mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2109371 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP TIRARD ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 octobre 2021, 3 mars 2022 et 5 avril 2022, ce dernier n'ayant pas été communiqué, Mme H G épouse B D et M. E B D, venant aux droits de son père décédé M. A B D, représentés par Me Grau, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2021 par lequel le maire de Villennes-sur-Seine a délivré à la société Erilia un permis de construire modificatif n°2, en vue de la réalisation de deux immeubles et trois groupes de maisons individuelles comportant vingt-six logements sur des parcelles cadastrées section AS n°35 et 42, situées rue des Renardières ;
2°) de mettre à la charge des défendeurs une somme de 6 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir ;
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté du 30 août 2021 ;
- le permis en litige porte non seulement sur la question de l'évacuation des eaux pluviales qui a fondé l'annulation partielle prononcée par la cour administrative d'appel de Versailles mais aussi sur celle des eaux usées et prévoit également des travaux sur le domaine public ainsi qu'une rétrocession de terrain ou de réseau à la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise ; eu égard à la nature et à l'ampleur de ces modifications qui remettent en cause la conception générale du projet, l'arrêté du 30 août 2021 ne constitue pas un permis de construire modificatif mais un nouveau permis de construire ; dès lors, la demande aurait dû porter sur le projet dans son ensemble et non simplement sur les seules modifications opérées, de sorte qu'elle est incomplète ; la commune aurait dû procéder de nouveau à l'ensemble des consultations requises et notamment saisir une nouvelle fois l'inspection générale des carrières ;
- la société Erilia n'avait pas qualité, au sens de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, pour déposer la demande en litige, en l'absence d'autorisations pour réaliser une canalisation enterrée sous la rue des Renardières et de raccordement au réseau du Syndicat Intercommunal d'Assainissement de la Région de l'Hautil rue du bas Breteuil ;
- la demande déposée par la société Erilia est incomplète en ce qu'elle ne comprend pas la notice prévue par les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;
- elle ne décrit pas de façon suffisamment précise le positionnement et les caractéristiques des ouvrages du dispositif de recueil et de rejet des eaux pluviales ni les modalités de réalisation et de prise en charge financière de ces travaux ; il en va de même en ce qui concerne les travaux à réaliser en matière d'évacuation des eaux usées ;
- elle ne précise pas si la création du poste de refoulement nécessite une demande au titre de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement ;
- la commune aurait dû consulter l'inspection générale des carrières dans le cadre de l'instruction du permis contesté ;
- les avis rendus par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et la société Suez n'ont pas un caractère " définitif " et ne peuvent être regardés comme favorables dès lors qu'ils sont rendus sous réserve de conditions " suspensives " qui n'ont pas été suffisamment précisées ou levées ;
- le projet modifié méconnait l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme dès lors que les travaux nécessaires à l'évacuation des eaux pluviales du terrain vers le réseau public ne sont pas suffisamment précisés ;
- il méconnait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dans la mesure où les modifications projetées ne prennent pas en compte le risque d'inondation par débordement du cours d'eau et la remontée de nappes ; la réalisation de fondations profondes pour le bassin de rétention n'est ni prévue ni prescrite par l'arrêté, mettant à mal la stabilité et l'étanchéité de cet ouvrage ; ce bassin va, en outre, créer un effet de " barrage " qui entraînera un ruissellement des eaux pluviales aux alentours ; la capacité et le bon fonctionnement du poste de refoulement ne sont pas justifiés ; la prise en compte du dénivelé important existant entre le futur bassin de rétention et la rue des Renardières n'est pas suffisamment précisée dans la demande et ne fait l'objet d'aucune prescription ;
- le projet méconnait l'article 4 du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain liés aux anciennes carrières souterraines de gypse abandonnées, approuvé par arrêté préfectoral du 20 mars 2007, et le paragraphe 6.1.4.2 du chapitre 6 du titre 1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal, en l'absence d'autorisation de raccordement au réseau public de gestion des eaux pluviales ;
- il méconnait également l'article 11 du plan de prévention des risques naturels prévisibles, faute pour le maire d'avoir assorti l'arrêté de prescriptions en référence à ces dispositions et relatives au bassin de rétention, au poste et au réseau de refoulement.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 27 janvier 2022, 4 février 2022 et 14 mars 2022, la société Erilia, représentée par Me Tirard-Rouxel, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, la commune de Villennes-sur-Seine, représentée par Me Adeline-Delvolvé, conclut au rejet de la requête, à la mise à la charge des requérants d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de 13 euros au titre des droits de plaidoirie ainsi que des entiers dépens.
