jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2105634 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LOR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 juillet et 2 novembre 2021, M. D E, représenté par Me Lor, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision de la responsable du service des ressources humaines du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) Île-de-France Gif-sur-Yvette du 21 décembre 2020 en tant qu'elle rejette sa demande du 28 septembre 2020 de transfert de ses intérêts moraux et matériels dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, ensemble la décision implicite de rejet née le 16 mai 2021 du silence gardé par le CNRS sur son recours gracieux formé le 4 mars 2021 et reçu le 16 mars 2021 ;
2°) d'enjoindre au directeur du CNRS de réexaminer sa demande de transfert de ses intérêts moraux et matériels dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du CNRS et de l'État une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête n'est pas tardive ;
- la décision du 21 décembre 2020 a été prise par une autorité incompétente ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, faute pour le CNRS d'avoir transmis sa demande à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que le centre de ses intérêts moraux et matériels se situe dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2021, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2022, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche conclut au rejet de la requête
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 28 octobre 2022, la clôture de l'instruction, initialement fixée au 28 octobre 2022, a été reportée au 14 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 82-993 du 24 novembre 1982 ;
- le décret n° 84-1185 du 27 décembre 1984 ;
- le décret n° 96-1026 du 26 novembre 1996 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Connin, conseiller ;
- les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Lor, pour M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E est membre du corps des ingénieurs de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il a été affecté à l'antenne de l'institut de chimie des substances naturelles (ICSN) située à Nouméa dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie à compter du 1er janvier 2001 pour une durée de deux ans. Cette affectation a été renouvelée pour une durée de deux ans, en application du deuxième alinéa de l'article 2 du décret du 26 novembre 1996 relatif à la situation des fonctionnaires de l'État et de certains magistrats dans les territoires d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna, puis prolongée pour une durée supplémentaire de dix-huit mois par dérogation du ministre de l'outre-mer. A l'issue de cette première affectation, M. E a été nommé à compter du 1er juillet 2006 à Gif-sur-Yvette au sein l'ICSN. Il a ensuite été de nouveau affecté, à compter du 1er décembre 2014, à l'antenne de l'ICSN située à Nouméa dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie pour une durée de deux. Cette affectation a été renouvelée à deux reprises jusqu'au 30 novembre 2020. Par un courrier du 28 septembre 2020, M. E a demandé la prolongation de son affectation en Nouvelle-Calédonie en faisant valoir que le centre de ses intérêts moraux et matériels se situe dans ce territoire d'outre-mer. Par une décision du 21 décembre 2020, la responsable du service des ressources humaines du CNRS Île-de-France Gif-sur-Yvette a rejeté cette demande et lui a accordé un délai de quatre mois pour rejoindre l'ICSN à Gif-sur-Yvette. M. E demande au tribunal d'annuler cette décision en tant qu'elle rejette sa demande de transfert de ses intérêts moraux et matériels dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, ainsi que la décision implicite de rejet née le 16 mai 2021 du silence gardé par le CNRS sur son recours gracieux formé le 4 mars 2021 et reçu le 16 mars 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 1er du décret du 26 novembre 1996 relatif à la situation des fonctionnaires de l'État et de certains magistrats dans les territoires d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna : " Le présent décret est applicable, sous réserve des dispositions de l'article 3 ci-après, aux fonctionnaires titulaires et stagiaires de l'Etat, ainsi qu'aux magistrats de l'ordre judiciaire, affectés dans les territoires d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna, qui sont en position d'activité ou détachés auprès d'une administration ou d'un établissement public de l'Etat dans un emploi conduisant à pension civile ou militaire de retraite. / Il ne s'applique ni aux personnels dont le centre des intérêts moraux et matériels se situe dans le territoire où ils exercent leurs fonctions, ni aux membres des corps de l'Etat pour l'administration de la Polynésie française, ni aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale. ". L'article 2 du même décret prévoit que : " La durée de l'affectation dans les territoires d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna est limitée à deux ans. / Cette affectation peut être renouvelée une seule fois à l'issue de la première affectation. / Une affectation dans l'un des territoires d'outre-mer énumérés au premier alinéa du présent article ne peut être sollicitée qu'à l'issue d'une affectation d'une durée minimale de deux ans hors de ces territoires ou de Mayotte. Toutefois, cette période de deux ans peut être accomplie dans un territoire d'outre-mer distinct du territoire d'affectation ou à Mayotte, si le centre des intérêts moraux et matériels de l'agent se situe dans l'un de ces territoires ou dans cette collectivité. ".
3. En premier lieu, en vertu de l'article 2 du décret du 24 novembre 1982 portant organisation et fonctionnement du CNRS, ce dernier peut notamment, pour l'accomplissement des missions définies par cet article, recruter et affecter des personnels de recherche dans la limite des emplois autorisés par la loi de finances. Selon l'article 8 du même décret, le président du CNRS gère le personnel et peut déléguer sa signature. Selon le dernier alinéa de l'article 1er du décret du 27 décembre 1984 relatif aux statuts particuliers des corps de fonctionnaires du CNRS, ceux-ci sont recrutés, nommés et gérés par le président du CNRS.
