jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2105993 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELAFA HAVRE TRONCHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et cinq mémoires, enregistrés les 12 juillet 2021, 12 octobre 2021, 8 février 2022, 16 juin 2022, 8 juillet 2022 et 2 août 2022, la pharmacie du Centre, représentée par Me Daver et Me Fontaine, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er février 2021 par laquelle le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France a autorisé M. A à transférer l'officine dont il est titulaire du 1 rue Oberkampf vers le 4 rue Louis Pasteur, au sein de la même commune de Jouy-en-Josas, ainsi que la décision implicite de rejet résultant du silence gardé sur son recours hiérarchique présenté le 23 mars 2021 à l'encontre de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 1er février 2021 a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 5125-3, L. 5125-3-1 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique, dès lors que le quartier d'origine n'a pas été correctement délimité, que la décision compromet la desserte en médicaments du quartier d'origine et qu'elle ne permet pas une desserte optimale des habitants.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 septembre 2021, l'ARS d'Ile-de-France, représentée par sa directrice générale, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens sont infondés.
Par quatre mémoires, enregistrés les 3 décembre 2021, 30 mai 2022, 22 juin 2022 et 12 juillet 2022, la SELARL PHARMAHE, représentée par Me Varga, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens sont infondés.
La requête a été communiquée au ministre en charge de la santé et de la solidarité, qui n'a produit aucune observation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2018-671 du 30 juillet 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gibelin, rapporteur,
- les conclusions de M. Chavet, rapporteur public,
- les observations de Me Rossignol, substituant Me Daver et Me Fontaine représentant la pharmacie du Centre,
- et les observations de Me Perrotto, substituant Me Varga, représentant la SELARL PHARMAE.
Considérant ce qui suit :
1. La pharmacie Oberkampf (SELARL PHARMAHE), représentée par M. A, a sollicité auprès de l'ARS d'Ile-de-France le transfert de son officine du 1 rue Oberkampf vers le 4 rue Louis Pasteur, dans la commune de Jouy-en-Josas. Cette demande a fait l'objet d'un avis favorable du conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Ile-de-France du 6 janvier 2021, du représentant de l'union des syndicats des pharmaciens d'officine désigné pour la région Ile-de-France du 1er février 2021 et du représentant de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France pour la région Ile-de-France du 2 janvier 2021. Le département qualité sécurité pharmacie médicament biologie de l'ARS d'Ile-de-France a également émis un avis favorable le 2 décembre 2020. Par la première décision attaquée, du 1er février 2021, le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France a autorisé le transfert demandé. La pharmacie du Centre, représentée Mmes B et Cazaly, co-titulaires de l'officine située au 50 avenue Jean Jaurès à Jouy-en-Josas, a présenté auprès du ministre chargé de la santé un recours hiérarchique le 23 mars 2021, implicitement rejeté. Par un courrier du 17 juin 2021, le ministre a confirmé sa décision implicite de rejet du 23 mai 2021 et en a exposé les motifs en réponse à la demande de communication des motifs qui lui avait été présentée. Par la présente requête, la pharmacie du Centre sollicite également l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. La décision du 1er février 2021 a été signée par Bénédicte Dragne-Ebrardt, directrice du pôle efficience de l'ARS d'Ile-de-France, qui disposait d'une délégation à cet effet, consentie en application de l'article L. 1432-2 du code de la santé publique, par le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France par un arrêté n° DS-2020/009 du 2 mars 2020 régulièrement publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs spécial de l'Etat pour la région Ile-de-France n° IDF-002-2020-03. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision doit donc être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
3. Aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique : " Lorsqu'ils permettent une desserte en médicaments optimale au regard des besoins de la population résidente et du lieu d'implantation choisi par le pharmacien demandeur au sein d'un quartier défini à l'article L. 5125-3-1, d'une commune ou des communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1, sont autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé, respectivement dans les conditions suivantes : / 1° Les transferts et regroupements d'officines, sous réserve de ne pas compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier, de la commune ou des communes d'origine () ".
4. Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative ne peut autoriser le transfert d'une officine de pharmacie qu'à la double condition, d'une part, qu'il permette de répondre de façon optimale aux besoins en médicaments de la population résidant dans le quartier d'accueil et, d'autre part, qu'il n'ait pas pour effet de compromettre l'approvisionnement de la population résidente du quartier d'origine. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir de vérifier si les projets de transfert d'officines de pharmacie sur lesquels l'autorité administrative se prononce remplissent cette double condition.