Elle soutient que :
- la requête a été formée devant une juridiction incompétente pour en connaitre, en vertu de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme ;
- la requête est irrecevable, faute d'intérêt à agir des requérants contre le permis de construire modificatif n°2 et de preuve de leur qualité de propriétaires de la parcelle sise 222 rue des Renardières ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est, en tout état de cause, fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F ;
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public.
- les observations de Me Garnier, représentant les requérants et de Me Soularue pour la commune de Villennes-sur-Seine.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 1er mars 2013, le maire de Villennes-sur-Seine a délivré à la société Erilia un permis de construire pour la construction de deux immeubles et trois groupes de maisons individuelles comportant vingt-six logements. Un permis de construire modificatif a été délivré par arrêté du 5 juin 2014. Par un jugement du 5 février 2016, le tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de M. et Mme J tendant à l'annulation de ces arrêtés. Par un arrêt du 24 mai 2018, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé ce jugement ainsi que les arrêtés attaqués. Par une décision n° 422576, le Conseil d'Etat a annulé cet arrêt. Par un arrêt n° 20VE00576 du 10 décembre 2020, sur renvoi du Conseil d'Etat, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé les arrêtés du 1er mars 2013 et 5 juin 2014 en tant qu'ils comportent des prescriptions supplémentaires insuffisantes au regard des risques d'effondrement liés à la modification de la répartition des eaux pluviales et destinés à garantir l'interdiction de leur rejet dans le milieu naturel et fixé un délai de six mois à la société Erilia pour solliciter la régularisation de son projet. Le maire de Villennes-sur-Seine a fait droit, le 30 août 2021, à la demande de permis de construire déposée à cette fin par la société Erilia le 3 juin 2021. Par la présente requête, Mme H B D et M. E B D, venant aux droits de son père décédé M. A B D, demandent au tribunal l'annulation de cette dernière décision.
Sur l'exception d'incompétence :
2. Aux termes de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un permis modificatif, une décision modificative ou une mesure de régularisation intervient au cours d'une instance portant sur un recours dirigé contre le permis de construire, de démolir ou d'aménager initialement délivré ou contre la décision de non-opposition à déclaration préalable initialement obtenue et que ce permis modificatif, cette décision modificative ou cette mesure de régularisation ont été communiqués aux parties à cette instance, la légalité de cet acte ne peut être contestée par les parties que dans le cadre de cette même instance ".
3. Les consorts B D font valoir, sans être contredits, que le permis de régularisation délivré le 30 août 2021 à la société Erilia par le maire de Villennes-sur-Seine n'a pas été produit dans le cadre de l'instance de cassation, ouverte devant le Conseil d'Etat sous le n°449590, portant sur le permis de construire initial et le permis de construire modificatif délivrés à cette même société respectivement les 1er mars 2013 et 5 juin 2014. Par suite et alors, au demeurant, que cette instance a pris fin, le 19 juillet 2022, par la non-admission du pourvoi formé par les consorts B D contre l'arrêt n° 20VE00576 du 10 décembre 2020 de la cour administrative d'appel de Versailles, l'exception d'incompétence du tribunal administratif de Versailles doit, en tout état de cause, être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la qualification de l'autorisation contestée :
4. Il ressort des pièces du dossier que le permis accordé le 30 août 2021 autorise la suppression du bassin d'orage en plein air initialement prévu, la création sur le terrain d'assiette du projet d'un bassin de rétention enterré et d'un réseau de cheminement des eaux pluviales raccordé au réseau public existant en haut de la rue du bas Breteuil via un système de relevage et un réseau à créer sous la rue des Renardières. De telles modifications, qui n'apportent pas à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même, pouvaient faire l'objet d'une mesure de régularisation et ne nécessitaient pas l'octroi d'un nouveau permis de construire. Le moyen tiré de ce que la société pétitionnaire aurait dû solliciter un nouveau permis de construire ne peut, dès lors, qu'être écarté, de même, par suite, que les moyens fondés sur cette requalification et tirés de l'incomplétude de la demande et de l'irrégularité de la procédure suivie, en l'absence de réitération de l'ensemble des consultations requises.
