vendredi 27 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2105971 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LAZARE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 juillet 2021 et 3 février 2022, M. et Mme C, représentés par Me Pauline Delannoy demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 mai 2021 par laquelle le maire de Saint-Cyr l'Ecole ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par Mme E pour la construction d'une dépendance de jardin et la pose de châssis de toit, en tant qu'elle autorise la construction de la pergola ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision du 20 mai 2021 dans son ensemble ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Cyr l'Ecole et des époux E une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ; ils ont intérêt à agir ;
- le dossier de déclaration préalable est insuffisant ; il ne mentionne pas le nombre de mètres carrés créés ; aucun élément ne figure au dossier concernant la terrasse dans le jardin ;
- le projet méconnaît l'article UC8 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ; le retrait est insuffisant ;
- le projet méconnaît l'article UC9 du règlement du PLU ;
- le projet méconnaît l'article UC11 du règlement du PLU ; l'enduit est blanc, ce qui est interdit ;
- le projet méconnaît l'article UC13 du règlement du PLU ; la parcelle ne comprend aucun arbre de moyen à grand développement ; le jardin arrière n'est pas aménagé ; l'espace de pleine terre n'est pas suffisant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, la commune de Saint-Cyr l'Ecole, représentée par Me Guillaume Ghaye, conclut au rejet de la requête ainsi qu'à la mise à la charge de M. et Mme C de la somme de 2 000 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, faute pour les requérants d'établir leur intérêt à agir ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public,
- et les observations de Me Guillou, représentant la commune de Saint-Cyr l'Ecole.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 20 mai 2021, le maire de Saint-Cyr l'Ecole a autorisé les travaux décrits dans la déclaration préalable présentée par M. et Mme E, relatifs à la pose de châssis de toit sur une maison existante ainsi qu'à la réalisation d'un abri de jardin, sur un terrain cadastré n°104. M. et Mme C, leurs voisins immédiats, demandent l'annulation de cette décision en tant qu'elle autorise la réalisation d'un abri de jardin.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation.".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient, dans tous les cas, au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction ou d'aménagement.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme C sont les voisins immédiats des pétitionnaires. Ils ont, depuis les pièces de l'étage de leur maison, une vue directe sur le jardin de M. et Mme E, et ainsi sur la dépendance prévue par le projet, dépendance déjà réalisée, et qui occupe toute la largeur de la parcelle, faisant obstacle à la plantation d'un écran de verdure en fond de terrain qui masquerait, comme sur les autres parcelles, la voie ferrée située derrière. Dans ces conditions, M. et Mme C établissent que la réalisation du projet d'abri de jardin porte atteinte aux conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur maison. Dès lors, les requérants présentent un intérêt à agir suffisant à l'encontre de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 421-11 du code de l'urbanisme : " () / II.-En outre, () dans les abords des monuments historiques, doivent être précédés d'une déclaration préalable () / g) Les terrasses de plain-pied ; () ".
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des nombreuses photographies produites par les requérants, que M. et Mme E ont procédé, dans le courant de l'année 2020, à la réalisation d'une terrasse de plain-pied, située dans le prolongement du rez-de-chaussée de leur maison côté jardin. En application des dispositions de l'article R. 421-11 du code de l'urbanisme, et alors que le terrain d'assiette du projet est situé dans les abords des domaines de Versailles et Trianon et de l'Ecole spéciale militaire, une déclaration préalable était nécessaire. Si la commune conteste que la terrasse aurait été réalisée sans cette autorisation d'urbanisme, elle n'apporte pas la preuve de l'existence d'une telle autorisation, alors que la terrasse a été édifiée simultanément avec l'abri de jardin initial, dont il est constant qu'il l'a été sans autorisation préalable.
7. D'autre part, lorsqu'une construction a été édifiée sans autorisation en méconnaissance des prescriptions légales alors applicables, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble du bâtiment. De même, lorsqu'une construction a été édifiée sans respecter la déclaration préalable déposée ou le permis de construire obtenu ou a fait l'objet de transformations sans les autorisations d'urbanisme requises, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble des éléments de la construction qui ont eu ou auront pour effet de modifier le bâtiment tel qu'il avait été initialement approuvé. Il en va ainsi même dans le cas où les éléments de construction résultant de ces travaux ne prennent pas directement appui sur une partie de l'édifice réalisée sans autorisation.