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique : " Le directeur général de l'agence régionale de santé définit le quartier d'une commune en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente. L'unité géographique est déterminée par des limites naturelles ou communales ou par des infrastructures de transport. / Le directeur général de l'agence régionale de santé mentionne dans l'arrêté prévu au cinquième alinéa de l'article L. 5125-18 le nom des voies, des limites naturelles ou des infrastructures de transports qui circonscrivent le quartier. ".
6. Il incombe au seul directeur général de l'agence régionale de santé, en application de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique, de définir les limites des quartiers, indépendamment du propre découpage proposé par le demandeur ou de tout autre découpage administratif ou statistique du territoire communal, qui peuvent lui fournir des indications mais auxquels il n'est pas nécessairement tenu.
7. En l'espèce, d'une part, il ressort des pièces du dossier que le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France a défini le quartier d'origine de la pharmacie Oberkampf (SELARL PHARMAE) au Nord par la voie ferrée, à l'Est par des infrastructures sportives, au Sud par la rue de la Libération et à l'Ouest par la Bièvre. Si, ainsi que le soulève la requérante, cette description ne comporte pas le nom de toutes les voies délimitant le quartier, ces indications sont suffisantes pour identifier le quartier délimité et vérifier ainsi que les conditions posées par les articles L. 5125-3 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique sont remplies. Dans ces conditions, la délimitation de ce quartier par des limites naturelles ou urbaines, alors même qu'elle comporte des imprécisions, répond aux conditions de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique.
8. D'autre part, si la pharmacie du Centre soutient que le quartier d'origine aurait dû être plus étendu pour inclure notamment le campus HEC, il ressort des plans et photographies produits que ces deux entités sont séparées par une frontière résultant tant de la présence d'un important boisement que d'une importante infrastructure urbaine, la rue de la Libération (D 446). Par suite aucune unité géographique n'existe entre ces deux zones. Eu égard aux caractéristiques de la population résidente de ces deux zones, principalement étudiante dans le campus HEC, il n'existe pas davantage d'unité humaine entre celles-ci, lesquelles sont au surplus incluses dans deux " îlots regroupés pour des indicateurs statistiques " (IRIS) distincts.
9. La requérante n'établit ainsi pas que la détermination du quartier d'origine présenterait un caractère disproportionné, incohérent ou insuffisamment homogène d'un point de vue géographique ou démographique. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions combinées des articles L. 5125-3 et L. 5125-3-1 du code de la santé publique, quant à la définition du quartier d'origine, doivent être écartés.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique, l'approvisionnement en médicaments est compromis lorsqu'il n'existe pas d'officine au sein du quartier, de la commune ou de la commune limitrophe accessible au public par voie piétonnière ou par un mode de transport motorisé répondant aux conditions prévues par décret, et disposant d'emplacements de stationnement. Aux termes de l'article 1er du décret du 30 juillet 2018 pris en application de l'article L. 5125-3, 1° du code de la santé publique définissant les conditions de transport pour l'accès à une officine en vue de caractériser un approvisionnement en médicament compromis pour la population : " Le "mode de transport motorisé ", mentionné à l'article L. 5125-3,1° du code de la santé publique s'entend comme toute offre de transport collectif qui répond aux conditions du second alinéa. / L'offre de transport disponible permet d'assurer au moins un trajet aller-retour par jour ouvrable entre le quartier ou la commune d'origine et le lieu d'implantation envisagé par l'officine dont le transfert ou le regroupement est demandé, ou celui d'une officine existante située au maximum dans les limites des communes limitrophes. Elle assure un arrêt à proximité de l'une ou l'autre de ces officines ".
11. En l'espèce, si le transfert autorisé a pour conséquence que le quartier d'origine, situé au Sud de la voie ferrée, ne disposera plus d'officine, il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies du passage à niveau et du passage souterrain situés à proximité immédiate du local d'origine et du nouveau local, que la traversée de cette voie ferrée ne présente aucune dangerosité particulière, que ce soit en véhicule ou à pied, même pour une personne à mobilité réduite, une personne âgée ou une poussette. S'agissant du passage souterrain, celui-ci apparait sécurisé pour les piétons par la présence de barrières et du fait de sa forte déclivité, lesquelles sont dissuasives pour les deux roues ou trottinettes. Quant au passage à niveau, qui est l'un des trois passages à niveaux de la commune dont aucun ne figure dans la liste des passages à niveau à risque identifiés par la SNCF, la vitesse de circulation des véhicules y est limitée à 20 km/h, il comporte un marquage au sol pour les piétons, est aisément franchissable et n'apparaît pas particulièrement accidentogène. Par suite, le nouvel emplacement de l'officine étant situé à la lisière du quartier d'origine et à seulement 190 mètres du local d'origine, soit deux minutes à pied, et le franchissement de la voie ferrée n'étant pas particulièrement dangereux, l'accès n'est pas compromis pour les habitants du quartier d'origine.
12. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas sérieusement contesté, non seulement que l'officine dispose d'emplacements de stationnement, mais également que l'offre de transport disponible permet d'assurer au moins un trajet aller-retour par jour ouvrable en bus entre le quartier d'origine et le lieu d'implantation dans le quartier d'accueil ou celui d'une officine existante dans la commune. Plus particulièrement, l'arrêt de bus situé à soixante-neuf mètres du nouveau local se trouve sur la ligne 32 qui dessert notamment le quartier d'origine.
13. Dans ces conditions, la desserte du quartier d'origine ne peut être regardée comme compromise au sens des dispositions de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique, dans sa version applicable au litige : " Le caractère optimal de la desserte en médicaments au regard des besoins prévu à l'article L. 5125-3 est satisfait dès lors que les conditions cumulatives suivantes sont respectées : / 1° L'accès à la nouvelle officine est aisé ou facilité par sa visibilité, par des aménagements piétonniers, des stationnements et, le cas échéant, des dessertes par les transports en commun ; / 2° Les locaux de la nouvelle officine remplissent les conditions d'accessibilité mentionnées à l'article L. 111-7-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les conditions minimales d'installation prévues par décret. Ils permettent la réalisation des missions prévues à l'article L. 5125-1-1 A du présent code et ils garantissent un accès permanent du public en vue d'assurer un service de garde et d'urgence ; / 3° La nouvelle officine approvisionne la même population résidente ou une population résidente jusqu'ici non desservie ou une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs. ".
15. En l'espèce, d'une part, il résulte de ce qui a été précédemment exposé aux points 11 et 12 et il ressort des plans et photographies produits, que l'accès au nouvel emplacement de l'officine est aisé et sécurisé, par voies piétonne et routière y compris pour les habitants devant traverser la voie ferrée. En outre, le nouveau local dispose non seulement, comme le précédent, d'un parking à proximité, ainsi que de places de stationnement, mais en outre de deux emplacements de stationnement qui lui sont propres et de deux emplacements de stationnement pour personnes à mobilité réduite situés devant l'établissement, dont le revêtement ne présente pas de dangerosité particulière. Ainsi, l'offre de stationnement se trouve améliorée. Pareillement, l'accès à la nouvelle officine par les transports en commun a également été facilité, dans la mesure où sept lignes de bus couvrant tous les quartiers de la commune comportent un arrêt à soixante-neuf mètres du local d'accueil alors qu'une seule ligne disposait d'un arrêt proche de l'ancien local. Par suite, les conditions prévues par le 1° et le 2° de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique doivent être regardées comme remplies.
16. D'autre part, pour les raisons précédemment exposées aux points 11 et 12, le nouvel emplacement de l'officine de M. A, qui est situé à la lisière entre le quartier d'origine et son nouveau quartier d'implantation permet d'approvisionner la même population résidente que précédemment. Dans ces conditions, compte tenu de la répartition des habitants sur le territoire de la commune et de l'éloignement des autres pharmacies susceptibles de les desservir, et alors même que le quartier d'accueil tel qu'il a été délimité dans la décision du 1er février 2021 comporte déjà une pharmacie, située près de la gare RER, le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France pouvait valablement estimer que la nouvelle localisation de l'officine répondait à la condition prévue au 3° de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique. La circonstance, à la supposer établie, que la demande de transfert n'aurait, en réalité, pour objectif que de capter la clientèle de passage du centre médical, est à cet égard sans incidence sur la légalité des décisions attaquées.
17. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de fait, de droit ou d'appréciation que le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France a considéré que les conditions fixées par l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique étaient remplies.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la requérante demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la pharmacie du Centre le versement à la SELARL PHARMAHE de la somme de 2 500 euros au titre des mêmes frais.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la pharmacie du Centre est rejetée.
Article 2 : La somme de 2 500 euros à verser à la SELARL PHARMAHE est mise à la charge de la pharmacie du Centre en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la pharmacie du Centre, à l'agence régionale de santé d'Ile-de-France, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, et à la SELARL PHARMAE.
Délibéré après l'audience du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Grand d'Esnon, présidente,
Mme Rivet, première conseillère,
M. Gibelin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
Le rapporteur,
signé
F. GibelinLa présidente,
signé
J. Grand d'Esnon
La greffière,
signé
A. Gateau
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026