mardi 23 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2200135 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée, le 7 janvier 2022, l'association MONPLU - Montgeronnais opposés au nouveau PLU, M. AJ.., M. AD.., Mme U, M. N, M. et Mme L, Mme A, M. et Mme P, Mme R, M. AB.., M. S, M. AG.. B, M. AK.., Mme Z.., M. et Mme AL, Mme H, M. et Mme C, M. AN.., M. J, Mme I, M. E, M. AF.. et Mme F, M. K, M. et Mme A, M. et Mme D, Mme M AQ, Mme AA.., M. AI.., M. D, M. AL.., M. AP.., M. AH.., Mme W.., M. T, M. et Mme T, M. Q, Mme AC.., M. AR.., M. V.., Mme AQ.., M. AO.., M. et Mme O, M. G, Mme X.., M. AM.., Mme Y.. et M. AE.., représentés par Me Ramdenie, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n°02-CM08072021 du 8 juillet 2021 par laquelle le conseil municipal de Montgeron a approuvé la modification du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montgeron une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la délibération est illégale en ce qu'elle a été prise à l'issue d'une procédure de modification et non de révision ;
- la publicité de l'enquête publique a été insuffisante au regard des prescriptions de l'article R. 123-11 du code de l'environnement, en l'absence de réunion publique préalable, de publication de l'avis d'enquête sur le site internet de la commune et d'affichage de celui-ci selon les modalités fixées par l'article 1er de l'arrêté du 24 avril 2012 fixant les caractéristiques et dimensions de l'affichage de l'avis d'enquête publique ;
- le plan de zonage ne délimite pas de façon précise et cohérente les contours des espaces verts protégés ;
- le rapport de présentation est insuffisant en ce qu'il ne justifie pas suffisamment l'institution des espaces verts protégés sur un nombre important de parcelles, qu'il ne précise pas suffisamment les critères ayant présidé à l'institution de ces espaces et qu'il ne fait pas état des conséquences de cette servitude ;
- le plan de zonage est incohérent avec le rapport de présentation dans la mesure où certaines parcelles supportent un espace vert protégé qui ne respecte pas la distance de 8 mètres par rapport aux constructions existantes ;
- l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme ne permet pas de protéger n'importe quel terrain enherbé, comme l'a fait la commune de Montgeron ;
- l'identification d'espaces verts protégés n'était pas nécessaire pour protéger des espaces verts sans intérêt particulier dès lors que cette protection est assurée par les autres dispositions du règlement définissant la largeur d'accès, la distance vis-à-vis des voies publiques et des limites séparatives, l'emprise au sol, la superficie des espaces verts et la bande d'inconstructibilité ;
- l'institution d'un espace vert protégé sur de nombreuses parcelles est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; ce classement n'apparait, dans certains cas, pas nécessaire eu égard aux objectifs poursuivis et, dans d'autres cas, disproportionné au regard des conséquences qu'il emporte en termes de constructibilité ;
- l'absence d'identification d'espaces verts protégés sur des parcelles non bâties et boisées appartenant à la commune révèle une rupture d'égalité de traitement et un détournement de pouvoir ;
- le maintien du classement en zone U de parcelles intégralement couvertes d'un espace vert protégé et de parcelles non bâties grevées d'une telle servitude sur une partie importante de leur surface est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la modification en litige méconnait le principe d'équilibre défini à l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme en ce qu'il ne permet pas d'assurer un équilibre satisfaisant entre la protection des milieux naturels et les problématiques de renouvellement urbain et développement urbain maîtrisé.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 octobre 2022 et 18 novembre 2022, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la commune de Montgeron, représentée par Me Saint-Supéry, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de chacun des requérants d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le recours de l'association MONPLU - MONTGERONNAIS OPPOSÉS AU NOUVEAU PLU est irrecevable dans la mesure où celle-ci n'établit ni son intérêt à agir contre la délibération contestée ni la qualité de son président pour la représenter dans le cadre de la présente instance ;
- le recours de plusieurs des requérants est irrecevable, à défaut de démontrer leur qualité de propriétaire de parcelles implantées sur le territoire de la commune de Montgeron ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est, en tout état de cause, fondé.
