jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2108934 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7éme chambre |
| Avocat requérant | MATHIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 octobre 2021, M. et Mme E, représentés par Me Olivier Mathieu, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 avril 2021 par laquelle le maire de la Celle-Saint-Cloud a délivré un permis de construire à la société Sybarite Development portant sur la construction d'une maison sur le lot A issu de la division foncière du terrain sis 6-8-10, allée des Robichons, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de la Celle-Saint-Cloud et de la société Sybarite Development la somme de 1 000 euros, à verser chacune en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ; ils ont intérêt à agir ; les formalités de notification liées à l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme ont été accomplies ;
- la notice paysagère est insuffisante, elle ne décrit pas l'implantation, la composition ni le volume de la construction nouvelle par rapport aux constructions avoisinantes ; le parti pris architectural du projet n'est pas décrit ;
- en méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, le plan de masse ne fait pas apparaître le tracé des canalisations ni l'emplacement du raccordement aux réseaux publics ;
- l'abri de jardin n'a pas fait l'objet d'un plan de coupe, en méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ; le niveau du terrain naturel n'est pas indiqué ;
- les documents graphiques ne permettent pas d'apprécier l'insertion du projet par rapport aux constructions avoisinantes, ni son impact visuel, en méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- en méconnaissance de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, le dossier ne comporte pas d'attestation, alors que le terrain est situé en zone rouge et en zone B2 du plan de prévention des risques naturels (PPRN) de mouvements de terrain ;
- l'inspection générale des carrières n'a pas été saisie ; le permis est donc entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- en méconnaissance de l'article L. 451-1 du code de l'urbanisme, le dossier est muet sur la démolition du bâtiment présent sur la parcelle ;
- le permis de construire méconnaît la déclaration préalable du 31 décembre 2020, dès lors que celle-ci prévoit la conservation de tous les arbres de haute tige du terrain ;
- le permis de construire méconnaît le règlement du PPRN ;
- le projet méconnaît l'article UG2.1 du règlement du PLU en ce qui concerne l'abri de jardin ;
- le projet méconnaît l'article UG2.3 du règlement du PLU, dès lors qu'il autorise l'abattage d'un arbre de haute tige ;
- le projet méconnaît l'article UG2.4 du règlement du PLU, car le dégagement des deux places de stationnement n'est pas suffisant ;
- le projet méconnaît l'article UG3.1 du règlement du PLU.
Par un mémoire enregistré le 7 avril 2022, la société Sybarite Development, représentée par Me Jean-Marc Petit, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à l'application des dispositions de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme, ainsi qu'en tout état de cause à la mise à la charge des requérants de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 10 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,
- les conclusions de Mme Cerf, rapporteure publique,
- et les observations de Me Roussel, représentant la société Sybarite Development.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 31 décembre 2020, le maire de la Celle-Saint-Cloud a autorisé la société Sybarite Development à procéder à la division en trois lots à bâtir d'un terrain situé 6-10, allée des Robichons. Par un arrêté du 15 avril 2021, le maire a délivré à la société un permis de construire visant à l'édification, sur le lot A, d'une maison individuelle. M. et Mme E demandent l'annulation de cet arrêté. Par arrêté du 14 février 2022, intervenu en cours d'instance, le maire de la Celle-Saint-Cloud a délivré un permis de construire modificatif à la société pétitionnaire.
Sur les moyens tirés de l'insuffisance du dossier de permis de construire :
2. Les insuffisances ou omissions entachant un dossier de demande de permis de construire ne sont, en principe, susceptibles de vicier la décision prise, compte tenu des autres pièces figurant dans ce dossier, que si elles ont été de nature à affecter l'appréciation à laquelle se sont livrées les autorités chargées de l'examen de cette demande.
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : () / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants() ".
4. Il ressort des pièces du dossier que si la notice paysagère décrit de façon succincte l'implantation, la composition et le volume de la construction nouvelle par rapport aux constructions avoisinantes, elle est toutefois complétée sur ce point par le plan de masse, les plans de façade ainsi que les deux documents graphiques d'insertion.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. () "
6. Il ressort des pièces du dossier que contrairement à ce que soutiennent les requérants, et conformément aux dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, le plan de masse indique les raccordements aux réseaux publics.
7. En troisième lieu, si les requérants font valoir que l'abri de jardin prévu dans le projet initial n'a pas fait l'objet d'un plan en coupe indiquant sa hauteur par rapport au niveau du terrain naturel, il ressort des pièces du dossier que cet abri a été supprimé dans le projet validé par le permis de construire modificatif. Dès lors, et en tout état de cause, le moyen est inopérant et doit être écarté.
