lundi 20 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2104692 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 juin 2021, 24 septembre 2021 et 27 septembre 2022 sous le n°2104692, la SARL 2B, représentée par Me Huglo, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe locale d'équipement, de taxe départementale pour le conseil en architecture, urbanisme et environnement et de taxe départementale des espaces naturels sensibles auxquelles elle a été assujettie, selon un avis d'imposition du 3 juillet 2020, à concurrence de la somme globale de 295 118 euros ;
2°) de mettre à la charge du département des Yvelines une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnances en date des 2 juillet et 4 août 2021, le tribunal a refusé de transmettre au Conseil d'Etat les questions prioritaires de constitutionnalité soulevées par la SARL 2 B par mémoires distincts enregistrés respectivement les 8 juin 2021 et 5 juillet 2021.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 25 août 2021, 26 novembre 2021, 10 novembre 2022 et le 8 décembre 2022 le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer dès lors que les impositions litigieuses ont été dégrevées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2022, le préfet des Yvelines (Direction Départementale des Territoires), conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge et au rejet de la demande relative aux frais de l'instance.
Par mémoire enregistré le 13 décembre 2022, la société requérante indique maintenir ses conclusions relatives aux frais de l'instance.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 juin 2021, 24 septembre 2021 et 27 septembre 2022 sous le n°2104693, la SARL 2B, représentée par Me Huglo, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe locale d'équipement, de taxe départementale pour le conseil en architecture, urbanisme et environnement et de taxe départementale des espaces naturels sensibles auxquelles elle a été assujettie, selon un avis d'imposition du 3 juillet 2020, à concurrence de la somme globale de 295 118 euros
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 août 2021, 26 novembre 2021, 10 novembre 2022 et 8 décembre 2022 le directeur départemental des finances publiques des Yvelines conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer dès lors que les impositions litigieuses ont été dégrevées.
Le préfet des Yvelines (Direction Départementale des Territoires) auquel la requête a été communiquée le 10 juin 2021 n'a pas présenté de mémoire en défense.
Par mémoire enregistré le 13 décembre 2022, la société requérante indique maintenir ses conclusions relatives aux frais de l'instance.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les n°2104692 et n°2104693 concernent la même société requérante et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour qu'il soit statué par une seule ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;() /5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
3. Il résulte de l'instruction que par décisions postérieures à l'introduction des requêtes, l'administration a prononcé le dégrèvement des impositions contestées dans leur totalité, ainsi que le confirme la société requérante dans ses écritures en date du 13 décembre 2022. Par suite, les conclusions à fin de décharge des impositions sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à la SARL 2 B d'une somme globale de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge des impositions présentées par la SARL 2B.
Article 2 : L'Etat versera à la SARL 2 B une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL 2B, au préfet des Yvelines (Direction Départementale des Territoires) et au directeur départemental des finances publiques des Yvelines.
Fait à Versailles, le 20 février 2023.
Le président de la 5ème chambre,
Signé
Ph. Delage
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2104693
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026