En ce qui concerne la légalité externe :
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté contesté a été signé par M. I C, quatrième adjoint, auquel le maire de Villennes-sur-Seine a, par arrêté du 13 juillet 2020, donné délégation pour signer les arrêtés portant permis de construire. Il résulte des mentions non contestées apposées sur cet arrêté que le maire de Villennes-sur-Seine a attesté du caractère exécutoire de cet arrêté. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit, par conséquent, être écarté comme manquant en fait.
6. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que dans le cadre de l'instruction du permis de construire modificatif délivré le 5 juin 2014 à la société Erilia, le maire de Villennes-sur-Seine a consulté l'inspection générale des carrières qui, dans un avis du 26 mai 2014, a indiqué l'état des connaissances sur le terrain d'assiette quant au risque d'effondrement liés à la présence d'une ancienne exploitation souterraine de gypse et la nécessité, au vu d'une étude réalisée par la société pétitionnaire, de prévoir des fondations profondes après traitement des anomalies par des travaux d'injection. Ces éléments ont été repris à titre de prescriptions dans le permis de construire modificatif délivré le 5 juin 2014 à la société Erilia et n'ont pas été remis en cause par le permis de régularisation en litige. Ainsi, compte tenu des prescriptions précédemment formulées par l'inspection générale des carrières qui restent applicables, il ne ressort pas des pièces du dossier que la nature des modifications apportées au projet par l'arrêté contesté justifiait que la commune de Villennes-sur-Seine fut tenue de saisir à nouveau ce service. Le moyen tiré d'un tel défaut de consultation doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
S'agissant du dossier de demande :
7. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique. ". En vertu du dernier alinéa de l'article R. 431-5 du même code, la demande de permis de construire comporte l'attestation du demandeur qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis.
8. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Toutefois, lorsque l'autorité saisie de la demande vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de cette attestation ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de refuser pour ce motif le permis sollicité.
9. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 4, la demande litigieuse porte sur la création d'un dispositif de récupération des eaux pluviales destiné à éviter leur rejet dans le milieu naturel, impliquant la création sur le terrain d'assiette du projet d'un réseau de cheminement des eaux pluviales vers un bassin de rétention enterré et d'un réseau de refoulement vers le réseau public existant en haut de la rue du bas Breteuil via un système de relevage et un réseau à créer sous la rue des Renardières. Contrairement à ce qui est soutenu, il ressort des pièces du dossier, d'une part, que par un avis du 17 juin 2021, la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise, qui est compétente en matière de gestion des eaux pluviales urbaines en vertu de l'article L. 5215-20 du code général des collectivités territoriales, a expressément autorisé la société Erilia à créer un réseau d'eaux pluviales sous la rue des Renardières qui devra ultérieurement lui être rétrocédé. D'autre part, le courrier du 21 juin 2021 du Syndicat Intercommunal d'Assainissement de la Région de l'Hautil versé au dossier par la société Erilia doit être regardé comme autorisant celle-ci à rejeter les eaux pluviales de l'opération projetée dans le réseau situé rue du bas Breteuil, même s'il rappelle par ailleurs le caractère dérogatoire et plafonné d'un tel rejet. Dans ces conditions, les requérants ne sont, en tout état de cause, pas fondés à soutenir que la société Erilia ne disposait pas des autorisations requises pour réaliser les travaux projetés et aurait attesté à tort, à l'occasion de sa demande de permis de régularisation, remplir les conditions définies à l'article R. 423-1 du même code pour présenter cette demande.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : () / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; () ".