Par une ordonnance du 14 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 24 novembre 2022, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- l'arrêté du 24 avril 2012 fixant les caractéristiques et dimensions de l'affichage de l'avis d'enquête publique mentionné à l'article R. 123-11 du code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Amar-Cid,
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public,
- les observations de Me Pasqualin pour les requérants,
- et les observations de Me Sautereau pour la commune de Montgeron.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 8 juillet 2021, le conseil municipal de Montgeron a approuvé la modification n°3 du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. L'association MONPLU - MONTGERONNAIS OPPOSÉS AU NOUVEAU PLU et autres demandent au tribunal l'annulation de cette délibération ainsi que de la décision implicite rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le choix de la procédure suivie :
2. Aux termes de l'article L. 153-31 du code de l'urbanisme dans sa version alors en vigueur : " Le plan local d'urbanisme est révisé lorsque l'établissement public de coopération intercommunale ou la commune décide : / 1° Soit de changer les orientations définies par le projet d'aménagement et de développement durables ; / 2° Soit de réduire un espace boisé classé, une zone agricole ou une zone naturelle et forestière ; / 3° Soit de réduire une protection édictée en raison des risques de nuisance, de la qualité des sites, des paysages ou des milieux naturels, ou d'une évolution de nature à induire de graves risques de nuisance. / 4° Soit d'ouvrir à l'urbanisation une zone à urbaniser qui, dans les neuf ans suivant sa création, n'a pas été ouverte à l'urbanisation ou n'a pas fait l'objet d'acquisitions foncières significatives de la part de la commune ou de l'établissement public de coopération intercommunale compétent, directement ou par l'intermédiaire d'un opérateur foncier. / 5° Soit de créer des orientations d'aménagement et de programmation de secteur d'aménagement valant création d'une zone d'aménagement concerté. " Aux termes de l'article L. 153-36 du même code : " Sous réserve des cas où une révision s'impose en application de l'article L. 153-31, le plan local d'urbanisme est modifié lorsque l'établissement public de coopération intercommunale ou la commune décide de modifier le règlement, les orientations d'aménagement et de programmation ou le programme d'orientations et d'actions. "
3. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du complément au rapport de présentation, que les modifications du plan local d'urbanisme approuvées par la délibération contestée ont pour objet la protection de la trame verte en milieu urbain par l'identification de nouveaux espaces verts protégés au titre de l'article L.151-23 du code de l'urbanisme et l'encadrement strict des possibilités de construire en leur sein, l'identification de nouveaux arbres remarquables, le renforcement des règles concernant les espaces perméables dans certains secteurs de la commune, l'annexion au PLU d'une charte de l'arbre à valeur informative, l'identification de nouvelles constructions remarquables à protéger au titre de l'article L. 151-19 du même code et la modification de plusieurs dispositions du règlement écrit visant à améliorer le cadre et la qualité de vie en zone urbaine et à procéder à des ajustements ou compléments ponctuels ainsi qu'à la correction d'erreurs matérielles. Ainsi, ces modifications n'ont pas formellement pour objet de changer les orientations définies par le projet d'aménagement et de développement durables approuvé le 3 novembre 2016. L'allégation selon laquelle elles auraient eu pour effet indirect de remettre en cause les orientations définies par ce document n'affecte, le cas échéant, que la cohérence entre eux des éléments que comprend le plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de ce que la procédure de modification a été suivie à tort doit être écarté.