4. D'une part, l'appréciation du centre des intérêts moraux et matériels de M. E, au sens des dispositions précitées du second alinéa de l'article 1er décret du 26 novembre 1996, qui n'a d'autre objet que de déterminer si l'intéressé entre dans le champ d'application de ce décret et s'il peut, par conséquent, légalement obtenir la prolongation de son affectation dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie au-delà de la durée réglementaire de deux ans, renouvelable une fois, fixée par l'article 2 du même décret, se rattache à un acte de gestion du personnel et relève, ainsi, de la compétence du directeur du CNRS. Dès lors, M. E n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée du 21 décembre 2020 serait entachée d'un vice d'incompétence, faute d'avoir été prise par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
5. D'autre part, Mme A C, responsable du service des ressources humaines du CNRS Île-de-France Gif-sur-Yvette et signataire de la décision attaquée du 21 décembre 2020, disposait d'une délégation de signature, en vertu d'une décision du 4 mars 2020 du président - directeur général du CNRS, régulièrement publiée au bulletin officiel du CNRS, pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme H F, déléguée régionale de la circonscription Île-de-France Gif-sur-Yvette, de Mme B G, adjointe à la déléguée régionale, et de Mme Françoise Barrière, secrétaire générale, les décisions relatives à la gestion des personnels chercheurs et des ingénieurs. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mmes F, G et Barrière n'aient pas été absentes ou empêchées à la date du 21 décembre 2020.
6. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du vice d'incompétence dont serait entachée la décision attaquée du 21 décembre 2020 doit être écarté.
7. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4 du présent jugement, le CNRS n'était pas tenu de transmettre à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche la demande de M. E du 28 septembre 2020 tendant au transfert du centre de ses intérêts moraux et matériels en Nouvelle-Calédonie et à la prolongation de son affectation dans ce territoire d'outre-mer. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée du 21 décembre 2020 aurait été prise à l'issue d'une procédure irrégulière doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; () ".
9. La décision attaquée du 21 décembre 2021 portant rejet de la demande de M. E du 28 septembre 2020 tendant au transfert du centre de ses intérêts moraux et matériels en Nouvelle-Calédonie et à la prolongation de son affectation dans ce territoire d'outre-mer n'entre dans aucune des catégories de décisions qui doivent être motivées en application du code des relations entre le public et l'administration. En particulier, elle n'est ni au nombre des décisions qui refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, ni au nombre des décisions refusant une autorisation. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit, par suite, être écarté.
10. En dernier lieu, pour apprécier la localisation du centre des intérêts moraux et matériels d'un fonctionnaire, il peut être tenu compte de son lieu de naissance, du lieu où se trouvent sa résidence et celle des membres de sa famille, du lieu où le fonctionnaire est, soit propriétaire ou locataire de biens fonciers, soit titulaire de comptes bancaires, de comptes d'épargne ou de comptes postaux, ainsi que d'autres éléments d'appréciation parmi lesquels le lieu du domicile avant l'entrée dans la fonction publique de l'agent, celui où il a réalisé sa scolarité ou ses études, la volonté manifestée par l'agent à l'occasion de ses demandes de mutation et de ses affectations ou la localisation du centre des intérêts moraux et matériels de son conjoint ou partenaire au sein d'un pacte civil de solidarité.
11. Il ressort des pièces du dossier que M. E a été affecté dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie à compter du 1er janvier 2001 pour une durée de deux ans, et qu'il a obtenu la prolongation de cette affectation jusqu'au 30 juin 2006. Affecté à Gif-sur-Yvette à compter du 1er juillet 2006, il a sollicité sa mutation dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie où il a été de nouveau affecté à compter du 1er décembre 2014. Il fait valoir que pendant sa période d'affectation à Gif-sur-Yvette, du 1er juillet 2006 au 30 novembre 2014, il a effectué sept missions d'ordre professionnel à Nouméa en 2007, 2008, 2012, 2011 et 2012, ainsi que deux séjours à titre privé en 2009 et en 2013. Il a ensuite sollicité, par un courrier du 28 septembre 2020, la prolongation de son affectation en Nouvelle-Calédonie, et résidait encore à Nouméa à la date de la décision attaquée du 21 décembre 2020. Le requérant fait valoir en outre qu'il est inscrit sur la liste électorale générale de la ville de Nouméa depuis le 6 décembre 2016 et qu'il est locataire depuis le 16 février 2015 d'un appartement à Nouméa qu'il occupait encore à la date de la décision attaquée. Il ajoute qu'il a été domicilié fiscalement en Nouvelle-Calédonie de 2001 à 2006 et de 2014 à 2019, et qu'il est titulaire d'un compte courant à la Banque de Nouvelle-Calédonie, sur lequel est versé son salaire, ainsi que d'un compte sur livret.
12. Toutefois, M. E, né à Paris 3 mars 1970, a suivi toute sa scolarité et ses études supérieures en France métropolitaine, où il a vécu trente ans avant sa première affectation en Nouvelle-Calédonie. S'il a effectué chaque année, entre 2007 et 2013, un séjour d'environ un mois à Nouméa alors qu'il était affecté à Gif-sur-Yvette, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait conservé en Nouvelle-Calédonie, pendant la période de son affectation à Gif-sur-Yvette du 1er juillet 2006 au 30 novembre 2014, le centre de ses intérêts moraux et matériels. Enfin, les seules attaches familiales de M. E se situent en France métropolitaine, où résident sa mère et sa sœur.
13. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, M. E n'est pas fondé à soutenir que le centre de ses intérêts moraux et matériels se situe dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie. Dès lors, en rejetant sa demande de transfert de ses intérêts moraux et matériels dans le territoire d'outre-mer de Nouvelle-Calédonie, le directeur du CNRS a fait une exacte application des dispositions précitées du second alinéa de l'article 1er du décret du 26 novembre 1996.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense, que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions qu'il attaque.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de M. E à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CNRS et de l'État, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que M. E demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, au Centre national de la recherche scientifique et à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Délibéré après l'audience publique du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Christine Grenier, présidente,
Mme Virginie Caron, première conseillère,
M. Nicolas Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juin 2023.
Le rapporteur,
signé
N. Connin
La présidente,
signé
C. Grenier
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
N° 1901371
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026