11. La circonstance qu'un dossier de demande de permis de construire soit incomplet ou comporte des pièces insuffisantes, imprécises ou inexactes n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire accordé que dans le cas où ces omissions, inexactitudes ou insuffisances ont été de nature à fausser l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet à la réglementation, sans que l'autorité compétente ne soit en mesure, grâce aux autres pièces produites, d'apprécier l'ensemble des critères énumérés par ces dispositions.
12. D'une part, si la société Erilia n'a pas joint à sa demande de régularisation la notice descriptive prévue par les dispositions citées au point 10, il ressort, d'une part, des pièces du dossier que le permis contesté ne modifie pas le projet architectural ni d'ailleurs le volet paysager qu'une telle notice a vocation à préciser, dans la mesure où il porte sur des ouvrages en sous-sol qui ne constituent pas des constructions au sens de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme.
13. D'autre part, les pièces composant le dossier déposé par la société Erilia décrivent de façon détaillée les modifications apportées au projet. Ainsi, le formulaire CERFA indique que la demande porte sur la " suppression du rejet des eaux pluviales en milieu naturel " et la création d'un " nouveau réseau étanche des eaux pluviales raccordé sur le réseau public en haut de la rue du bas Breteuil via un relevage et la création d'un réseau rue de la Renardière ". Par ailleurs, étaient joints à cette demande un document présentant de manière synthétique les pièces du dossier et les modifications apportées aux pièces et plans des permis de construire antérieurs, un plan de masse modifié faisant apparaître le futur bassin de rétention et le réseau interne au terrain, une note hydraulique précisant et justifiant le dimensionnement du bassin de rétention à créer ainsi qu'une notice d' " avant-projet sommaire " présentant de façon plus détaillée les caractéristiques techniques du dispositif de recueil et d'évacuation des eaux pluviales du projet, qui est décrit comme étant totalement étanche. Cette notice et les plans qui l'accompagnent font notamment apparaitre le positionnement du futur bassin de rétention, le tracé des canalisations permettant le recueil des eaux pluviales puis leur refoulement vers le réseau public via une pompe de relevage, les regards, grilles et boites de branchement constitutifs de ce réseau ainsi que les modalités de son raccordement au réseau public. La notice indique également que " Les eaux pluviales de l'opération seront collectées par des réseaux en PVC et Béton ", que la capacité de ce bassin dont elle précise les dimensions sera de 157 m3 et le débit limité à 1 litre par seconde par hectare. Il y est également précisé que le réseau d'eaux pluviales à créer sous la rue des Renardières sera en béton, de 300 millimètres de diamètre et situé à une profondeur de 2, 70 mètres au droit du terrain d'assiette du projet et de 2,10 mètres au niveau de la rue du bas Breteuil et que des regards de visite, coulés sur place ou préfabriqués, dont les tampons seront en fonte ductile série lourde, seront posés à chaque changement de pente, de diamètre et de direction. Il ressort des pièces du dossier que l'ensemble de ces éléments était suffisant pour permettre à la commune d'apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable qui interdit le rejet des eaux pluviales dans le milieu naturel.
14. Enfin, un permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction d'immeubles conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, la société Erilia n'avait pas à préciser davantage les modalités constructives retenues pour assurer l'étanchéité de ce réseau ni les caractéristiques techniques de la pompe de relevage qui relèvent de l'exécution du permis de construire délivré. Pour les mêmes motifs, les requérants ne peuvent, en tout état de cause, utilement se prévaloir de l'absence de précisions suffisantes sur les modalités de réalisation et de prise en charge financière des travaux d'extension du réseau public d'eaux pluviales et de raccordement au réseau existant.
15. Il s'ensuit que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme et, plus largement, de l'incomplétude du dossier quant au programme de travaux à réaliser pour le recueil et l'évacuation des eaux pluviales du projet doit être écarté.
16. En troisième lieu, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de l'absence de précisions suffisantes quant aux modalités d'évacuation des eaux usées du projet dès lors que le permis de régularisation en litige ne prévoit aucune modification sur ce point. Pour le même motif et alors au demeurant que les pétitionnaires n'ont pas à justifier, dans leurs demandes d'autorisations d'urbanisme, des autorisations éventuellement nécessaires sur le fondement du droit privé pour assurer le raccordement aux réseaux publics des ouvrages projetés, les requérants ne sauraient utilement faire grief à la société Erilia de n'avoir pas produit d'autorisation des propriétaires des terrains devant être traversés pour permettre le raccordement du projet au réseau public d'eaux usées.
17. En quatrième lieu, les requérants font valoir que le dossier ne précise pas si la création du poste de refoulement prévu par le projet nécessite une demande au titre de la législation des installations classées pour la protection de l'environnement. Toutefois, d'une part, l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme requiert uniquement que la demande précise, s'il y a lieu, que les travaux sont soumis à cette législation, d'autre part, les requérants n'allèguent pas que la création du poste de refoulement y serait effectivement soumise. Le moyen doit dès lors être écarté.
S'agissant de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme :
18. Aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés ".
19. Il résulte de ces dispositions qu'un permis de construire doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, lorsque l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
20. En premier lieu, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir du caractère irrégulier des avis rendus les 17 juin 2021 et 30 juillet 2021 respectivement par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise et la société Suez ou de l'absence d'accord de ces services en ce qui concerne l'évacuation des eaux usées du projet dès lors que l'arrêté contesté du 30 août 2021 n'apporte aucune modification sur ce point.
21. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 9, la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise a, par un avis du 17 juin 2021, expressément autorisé la société Erilia à créer, à ses frais, un réseau d'eaux pluviales destiné à lui être rétrocédé, sous la rue des Renardières pour raccorder l'opération projetée au réseau existant rue du bas Breteuil. La précision selon laquelle les rejets dans ce réseau devront être limités à 1 litre par seconde et par hectare constitue un simple rappel du débit maximal de rejet autorisé dans le réseau public d'eaux pluviales par le chapitre 6 de la partie 1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal. Si l'accord de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise est conditionné à celui du propriétaire du réseau existant, il ressort des pièces du dossier que le Syndicat Intercommunal d'Assainissement de la Région de l'Hautil a, par un courrier du 21 juin 2021, autorisé la société Erilia à rejeter les eaux pluviales de l'opération projetée dans le réseau situé rue du bas Breteuil. Enfin, l'avis rendu le 30 juillet 2021 par la société Suez ne prescrit la réalisation d'une étude géotechnique que pour les seuls projets équipés d'un dispositif de rétention ou d'infiltration des eaux pluviales à la parcelle et non pour ceux comme celui de la société Erilia qui ne prévoit pas de les rejeter dans le milieu naturel. Ainsi, contrairement à ce qui est soutenu, le maire de Villennes-sur-Seine a bien accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation et n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en délivrant le permis contesté, compte tenu des accords donnés pour le raccordement du projet au réseau public et la prise en charge financière par la société Erilia des travaux de raccordement.
S'agissant de la prise en compte des risques naturels :
22. D'une part, en vertu de l'article L. 562-1 du code de l'environnement, les plans de prévention des risques naturels prévisibles tels que les inondations, les mouvements de terrain, les avalanches, les incendies de forêt, les séismes, les éruptions volcaniques, les tempêtes ou les cyclones, ont notamment pour objet de délimiter les zones selon leur exposition aux risques et d'y interdire tout type de construction, d'ouvrage, d'aménagement ou d'exploitation agricole, forestière, artisanale, commerciale ou industrielle ou de prescrire les conditions dans lesquelles les constructions, ouvrages, aménagements ou exploitations doivent être réalisés, utilisés ou exploités. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 562-4 du code de l'environnement dans sa version alors en vigueur : " Le plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé vaut servitude d'utilité publique. Il est annexé au plan local d'urbanisme, conformément à l'article L. 126-1 du code de l'urbanisme. ".