En ce qui concerne la publicité de l'enquête publique :
4. En premier lieu, si les requérants se prévalent de l'absence de réunion publique préalable à l'enquête publique, une telle obligation ne ressort d'aucun texte, s'agissant d'une procédure de modification d'un PLU.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 123-10 du code de l'environnement : " I.- Quinze jours au moins avant l'ouverture de l'enquête et durant celle-ci, l'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête informe le public. L'information du public est assurée par voie dématérialisée et par voie d'affichage sur le ou les lieux concernés par l'enquête, ainsi que, selon l'importance et la nature du projet, plan ou programme, par voie de publication locale. / Cet avis précise : / -l'objet de l'enquête ; / -la ou les décisions pouvant être adoptées au terme de l'enquête et des autorités compétentes pour statuer ; / -le nom et les qualités du commissaire enquêteur ou des membres de la commission d'enquête ; / -la date d'ouverture de l'enquête, sa durée et ses modalités ; / -l'adresse du ou des sites internet sur lequel le dossier d'enquête peut être consulté ; / -le (ou les) lieu (x) ainsi que les horaires où le dossier de l'enquête peut être consulté sur support papier et le registre d'enquête accessible au public ; / -le ou les points et les horaires d'accès où le dossier de l'enquête publique peut être consulté sur un poste informatique ; / -la ou les adresses auxquelles le public peut transmettre ses observations et propositions pendant le délai de l'enquête. S'il existe un registre dématérialisé, cet avis précise l'adresse du site internet à laquelle il est accessible. () ". Aux termes de l'article R. 123-11 du même code : " I. - Un avis portant les indications mentionnées à l'article R. 123-9 à la connaissance du public est publié en caractères apparents quinze jours au moins avant le début de l'enquête et rappelé dans les huit premiers jours de celle-ci dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans le ou les départements concernés. () / II. - L'avis mentionné au I est publié sur le site internet de l'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête. Si l'autorité compétente ne dispose pas d'un site internet, cet avis est publié, à sa demande, sur le site internet des services de l'Etat dans le département. () / III. - L'autorité compétente pour ouvrir et organiser l'enquête désigne le ou les lieux où cet avis doit être publié par voie d'affiches et, éventuellement, par tout autre procédé. () / Cet avis est publié quinze jours au moins avant l'ouverture de l'enquête et pendant toute la durée de celle-ci. () / Ces affiches doivent être visibles et lisibles de la ou, s'il y a lieu, des voies publiques, et être conformes à des caractéristiques et dimensions fixées par arrêté du ministre chargé de l'environnement. " Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 24 avril 2012 fixant les caractéristiques et dimensions de l'affichage de l'avis d'enquête publique mentionné à l'article R. 123-11 du code de l'environnement : " Les affiches mentionnées au III de l'article R. 123-11 mesurent au moins 42 × 59,4 cm (format A2). Elles comportent le titre " avis d'enquête publique " en caractères gras majuscules d'au moins 2 cm de hauteur et les informations visées à l'article R. 123-9 du code de l'environnement en caractères noirs sur fond jaune. "
6. S'il appartient à l'autorité administrative de procéder à l'ouverture de l'enquête publique et à la publicité de celle-ci dans les conditions fixées par les dispositions du code de l'environnement, la méconnaissance de ces dispositions n'est toutefois de nature à vicier la procédure et donc à entraîner l'illégalité de la décision prise à l'issue de l'enquête publique que si elle n'a pas permis une bonne information de l'ensemble des personnes intéressées par l'opération ou si elle a été de nature à exercer une influence sur les résultats de l'enquête et, par suite, sur la décision de l'autorité administrative
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier, en particulier du rapport du commissaire enquêteur et des captures d'écran produites par la commune, que cette dernière a publié, à compter du 15 mars 2021, un article accessible depuis la rubrique " agenda " de son site internet, informant les habitants de l'ouverture d'une enquête publique en vue de modifier son PLU et comprenant l'ensemble des informations requises par les dispositions du code de l'environnement citées au point 5. D'autre part, s'il ressort des procès-verbaux d'affichage produits, qui ne sont pas sérieusement contestés, que l'avis d'enquête publique a été affiché sur " les panneaux extérieurs de la commune " à compter du 16 mars 2021, soit plus de 15 jours avant le début de l'enquête publique devant se tenir du 2 avril au 4 mai 2021, il est constant que cet affichage a été réalisé au format A3 sur fond vert pâle et non au format A2 sur fond jaune prescrit par les dispositions précitées de l'arrêté du 24 avril 2012 qui était bien applicable, contrairement à ce que soutient la commune et à ce qu'a estimé le commissaire enquêteur. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'au-delà des modalités obligatoires de publicité prescrites par le code de l'environnement, la commune de Montgeron a, par ailleurs, distribué aux habitants en cours d'enquête un document explicatif de 4 pages sur la procédure en cours et les modifications envisagées, organisé, le 29 avril 2021, une réunion publique par visioconférence dans le contexte particulier de crise sanitaire qui prévalait alors et prolongé la durée de l'enquête jusqu'au 7 mai 2021, de façon à permettre la tenue d'une permanence supplémentaire du commissaire enquêteur compte tenu de l'afflux des observations reçues. Dans ces conditions et alors que la participation du public a été particulièrement importante, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'erreur de format invoquée ait nui à l'information du public ou ait été de nature à exercer une influence sur les résultats de l'enquête et, par suite, sur la décision finalement adoptée. Ainsi, le moyen ne pourra qu'être écarté.