8. En quatrième lieu, le document graphique inclus dans le dossier de permis de construire, qui a été au demeurant complété par un second document dans le dossier de permis de construire modificatif, est suffisant pour apprécier l'insertion du projet par rapport aux constructions avoisinantes. La circonstance que n'y figure pas l'abri de jardin, qui a été supprimé dans le cadre du permis de construire modificatif, est à cet égard sans incidence.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : / () f) Lorsque la construction projetée est subordonnée par un plan de prévention des risques naturels prévisibles ou un plan de prévention des risques miniers approuvés, ou rendus immédiatement opposables en application de l'article L. 562-2 du code de l'environnement, ou par un plan de prévention des risques technologiques approuvé, à la réalisation d'une étude préalable permettant d'en déterminer les conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation, une attestation établie par l'architecte du projet ou par un expert certifiant la réalisation de cette étude et constatant que le projet prend en compte ces conditions au stade de la conception () ".
10. Si une partie du terrain d'assiette du projet est situé en zone rouge et en zone B2 du plan de zonage du plan de prévention des risques naturels (PPRN) de mouvements de terrains liés aux anciennes carrières souterraines, approuvé le 29 octobre 2015, il ressort du plan de masse que le projet, tel qu'il a été approuvé dans le cadre du permis de construire modificatif, ne prévoit aucune construction sur ces zones du terrain, qui ne supporteront qu'un cheminement pour les véhicules pour accéder aux places de stationnement. Dans ces conditions, un tel aménagement n'étant pas subordonné à la réalisation d'une étude préalable, le dossier de permis de construire n'avait pas à comprendre l'attestation mentionnée à l'article R.431-16 du code de l'urbanisme.
11. En sixième lieu, les requérants se prévalent du plan de zonage du PPRN, document daté de 2015, pour soutenir qu'une construction est présente sur le terrain d'assiette du projet, et que le permis de construire devait également comporter une autorisation de démolir. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment de l'extrait de plan cadastral et de la capture d'écran du site Géoportail, produits en défense par la société pétitionnaire, et non contestés par les requérants, que le terrain ne comportait, à la date de la demande de permis de construire, aucune construction. Le moyen tiré de l'absence de mention d'une éventuelle démolition dans l'arrêté attaqué est donc inopérant.
Sur le moyen tiré de l'absence de saisine de l'inspection générale des carrières :
12. Les requérants se prévalent de l'arrêté du préfet des Yvelines en date du 5 août 1986 pour faire valoir que l'inspection générale des carrières devait être saisie pour avis du projet, et qu'en l'absence de cette formalité, la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Il ressort toutefois des pièces du dossier que l'arrêté du 5 août 1986, qui ne prévoyait aucune obligation de consultation de l'inspection générale des carrières, a été abrogé par l'arrêté du 29 octobre 2015 approuvant le PPRN cité au point 10. Dès lors, le moyen est inopérant, alors en tout état de cause qu'ainsi qu'il a été dit au point 10, aucune construction n'est prévue dans la partie du terrain d'assiette correspondant à une zone à risque au titre du PPRN.
Sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'arrêté du 31 décembre 2020 de non-opposition à la déclaration préalable :
13. Aux termes de l'article UG2.3 du règlement du PLU : " () Prescriptions en faveur du maintien des arbres : / Les demandes d'autorisation d'urbanisme devront tenir compte des arbres de haute tige existants afin de préserver le plus possible les différents sujets. / Les arbres de haute tige et arbres de parc () doivent être maintenus dans les cas suivants : () / - à l'intérieur des terrains identifiés au tableau des arbres et boisements à préserver figurant en annexe Titre IV, chapitre 3, " éléments du paysage à préserver et soumis à déclaration préalable ". / Exceptions : sous réserve de justification, l'abattage pourra être autorisé ponctuellement dans les cas suivants : () / - si cela est nécessaire pour la création d'une habitation ou d'une extension, à conditions : / - qu'aucune autre solution ne puisse être envisagée pour des raisons techniques et que les arbres supprimés soient remplacés par des plantations d'essences locales ou ornementales dont la taille minimale au moment de la plantation soit comprise entre 1,5 et 2m. () "
14. Par un arrêté du 31 décembre 2020, le maire de la Celle-Saint-Cloud a autorisé la division parcellaire qui lui était demandée par déclaration préalable de la société pétitionnaire, et dont est issu le terrain d'assiette du projet d'espèce, constitutif du lot A. Au titre des prescriptions dont est assortie l'autorisation, l'arrêté du 31 décembre 2020 dispose, au point 2 de son article 2 : " Afin de respecter les dispositions de l'article UG2.3 du plan local d'urbanisme, relatif au traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions, au stade de la déclaration préalable, tous les arbres de haute tige existants dans le lotissement devront être conservés. "
15. Ces dispositions, conjuguées à celles de l'article UG2.3 du règlement du PLU auxquelles elles se réfèrent, ne peuvent être regardées comme interdisant strictement, au stade futur du permis de construire, tout abattage d'arbres sur les terrains concernés, mais comme réservant à cette étape ultérieure la question d'un abattage éventuel, dans les conditions prévues par les dispositions du règlement du PLU.
