déléguer sa signature, en ce qui concerne sa compétence d'ordonnateur secondaire du budget du ministère de l'éducation nationale, au recteur d'académie. () / Le recteur d'académie ou, le cas échéant, le responsable du service qui bénéficie d'une délégation de gestion de sa part peut subdéléguer sa signature à un ou plusieurs agents relevant de son autorité. ".

5. D'une part, Mme H A, adjointe de la division des affaires financières du rectorat de l'académie de Versailles et auteur du titre de perception attaqué du 1er décembre 2020, et Mme G C, signataire de l'état récapitulatif mentionné au point 3 du présent jugement, disposaient d'une subdélégation de signature en vertu de l'article 5.3 de l'arrêté du 29 septembre 2020 de la rectrice de l'académie de Versailles, régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de région Île-de-France, pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme I, cheffe de la division des affaires financières, et de M. B F, son adjoint, les actes relatifs à la réalisation des opérations de recettes.

6. D'autre part, aucune disposition législative ou règlementaire n'impose l'édiction d'une décision du directeur académique des services de l'éducation nationale préalablement à l'émission d'un titre de perception en vue du recouvrement d'un indu de rémunération perçu par un agent du rectorat.

7. Il résulte de ce qui précède que Mme E ne peut utilement soutenir que le titre de perception attaqué serait irrégulier, faute de comporter la mention de la décision du directeur des services départementaux de l'éducation nationale des Yvelines de procéder à la reprise du traitement et des diverses indemnités qu'elle a perçus du 3 juillet 2019 au 30 septembre 2020.

En ce qui concerne le bien-fondé de la créance :

8. D'une part, la circonstance que le versement des sommes indues faisant l'objet du titre de perception attaqué ne procèderait pas d'une faute ou d'une manœuvre de Mme E est sans incidence sur la légalité de ce titre de perception.

9. D'autre part, en formulant les conclusions analysées ci-dessus, la requérante s'est bornée à demander l'annulation du titre de perception émis à son encontre le 1er décembre 2020 et de la décision du 25 mars 2021 portant rejet de sa réclamation préalable ainsi que la décharge de la somme mise à sa charge, sans présenter des conclusions indemnitaires tendant à la réparation de la négligence fautive de l'administration qui aurait tardé à interrompre le versement de son traitement et de diverses indemnités et ne l'aurait pas informée de ce que les sommes perçues feraient l'objet d'un ordre de reversement. Ainsi, Mme E, qui se borne à faire valoir un défaut d'information et un retard de l'administration dans la régularisation de sa situation, ne conteste pas utilement le bien-fondé du titre de perception attaqué.

10. Il résulte de tout ce qui précède, que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation du titre de perception émis à son encontre le 1er décembre 2020 et de la décision du 25 mars 2021 portant rejet de la réclamation dirigée contre ce titre de perception. Ses conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme correspondante doivent, par voie de conséquences, être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme E demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée pour information à la rectrice de l'académie de Versailles et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.

Délibéré après l'audience publique du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Christine Grenier, présidente,

Mme Audrey Milon, première conseillère,

M. Nicolas Connin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.

Le rapporteur,

signé

N. Connin

La présidente,

signé

C. Grenier

La greffière,

signé

G. Le Pré

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

4

N° 1901371

6

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions