jeudi 7 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2107844 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7éme chambre |
| Avocat requérant | CABINET PIERRE PINTAT AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 septembre 2021, M. A B et la société GVE, représentés par Me Louis Ribière, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le maire de Mennecy a interdit la circulation, sauf aux riverains et livraisons, sur une portion de l'avenue Darblay et de la rue du Fort l'Oiseau ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Mennecy la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'interdiction est illégale en ce qu'elle est générale, absolue et non limitée dans le temps ;
- cette interdiction n'est pas justifiée par des considérations de sécurité publique, ni par la protection des espaces naturels ;
- l'arrêté n'est pas motivé ;
- il est entaché de détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2022, la commune de Mennecy, représentée par Me Pierre Pintat, conclut au rejet de la requête ainsi qu'à la mise à la charge solidaire de M. B et de la société GVE de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, faute d'intérêt à agir des requérants ; M. B n'établit pas être propriétaire des parcelles composant l'étang des Judelles ; la société GVE n'établit pas gérer des activités de pêche du l'étang des Judelles ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,
- les conclusions de Mme Cerf, rapporteure publique,
- et les observations de Me Ribière, représentant les requérants, et de Me Gilliot, représentant la commune de Mennecy.
Une note en délibéré, produite par M. B, a été enregistrée le 30 novembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et la société A B Entreprises (GVE) demandent l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2021 par lequel le maire de Mennecy a interdit la circulation et le stationnement, sauf riverains et livraisons, sur une portion de l'avenue Darblay ainsi que dans la rue du Fort l'Oiseau.
2. En premier lieu, l'arrêté vise les articles L. 2213-1 et suivants du code général des collectivités territoriales ainsi que le code de la voirie routière. Il mentionne également la fermeture du pont entre Echarcon et Mennecy, ainsi que la " demande de la police municipale ". Il indique ensuite la nécessité " de conserver et d'assurer la protection des espaces naturels " ainsi que " d'améliorer le bon ordre public, la sûreté, la sécurité et la salubrité sur l'ensemble des impasses de l'avenue Darblay et la rue du Fort l'Oiseau ". L'arrêté attaqué, qui mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est dès lors suffisamment motivé.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : / ()2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, suite à la fermeture en octobre 2018 du pont menant à Echarcon, qui a de facto transformé l'avenue Darblay en une impasse, nombreux sont les véhicules s'engageant sur cette avenue pour se rendre dans la commune voisine malgré les panneaux de signalisation indiquant une voie sans issue, et contraints à faire demi-tour. D'autre part, l'avenue Darblay et la rue du Fort l'Oiseau, laquelle débouche sur la première, situées au nord de la commune, sont classées en zone N et bordées par des espaces boisés classés et des zones humides potentielles. Dans ces circonstances, et alors que la pose de panneaux de signalisation s'est révélée insuffisante pour réduire le trafic " inutile " sur ces deux voies, le maire de Mennecy a pu légalement, dans l'objectif d'assurer la sécurité de la circulation et de protéger l'environnement, décidé d'interdire la circulation et le stationnement sur l'avenue Darblay et la rue du Fort l'Oiseau, interdiction qui n'est au demeurant ni générale ni absolue, dès lors qu'elle ne s'adresse pas, notamment, aux riverains, aux livreurs ni aux services de secours.
5. En troisième lieu, si les requérants font valoir que la décision a été prise dans l'unique objectif de " nuire à leurs intérêts ", il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté serait entaché d'un tel détournement de pouvoir.
6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, que M. B et la société GVE ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2021.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
7. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Mennecy, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. B et de la société GVE la somme de 1 800 euros, à verser à la commune au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et la société GVE est rejetée.
Article 2 : M. B et la société GVE verseront à la commune de Mennecy la somme de 1 800 (mille huit cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B, à la société GVE et à la commune de Mennecy.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Ouardes, président,
- Mme Fejérdy, première conseillère,
- M. De Miguel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
B. Fejérdy
Le président,
Signé
P. Ouardes
La greffière,
Signé
C. Benoit-Lamaitrie
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026