LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2109098

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2109098

vendredi 16 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2109098
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantARVIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 octobre 2021, Mme A B, représentée par Me Arvis, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 juillet 2021 par laquelle le président de la commission d'équivalence des diplômes du centre national de la fonction publique territoriale a rejeté sa demande d'équivalence pour se présenter au concours d'ingénieur territorial, ainsi que la décision du 28 septembre 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la commission d'équivalence de diplôme du centre national de la fonction publique territoriale, à titre principal, de reconnaître l'équivalence de son diplôme à un diplôme d'ingénieur, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge du centre national de la fonction publique territoriale une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions litigieuses sont insuffisamment motivées ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dans la mesure où, s'agissant de ses diplômes, elle dispose d'une formation " Bac+5 " comportant des enseignements ayant un caractère scientifique en matière environnementale, territoriale et d'ingénierie du développement durable ainsi que de compétences en génie civil, mécanique, hydraulique et d'environnement ; et s'agissant de son expérience professionnelle, elle peut se prévaloir de dix années d'expérience en qualité de responsable de services sur des postes dévolus à des ingénieurs territoriaux, tels que " responsable du service collecte ", " responsable du service environnement " ou encore " directrice de pôle technique ".

Par un mémoire en défense enregistrés le 24 janvier 2022, le centre national de la fonction publique territoriale conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 16 janvier 2023 par une ordonnance du 13 décembre 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le décret n° 2007-196 du 13 février 2007 relatif aux équivalences de diplômes requises pour se présenter aux concours d'accès aux corps et cadres d'emplois de la fonction publique ;

- le décret n° 2016-201 du 26 février 2016 portant statut particulier du cadre d'emplois des ingénieurs territoriaux ;

- l'arrêté du 19 juin 2007 fixant la liste des concours et les règles de composition et de fonctionnement des commissions d'équivalences de diplômes pour l'accès aux concours de la fonction publique territoriale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Geismar, première conseillère,

- et les conclusions de Mme Ozenne, rapporteure publique,

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B est agent contractuel de la fonction publique territoriale depuis le 3 janvier 2012. Elle a sollicité, auprès de la commission d'équivalence de diplôme du centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), la reconnaissance de l'équivalence de son diplôme de Master 2 en Ingénierie développement durable à un diplôme d'ingénieur. Par une décision du 27 juillet 2021, la commission d'équivalence a refusé sa demande avant de rejeter, le 28 septembre 2021, le recours gracieux qu'elle avait effectué. Mme B demande l'annulation de ces décisions.

2. Aux termes de l'article 21 du décret du 13 février 2007 précité : " () La commission se prononce par une décision qui est communiquée au candidat, à charge pour lui de la transmettre à l'autorité compétente pour l'admettre à concourir. Lorsqu'elle est défavorable, la décision doit être motivée ".

3. En l'espèce, la décision du 27 juillet 2021 vise les textes applicables, et précise que si les diplômes de la requérante sont de même niveau que celui du diplôme requis pour l'accès au concours d'ingénieur territorial, ils " ne sont pas de même nature ". Elle précise notamment que " leurs enseignements n'ont pas majoritairement le caractère scientifique ou technique des diplômes requis ". Ainsi, la décision litigieuse comporte les éléments permettant à Mme B d'en contester utilement le bien fondé. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté.

4. D'une part, selon l'article 8 du statut des ingénieurs territoriaux : " Peuvent être inscrits sur la liste d'aptitude prévue au 1° de l'article 7 les candidats déclarés admis : 1° A un concours externe sur titres avec épreuves ouvert, pour 75 % au moins des postes à pourvoir, aux candidats titulaires d'un diplôme d'ingénieur délivré dans les conditions prévues par les articles L. 642-1 et suivants du code de l'éducation, ou d'un diplôme d'architecte, ou d'un autre diplôme scientifique ou technique sanctionnant une formation d'une durée au moins égale à cinq années d'études supérieures après le baccalauréat, correspondant à l'une des spécialités mentionnées à l'article 9 et reconnu comme équivalent dans les conditions fixées par le décret du 13 février 2007 susvisé. Les candidats doivent fournir lors de leur inscription au concours une attestation d'obtention du diplôme ou, à défaut, une attestation justifiant qu'ils accomplissent la dernière année du cycle d'études conduisant au diplôme considéré. La condition de diplôme doit être justifiée à une date fixée, par l'arrêté du président du centre de gestion fixant la date des épreuves, au plus tard à la veille de l'établissement par le jury de la liste des admissibles () ". Et l'article 9 de ce décret précise : " Les concours mentionnés à l'article 8 sont ouverts dans l'une ou plusieurs des spécialités suivantes : 1° Ingénierie, gestion technique et architecture ; 2° Infrastructures et réseaux ; 3° Prévention et gestion des risques ; 4° Urbanisme, aménagement et paysages ; 5° Informatique et systèmes d'information. () ".