8. Dès lors, il résulte de ce qui précède que la déclaration préalable d'espèce devait également porter sur la terrasse. En l'absence de tout élément relatif à celle-ci dans le dossier de déclaration préalable, le maire était tenu, pour ce seul motif, de s'opposer à la déclaration préalable. La décision attaquée est donc entachée d'illégalité.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article UC8 du règlement du PLU : " Sur une même propriété, les constructions non contigües doivent s'implanter à une distance les unes des autres : / - au moins égale à la hauteur de la façade la plus haute (mesurée au faîtage ou à l'acrotère), avec un minimum de 6 mètres en présence de baies, () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que la hauteur au faîtage de la maison d'habitation est supérieure à la distance entre cette maison et l'abri de jardin prévu au projet. Le projet méconnaît donc les dispositions de l'article UC8 du règlement du PLU, dont les deux conditions doivent être regardées comme cumulatives.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article UC9 du règlement du PLU : " L'emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 25% de la superficie du terrain. () " Aux termes du lexique du règlement du PLU, l'emprise au sol est " la surface au sol occupée par une construction ". Aux termes du même texte, une construction se définit comme " tout assemblage solide et durable de matériaux, quelle que soit son affectation ".
12. Il ressort des pièces du dossier que la maison d'habitation présente une emprise correspondant à plus de 25% de la superficie du terrain. L'édification de l'abri de jardin, dont le caractère non clos et la couverture par pergola ne permettent pas de l'exclure du calcul de l'emprise au sol des constructions, augmente encore celle-ci, alors que le seuil défini par l'article UC9 du règlement du PLU est déjà dépassé. Dès lors, le projet méconnaît ces dispositions.
13. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC13 du règlement du PLU : " () Au minimum 50% du terrain doit être traité en pleine terre. () ". Aux termes du lexique du règlement du PLU, " les espaces de pleine terre sont des espaces libres non bâtis ni en surface ni en sous-sol ".
14. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse, que seuls le jardin arrière, duquel il faut soustraire l'emprise de l'abri de jardin, ainsi qu'un espace de 3 m² dans la cour avant, constituent des espaces de pleine terre, pour une surface correspondant à moins de 40% de la surface totale du terrain, et n'atteignant donc pas le seuil défini à l'article UC13. Dès lors, le projet méconnaît ces dispositions.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme C sont fondés à demander l'annulation de la décision du 20 mai 2021.
16. Pour l'application de l'article L. 600-4 du code de l'urbanisme, en l'état du dossier, aucun autre moyen soulevé par les requérants n'est susceptible de fonder l'annulation des arrêtés contestés.
Sur les conséquences de l'irrégularité de la décision attaquée :
17. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé. " Aux termes de l'article L. 600-5-1 du même code : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".
18. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires ayant conduit à l'adoption de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation, sauf à ce qu'il fasse le choix de recourir à l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, si les conditions posées par cet article sont réunies, ou que le bénéficiaire de l'autorisation lui ait indiqué qu'il ne souhaitait pas bénéficier d'une mesure de régularisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
19. Il ressort des pièces du dossier que compte tenu des caractéristiques du terrain et de la construction existante sur celui-ci, les vices indiqués aux points 12 et 14 ne peuvent faire l'objet d'aucune mesure de régularisation. De même, le vice mentionné au point 8 n'est pas susceptible de faire l'objet d'une mesure de régularisation dans le cadre des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Dès lors, il n'y a pas lieu de faire application de ces dispositions.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
20. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. et Mme C, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la commune de Saint-Cyr l'Ecole au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme E et de la commune de Saint-Cyr l'Ecole les sommes respectives de 500 et 1 000 euros, à verser aux requérants au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 20 mai 2021 du maire de Saint-Cyr l'Ecole est annulée en tant qu'elle autorise la construction d'un abri de jardin.
Article 2 : Mme E d'une part, et la commune de Saint-Cyr l'Ecole d'autre part, verseront chacun à M. et Mme C les sommes respectives de 500 (cinq cents) et 1 000 (mille ) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Cyr l'Ecole au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4: Le présent jugement sera notifié à M. et Mme D et B C, à la commune de Saint-Cyr l'Ecole et à Mme A E.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Versailles en application des dispositions de l'article R.. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 6 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Fejérdy, première conseillère,
- Mme Milon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
B. Fejérdy
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
K. Dupré
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026