jeudi 5 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2109220 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2109220, le 25 octobre 2021, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recette du 2 décembre 2020 d'un montant de 10 829,92 euros tendant au recouvrement d'un indu sur son traitement du mois d'octobre 2020, ainsi que la décision implicite de rejet née du silence gardé par le garde des sceaux, ministre de la justice sur le recours administratif préalable obligatoire qu'il lui a adressé le 18 février 2021 ;
2°) de le décharger du paiement de la somme de 10 829,92 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le rejet de son recours administratif préalable obligatoire n'est pas motivé ;
- le titre de recette attaqué n'est pas signé ;
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas établie, dès lors que la signataire de ce titre ne justifie pas qu'elle disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée à cette fin ;
- le titre de recette attaqué ne mentionne pas les bases de liquidation de la créance suffisamment clairement pour en apprécier le bien-fondé ;
- la décision par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine s'est prononcé sur son aptitude à reprendre ses fonctions est entachée d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de la procédure devant la commission de réforme, dès lors que celle-ci n'a pas été saisie de son entier dossier médical, ne s'est pas prononcée sur son aptitude à reprendre ses fonctions et n'a pas diligenté de nouvelle expertise en dépit de l'aggravation de son état de santé, que son avis est incompréhensible et qu'ainsi, il ne pouvait être regardé apte à la reprise de ses fonctions à compter du 2 juin 2019 ;
- le titre litigieux est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il n'était pas apte à reprendre ses fonctions dès le 2 juin 2019, une nouvelle expertise étant nécessaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le titre de recette attaqué mentionne suffisamment les bases de la liquidation ;
- seul le juge judiciaire peut être saisi d'un moyen relatif à la contestation de la procédure de recouvrement, le moyen tiré du vice de procédure soulevé par M. D étant ainsi inopérant ;
- la créance est fondée.
La requête a été communiquée au directeur régional des finances publiques Ile-de-France et de Paris qui n'a pas produit de mémoire en défense.
II. Par une requête, enregistrée le 24 mai 2022 sous le n°2204064, M. A D, représenté par Me Beaulac, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recette du 7 septembre 2021 d'un montant de 12 889,09 euros tendant au recouvrement d'un indu sur son traitement du mois de juin 2021 ainsi que la décision implicite de rejet née du silence gardé par le garde des sceaux, ministre de la justice sur le recours administratif préalable obligatoire qu'il lui a adressé le 12 novembre 2021 ;
2°) de le décharger du paiement de la somme de 12 889,09 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le rejet de son recours administratif préalable obligatoire n'est pas motivé ;
- le titre de recette attaqué n'est pas signé ;
- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas établie, dès lors que la signataire de ce titre ne justifie pas qu'elle disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée à cette fin ;
- le titre de recette attaqué ne mentionne pas les bases de liquidation de la créance suffisamment clairement pour en apprécier le bien-fondé ;
- la décision par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine s'est prononcé sur son aptitude à reprendre ses fonctions est entachée d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de la procédure devant la commission de réforme, dès lors que celle-ci n'a pas été saisie de son entier dossier médical, ne s'est pas prononcée sur son aptitude à reprendre ses fonctions et n'a pas diligenté de nouvelle expertise en dépit de l'aggravation de son état de santé, que son avis est incompréhensible et qu'ainsi, il ne pouvait être regardé apte à la reprise de ses fonctions à compter du 2 juin 2019 ;
- le titre litigieux est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il n'était pas apte à reprendre ses fonctions dès le 2 juin 2019, une nouvelle expertise étant nécessaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le titre de recette attaqué mentionne suffisamment les bases de la liquidation ;
- seul le juge judiciaire peut être saisi d'un moyen relatif à la contestation de la procédure de recouvrement, le moyen tiré du vice de procédure soulevé par M. D étant ainsi inopérant ;
- la créance est fondée.
