jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2109972 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | DE MAGALHAES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 novembre 2021, le 6 décembre 2023 et le 21 février 2024, Mme A B, représentée par Me Magalhaes, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite intervenue le 9 octobre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a refusé de classer en catégorie active, pour le calcul de ses droits à la retraite, les services accomplis pendant sa mise à disposition des associations regroupées d'action sociale pour le personnel du ministère de l'intérieur puis de l'association départementale d'action sociale des personnels du ministère de l'intérieur des Yvelines, pour la période à compter du 7 janvier 2002 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de classer en catégorie active les services qu'elle a accomplis à compter du 7 janvier 2002, dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'ordonner l'exécution provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
5°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise par un auteur incompétent ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle méconnaît les dispositions de l'article 41 de la loi du 11 janvier 1984 ;
- elle est entachée d'une erreur dans la qualification juridique des faits ;
- elle est entachée d'illégalité dès lors que les relevés de l'espace numérique des agents publics lui indiquent que certaines des périodes de services depuis 2002 sont considérées comme des périodes de service actifs ;
- elle est entachée d'illégalité dès lors que la convention de mise à disposition signée pour une durée de trois ans à compter du 1er juillet 2020 méconnaît les dispositions du code des pensions et des retraites en refusant de lui attribuer le bénéfice de la bonification spéciale retraites alors même que les conventions antérieures ne précisaient pas ce point, et dès lors qu'elle subit sur son traitement un prélèvement équivalent à celui opéré sur le traitements des fonctionnaires de polices actifs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des moyens tirés du défaut de motivation et de l'incompétence de l'auteur de la décision qui, fondés sur une cause juridique distincte des moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur de droit, soulevés dans la requête, présentent le caractère d'une demande nouvelle et ont été présentés dans le mémoire complémentaire du 21 février 2024, après l'expiration du délai de recours contre la décision attaquée du 9 octobre 2021 (CE, 20 février 1953, Sté Intercopie, n°9772).
Par ordonnance du 5 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 21 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n° 57-444 du 8 avril 1957 ;
- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Perez,
- les conclusions de Mme Chong-Thierry, rapporteure publique,
- et les observations de Me de Magalhaes, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est entrée dans la police nationale en 1988 et a été titularisée le 1er juin 1990. Par un arrêté du 9 janvier 2002, elle a été dispensée de service à temps complet à compter du 7 janvier 2002 au titre des associations regroupées d'action sociale pour le personnel du ministère de l'intérieur (ARASP) puis, à compter du 1er juillet 2010, elle a été mise à disposition de l'association départementale d'action sociale des personnels du ministère de l'intérieur des Yvelines (ADASP 78). Ayant constaté son classement en catégorie sédentaire depuis le 7 janvier 2002, elle a par un courrier du 6 août 2021, reçu le 9 août 2021, demandé au ministre de l'intérieur et des outre-mer de la classer en catégorie active sur cette période. Une décision implicite de rejet, dont elle demande l'annulation, est née du silence gardé par l'administration le 9 octobre 2021.
Sur la recevabilité des moyens :
2. Mme B, dans sa requête introductive d'instance, s'est bornée à invoquer les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur de fait. Si elle a soutenu, dans un mémoire complémentaire, que la décision attaquée était entachée d'illégalité dès lors qu'elle était insuffisamment motivée, ce moyen est fondé sur une cause juridique différente de celle à laquelle se rattachent ceux qu'elle a invoqués dans sa requête. Or ce mémoire complémentaire a été enregistré le 21 février 2024, c'est-à-dire après l'expiration du délai de recours contre la décision attaquée du 9 octobre 2021. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée, contenu dans ce mémoire complémentaire, a été présenté tardivement et n'est, par suite, pas recevable
Sur les conclusions à fins d'annulation :
3. En premier lieu, une décision implicite est réputée avoir été prise par l'autorité qui est saisie de la demande. En l'espèce, le ministre de l'intérieur a été saisi de la demande de Mme B. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été prise par un auteur incompétent doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la loi du 11 janvier 1984 : " La mise à disposition est la situation du fonctionnaire qui demeure dans son corps d'origine, est réputé occuper son emploi, continue à percevoir la rémunération correspondante, mais qui exerce des fonctions hors du service où il a vocation à servir. / () ". Aux termes, d'autre part, de l'article L. 411-2 du code de la sécurité intérieure : " La police nationale comprend des personnels actifs, ainsi que des personnels administratifs, techniques et scientifiques. / Les sujétions et obligations particulières applicables aux personnels actifs de la police nationale sont définies à l'article 19 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité. " Aux termes de l'article R. 411-2 du même code : " Les fonctionnaires actifs des services de la police nationale sont affectés à des missions ou activités : / 1° De protection des personnes et des biens ; / 2° De prévention de la criminalité et de la délinquance ; / 3° De police administrative ; / 4° De recherche et de constatation des infractions pénales, de recherche et d'arrestation