mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2107963 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELAS ADMINIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 septembre 2021 et le 20 mars 2022, M. et Mme I D, H F, M. A B et Mme C E, représentés par Me Adeline-Delvolvé, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 78490 20 E0023 du 17 mars 2021 par lequel le maire de Plaisir a délivré à la société Pitch Promotion un permis de construire portant sur la réhabilitation de deux maisons et la construction d'un bâtiment, en vue de réaliser une résidence services pour personnes âgées sur des parcelles cadastrées section BO n°103 et 104, situées 2226 et 2280 rue Jules Régnier, ainsi que la décision du 15 juillet 2021 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Plaisir le versement de la somme de 5 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir ;
- la requête n'est pas tardive dans la mesure où ils ont signé le recours gracieux présenté au nom du collectif de " Défense pour la qualité de vie des Gâtines " ;
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté attaqué ;
- le plan de masse ne mentionne pas le raccordement aux réseaux publics, en méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ;
- l'angle de prise de vue des photographies n'est pas indiqué sur le plan de masse, en méconnaissance de l'article R. 431-10 du même code ;
- le dossier de demande de permis de construire est entaché d'erreurs et de contradictions ; ainsi, il est mentionné sur le plan de masse que le chauffage de la résidence serait collectif et au gaz alors qu'il est indiqué " pompes à chaleur air-air " " entre le plan de masse et le permis de construire " ; par ailleurs, le plan de masse indique, de façon erronée, qu'il existe sur la zone proche de la future résidence des habitations dont le gabarit serait de R+2+Combles ; enfin, les modalités de calcul de la surface pondérée des espaces verts sont erronées ;
- les modalités de desserte et d'accès au projet ne respectent pas les prescriptions de l'article UP 3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Plaisir dès lors que la largeur de la rue Jules Régnier est insuffisante et qu'il n'est prévu qu'une entrée charretière analogue à celle d'une maison individuelle qui est inadaptée à un immeuble de 127 logements ;
- le projet, qui prévoit la construction d'un " gros collectif ", méconnaît le caractère de la zone UP tel que décrit par l'article 2 des dispositions générales du règlement du PLU de Plaisir et porte atteinte, par sa hauteur, son ampleur, la multiplicité des ouvertures et des balcons, au caractère des lieux avoisinants, composés de maisons individuelles culminant à R+1+C, qui présentent une simplicité dans les volumes, les teintes et les percements et dont l'emprise au sol n'excède pas 150 m2 ;
- le maire de Plaisir a commis une erreur d'appréciation en faisant droit à la demande de la société Pitch Promotion de déroger aux règles applicables en matière de création de places de stationnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2022, la société Pitch Promotion, représentée par Me Jobelot, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à la mise à la charge des requérants de la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des entiers dépens.
Elle soutient que :
- la requête est tardive dès lors que le recours gracieux exercé au nom du collectif de " Défense pour la qualité de vie des Gâtines " n'a pas eu pour effet de proroger le délai de recours contentieux des requérants ;
- la requête est également irrecevable, faute d'intérêt à agir des requérants ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est, en tout état de cause, fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2022, la commune de Plaisir, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants des entiers dépens.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, faute d'intérêt à agir des requérants ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est, en tout état de cause, fondé.
Les parties ont été informées le 12 avril 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de l'article L. 152-6 du code de l'urbanisme dès lors que la nouvelle construction projetée n'entre dans aucun des cas dans lesquels l'autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut déroger aux règles applicables en matière de création d'aires de stationnement.
Par une lettre en date du 12 avril 2022, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de retenir comme fondé le moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de l'article L. 152-6 du code de l'urbanisme et les a invitées à produire leurs observations sur une éventuelle application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire enregistré le 24 juin 2022, les requérants déclarent se désister purement et simplement de la présente instance.
Par un mémoire enregistré le 24 juin 2022, la société Pitch Promotion conclut à ce qu'il soit donné acte du désistement d'instance des requérants.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G ;
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public ;
- les observations de Me Adeline-Delvolvé, représentant les requérants et celles de Me Hincker, pour la société Pitch Promotion.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n° PC 78490 20 E0023 du 17 mars 2021, le maire de Plaisir a délivré à la société Pitch Promotion un permis de construire portant sur la réhabilitation de deux maisons et la construction d'un bâtiment, en vue de réaliser une résidence services pour personnes âgées sur des parcelles cadastrées section BO n°103 et 104, situées 2226 et 2280 rue Jules Régnier. M et Mme D et autres demandent l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision du 15 juillet 2021 par laquelle le maire de Plaisir a rejeté leur recours gracieux.
2. Par un mémoire enregistré le 24 juin 2022, les requérants ont déclaré se désister de la présente requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la société Pitch Promotion présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
4. Il n'y a pas davantage lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Plaisir et la société Pitch Promotion au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, l'instance n'ayant donné lieu à aucun dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance des requérants.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Pitch Promotion et la commune de Plaisir au titre des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme I D, représentants uniques des requérants, à la commune de Plaisir et à la société Pitch Promotion.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- M. Jauffret, premier conseiller,
- Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
J. G
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026