jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2110251 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Président Boukhéloua |
| Avocat requérant | SELARL FRANCK COHEN AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2021, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48 SI " et les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré l'ensemble des points sur son permis de conduire à la suite des infractions au code de la route des 7 mars 2013, 7 août 2013, 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017, 21 juin 2017, 1er août 2017, 22 août 2017, 14 septembre 2017, 12 octobre 2017 et 28 juillet 2019 ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique du 5 août 2021 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer les points retirés à la suite des infractions commises les 7 mars 2013 et 7 août 2013 afin de lui permettre d'effectuer un stage de sensibilisation ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer les points retirés à la suite des infractions commises les 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017, 21 juin 2017, 1er août 2017, 22 août 2017, 14 septembre 2017, 12 octobre 2017 et 28 juillet 2019 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions successives de retrait de points ne lui ont pas été notifiées ;
- la réalité des infractions contestées n'est pas établie ;
- il n'a pas reçu les informations prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer partiel sur les conclusions de la requête et au rejet du surplus.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code pénal ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Boukheloua, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
1. M. A B a commis les 7 mars 2013, 7 août 2013, 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017, 21 juin 2017, 1er août 2017, 22 août 2017, 14 septembre 2017, 12 octobre 2017 et 28 juillet 2019, treize infractions au code de la route ayant entraîné le retrait de plusieurs points affectés à son permis de conduire. Par une décision " 48 SI ", le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du permis de conduire de l'intéressé en raison d'un solde de points nul. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision " 48 SI " et des décisions portant retrait de points de son permis de conduire afférentes aux infractions commises les 7 mars 2013, 7 août 2013, 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017, 21 juin 2017, 1eraoût 2017, 22 août 2017, 14 septembre 2017, 12 octobre 2017 et 28 juillet 2019.
Sur l'étendue du litige :
2. En premier lieu, il ressort des mentions du relevé d'information intégral du 23 mars 2022 produit en défense, que le permis de conduire de M. B est valide avec un solde positif et que la décision " 48 SI " n'apparait plus sur ce relevé. Elle doit ainsi être regardée comme ayant été implicitement mais nécessairement retirée postérieurement à l'introduction de la requête. Dès lors, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " en ce qu'elle invalide son permis de conduire sont devenues sans objet.
3. En second lieu, il ressort des mentions du même relevé d'information intégral que les infractions commises les 22 août 2017 et 28 juillet 2019 n'apparaissent plus sur ce relevé et que les infractions commises les 1er août, 14 septembre et 12 octobre 2017 ne donnent pas lieu à retrait de points. Par suite, les conclusions à fin d'annulation des retraits de points consécutifs aux infractions des 1er août et 22 août, 14 septembre, et 12 octobre 2017 et 28 juillet 2019 sont devenues sans objet.
4. Par suite, c'est à bon droit que le ministre de l'intérieur soutient qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision " 48 SI " en ce qu'elle invalide le permis de conduire de M. B ni sur les conclusions à fin d'annulation des retraits de points consécutifs aux infractions des 1er août et 22 août, 14 septembre et 12 octobre 2017 et 28 juillet 2019.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la réalité des infractions :
5. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".
6. Il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route, des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale et de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues par ces articles que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Ainsi, l'émission d'un titre exécutoire établit la réalité d'une infraction, sans que le juge ne doive rechercher si l'intéressé a reçu notification d'un avis d'amende forfaitaire majorée.
7. Il résulte de l'instruction et notamment du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B, que les infractions relevées les 7 mars 2013, 7 août 2013, 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017 et 21 juin 2017 ont donné lieu, en l'absence du paiement des amendes forfaitaires afférentes dans le délai de quarante-cinq jours, à l'émission d'un titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée. En dépit de ce qu'il soutient, M. B n'établit pas avoir présenté une requête en exonération ou formé des réclamations. Dès lors, conformément à ce qui précède, la réalité des infractions reprochées à l'intéressé est établie.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points :
8. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que le ministre ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait ainsi lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que, dans la décision procédant au retrait des derniers points, il récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur qui demeure recevable à exciper de l'illégalité de chacun de ces retraits. Ainsi, le moyen tiré de l'absence de notification de chaque décision de retrait de points ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de communication des informations mentionnées aux articles L.223-3 et R.223-3 du code de la route :
9. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9./ Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. / Quand il est effectif, le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple ou, sur sa demande, par voie électronique. Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions d'application du présent alinéa ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I.- Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 ".
10. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Cette information revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
11. En outre, le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet. Lorsque le contrevenant soutient que le paiement est intervenu par la voie du recouvrement forcé et n'est, par suite, pas de nature à apporter la preuve de la réception des avis, il lui appartient d'apporter la preuve, devant le juge du fond, de ce que l'amende a effectivement fait l'objet d'un recouvrement forcé.
S'agissant de l'infraction commise le 7 mars 2013 :
12. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. B que l'infraction commise le 7 mars 2013 a donné lieu à une interception de l'intéressé au volant de son véhicule et à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Ces mentions ne permettent d'établir ni que le contrevenant s'est vu remettre, le 7 mars 2013, un procès-verbal d'infraction comportant l'information exigée par l'article L. 223-3 du code de la route, ni qu'il a effectivement reçu un avis comportant ces mêmes informations. Par suite, M. B est fondé à soutenir que la décision de retrait de point consécutive à cette infraction est intervenue au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 7 août 2013 :
13. Pour la période antérieure au 15 avril 2015, la page écran, des appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs, présentée au contrevenant comportait l'indication du nombre de points dont l'infraction entraînait le retrait mais non celle de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder. Dans ces conditions, pour les infractions antérieures à cette date, la signature du contrevenant ou la mention d'un refus de signer ne suffisent pas à établir la délivrance de l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.
14. Il ressort des pièces du dossier que l'infraction commise le 7 août 2013, qui a été constatée par un procès-verbal électronique que M. B a refusé de signé, a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Toutefois, ces mêmes pièces du dossier, dont font partie les avis de réception retournés à l'expéditeur, après avoir été présenté au domicile de M. B les 7 décembre 2013 et 4 juillet 2014, sans avoir été réclamés par l'intéressé, ne suffisent pas à établir que l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ont été portées à la connaissance de l'intéressé, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il se serait acquitté de l'amende forfaitaire majorée. Par suite, M. B est fondé à soutenir que la décision de retrait de point consécutive à cette infraction est intervenue au terme d'une procédure irrégulière.
S'agissant des infractions commises les 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017 et 21 juin 2017 :
15. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
16. S'il ressort des mentions du relevé d'information intégral mentionné au point 2 que les infractions commises les 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017 et 21 juin 2017 ont été constatées par un radar automatique, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait apposé sa signature sur la page qui lui a été présentée par l'agent verbalisateur, ni qu'il aurait refusé d'apposer sa signature sur cette page, à l'occasion de la constatation de ces infractions. Il ne ressort pas davantage des mêmes pièces du dossier, que M. B se serait acquitté des amendes forfaitaires majorées émises à la suite de ces infractions. Par suite, M. B est fondé à soutenir que les décisions de retrait de point consécutives à ces infractions sont intervenues au terme d'une procédure irrégulière.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation des retraits de points consécutifs aux infractions commises les 7 mars 2013, 7 août 2013, 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017 et 21 juin 2017.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Si l'annulation contentieuse d'une décision de retrait de points implique nécessairement que le ministre de l'intérieur reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés, le capital de points dont dispose ce dernier doit être recalculé en tenant compte également des retraits de points légalement intervenus à son encontre et le cas échéant, des décisions de retrait ou de reconstitution de points qui n'avaient pu être prises en compte par l'administration aussi longtemps que l'invalidation annulée était exécutoire.
19. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de reconnaitre à l'intéressé le bénéfice des points irrégulièrement retirés et de réexaminer la situation de M. B dans le sens des observations qui précèdent en en tirant lui-même toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé. Ce réexamen devra intervenir dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
DECIDE:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision " 48 SI " du 29 juillet 2021 en ce qu'elle invalide le permis de conduire de M. B ni sur les conclusions à fin d'annulation des infractions des 1er août et 22 août 2017, 14 septembre 2017, 12 octobre 2017 et 28 juillet 2019.
Article 2 : Les décisions de retrait de points consécutifs à l'infraction commise les 7 mars 2013, 7 août 2013, 21 mars 2016, 26 août 2016, 18 janvier 2017, 11 mars 2017, 5 avril 2017 et 21 juin 2017 sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, les points illégalement retirés par les décisions annulées à l'article 2, dans la limite du capital de points affecté à son permis de conduire, sans préjudice des décisions de retrait de points ultérieurement prises à la suite de la commission de nouvelles infractions routières.
Article 4 : L'Etat versera à M. B la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 octobre 2022.
La magistrate désignée,
signé
N. C La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026