En ce qui concerne le rapport de présentation :
8. En premier lieu, aux termes de l'article R. 151-5 de ce code : " Le rapport de présentation est complété par l'exposé des motifs des changements apportés lorsque le plan local d'urbanisme est : () 2° Modifié ; () ".
9. Le rapport de présentation de la modification du PLU de Montgeron contestée indique qu'il est proposé de compléter l'identification de cœurs d'ilots verts et de les classer en espaces verts protégés au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme et d'encadrer strictement les possibilités de construire dans ces espaces pour mettre en œuvre les orientations du PADD qui visent à préserver le patrimoine paysager de la commune et à sauvegarder le rôle des quartiers pavillonnaires comme corridors écologiques en " pas japonais " entre la vallée de l'Yerres et la forêt de Sénart et entre la vallée de la Seine et la forêt de Sénart. Il expose les modifications réglementaires envisagées et précise que les restrictions aux droits à construire dans les espaces verts protégés viennent compléter les dispositions existantes qui fixent une bande de constructibilité de 25 mètres à partir de l'alignement et visent également à renforcer la préservation de la nature en ville dans tous les quartiers. Il détaille enfin la méthodologie d'identification et de délimitation des nouveaux espaces verts protégés, en indiquant qu'ils couvrent une surface d'environ 44 hectares. Ainsi, contrairement à ce qui est soutenu, les auteurs de la modification en litige ont suffisamment exposé les motifs des changements apportés au PLU existant, notamment en ce qui concerne la création et la délimitation de ces nouveaux espaces verts protégés ainsi que les prescriptions qui y sont applicables.
10. En second lieu, si les requérants se prévalent d'incohérences entre le rapport de présentation et le plan de zonage, un tel moyen est en lui-même inopérant, en l'absence de tout texte organisant un tel rapport entre ces deux documents.
En ce qui concerne la prétendue imprécision du plan de zonage :
11. Le moyen tiré de l'imprécision du règlement graphique manque en fait dès lors qu'il s'agit d'un plan à l'échelle qui fait apparaître les limites cadastrales et permet de connaître avec suffisamment de précision les limites des espaces verts protégés à l'échelle de chaque parcelle.
En ce qui concerne la compatibilité du PLU modifié avec le principe d'équilibre :
12. Aux termes de l'article L. 151-1 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme respecte les principes énoncés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. / Il est compatible avec les documents énumérés à l'article L. 131-4 et prend en compte ceux énumérés à l'article L. 131- 5. ". Aux termes de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme : " Dans le respect des objectifs du développement durable, l'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants : 1° L'équilibre entre : () b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux, la lutte contre l'étalement urbain ; / c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels () 2° La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ; () 6° La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces verts ainsi que la création, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques ; ".
13. Ces dispositions doivent être interprétées comme imposant seulement aux auteurs des documents d'urbanisme d'y faire figurer des mesures tendant à la réalisation des objectifs qu'elles énoncent. En conséquence, il appartient au juge administratif d'exercer un simple contrôle de compatibilité entre les règles fixées par un plan local d'urbanisme et ces dispositions du code de l'urbanisme. Pour apprécier cette compatibilité, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert, si le plan ne contrarie pas les dispositions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition.