16. Il s'ensuit qu'en autorisant l'abattage d'un arbre sur le terrain d'assiette, l'arrêté attaqué n'a pas méconnu, en tout état de cause, les dispositions de l'arrêté du 31 décembre 2020.
Sur le moyen tiré de la méconnaissance du règlement du PPRN :
17. Aux termes de l'article 5 du règlement du PPRN, relatives aux dispositions applicables en zone rouge : " Les zones rouges sont inconstructibles, toute extension du bâti à usage d'habitation permanente est interdite. / Toutefois, sont autorisés, à condition qu'ils n'aggravent pas les risques ou ne déclenchent pas les désordres redoutés : / - les aménagements ne conduisant pas à une augmentation globale de la surface du bâti de plus de 10 m² par rapport à celle existante lors de la publication du PPRN et n'ayant pas pour objet l'accroissement de surface dédiée à l'usage d'habitation () ". Aux termes de l'article 6 du même texte, relatif aux zones bleues B : " Dans les zones bleues les projets sont soumis aux prescriptions ci-après. () Conformément à l'article R.431-16 du code de l'urbanisme, toute demande de permis de construire comportera une attestation telle que définie au chapitre 2.1 de l'article 2 du présent règlement. () "
18. Il ressort des pièces du dossier que, dans la partie du terrain située en zone rouge et en zone B2 du PPRN, est prévue uniquement, dans le prolongement de l'accès à la voie publique, existant et sur lequel n'est prévu aucune transformation, la réalisation d'un cheminement pour les véhicules. Cet aménagement, qui ne conduit à aucune augmentation de la surface du bâti, n'est interdit par le règlement du PPRN ni en zone rouge, ni a fortiori en zone B2. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de ce règlement doit être écarté.
Sur les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions du règlement du PLU :
19. En premier lieu, si les requérants soutiennent que l'abri de jardin ne respecte pas les dispositions de l'article UG2.1 du règlement du PLU, cet abri a été supprimé dans le cadre du permis de construire modificatif. Le moyen est donc inopérant.
20. En deuxième lieu, il ressort de la notice explicative, jointe au dossier de permis de construire, que l'abattage d'un arbre est prévu au projet " en raison de sa proximité avec la future construction ". Contrairement à ce que soutiennent les requérants, l'abattage de l'arbre, dont le projet prévoit par ailleurs qu'il sera remplacé, est justifié. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG2.3 du règlement du PLU doit donc être écarté.
21. En troisième lieu, aux termes de l'article UG2.4 du règlement du PLU : " () Le titre IV, chapitre 6 du présent règlement fixe les normes applicables en matière de stationnement. () ". Aux termes du chapitre 6 du titre IV du même texte : " () dimension des places : longueur : 5 m / largeur : 2,30m / dégagement : 6 m () ".
22. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse joint au dossier de demande de permis de construire modificatif, que les deux places de stationnement prévues au projet, de type " commandé ", présentent un dégagement supérieur à 6 mètres. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG2.4 du règlement du PLU doit donc être écarté.
23. En quatrième lieu, aux termes de l'article UG3.1 du règlement du PLU : " () un projet pourra être refusé lorsque l'augmentation des entrées et des sorties qu'il engendre sur la voie qui le dessert est incompatible avec la fréquentation ou la configuration de celle-ci. () " Par ailleurs, le règlement de la zone UG indique, que conformément à l'article R.151-21 du code de l'urbanisme, toute autorisation d'urbanisme " se voit appliquer les règles du PLU à l'échelle du lot et non à l'échelle du périmètre du lotissement ".
24. Il ressort des pièces du dossier que si l'allée des Robichons est à double sens de circulation, elle présente une largeur supérieure à 5,50 mètres, et la vitesse y est réduite à 30 km/h. Le projet, qui se limite à une unique maison d'habitation, engendrera par ailleurs une faible augmentation des entrées et des sorties sur cette voie, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle serait incompatible avec les caractéristiques de celle-ci. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG3.1 du règlement du PLU doit donc être écarté.
25. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme E ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 15 avril 2021 ayant délivré un permis de construire à la société Sybarite Development.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
26. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de la Celle-Saint-Cloud et de la société Sybarite Development, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants la somme de 1 000 euros à verser à la société pétitionnaire au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B - Djurdjevic est rejetée.
Article 2. M. et Mme E verseront à la société Sybarite Development la somme de 1 000 (mille) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme D et C B - Djurdjevic, à la commune de la Celle Saint Cloud et à la société Sybarite Development.
Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Ouardes, président,
- Mme Fejérdy, première conseillère,
- M. De Miguel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
B. Fejérdy
Le président,
Signé
P. Ouardes
La greffière,
Signé
C. Benoit-Lamaitrie
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026