de leurs auteurs ; / 5° De recherche de renseignements ; / 6° De maintien de l'ordre public ; / 7° De coopération internationale ; / 8° D'état-major et de soutien des activités opérationnelles ; / 9° De formation des personnels. / () ". Aux termes de l'article 1er de la loi du 8 avril 1957 instituant un régime particulier de retraites en faveur des personnels actifs de police : " Les agents des services actifs de police de la préfecture de police () bénéficient, à compter du 1er janvier 1957, s'ils ont droit à une pension d'ancienneté ou à une pension proportionnelle pour invalidité ou par limite d'âge, d'une bonification pour la liquidation de ladite pension, égale à un cinquième du temps qu'ils ont effectivement passé en position d'activité dans des services actifs de police. Cette bonification ne pourra être supérieure à cinq annuités. " Aux termes du premier alinéa de l'article 6 de la même loi : " Les dispositions des articles 1er à 3 ci-dessus seront applicables, suivant les mêmes modalités et à l'exception des catégories équivalentes à celles qui, à la préfecture de police n'en sont pas bénéficiaires, aux personnels des services actifs de la sûreté nationale, soumis à la loi n° 48-1504 du 28 septembre 1948. () ". Pour l'application de ces dispositions, les services actifs de police sont ceux qui impliquent l'exercice de fonctions de la nature de celles mentionnées à l'article R. 411-2 du code de la sécurité intérieure cité ci-dessus. Aux termes de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires : " I. - La liquidation de la pension intervient : 1° Lorsque le fonctionnaire civil est radié des cadres par limite d'âge, ou s'il a atteint, à la date de l'admission à la retraite, l'âge mentionné à l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale, ou de cinquante-sept ans s'il a accompli au moins dix-sept ans de services dans des emplois classés dans la catégorie active. / Sont classés dans la catégorie active les emplois présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles. La nomenclature en est établie par décret en Conseil d'Etat ; () "
5. Dans un premier temps, eu égard à l'objet des dispositions de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite citées au point précédent, les fonctionnaires relevant des différents corps et grades des personnels actifs de la police nationale, qui sont, dans leur ensemble, classés dans la catégorie active par le tableau annexé au même code conformément à l'article R*. 34, en bénéficient lorsqu'ils sont mis à disposition, ainsi qu'il résulte des dispositions précitées de l'article 41 de la loi du 11 janvier 1984 en vertu desquelles le fonctionnaire mis à disposition est réputé occuper son emploi.
6. Par suite, Mme B est fondée à soutenir que le ministre de l'intérieur a commis une erreur de droit en refusant de considérer comme actifs au regard de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires, pour le calcul de ses droits à pension, les services qu'elle a accomplis pendant sa mise à disposition de l'ARASP puis de l'ADASP 78.
7. Dans un deuxième temps, l'avantage d'ancienneté, dit " bonification spéciale des fonctionnaires de police " ou " bonification du 1/5ème ", prévu par les dispositions des articles 1er et 6 de la loi du 8 avril 1957 est attaché à la nature des fonctions que ces agents exercent en position d'activité. Il suit de là qu'un fonctionnaire de police placé en position de mise à disposition a droit au bénéfice de la bonification d'ancienneté pour autant que les fonctions qu'il exerce soient analogues, par leur nature et les sujétions qu'elles emportent, à celles qu'exercent les fonctionnaires des services actifs de police conformément aux dispositions rappelées au point 4 ci-dessus.
8. Il ressort des pièces du dossier, et particulièrement de la fiche présentant les fonctions qu'exerce Mme B au sein de l'ADASP 78, annexée à la convention de mise à disposition valant pour la période 2020-2023, que Mme B occupe au sein de l'association la fonction de trésorière générale, que son poste est intitulé " responsable du secteur administratif et comptable " et qu'elle assure des missions relatives à la gestion administrative et comptable de l'association et de ses pôles d'activité (vie associative, hébergement, restauration), aux ressources humaines, au secrétariat du président et à la caisse du restaurant ou au service en salle. Ces fonctions ne sont pas analogues, par leur nature et les sujétions qu'elles emportent, à celles dévolues aux fonctionnaires des services actifs de la police nationale définies à l'article R. 411-2 du code de la sécurité intérieure. De plus, si Mme B fait valoir que le ministre de l'intérieur dans son mémoire en défense a commis des erreurs relatives à son affectation à la suite de sa titularisation, au fait qu'elle a d'abord bénéficié d'une dispense de service à temps complet avant de bénéficier d'une mise à disposition, et qu'elle a d'abord exercé à l'ARASP avant d'exercer à l'ADASP 78, ces erreurs sont sans incidence sur le litige en question. Par ailleurs, si Mme B précise que la convention de mise à disposition 2020-2023 stipule : " Droits et obligations : L'agent mis à disposition a les mêmes droits et obligations que celui qui exerce ses fonctions dans les services du Ministère de l'intérieur ", elle ne peut s'en prévaloir pour demander la prise en compte de ses services pendant sa mise disposition comme des services actifs au regard des articles 1er et 6 de la loi du 8 avril 1957 dès lors, comme il a été dit, que les fonctions qu'elle a exercées ne sont pas analogues à celles dévolues aux fonctionnaires des services actifs de la police nationale. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que le ministre de l'intérieur a commis une erreur de droit, ou une erreur dans la qualification juridique des faits, en refusant de considérer comme relevant des dispositions des articles 1er et 6 de la loi du 8 avril 1957 les services qu'elle a accomplis pendant sa mise à disposition de l'ARASP puis de l'ADASP 78 pour le calcul de ses droits à pension.