23. D'autre part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
24. Les prescriptions d'un plan de prévention des risques naturels prévisibles, destinées notamment à assurer la sécurité des personnes et des biens exposés aux risques en cause et valant servitude d'utilité publique, s'imposent directement aux autorisations de construire, sans que l'autorité administrative soit tenue de reprendre ces prescriptions dans le cadre de la délivrance du permis de construire. Il incombe à l'autorité compétente pour délivrer une autorisation d'urbanisme de vérifier que le projet respecte les prescriptions édictées par le plan de prévention et, le cas échéant, de préciser dans l'autorisation les conditions de leur application. Si les particularités de la situation l'exigent et sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, il peut subordonner la délivrance du permis de construire sollicité à des prescriptions spéciales, s'ajoutant aux prescriptions édictées par le plan de prévention dans cette zone, si elles lui apparaissent nécessaires pour assurer la conformité de la construction aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Ce n'est que dans le cas où l'autorité compétente estime, au vu d'une appréciation concrète de l'ensemble des caractéristiques de la situation d'espèce qui lui est soumise et du projet pour lequel l'autorisation de construire est sollicitée, y compris d'éléments déjà connus lors de l'élaboration du plan de prévention des risques naturels, qu'il n'est pas légalement possible d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions permettant d'assurer la conformité de la construction aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, qu'elle peut refuser, pour ce motif, de délivrer le permis.
25. Les parcelles faisant l'objet du permis de construire contesté sont classées en partie en zone bleue B2 par le plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain liés aux anciennes carrières souterraines de gypse abandonnées, approuvé par arrêté préfectoral du 20 mars 2007. Aux termes de l'article premier du règlement de ce plan : " La zone B2 concerne les carrières aux limites d'emprises sous-minées imprécises ou inconnues, au droit de fortage et aux carrières présumées comblées ou remblayées. " et " La zone bleue correspond à la bande de terrain comprise entre la zone de protection et la marge de reculement. La zone bleue concerne également les terrains pour lesquels des droits de fortage sont archivés mais dont aucun plan de carrière n'existe. ". Le règlement de ce plan autorise, en zone bleue B2, l'implantation de projets nouveaux, sous réserve des prescriptions générales qu'il édicte, notamment à l'article 4 celles qui prévoient que les réseaux d'eaux pluviales doivent être étanches et interdisent " les rejets dans le milieu naturel " et de prescriptions spécifiques complémentaires en zones bleues B2 à l'article 11 qui prévoient " la recherche de vides éventuels au droit de la surface au sol du projet augmentée, à sa périphérie, de celle de la zone de protection adoptée pour le site. " et que " le bénéficiaire de () permis de construire () a l'obligation de se conformer aux conditions spéciales qui lui sont prescrites par les autorités, préalablement à () la réalisation des constructions projetées. () Quel que soit le résultat de la recherche de vide () tous les projets de construction () font l'objet de dispositions visant à garantir leur stabilité vis-à-vis des tassements des sols. () ".
26. En premier lieu, les requérants invoquent l'absence d'autorisation de raccordement du projet au réseau public d'évacuation des eaux pluviales pour se prévaloir de de la méconnaissance de l'article 4 du plan de prévention des risques sur les communes de Medan et de Villennes-sur-Seine relatif aux carrières souterraines de gypse abandonnées et du paragraphe 6.1.4.2 du chapitre 6 du titre 1 du règlement du plan local d'urbanisme de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise. Il ressort toutefois des pièces du dossier, ainsi qu'il a été indiqué plus haut, que le Syndicat Intercommunal d'Assainissement de la Région de l'Hautil a autorisé la société Erilia à rejeter les eaux pluviales de l'opération projetée dans le réseau situé rue du bas Breteuil. Le moyen doit, par suite, être écarté.
