lundi 11 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2108280 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat Kante |
| Avocat requérant | LESAGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 septembre 2021, M. A C, représenté par Me Lesage, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 48 SI du 6 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que des décisions des 5 mars 2019, 22 mars 2020, 29 avril 2020 et 23 septembre 2020 portant sur les retraits de points antérieurs ;
2°) d'enjoindre l'administration de lui restituer les points correspondant à l'infraction du 22 mars 2020 sur le capital affectant son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la réalité de l'infraction du 22 mars 2020 n'est pas établie dès lors que l'amende forfaitaire majorée a été annulée par l'officier du ministère public compétent ;
- les décisions attaquées sont illégales en ce qu'aucune information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R 223-3 du code de la route relative aux infractions qu'il aurait commises ne lui a été délivrée.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu partiel à statuer sur la requête et au rejet du surplus des conclusions.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre la décision 48 SI, en tant qu'elle invalide le permis de conduire de M. C pour solde de points nul et les décisions de retrait de points afférentes aux infractions commises les 22 mars 2020, 29 avril 2020 et 23 septembre 2020 sont devenues sans objet ;
- les décisions de retrait de points lui ont été notifiées ;
- le requérant a reçu l'information préalable s'agissant de l'infraction commise le 5 mars 2019.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Kanté, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C demande au tribunal l'annulation de la décision portant retrait de points sur le capital de son permis de conduire à raison des infractions commises les 5 mars 2019, 22 mars 2020, 29 avril 2020 et 23 septembre 2020, et par voie de conséquence, l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 6 août 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié l'invalidité de son permis de conduite pour solde de points nul et lui a enjoint de le restituer.
Sur l'étendue du litige :
2. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que par un courrier du 1er juillet 2021, l'Officier du ministère public compétent a informé le requérant du classement de l'annulation de la contravention découlant de l'infraction du 22 mars 2020 relevée à Trappes sans suite, et du classement sans suite du dossier y afférant.
3. D'autre part, il ressort du relevé d'information intégral du 1er décembre 2021 relatif au permis de conduire de M. C, édité postérieurement à l'introduction de la requête, que la mention de l'infraction commise le 22 mars 2020 a été effacée, que les points retirés consécutivement aux infractions des 29 avril 2020 et 23 septembre 2020 ont été restitués au requérant respectivement les 4 juillet 2021 et 3 novembre 2021 et qu'en conséquence, le solde de points de son permis de conduire a été crédité de 6 points. En outre, il ressort également de ce même relevé d'information intégral que le point retiré consécutivement à l'infraction du 5 mars 2019 a été restitué au requérant le 25 septembre 2019.
4. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant a obtenu l'effacement de l'infraction du 22 mars 2020 et la restitution de l'ensemble des points qui lui ont été retirés pour les autres infractions. Le solde de points de son permis de conduire a, ainsi qu'il a été dit, été crédité de 6 points. Il n'est pas nul. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur est réputé avoir retiré, outre la décision de retrait de points afférente à l'infraction du 22 mars 2020 la décision " 48 SI " du 6 août 2021, en tant qu'elle invalide son permis de conduire pour solde de points nul. Par suite, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. C présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.
La magistrate désignée,
signé
C. B La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026