9. En quatrième lieu, Mme B fait valoir que par un relevé mis à jour le 21 juillet 2023 elle a pu constater sur l'espace numérique sécurisé des agents publics (ENSAP) qu'elle apparaît en position sédentaire pour la période du 7 janvier 2002 au 31 décembre 2019 et en position active pour la période du 1er janvier 2020 au 31 juillet 2023. Puis, par un relevé mis à jour le 27 septembre 2023, elle a constaté qu'elle apparaît en catégorie sédentaire du 7 janvier 2002 au 31 mars 2023, et en catégorie active du 1er avril 2023 au 30 septembre 2023. Toutefois, de telles informations relevées par la requérante sur le site ENSAP sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
10. En cinquième lieu, Mme B fait valoir que la convention de mise à disposition signée pour une durée de trois ans à compter du 1er juillet 2020 mentionne à l'article 6.3 : " Conformément au code des pensions civiles et militaires, les services accomplis par les fonctionnaires actifs de police en position de mise à disposition ne peuvent ouvrir droit à la bonification spéciale retraite dite bonification du cinquième " et soutient qu'aucune disposition du code des pensions civiles et militaires ne permet de fonder une telle stipulation. Toutefois, comme il a été dit au point 8 du présent jugement, Mme B ne peut pas bénéficier de la bonification spéciale retraites dès lors qu'elle n'exerce pas de fonctions analogues, par leur nature et les sujétions qu'elles emportent, à celles qu'exercent les fonctionnaires des services actifs de police. De plus, si Mme B soutient qu'elle subit sur son traitement un prélèvement équivalent à celui des fonctionnaires en catégorie active, cette circonstance, à la supposer établie, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Enfin, si Mme B fait valoir que les conventions de mise à disposition antérieures à 2020 ne mentionnaient pas l'absence de bénéfice de la bonification spéciale retraites, un tel fait est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'illégalité dès lors que la convention de mise à disposition signée à compter du 1er juillet 2020 méconnaît les dispositions du code des pensions et des retraites en refusant de lui attribuer le bénéfice de la bonification spéciale retraites et qu'elle subit sur son traitement un prélèvement équivalent à celui opéré sur le traitement des fonctionnaires de police actifs doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du ministre de l'intérieur doit être annulée seulement en tant qu'elle refuse de considérer comme actifs les services accomplis pendant sa mise à disposition de l'ARASP puis de l'ADASP 78 pour l'application des dispositions de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Par les motifs qui le fondent, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de considérer comme actifs les services accomplis par Mme B pour l'application des dispositions de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires, pour la période à compter du 7 janvier 2002, et de réexaminer sa situation s'agissant de son droit à liquidation de sa retraite, et ce dans un délai de trois mois à compter du jugement à intervenir. Il n'y a pas lieu d'ordonner d'exécution provisoire.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
Sur les dépens :
14. Le présent litige n'a donné lieu à aucun dépens. Les conclusions de Mme B tendant à ce que l'Etat soit condamné aux entiers dépens de la présente instance ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de refus implicite du 9 octobre 2021 du ministre de l'intérieur est annulée en tant qu'il refuse de considérer, pour l'application des dispositions de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires, comme actifs les services accomplis par Mme B pendant sa mise à disposition de l'ARASP puis de l'ADASP 78.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de classer comme actifs, pour l'application des dispositions de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires, pour la période à compter du 7 janvier 2002, les services accomplis par Mme B pendant sa mise à disposition de l'ARASP puis de l'ADASP 78, et de réexaminer sa situation s'agissant de son droit à liquidation de sa pension, le tout dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Mme B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions présentées par Mme B est rejeté.
Article 5: Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Mauny, président,
M. Perez, premier conseiller,
M. Bélot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
Le rapporteur,
signé
J-L Perez
Le président,
signé
O. MaunyLa greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026