La requête a été communiquée au directeur régional des finances publiques Ile-de-France et de Paris qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n° 61-825 du 29 juillet 1961 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Marc, rapporteure publique,
- et les observations de Me Beaulac pour M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, alors surveillant pénitentiaire stagiaire à la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine, a été victime, le 7 novembre 2015, d'un accident de travail, qui a été reconnu imputable au service. Par une décision du 16 juillet 2020, le chef d'établissement du centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine a fixé la date de consolidation de son état de santé à la suite de son accident de service au 2 juin 2019. Par un arrêté du 21 mai 2021, le garde des sceaux, ministre de la justice a prononcé la radiation des cadres de M. D pour abandon de poste à compter du 2 février 2021. Un titre de recette a été émis à l'encontre de M. D, le 2 décembre 2020, tendant au recouvrement d'un indu de rémunération d'un montant de 10 829,92 euros sur son traitement du mois d'octobre 2020. Un second titre de recette a été émis, le 7 septembre 2021 pour un indu de rémunération d'un montant de 12 889,09 euros sur son traitement du mois de juin 2021. Le silence gardé par le garde des sceaux, ministre de la justice sur l'opposition formée par M. D à l'encontre de chacun de ces titres de recette, respectivement les 18 février et 12 novembre 2021, a fait naître des décisions implicites de rejet de ses recours. Par deux requêtes qui présentent les mêmes questions à juger et qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, M. D demande l'annulation des titres de recette des 2 décembre 2020 et 7 septembre 2021 et des décisions rejetant ses recours administratifs préalables obligatoires ainsi que la décharge des sommes mises à sa charge.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. L'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur, énonce que : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire () ". Selon l'article 4 de la loi du 29 juillet 1961 de finances rectificative pour 1961, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " () L'absence de service fait, pendant une fraction quelconque de la journée, donne lieu à une retenue dont le montant est égal à la fraction du traitement frappée d'indivisibilité () / II n'y a pas service fait : / 1° Lorsque l'agent s'abstient d'effectuer tout ou partie de ses heures de services ; / 2° Lorsque l'agent, bien qu'effectuant ses heures de service, n'exécute pas tout ou partie des obligations de service qui s'attachent à sa fonction telles qu'elles sont définies dans leur nature et leurs modalités par l'autorité compétente dans le cadre des lois et règlements () ".
3. Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévues en application de l'article 35. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident () ". L'article 24 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires énonce que : " Sous réserve des dispositions de l'article 27 ci-dessous, en cas de maladie dûment constatée et mettant le fonctionnaire dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, celui-ci est de droit mis en congé de maladie. ". En vertu de l'article 25 du même décret dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Pour obtenir un congé de maladie ainsi que le renouvellement du congé initialement accordé, le fonctionnaire adresse à l'administration dont il relève, dans un délai de quarante-huit heures suivant son établissement, un avis d'interruption de travail. Cet avis indique, d'après les prescriptions d'un médecin, d'un chirurgien-dentiste ou d'une sage-femme, la durée probable de l'incapacité de travail () / L'administration peut faire procéder à tout moment à la contre-visite du demandeur par un médecin agréé ; le fonctionnaire doit se soumettre, sous peine d'interruption du versement de sa rémunération, à cette contre-visite. / Le comité médical compétent peut être saisi, soit par l'administration, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé. ".
4. En vertu de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, le fonctionnaire, placé de plein droit en congé de maladie dès la demande qu'il a formulée sur le fondement d'un certificat médical prescrivant un arrêt de travail, demeure en situation régulière tant que l'administration n'a pas contesté le bien-fondé de ce congé. Les dispositions ci-dessus rappelées de l'article 25 du décret du 14 mars 1986 ont seulement pour objet de permettre à l'administration, saisie d'une demande de congé de maladie, de vérifier, pour l'avenir, le bien-fondé de celle-ci en faisant procéder, le cas échéant, à une contre-visite du demandeur par un médecin agréé. Lorsque le médecin agréé qui a procédé à la contre-visite du fonctionnaire placé en congé maladie conclut à l'aptitude de celui-ci à reprendre l'exercice de ses fonctions, il appartient à l'intéressé de saisir le comité médical compétent s'il conteste ces conclusions. Si, sans contester ces conclusions, une aggravation de son état ou une nouvelle affection, survenue l'une ou l'autre postérieurement à la contre-visite, le met dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, il lui appartient de faire parvenir à l'autorité administrative un nouveau certificat médical attestant l'existence de ces circonstances nouvelles.
