LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2110726

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2110726

jeudi 15 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2110726
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7éme chambre
Avocat requérantCABINET INDIVIDUEL LE BAUT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 décembre 2021 et 4 septembre 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel le maire de Dampierre-en-Yvelines a fait opposition à sa déclaration préalable de travaux portant sur la division d'un terrain, ensemble la décision du 6 octobre 2021 rejetant son recours gracieux.

Il soutient que :

- la division sollicitée n'altère en rien le caractère des lieux avoisinants ; la décision est entachée d'erreur d'appréciation ;

- l'article R.111-27 ne trouve pas à s'appliquer à la géométrie des terrains, mais aux seules constructions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2022, la commune de Dampierre-en-Yvelines, représentée par Me Le Baut, conclut au rejet de la requête ainsi qu'à la mise à la charge de M. A de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,

- les conclusions de Mme Cerf, rapporteure publique,

- et les observations de Me Le Baut, représentant la commune de Dampierre-en-Yvelines.

La commune de Dampierre-en-Yvelines, représentée par Me François Le Baut, a produit une note en délibéré, enregistrée le 6 février 2024, qui n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Le 11 juin 2021, M. A a déposé auprès de la mairie de Dampierre-en-Yvelines une déclaration préalable visant à la division des parcelles D337 et D557 en deux lots, dont un à construire. Par décision du 5 août 2021, le maire a fait opposition à cette déclaration préalable. Celle-ci ayant toutefois été notifiée tardivement, après naissance d'une décision tacite de non-opposition, le maire a pris un nouvel arrêté le 24 septembre 2021, qui procède au retrait de la décision tacite et fait opposition à la déclaration préalable de M. A. En demandant " le retrait de l'annulation de son certificat d'urbanisme opérationnel " ainsi que le " retrait de l'opposition à sa division parcellaire ", M. A doit être regardé comme demandant, au vu notamment de la circonstance qu'un certificat d'urbanisme positif lui a été délivré le 5 août 2021, l'annulation de la décision du 24 septembre 2021, ainsi que de celle du 6 octobre 2021 qui rejette son recours gracieux.

2. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "

3. En retenant que le projet méconnaissait ces dispositions, au motif que " le découpage du lot B (), réalisé tout en longueur, ne s'intégr[ait] pas de manière satisfaisante dans le tissu urbain de la commune ", alors que l'article R.111-27 du code de l'urbanisme ne fait référence qu'aux constructions et non aux caractéristiques des terrains d'assiette, le maire de Dampierre-en-Yvelines a fait une inexacte application de ces dispositions, et a, par suite, porté une appréciation erronée sur le projet.

4. Si la commune de Dampierre-en-Yvelines fait valoir en défense que la décision attaquée prend en compte le futur classement des parcelles D337 et D557 dans le PLU adopté en cours d'instance le 31 mars 2023, qui classe en " espace paysager protégé " le lot B du projet, il appartenait au maire, s'il s'y estimait fondé, de surseoir à statuer à ce motif, sur le fondement des dispositions de l'article L.153-11 du code de l'urbanisme.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 24 septembre 2021, ainsi que de celle du 6 octobre 2021.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la commune de Dampierre-en-Yvelines au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 24 septembre 2021 par laquelle le maire de Dampierre-en-Yvelines a fait opposition à la déclaration préalable de M. A, est annulée, ensemble la décision du 6 octobre 2021 rejetant le recours gracieux du requérant.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Dampierre-en-Yvelines tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Dampierre-en-Yvelines.

Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Ouardes, président,

- Mme Fejérdy, première conseillère,

- M. de Miguel, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.

La rapporteure,

Signé

B. Fejérdy

Le président,

Signé

P. Ouardes

La greffière,

Signé

C. Benoit-Lamaitrie

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions