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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2110722

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2110722

lundi 4 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2110722
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSIMOND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée sous le n°2110722 le 10 décembre 2021, M. B A, représenté par Me Simond, demande au tribunal :

1°) de l'admettre à titre provisoire à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision du 9 septembre 2021 par laquelle le préfet des Yvelines a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile et la décision de prolongation du délai de transfert aux autorités suédoises ;

3°) d'enjoindre au préfet des Yvelines de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile, de lui remettre une attestation de demande d'asile en procédure normale et un formulaire de saisine de l'office français pour la protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), et ce dans un délai de huit jours ouvrés à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 si M. A est définitivement admis à l'aide juridictionnelle ou à M. A dans le cas contraire

Il soutient que :

- la requête est recevable ;

- la décision de refus de renouvellement de l'attestation de demande d'asile méconnaît les dispositions des articles L. 571-1 et R. 571-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision de prolongation du délai de transfert méconnaît les stipulations de l'article 29 du règlement UE n°604/2013 du 26 juin 2013 et de l'article 9 du règlement UE n°1560/2003 du 2 septembre 2003 ;

La requête a été communiquée au préfet des Yvelines, qui n'a pas produit de mémoire, mais des pièces, enregistrées le 25 juillet 2022.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 janvier 2022.

Par une ordonnance du 15 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 juillet 2023 à 12 heures.

Les parties ont été informées par une lettre du 13 novembre 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant l'annulation de la prolongation du délai transfert dès lors que cette prolongation n'est qu'une modalité d'exécution de la décision initiale de transfert et ne peut être regardée comme révélant une décision susceptible de recours.

II. Par une requête enregistrée sous le n°2110724 le 10 décembre 2021 et un mémoire enregistré le 3 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Simond, demande au tribunal :

1°) de l'admettre à titre provisoire à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a suspendu le versement de l'allocation pour demandeur d'asile ;

3°) d'enjoindre à l'OFII de rétablir le versement de l'allocation pour demandeur d'asile, et rétroactivement au jour de la suspension des versements, dans un délai de 8 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 si M. A est définitivement admis à l'aide juridictionnelle ou à M. A dans le cas contraire.

Il soutient que :

- la décision n'est pas motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur de fait dès lors qu'il n'a jamais cherché à se soustraire intentionnellement et systématiquement au contrôle de l'autorité administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, l'OFII conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est irrecevable en ce que le tribunal administratif saisi n'est pas compétent territorialement et que les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 30 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 juillet 2023 à 12 heures.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement CE n°1560/2003 du 2 septembre 2003 ;

- le règlement UE n°604/2013 du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. Deharo a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant afghan, né en 1992, entré irrégulièrement sur le territoire français le 1er avril 2021, a sollicité le statut de réfugié le 7 avril 2021. L'instruction de cette demande a révélé que les empreintes de M. A avaient été relevées en Suède et que les autorités suédoises ont, le 21 mai 2021, explicitement accepté la prise en charge de l'intéressé. Le 7 avril 2021 une attestation de demande d'asile " procédure Dublin " lui a été délivrée par la préfecture de police puis renouvelé jusqu'au 5 septembre 2021. Dans le cadre de cette procédure, M. A a été convoqué auprès des services de la préfecture les 3 et 24 juin 2021. L'intéressé ne s'étant pas présenté à ces convocations, la préfecture de police de Paris a déclaré M. A en fuite. L'intéressé a sollicité le renouvellement de son attestation le 31 août 2021. Le préfet des Yvelines a, par une décision du 9 septembre 2021, refusé de faire droit à sa demande. Par ailleurs, l'OFII a cessé de lui verser l'allocation pour demandeur d'asile. M. A demande, par les présentes requêtes, l'annulation de ces deux décisions.

Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par une décision en date du 17 janvier 2022, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dès lors, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à son admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, lesquelles sont devenues sans objet.

Sur la compétence territoriale du tribunal administratif de Versailles :

3. Aux termes de l'article R. 342-1 du code de justice administrative : " Le tribunal administratif saisi d'une demande relevant de sa compétence territoriale est également compétent pour connaître d'une demande connexe à la précédente et relevant normalement de la compétence territoriale d'un autre tribunal administratif. ".

4. Eu égard au lien de connexité existant entre les décisions du préfet des Yvelines portant refus de renouvellement de l'attestation de demande d'asile et prolongation du délai de transfert et la décision du directeur territorial de l'OFII, en ce qu'elle fait suite au placement de M. A en situation de fuite, le tribunal administratif de Versailles est, contrairement à ce que fait valoir l'OFII, en application de l'article R. 342-1 du code de justice administrative, compétent pour connaître des conclusions dirigées contre la décision du directeur territorial de l'OFII de Montrouge.

Sur la recevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision de prolongation du délai de transfert :

5. La prolongation du délai de transfert, qui résulte du seul constat de fuite du demandeur et qui ne donne lieu qu'à une information de l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile par l'État membre qui ne peut procéder au transfert, a pour effet de maintenir en vigueur la décision de transfert aux autorités de l'Etat responsable et ne suppose pas l'adoption d'une nouvelle décision. Cette prolongation n'est ainsi qu'une des modalités d'exécution de la décision initiale de transfert et ne peut être regardée comme révélant une décision susceptible de recours.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la décision de prolongation du délai transfert sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions dirigées contre de la décision du préfet des Yvelines refusant le renouvellement de l'attestation de demande d'asile :

7. Aux termes de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il est procédé à l'enregistrement de la demande selon les modalités prévues au chapitre I du titre II. Une attestation de demande d'asile est délivrée au demandeur selon les modalités prévues à l'article L. 521-7. Elle mentionne la procédure dont il fait l'objet. Elle est renouvelable durant la procédure de détermination de l'Etat responsable et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat. Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'Etat d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat. ". Aux termes de l'article R. 573-2 du même code : " L'attestation de demande d'asile peut être retirée ou ne pas être renouvelée lorsque l'étranger se soustrait de manière intentionnelle et systématique aux convocations ou contrôles de l'autorité administrative en vue de faire échec à l'exécution d'une décision de transfert. "

8. Le droit constitutionnel d'asile, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié. S'il implique que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit, en principe, autorisé à demeurer sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande, ce droit s'exerce dans les conditions définies par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'article L. 571-1 de ce code prévoit que l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre Etat peut faire l'objet d'un transfert vers l'Etat qui est responsable de cet examen en application des dispositions du règlement du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. Ce transfert peut avoir lieu pendant une période de six mois à compter de l'acceptation de la demande de prise en charge, susceptible d'être portée à dix-huit mois dans les conditions prévues à l'article 29 de ce règlement si l'intéressé " prend la fuite ". Il résulte clairement de ces dispositions que la notion de fuite doit s'entendre comme visant notamment le cas où un ressortissant étranger se serait soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative en vue de faire obstacle à une mesure d'éloignement le concernant.

9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a sollicité le statut de réfugié auprès des services de la préfecture de police le 7 avril 2021. Ce jour-là, trois dates de convocations à des rendez-vous, les 6 mai, 3 et 24 juin 2021, dans le cadre de l'instruction de son dossier lui ont été communiquées. Il n'est pas contesté que l'intéressé s'est rendu au rendez-vous du 6 mai 2021 à l'occasion duquel une attestation de demande d'asile lui a été remise. Le 17 mai 2021, une demande de transfert de son dossier vers la préfecture des Yvelines a été formulée par la Croix-Rouge en charge de l'HUDA de Trappes, dispositif d'hébergement d'urgence vers lequel l'intéressé a été réorienté. Il n'est pas contesté que cette demande est restée sans réponse. Par ailleurs, le requérant fait valoir qu'il s'est rendu au second rendez-vous programmé le 3 juin 2021 dans les services de la préfecture de police où il a été informé qu'il devait se présenter dorénavant à la préfecture des Yvelines en charge de son dossier et que le troisième rendez-vous fixé le 24 juin 2021 à la préfecture de police était dès lors annulé. Il produit à l'appui de cette allégation, non contestée, la convocation aux rendez-vous au dos de laquelle a été portée la mention manuscrite " hébergé HUDA 78, retour préfecture de Versailles " accompagnée des timbres " 3 juin 2021 " et " préfecture de police - délégation à l'immigration " . Le 31 août 2021, par un courriel adressé au service du bureau de l'asile de la préfecture des Yvelines, le requérant sollicitait à nouveau une convocation afin de renouveler son attestation de demandeur d'asile arrivant à expiration le 5 septembre 2021. En outre il ressort des pièces du dossier que le 29 décembre 2021, M. A n'a plus été considéré par les services de l'immigration de la préfecture de police comme étant en fuite. Au regard de l'ensemble de ces circonstances, M. A ne peut être regardé comme s'étant soustrait de manière intentionnelle et systématique aux convocations ou contrôles de l'autorité administrative en vue de faire échec à l'exécution d'une décision de transfert. Dès lors, le requérant est fondé à soutenir que c'est à tort que par la décision du 9 septembre 2021, le préfet a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile du fait de son placement " en fuite ".

10. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision refusant le renouvellement de l'attestation de demande d'asile de M. A doit être annulée.

Sur les conclusions dirigées contre de la décision du directeur général de l'OFII suspendant le versement de l'allocation pour demandeur d'asile :

11. Aux termes de l'article D. 553-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable au litige : " Sont admis au bénéfice de l'allocation prévue au présent chapitre, les demandeurs d'asile qui ont accepté les conditions matérielles d'accueil proposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration en application de l'article L. 551-9 et qui sont titulaires de l'attestation de demande d'asile délivrée en application de l'article L. 521-7.".Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : () 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; () La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil. " Aux termes de l'article D. 521-12 de ce même code : " Le préfet transmet sans délai à l'Office français de l'immigration et de l'intégration les informations relatives à la durée de validité des attestations de demande d'asile ainsi que l'état d'avancement des procédures de détermination de l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile et de transfert, en particulier les dates de fuite ou de transfert des intéressés. "

12. Il ressort des pièces du dossier que pour prendre la décision de suspension des conditions matérielles d'accueil, l'OFII s'est fondé sur la déclaration de fuite du requérant. Or, ainsi qu'il a été dit au point 9, M. A ne pouvait être regardé comme étant en fuite au sens des dispositions de l'article 29 du règlement UE n°604/2013 du 26 juin 2013 . Par suite, le directeur général de l'OFII ne pouvait légalement suspendre le versement de l'allocation de demandeurs d'asile pour ce motif. Il en résulte que, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la décision du directeur général de l'OFII doit également être annulée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

13. En premier lieu, eu égard à la décision du 2 mai 2023 de la Cour nationale d'asile reconnaissant le statut de réfugié à M. A, il n'y a pas lieu d'enjoindre au préfet des Yvelines de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile, ni de lui remettre une attestation de demande d'asile en procédure normale et un formulaire de saisine de l'office français pour la protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA).

14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre à l'OFII verser à M. A l'allocation pour demandeur d'asile à titre rétroactif pour la période d'août 2021 à août 2022 durant laquelle le versement de cette allocation a été illégalement suspendu, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative :

15. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 janvier 2022. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et, sous réserve que Me Simond, avocat de M. A, renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à Me Simond.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La décision du 9 septembre 2021 par laquelle le préfet des Yvelines a refusé de renouveler l'attestation de demande d'asile de M. A est annulée.

Article 3 : La décision du directeur général de l'OFII suspendant le versement de l'allocation pour demandeur d'asile à M. A est annulée.

Article 4 : Il est enjoint à l'OFII de verser à M. A l'allocation pour demandeur d'asile pour la période d'août 2021 à août 2022, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 5 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Me Simond, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Simond renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 6 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. A est rejeté.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Jean-Baptiste Simond, au directeur général de l'office français pour l'immigration et l'intégration et au préfet des Yvelines.

Délibéré après l'audience du 20 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Rollet-Perraud, présidente,

Mme Milon, première conseillère,

M. Deharo, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2023.

Le rapporteur,

signé

G. Deharo

La présidente,

signé

C.Rollet-Perraud

La greffière,

signé

K. Dupré

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

2-2110724

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