14. Il ressort des pièces du dossier que les nouveaux espaces verts protégés créés par la modification litigieuse ne se situent pas dans les espaces identifiés, lors de l'élaboration du PLU, comme disposant d'un potentiel fort de densification ou d'un " potentiel à terme " et concernent, au contraire, des secteurs où le potentiel de mutation et donc de construction a été estimé comme particulièrement faible, sinon nul, par les auteurs du PLU. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que les règles du PLU modifié permettent la densification des espaces identifiés comme mutables. Les requérants ne contestent, par ailleurs, pas le diagnostic posé par le PADD selon lequel la commune de Montgeron dispose d'un taux important de logements vacants par rapport aux communes voisines, qu'elle remplit déjà ses obligations en matière de logements sociaux et que l'enveloppe urbaine possible a déjà atteint son maximum. Ainsi, à l'échelle globale du territoire communal, la création des 44 hectares d'espaces verts protégés en zone urbaine et la limitation des droits à construire qui s'y applique, n'apparaissent pas, à elles seules, de nature à faire obstacle à la recherche d'un équilibre entre densification et protection des milieux et des paysages naturels ni, plus globalement, à contrarier la poursuite des objectifs visés par les dispositions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme citées au point 12.
En ce qui concerne le maintien du classement en zone U de parcelles intégralement ou très majoritairement grevées d'un espace vert protégé :
15. Une délibération approuvant la modification d'un PLU en tant qu'elle laisse inchangé le classement d'une parcelle se borne à confirmer les dispositions précédemment en vigueur du PLU et ne peut, en l'absence de circonstances particulières, rouvrir au profit des propriétaires de cette parcelle, dont le classement est inchangé, le délai de recours contentieux à l'encontre de ces dispositions. Par ailleurs, seuls les changements résultant de cette modification peuvent être utilement contestés dans le cadre d'une requête tendant à l'annulation d'une délibération approuvant cette modification. Ainsi, les requérants ne peuvent utilement critiquer le classement de parcelles en zone urbaine qui n'est pas modifié par la délibération du 8 juillet 2021 approuvant la modification n°3 du PLU de Montgeron, alors même que celle-ci identifie sur tout ou partie de ces terrains une servitude d'espace vert protégé. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du maintien du classement en zone U de ces parcelles doit, par suite, être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la légalité des classements en espaces verts protégés :
16. Aux termes de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L. 421-4 pour les coupes et abattages d'arbres. / Il peut localiser, dans les zones urbaines, les terrains cultivés et les espaces non bâtis nécessaires au maintien des continuités écologiques à protéger et inconstructibles quels que soient les équipements qui, le cas échéant, les desservent ". D'une part, l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme permet au règlement d'un PLU d'édicter des dispositions visant à protéger, mettre en valeur ou requalifier un élément du paysage dont l'intérêt le justifie. Le règlement peut notamment, à cette fin, identifier un secteur en raison de ses caractéristiques particulières. La localisation de ce secteur, sa délimitation et les prescriptions le cas échéant définies, qui ne sauraient avoir de portée au-delà du territoire couvert par le plan, doivent être proportionnées et ne peuvent excéder ce qui est nécessaire à l'objectif recherché. Une interdiction de toute construction ne peut être imposée que s'il s'agit du seul moyen permettant d'atteindre l'objectif poursuivi. D'autre part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
17. Aux termes de l'article 2 du titre II du règlement du PLU modifié : " () Plantations et espaces verts identifiés au titre de l'article L. 151-23 du Code de l'urbanisme / Espace vert protégé (espaces verts protégés) / Les espaces verts à protéger (espaces verts protégés) sont des espaces composés d'un ensemble paysager public ou privé existant sur un ou plusieurs terrains, composés d'éléments végétaux ayant un impact positif dans le tissu urbain : espaces arborés, plantés, terrains cultivés (vergers, vignes, potagers), groupes d'arbres, arbres isolés, haies. Ils constituent une unité paysagère à protéger pour sa qualité végétale et son rôle dans la biodiversité locale. Ils sont repérés au plan de zonage, au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme. Tout aménagement doit préserver sa dominante végétale et les plantations existantes de qualité doivent être conservées ou remplacées par des espèces de qualité équivalente / Tous les travaux ayant pour effet de détruire un élément de paysage et notamment les coupes et abattages d'un " grand arbre " tel qu'un chêne, un platane, un séquoia, un cèdre, ayant atteint son plein développement, doivent faire l'objet d'une déclaration préalable. () / À l'intérieur des " espaces verts protégés ", seuls sont autorisés : / • les travaux ne compromettant pas le caractère et l'unité de ces espaces et ceux nécessaires à leur entretien et à leur mise en valeur / • des constructions annexes d'une emprise au sol inférieure à 10 m², / • des piscines découvertes d'une emprise au sol maximale de 30 m² (hors margelles et rebords), Pour les parcelles dont le linéaire est inférieur ou égal à 13 m : les piscines sont limitées à 15 m² (hors margelles et rebords). / Les 15 ou 30 m² maximum d'emprise ne s'appliquent que pour les parties de la piscine comprises dans l'espace vert protégé. Des piscines d'une emprise plus grande peuvent être autorisées (piscine non implantée dans l'espace vert protégé ou piscine implantée à cheval entre l'espace vert protégé et le reste de la parcelle), sous réserve du respect des autres dispositions du règlement. / • Les cheminements piétons de nature perméable ou non d'une largeur maximale de 1 mètre. / • Les cheminements perméables permettant le passage des véhicules motorisés, par l'espace vert protégé s'ils sont indispensables à l'accessibilité du terrain / • Les bandes roulantes non perméables permettant le passage des véhicules motorisés par l'espace vert protégé s'ils sont indispensables à l'accessibilité du terrain / • La réalisation de garage fermé si le terrain n'en comporte pas et s'il n'est pas possible d'en réaliser un sur un autre emplacement / • L'amélioration et le cas échéant, l'extension mesurée des garages déjà légalement présents dans les espaces verts protégés. / • Les installations techniques d'intérêt collectif sous réserve de leur intégration paysagère ".
18. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport de présentation de la modification contestée et des orientations du PADD, que les auteurs du PLU ont entendu créer de nouveaux espaces verts protégés dans le but de préserver tant le cadre paysager des secteurs urbanisés de la commune, en particulier des quartiers pavillonnaires, que le rôle de corridor écologique joué par ces espaces. De tels motifs étant au nombre de ceux visés par le premier alinéa de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme qui permet d'identifier des éléments de paysage et de délimiter des secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, les auteurs du PLU ont pu légalement fonder la protection de ces espaces sur ces dispositions. La circonstance que certaines surfaces protégées à ce titre soient simplement enherbées ne vient pas nécessairement contredire la pertinence de leur classement qui ne s'apprécie pas à l'échelle de la parcelle mais à celle du cœur d'îlot, de l'unité paysagère ou du corridor discontinu dans lesquels elles s'insèrent. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que de simples espaces enherbés ne pouvaient, par principe, pas être classés en espaces verts protégés, sur le fondement de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme.
19. En deuxième lieu, l'article 2 du titre II du règlement du PLU permet de réaliser dans les espaces verts protégés des constructions annexes d'une emprise au sol allant jusqu'à 10 m2, des piscines de moins de 30 m2, des cheminements y compris perméables permettant le passage des piétons et des véhicules motorisés s'ils sont indispensables à l'accessibilité du terrain par les véhicules, et la réalisation dans certaines conditions de garages fermés et leur amélioration ou extension mesurée. De telles restrictions ne font pas double emploi avec les autres règles du PLU, notamment la définition d'une bande de constructibilité de 25 mètres en zone UF qui n'a pas le même objet ni les mêmes effets, en ce qu'elle vise les seules constructions et n'interdit pas la réalisation en dehors de cette bande d'aménagements ou de travaux susceptibles d'entrainer l'artificialisation des sols ou la suppression de la végétation existante. A cet égard, si les articles 13 des règlements de zone relatifs aux espaces libres et plantations fixent des coefficients maximaux d'espaces perméables et de pleine terre, ces derniers s'appliquent à l'échelle du terrain d'assiette, sans considération de la qualité ni de la cohérence des cœurs d'îlot au sein desquels ils s'insèrent. En outre, ils ne font obstacle ni aux divisions foncières en vue de construire, qui sont susceptibles de conduire à une plus grande artificialisation des sols, ni à la suppression d'arbres ou de plantations de qualité qu'ils ne subordonnent pas à l'obtention d'une autorisation préalable ni à leur remplacement par des sujets de qualité équivalente. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que les autres règles du PLU en vigueur ou d'autres dispositions moins contraignantes permettraient d'atteindre les objectifs sous-tendant la création des espaces verts protégés. Par ailleurs, il n'apparait pas que la limitation de la constructibilité dans ces espaces excéderait ce qui est nécessaire pour la mise en œuvre des orientations et objectifs définis par le PADD.
20. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la modification litigieuse a classé en espaces verts protégés des parties de parcelles pour l'essentiel non artificialisées et dans la majorité des cas arborées, correspondant à des enfilades de jardins localisées au sud de la commune, dans l'avancée urbaine située entre deux bras de la forêt de Sénart qui est identifiée par le schéma régional de cohérence écologique d'Ile-de-France comme un réservoir de biodiversité. Contrairement à ce qui est soutenu, ces espaces présentent ainsi, compte tenu de leur localisation et des cœurs d'îlot qu'ils forment, tant un intérêt paysager qu'écologique et s'inscrivent, par suite, dans le parti d'urbanisme retenu par les auteurs du PLU. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que ces espaces verts protégés, qui ne couvrent aucune unité foncière dans son intégralité, permettent l'évolution des constructions principales existantes, notamment leur extension et que les prescriptions qui y sont applicables ne les rendent pas totalement inconstructibles, de sorte que les conséquences d'un tel classement n'apparaissent pas disproportionnées au regard des objectifs poursuivis, même si elles peuvent faire obstacle à des divisions foncières en vue de construire. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le classement au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme affectant les parcelles cadastrées AI n°324, AI n°172, AK n°454 et 456, AL n°93, AL n°212, AM n°12, AL n°271, 272 et 281 serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il n'en va pas différemment du classement en espace vert protégé grevant la parcelle AI n°288 qui, bien que ne s'intégrant pas à un cœur d'îlot protégé plus vaste, présente à elle seule un intérêt tant paysager qu'environnemental, compte tenu de sa taille, supérieure à 300 m2, et de son caractère arboré ainsi que de sa localisation à proximité de la forêt de Sénart et au sein d'un réseau dense, quoique discontinu, d'espaces grevés de la même servitude.
21. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que la délibération attaquée identifie au même titre des espaces non artificialisés, en partie arborés, formant un maillage discontinu de cœurs d'îlot végétalisés, situés au nord de la commune à proximité des vallées de l'Yerres et de la Seine que le schéma régional de cohérence écologique d'Ile-de-France identifie également comme réservoirs de biodiversité. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que le tracé de ces espaces verts protégés ne fait pas obstacle à l'évolution du bâti existant par extension des constructions principales implantées sur les unités foncières affectées d'une telle servitude. Dans ces circonstances, il n'apparait pas que la protection des espaces identifiés sur les parcelles cadastrées AB n°613, AD n°219, AX n°88, AX n° 67, AX n°201, AX n°314 et AX n°328, sur le fondement de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme, soit entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des objectifs poursuivis visant la préservation du cadre paysager des quartiers urbanisés de la commune et de corridors de biodiversité " en pas japonais " entre les réservoirs de biodiversité situés au sud et au nord du territoire communal. Il n'en va pas différemment des espaces verts protégés grevant les parcelles AD n°275, AD n°39 et AX n°273 qui, bien que ne s'intégrant pas à un cœur d'îlot protégé plus vaste, sont situés selon les plans de prévention des risques d'inondation de la vallée de l'Yerres et de la vallée de la Seine en zone d'aléa fort d'inondation, comme d'ailleurs les parcelles AD n°219, AX n°88, AX n° 67, AX n°314 et AX n°328, et présentent un intérêt paysager ou écologique, en tant qu'ils sont demeurés à l'état naturel et comportent des arbres de haute tige (parcelles AD n°275 et AX n°273) ou sont situés à proximité immédiate d'une zone naturelle couverte d'espaces boisés classés (parcelles AD n°275 et AD n°39).
22. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que la modification litigieuse a, par ailleurs, classé en espaces verts protégés des surfaces pour l'essentiel non artificialisées et végétalisées, qui forment à elles seules des unités paysagères ou s'intègrent dans un continuum de jardins et qui sont situées soit à proximité d'une zone naturelle et d'un espace boisé classé (parcelles cadastrées AV n°125, AT n°691, AT n°36, AW n°212), d'un alignement d'arbres protégés (parcelles AT n°36, AO n°1055, AE n°127, AT n°292, AO n°158, AK n°202, AK n°446, AL n°0001) ou de la zone naturelle reliant la forêt de Sénart au nord de la commune communément appelée " la Pelouse " (parcelles AR n°222, AK n°39, AK n°247), soit dans un secteur marqué par la présence d'un réseau dense quoique discontinu de cœurs d'îlot verts ou d'ensembles paysagers (parcelles AI n°28, AS n°189, 151, 152, 440 et 439, AS n°485, AS n°263, AO n°506, AO n°294, AO n°1083, AS n°368, AH n°427, AE n°416, AH n°187, AO n°495 et 496, AK n°159 et 160 et AH n°111). Ces espaces présentent ainsi un intérêt paysager ou écologique, du fait de leur localisation et de leurs qualités intrinsèques ou de celles de l'ensemble dans lequel ils s'insèrent, quand bien même ils comportent des clôtures et couvrent de façon marginale des cheminements stabilisés ou des surfaces artificialisées comme des piscines ou des annexes qui sont, sous certaines conditions, autorisées dans les espaces verts protégés. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que pour l'ensemble de ces parcelles, le tracé de la servitude dont elles sont grevées ne fait pas obstacle à tout projet de construction à l'échelle de l'unité foncière dont elles font partie et notamment à l'extension des constructions principales existantes, y compris dans les cas où l'espace vert protégé n'est pas situé à 8 mètres de ces dernières ou affecte une partie de terrain situé dans la bande de constructibilité principale. En outre, contrairement à ce qui est soutenu, un tel classement est sans incidence sur les droits à construire résultant d'un certificat d'urbanisme opérationnel positif délivré antérieurement à l'adoption de la délibération contestée. Enfin, si cette servitude affecte une fraction importante de certaines unités foncières et fait obstacle à leur division en vue de construire, elle apparait justifiée par le parti d'urbanisme poursuivi qui vise à " Prendre en compte le rôle des quartiers pavillonnaires et de leurs jardins dans la préservation de la biodiversité " et à " Maintenir le caractère verdoyant et arboré des quartiers pavillonnaires de la ville " qui " ne doivent pas être voués à une densification systématique ". Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que les auteurs du PLU aient commis une erreur manifeste d'appréciation en identifiant ces espaces au titre de l'article L. 151-23 et en limitant leur constructibilité.
23. En sixième lieu, la circonstance que des parcelles non bâties et boisées n'ont pas été grevées de la même servitude que les parcelles voisines n'est pas en elle-même constitutive d'une rupture d'égalité et d'un détournement de pouvoir dès lors en l'espèce qu'il ressort notamment des pièces du dossier que les parcelles en cause ont été identifiées par les auteurs du PLU comme disposant d'un potentiel de densification fort, contrairement à celles affectées d'un tel classement.
24. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montgeron, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre solidairement à la charge de ces derniers, en application de ces mêmes dispositions, une somme de 2 000 euros à verser à la commune de Montgeron.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de l'association MONPLU - MONTGERONNAIS OPPOSÉS AU NOUVEAU PLU est rejetée.
Article 2 : Les requérants verseront solidairement à la commune de Montgeron une somme de 2 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association OPPOSÉS AU NOUVEAU PLU, premier requérant dénommé, et à la commune de Montgeron.
Délibéré après l'audience du 21 avril 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Milon, première conseillère,
- Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
J. Amar-Cid
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026