5. D'autre part, l'article 1er du décret du 13 février 2007 dispose : " Lorsque le recrutement par voie de concours dans un corps ou un cadre d'emplois de fonctionnaires est subordonné, en application des dispositions réglementaires en vigueur, à la possession de certains diplômes nationaux, peuvent se présenter à ce concours, sous réserve de remplir les autres conditions requises et de respecter les dispositions du présent décret, les candidats qui justifient de qualifications au moins équivalentes attestées : 1° Par un diplôme ou un autre titre de formation délivré en France, dans un autre Etat membre de la Communauté européenne ou dans un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ; 2° Par tout autre diplôme ou titre sanctionnant une formation ou par toute attestation prouvant que le candidat a accompli avec succès un cycle d'études au moins équivalent à celui sanctionné par le diplôme requis ; 3° Par leur expérience professionnelle. () ". Et l'article 9 de ce décret ajoute : " La commission reconnaît une équivalence aux conditions de diplômes dans les trois cas suivants : 1° Lorsque le candidat justifie d'un titre de formation ou d'une attestation de compétence sanctionnant un cycle d'études équivalent, compte tenu de sa durée et de sa nature, au cycle d'études nécessaire pour obtenir le ou l'un des diplômes requis ; ".

6. En premier lieu, Mme B, soutient disposer d'un niveau de diplôme équivalent à celui requis en vertu des dispositions reproduites ci-dessus. Elle fait également valoir que le contenu des enseignements suivis présentait un caractère scientifique en matière environnementale, territoriale et d'ingénierie du développement durable, et précise avoir ainsi acquis des connaissances, notamment, en matière d'urbanisme, d'architecture, de développement durable, d'infrastructure ainsi qu'en gestion de l'eau, de l'énergie et des ressources.

7. Il ressort des pièces du dossier que la requérante dispose d'une licence " lettres et sciences humaines, mention géographie et aménagement ", d'une maîtrise " sciences humaines et sociales, mention géographie et aménagement, spécialité territoires, développement et cultures, gestion environnementale ", ainsi que d'un " Master sciences de l'environnement, du territoire et de l'économie, mention ingénierie du développement durable, spécialité construction durable et éco-quartiers ". Mme B justifie donc être titulaire d'un diplôme sanctionnant une formation d'une durée au moins égale à cinq années d'études supérieures après le baccalauréat. Il ressort des programmes des 2e année et 3e année de Licence, produits par l'intéressée, qu'ils concernent notamment des unités relatives à " l'organisation de l'espace ", à " l'initiation à la cartographie, ou aux " milieux et sociétés ". De même, l'enseignement de son Master 2 incluait " une mise à niveau " en matière de " notions de base d'urbanisme, d'architecture, de développement durable ", un enseignement relatif à la " gouvernance territoriale " et à la " conception de l'éco-quartier ", ainsi qu'une unité en apparence plus technique s'agissant d'une spécialité dénommée " exploitation " comprenant l'apprentissage d'outils d'évaluation en éco matériaux, bilan carbone, système d'exploitation d'immeuble ou encore systèmes techniques variés. Or, il ne ressort pas du programme de ces formations, ni d'aucun autre élément du dossier, que ces diplômes, délivrés dans le cadre d'études en sciences sociales, présentent un caractère scientifique équivalent à celui des diplômes requis, à savoir le diplôme d'ingénieur, lequel comprend un volume important d'enseignements scientifiques comme les mathématiques ou la physique, ou le diplôme d'architecte sanctionnant une connaissance spécifique de la structure des matériaux et des connaissances en géométrie spatiale par exemple. Enfin, ces programmes ne correspondent pas aux spécialités mentionnées à l'article 9 du décret portant statut particulier des ingénieurs territoriaux, comprenant l'ingénierie, gestion technique et architecture ; Infrastructures et réseaux ; Prévention et gestion des risques ; Urbanisme, aménagement et paysages ; Informatique et systèmes d'information.