27. En second lieu, les requérants font valoir que le projet méconnait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et l'article 11 du plan de prévention des risques naturels précité, faute pour le permis contesté d'être assorti de prescriptions faisant référence à ces dispositions alors que les travaux autorisés par cet arrêté sont insuffisamment décrits et entrainent des risques accrus d'inondation et de déstabilisation de la zone d'assiette du projet et des parcelles environnantes.
28. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et en particulier de la note hydraulique jointe à la demande de permis de régularisation que les contraintes topographiques, géologiques et hydrologiques de la zone d'emprise du projet ainsi que le risque d'inondation ont été pris en compte dans la conception et le dimensionnement du dispositif de recueil et d'évacuation des eaux pluviales de l'opération, qui est décrit dans la demande dans des termes suffisamment précis pour permettre d'apprécier la conformité du projet à la règlementation applicable. Il apparait notamment que les volumes collectés d'eau pluviale ont été estimés à environ 157 m3 pour des pluies de retour décennales à centennales, en tenant compte de la règlementation applicable qui autorise un rejet maximal dans le réseau public d'un litre par seconde et par hectare. Si les requérants se prévalent de l'étude hydrologique que la société Erilia a fait réaliser au cours des années 2013 et 2014, il résulte de celle-ci que le secteur d'emprise du bassin de rétention à proximité de l'ensemble de bâtiments E " est le seul à ne pas être concerné par les niveaux des plus hautes eaux de la nappe ". Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que le dispositif prévu, du fait de sa conception ou son dimensionnement, ne permettrait pas d'éviter toute infiltration et rejet des eaux pluviales dans le milieu naturel ou entrainerait des risques accrus d'inondation par débordement de cours d'eau et remontée de nappes ou de déstabilisation du terrain d'assiette du projet ou des parcelles environnantes.
29. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la société Erilia s'est engagée à réaliser des travaux de confortement et de fondations spéciales " qui seront étudiés et supervisés par un BET spécialisé, mandaté à cet effet " et que le permis de construire modificatif délivré le 5 juin 2014 comportait une prescription générale selon laquelle le pétitionnaire " () devra se mettre en rapport avec l'inspection générale des carrières, afin d'arrêter les modalités de réalisation de la construction projetée. Il devra se conformer aux directives reçues ". Les engagements ainsi pris par la société pétitionnaire dans le cadre des autorisations précédentes restent valables, de même que les prescriptions dont sont assortis ces permis, ainsi que le prévoit d'ailleurs expressément l'arrêté contesté du 30 août 2021.
30. Enfin, les prescriptions de l'article 11 du plan de prévention des risques précité s'imposent directement au permis contesté. Et il ne ressort pas des pièces du dossier que pour assurer la conformité du projet aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, le maire de Villennes-sur-Seine aurait dû préciser les conditions de leur application ou édicter des prescriptions spéciales. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et de celles de l'article 11 du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain liés aux anciennes carrières souterraines de gypse abandonnées doivent être écartés.
31. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense.
Sur les frais liés au litige :
32. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villennes-sur-Seine et de la société Erilia, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de ces derniers, en application de ces mêmes dispositions, une somme de 2 000 euros, en ce compris la somme demandée au titre du droit de plaidoirie, à répartir à parts égales entre la commune de Villennes-sur-Seine et la société Erilia.
33. Les conclusions présentées par la commune de Villennes-sur-Seine au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent, quant à elles, être rejetées, en l'absence de dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. et Mme B D est rejetée.
Article 2 : Les requérants verseront, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 2 000 euros à répartir à parts égales entre la commune de Villennes-sur-Seine et la société Erilia.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Villennes-sur-Seine au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme H G épouse B D, représentante unique des requérants, à la société Erilia et à la commune de Villennes-sur-Seine.
Délibéré après l'audience du 14 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rollet-Perraud, présidente,
Mme Milon, première conseillère,
Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
La rapporteure,
Signé
J. F
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026