5. En outre, l'état de santé de la victime d'un dommage corporel doit être regardé comme consolidé à la date à laquelle l'ensemble de ses préjudices corporels résultant du fait générateur sont susceptibles d'être évalués et réparés, y compris pour l'avenir.
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. D a adressé un certificat médical prescrivant un arrêt de travail pour la période du 28 mai au 27 septembre 2019 pour " lombosciatique S1 droite ". L'administration pénitentiaire a alors fait procéder à une contre-visite de M. D par un médecin agréé. Dans son rapport du 19 août 2019, le Dr B, qui a examiné M. D le 28 mai 2019, relève qu'il est apte à la reprise des fonctions de surveillant pénitentiaire à compter du 2 juin 2019 " avec ménagement, sans port de charge supérieure à 8 kg et sans marche prolongée ".
7. D'autre part, le médecin traitant de M. D atteste, par un certificat médical du 9 janvier 2020 reproduit dans les écritures du requérant, que M. D subit " de plus en plus d'accès aigus douloureux " de sa sciatique le contraignant à prendre des antalgiques plus forts provoquant une somnolence qui l'empêche de travailler. Le compte-rendu du 5 février 2020 d'un chirurgien indique que la symptomatologie semble s'aggraver, que les douleurs de M. D sont sévères et préconise une intervention chirurgicale lourde.
8. Par ailleurs, lors de sa séance du 30 juin 2020, la commission de réforme a estimé, suivant les conclusions de l'expertise du Dr B, que M. D était apte à reprendre ses fonctions à compter du 2 juin 2019. Par une décision du 16 juillet 2020, le chef d'établissement de la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine a fixé la date de consolidation de l'état de santé de M. D au 2 juin 2019 en précisant qu'il devait reprendre ses fonctions sur un poste aménagé sans port de charge supérieure à 8 kilogrammes. Cependant à l'occasion d'une visite en vue de la reprise de ses fonctions, le 24 septembre 2020, le médecin de prévention a émis un avis défavorable à la reprise du travail de M. D en estimant qu'une nouvelle expertise auprès d'un médecin agréé était nécessaire, celle du Dr B en mai 2019 étant trop ancienne.
9. Ainsi, eu égard aux pièces médicales postérieures à l'expertise du 19 août 2019 faisant état de l'aggravation de l'état de santé de M. D le mettant dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions et à l'avis défavorable du 24 septembre 2020 du médecin de prévention quant à la reprise des fonctions de M. D, ce dernier est fondé à soutenir qu'il n'était pas apte à reprendre ses fonctions à compter du 2 juin 2019 et qu'ainsi, les titres de recette litigieux, qui constatent des indus de rémunération pour absence irrégulière de service fait sur ses traitements d'octobre 2020 et de juin 2021, sont entachés d'erreur d'appréciation.
10. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, les titres de recette des 2 décembre 2020 et 7 décembre 2021 doivent être annulés ainsi que les décisions implicites par lesquelles le garde des sceaux, ministre de la justice a rejeté les recours administratifs préalables obligatoires que lui a adressés M. D les 18 février et 12 novembre 2021.
Sur les conclusions aux fins de décharge de l'obligation de payer :
11. Le motif de l'annulation prononcée au point précédent implique nécessairement que M. D soit déchargé de l'obligation de payer les sommes de 10 829,92 euros et 12 889,09 euros mises à sa charge par les titres de recette des 2 décembre 2020 et 7 décembre 2021.
Sur les frais liés aux litiges :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. D de la somme globale de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les titres de recette des 2 décembre 2020 et 7 décembre 2021 et les décisions implicites de rejet nées du silence gardé par le garde des sceaux, ministre de la justice sur les recours administratifs préalables obligatoires que lui a adressés M. D les 18 février et 12 novembre 2021 sont annulés.
Article 2 : M. D est déchargé de l'obligation de payer mise à sa charge par les titres de recette des 2 décembre 2020 et 7 décembre 2021.
Article 3 : L'Etat versera à M. D une somme globale de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, au garde des sceaux, ministre de la justice et au directeur régional des finances publiques Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Grenier, présidente,
- Mme Caron, première conseillère,
- M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 5 janvier 2023.
La présidente-rapporteure,
signé
C. C L'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
signé
V. Caron
La greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2109220, 2204064
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026