8. Selon l'article 11 du décret du 13 février 2007 : " Le candidat qui justifie de l'exercice d'une activité professionnelle salariée ou non salariée, exercée de façon continue ou non, pendant une durée totale cumulée d'au moins trois ans à temps plein dans l'exercice d'une profession comparable par sa nature et son niveau à celle à laquelle la réussite au concours permet l'accès peut également demander à la commission l'autorisation de s'inscrire au concours. Les périodes de formation initiale ou continue, quel que soit le statut de la personne, ainsi que les stages et les périodes de formation en milieu professionnel accomplis pour la préparation d'un diplôme ou d'un titre ne sont pas pris en compte dans le calcul de la durée d'expérience requise ". Et aux termes de l'article 2 de leur statut particulier, " les ingénieurs territoriaux exercent leurs fonctions dans tous les domaines à caractère scientifique et technique entrant dans les compétences d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public territorial, notamment dans les domaines relatifs : 1° A l'ingénierie ; 2° A la gestion technique et à l'architecture ; 3° Aux infrastructures et aux réseaux ; 4° A la prévention et à la gestion des risques ; 5° A l'urbanisme, à l'aménagement et aux paysages ; 6° A l'informatique et aux systèmes d'information. Ils assurent des missions de conception et d'encadrement. Ils peuvent se voir confier des missions d'expertise, des études ou la conduite de projets. ".

9. En second lieu, Mme B se prévaut d'une expérience de dix années en tant que responsable de différents services au sein de collectivités territoriales, sur des postes en principe dévolus à des ingénieurs territoriaux, et soutient qu'en raison de son expérience, elle aurait dû être autorisée à s'inscrire au concours. Elle démontre plus précisément avoir été nommée responsable du service collecte d'une commune, sur un emploi relevant du cadre des ingénieurs territoriaux. Par ailleurs, elle a été recrutée en tant que responsable du pôle technique du syndicat SIOM de la vallée de Chevreuse depuis le 1er octobre 2017, et directrice de ce même pôle depuis le 1er février 2021. Toutefois, il ressort d'un précédent arrêté de nomination ainsi que d'un contrat de recrutement que, d'une part, elle a occupé préalablement deux emplois ouverts à un attaché territorial au sein de la communauté d'agglomération Les Hauts-de-Bièvres. D'autre part, les pièces produites montrent que la plupart des tâches qui lui étaient confiées étaient de nature administrative, même si elles comprenaient un aspect technique. Ainsi, elle devait en tant qu'agent de la direction générale, au sein du service environnement de la communauté d'agglomération les Hauts-de-Bièvres, participer à l'élaboration des décisions de la collectivité, alerter cette dernière d'éventuels risques, participer à des réunions ou encore valider des dépenses. De même, en tant que responsable du Pôle technique du SIOM, ses missions principales concernaient l'encadrement et la gestion budgétaire, incluant notamment la gestion de certains marchés publics de collecte, bien qu'une partie de ses missions impliquait également un aspect technique, relatif à la réalisation d'audits techniques et d'études de prospective, ou à la participation au projet de création d'une déchetterie ressourcerie. Dès lors, Mme B n'établit pas que les connaissances et compétences acquises par son parcours professionnel seraient d'un niveau équivalent à celles délivrées par les diplômes requis pour l'accès au concours d'ingénieur territorial. Par suite, et sans remettre en cause ses compétences et qualités professionnelles, elle ne justifie pas, en l'état du dossier, d'une expérience professionnelle permettant de compenser l'écart entre ses diplômes et ceux qui sont requis pour se présenter au concours externe d'ingénieur territorial. Les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation qu'aurait commises la commission d'équivalence doivent donc être écartés.

10. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à solliciter l'annulation de la décision du 27 juillet 2021 par laquelle le président de la commission d'équivalence des diplômes du centre national de la fonction publique territoriale a rejeté sa demande d'équivalence, ni de la décision du 28 septembre 2021 rejetant son recours gracieux.

11. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre national de la fonction publique territoriale.

Délibéré après l'audience du 2 juin 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Gosselin, présidente,

- Mme Vincent, première conseillère,

- Mme Geismar, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juin 2023.

La rapporteure,

Signé

M. Geismar Le président,

Signé

C. Gosselin

La greffière,

Signé

S. Lamarre

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2109098

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions