vendredi 7 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2104651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | PUIREUX REILLAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 2 juin 2021, 12 juin 2021 et 28 avril 2022, M. A C, représenté par Me Puireux-Reillac, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 mai 2021 par lequel le maire de Perdreauville s'est opposé à la déclaration préalable qu'il a déposée en vue de diviser son terrain en deux lots dont un lot à bâtir ;
2°) d'enjoindre au maire de Perdreauville de ne pas s'opposer à sa déclaration préalable, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Perdreauville une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est suffisamment motivée et donc recevable ;
- l'arrêté contesté méconnait l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme dès lors que l'avis du service départemental d'incendie et de secours ou de tout autre service compétent aurait dû être sollicité ;
- la commune ne pouvait s'opposer à sa demande en se fondant sur la seule insuffisance du réseau communal qui n'est pas établie et à laquelle il peut être suppléé, en application du paragraphe 6.1.2.2 de la partie 1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLUi), par le réseau d'eau potable ainsi que par des moyens privés, tels qu'une piscine, comme le prévoit le règlement sanitaire départemental ; en l'occurrence, la parcelle est raccordée au réseau d'eau potable et une piscine est située à proximité immédiate du projet ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme est entaché d'erreur de droit dès lors que le projet aurait pu être autorisé sous réserve d'une prescription spéciale tenant à l'obligation de créer un équipement propre permettant d'assurer la défense et la lutte contre l'incendie ;
- une telle prescription n'était pas requise au stade de la déclaration de lotissement et aurait pu, le cas échéant, être édictée au stade du permis de construire ; en ce qui concerne le projet de division, il n'apparait pas qu'il ne permet pas l'implantation d'une maison d'habitation conforme aux règles d'urbanisme applicables et notamment aux dispositions du chapitre 6.1.2.2 de la partie 1 du règlement du PLUi.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 31 mars 2022, 5 juillet 2022 et 4 octobre 2022, la commune de Perdreauville, représentée par Me Scotti, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, faute de moyens soulevés dans le délai de recours contentieux ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est, en tout état de cause, fondé.
Par une ordonnance du 6 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 21 octobre 2022, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public ;
- les observations de Me Puireux-Reillac, représentant M. C ;
- et les observations de Me Scotti pour la commune de Perdreauville.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 28 mai 2021, le maire de Perdreauville s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 29 mars 2021 par M. C en vue de diviser son terrain en deux lots dont un lot à bâtir. M. C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
3. La requête introductive d'instance, enregistrée le 2 juin 2021, par laquelle M. C se borne à soutenir que les motifs de l'arrêté du 28 mai 2021 du maire de Perdreauville s'opposant à sa déclaration préalable sont " injustifiés et non avenus " ne contient aucun moyen au sens des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative citées au point précédent. Le mémoire introduit le 12 juin suivant par l'intéressé, qui fait seulement état de sa " surprise ", après avoir constaté l'installation d'un mobil-home et d'une caravane que la commune aurait autorisée, ne comporte pas davantage l'exposé de moyens. Si les faits et moyens sur lesquels M. C entend fonder sa demande ont été développés dans un mémoire ultérieur, ce mémoire n'a été enregistré au greffe que le 28 avril 2022, soit après l'expiration du délai de recours contentieux qui a commencé à courir au plus tard à la date d'introduction de la présente requête. Dès lors, la commune de Perdreauville est fondée à soutenir que la requête de M. C n'est pas recevable. Il y a lieu, dès lors, d'accueillir la fin de non-recevoir opposée en défense et de rejeter les conclusions de la requête à fin d'annulation ainsi, par voie de conséquence, que les conclusions à fin d'injonction sous astreinte dont elles sont assorties.
Sur les frais liés au litige :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Perdreauville, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de ce dernier, en application de ces mêmes dispositions, une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Perdreauville.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le requérant versera une somme de 1 500 euros à la commune de Perdreauville au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Perdreauville.
Délibéré après l'audience du 24 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Milon, première conseillère,
- Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
J. B
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026