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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2110042

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2110042

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2110042
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème chambre
Avocat requérantMERIAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 novembre 2021, Mme B A épouse D, représentée par Me Meriau, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 juin 2021 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et dans l'attente de la munir d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et dans l'attente de la munir d'une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

Sur le refus de séjour :

- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration est irrégulier en ce qu'il méconnaît les dispositions de l'article 6 du décret du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R.313-22, R.313-23 et R.511-1 du CESEDA, en ce que les signatures des médecins du collège ne sont pas sécurisés et authentifiées et en ce qu'il méconnaît les dispositions de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en ce que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que le préfet n'a pas fait usage de ses pouvoirs de régularisation ;

- la commission du titre de séjour n'a pas été consultée ;

Sur l'obligation de quitter le territoire :

- la décision est illégale du fait de l'illégalité du refus de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet n'a pas fait usage de ses pouvoirs de régularisation ;

Sur l'octroi d'un délai de départ volontaire de trente jours :

- le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en ne fixant pas un délai de départ volontaire supérieur à trente jours eu égard à sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 décembre 2021, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A épouse D, ressortissante sénégalaise née le 10 avril 1972 à Vélingara au Sénégal, est entrée le 19 août 2017 sur le territoire français, munie d'un visa de court séjour. Elle a déposé, le 19 février 2021, une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un avis du 19 mai 2021 le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) s'est prononcé sur son état de santé. Par un arrêté du 15 juin 2021 le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination. Elle en demande l'annulation.

Sur les décisions portant de refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :

2. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. ". Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". L'article R. 425-11 du même code dispose que : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ". L'article R. 425-13 du même code dispose que : " Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. () ". L'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant: a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

3. En premier lieu, si la requérante soutient que l'avis pris le 19 mai 2021 par le collège de médecins de l'OFII est irrégulier et que cette irrégularité doit entrainer l'annulation de l'arrêté du 15 juin 2021, cet avis, communiqué par le préfet de l'Essonne en cours d'instance, comporte l'ensemble des mentions exigées par les dispositions de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 et est signé par les Dr C, Cizeron et Delprat-Chatton, régulièrement désignés à cette fin, dont aucun n'a participé à la procédure médicale antérieure. Par ailleurs la requérante ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article 1367 du Code civil, de celles du décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique ou encore du règlement n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur, dès lors que les signatures présentes sur l'avis sont des fac-similés de signatures manuscrite et non des signatures électroniques. En tout état de cause, aucun des éléments du dossier ne permet de douter que les signatures apposées au bas de cet avis, qui sont parfaitement lisibles, sont celles des trois médecins composant le collège qui ont délibéré sur l'état de santé de la requérante, les mentions en ce sens faisant foi jusqu'à preuve du contraire, Dans ces conditions cette dernière n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du 15 juin 2021 est entaché d'un vice de procédure tenant à l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII.

4. En deuxième lieu, il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour à un étranger qui en fait la demande sur le fondement des dispositions précitées, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins mentionné à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que cette décision ne peut avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé du demandeur, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays d'origine de l'étranger concerné. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus de délivrance d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de destination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

5. Il ressort de l'avis du collège de médecins de l'OFII du 19 mai 2021 que si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé existant au Sénégal, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Si la requérante soutient qu'elle est atteinte de la maladie de Behcet, qu'il s'agit d'une maladie rare pouvant entrainer jusqu'à la cécité, des risques d'anévrisme artériel ou d'atteintes neurologiques, ou encore qu'elle fait l'objet de poussées d'aphtes buccales et génitales, ces circonstances ne sont pas de nature à démontrer l'impossibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié au Sénégal. Si, de plus, elle affirme vivre au Sénégal loin de toute structure de soins adaptée à son traitement, elle n'apporte en ce sens aucun commencement de preuve et n'infirme ainsi pas l'avis susmentionné en ce qu'il constate qu'elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 et de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

6. En troisième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code. Il est toutefois loisible au préfet d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à un titre de séjour sur le fondement d'une autre disposition du code. Il lui est aussi possible, exerçant le pouvoir discrétionnaire qui lui appartient dès lors qu'aucune disposition expresse ne le lui interdit, de régulariser la situation d'un étranger en lui délivrant un titre de séjour, compte tenu de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle.

7. Toutefois s'agissant là d'un pouvoir discrétionnaire de l'autorité administrative, dont l'usage n'est imposé par aucune disposition législative ou réglementaire, le moyen tiré de ce que le préfet n'a pas fait usage de ce pouvoir ne peut être utilement soulevé pour contester la légalité des décisions portant de refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, les moyens tenant à l'existence d'erreurs manifestes d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.

8. En quatrième lieu, la requérante n'établit pas que la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour qui lui a été opposée est illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ".

10. Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions pour se voir délivrer le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. Il résulte de ce qui a été précédemment exposé que, la requérante n'étant pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un titre de séjour en application des dispositions qu'elle invoque, le préfet n'était pas tenu, en application des dispositions précitées, de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande. Ce moyen ne peut, par suite, qu'être écarté.

Sur la décision octroyant un délai de départ volontaire de trente jours :

11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. ".

12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait fait état devant le préfet de l'Essonne, avant l'édiction de la décision contestée, de circonstances particulières, propres à justifier qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté serait entaché sur ce point d'une erreur manifeste d'appréciation.

13. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions en annulation présentées par Mme B A épouse D à l'encontre de l'arrêté du 15 juin 2021 du préfet de l'Essonne, doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B A épouse D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A épouse D, au préfet de l'Essonne et à Me Meriau.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Le Méhauté, président,

M. de Miguel, premier conseiller,

Mme Raymond-Andujar, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

Le rapporteur,

signé

S. E

Le président,

Signé

A. Le Méhauté

La greffière,

signé

Y. Bouakkaz

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

N°2110042

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