LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2106074

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2106074

jeudi 18 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2106074
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantSELAFA CABINET CASSEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2021, Mme B C, représentée par la S.E.L.A.F.A. Cassel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 15 décembre 2020 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Essonne l'a informée qu'elle avait perçu le complément indemnitaire d'accompagnement en raison d'une erreur depuis le 1er septembre 2020 et que cette somme serait recouvrée par voie de retenue sur traitement ainsi que la décision du 15 mars 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques a partiellement fait droit à son recours gracieux en ne mettant fin au versement de ce complément qu'à compter du mois d'avril 2021 ;

2°) d'enjoindre à l'Etat de lui verser le complément indemnitaire d'accompagnement à compter du 1er septembre 2020, ou à défaut, de réexaminer sa situation administrative, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- les décisions litigieuses ont été prises par des autorités incompétences ;

- elles sont entachées d'erreur de droit s'agissant des dispositions du décret n° 2014-507 du 19 mai 2014 et de l'arrêté du 17 mai 2019, ces dispositions n'excluant pas du bénéfice du complément indemnitaire d'accompagnement (CIA) le fonctionnaire affecté consécutivement à une opération de restructuration ou de suppression d'emploi où il occupait un poste par intérim ;

- les notes RH-1A n° 2020/02/7836 du 6 mars 2020 et RH-1A n° 2021/02/4818 du 23 février 2021 sur lesquelles elles se fondent n'ont pas été publiées et lui sont ainsi inopposables ;

- elles sont entachées d'erreur de droit dès lors que ces notes sur lesquelles elles se fondent ont été prises par une autorité n'ayant pas compétence pour exclure du bénéfice du CIA les agents changeant d'affectation à la suite d'un intérim.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que :

- il a donné, à titre exceptionnel, une suite favorable à la demande de la requérante en raison de l'erreur de ses services ; l'intéressée a donc perçu le CIA du 1er septembre 2020 jusqu'au 14 novembre 2021, date de son détachement auprès des services du ministère de l'éducation nationale ; il n'y a donc plus lieu de statuer sur la requête de Mme C ;

- il pouvait légalement rappeler le montant du CIA perçu par l'intéressée dans un délai de deux ans suivant sa mise en paiement, dès lors que la décision en accordant le bénéfice était illégale ; la requérante n'occupait le poste de comptable intérimaire de la trésorerie de Massy qu'à titre provisoire et la suppression de ce poste n'était pas de nature à lui ouvrir le bénéfice du CIA, dès lors que son affectation demeurait celle d'agent à la disposition du directeur dans la département de l'Essonne.

Par une ordonnance du 6 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 6 juillet 2023 à 12 heures.

Par un mémoire du 6 novembre 2023, Mme C a maintenu ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- et les conclusions de Mme Winkopp-Toch, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C, inspectrice des finances publiques, a été affectée à la trésorerie de Massy afin d'exercer les fonctions de comptable par intérim du mois d'août 2019 au 31 août 2020, puis affectée en qualité de conseillère aux décideurs locaux à la trésorerie de Palaiseau à compter du 1er septembre 2020. Elle a été informée qu'elle bénéficierait du complément indemnitaire d'accompagnement (CIA) par courriel du 3 juillet 2020, et ce dernier lui a été versé à compter du mois d'octobre 2020, avec effet rétroactif au 1er septembre 2020. Par un courrier du directeur départemental des finances publiques de l'Essonne du 15 décembre 2020, elle a été informée que ce complément lui avait versé par erreur et qu'il serait recouvré par voie de retenue sur traitement au mois de janvier 2021. Mme C a introduit le 16 décembre 2020 un recours gracieux contre cette décision. Par une décision du directeur départemental des finances publiques de l'Essonne du 15 mars 2021, Mme C a été informée qu'à titre exceptionnel les sommes perçues entre septembre 2020 et mars 2021 ne seraient pas reprises, mais que le versement de la garantie de rémunération prendrait fin au 1er avril 2021. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de ces décisions.

2. Par un mémoire, enregistré le 5 avril 2023, le ministre de l'économie, des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique fait valoir que, par une décision du 23 septembre 2021, postérieure à l'introduction de l'instance et devenue définitive, le directeur général des finances publiques a informé Mme C qu'elle bénéficierait, à titre exceptionnel, des dispositifs d'accompagnement, à raison de la suppression du poste de comptable par intérim de la trésorerie de Massy, dispositifs comprenant le versement du CIA. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l'intéressée a perçu, pour la période allant du mois de septembre 2020 au mois de septembre 2021, le complément indemnitaire d'accompagnement, ce qu'elle ne conteste pas. Dans ces conditions, les décisions des 15 décembre 2020 et 15 mars 2021 doivent être regardées comme ayant été implicitement mais nécessairement retirées par l'administration, postérieurement à l'introduction de l'instance. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte de Mme C sont privées d'objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme d'argent en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte présentées par Mme C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Mauny, président,

M. Sébastien Bélot, premier conseiller,

M. Jean-Louis Perez, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 janvier 2024.

L'assesseur le plus ancien,

signé

S. Bélot

Le président - rapporteur,

signé

O. ALa greffière,

signé

G. Le Pré

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions