mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2200242 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | PERRET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 janvier 2022 et le 27 juin 2023, M. A D, représenté par Me Perret, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 17 janvier 2020 par lequel le maire de Gressey a accordé à M. C B un permis de construire en vue de la réhabilitation de deux bâtiments existants sur la parcelle cadastrée section AA n° 33 située 14 rue du Lavoir à Gressey ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Gressey et de M. B une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le maire de Gressey ne pouvait légalement accorder un permis de construire à M. B, ce dernier n'ayant pas déposé une nouvelle demande suite au retrait du précédent permis qui lui avait été accordé par un arrêté du 28 août 2019, ni expressément maintenu sa première demande ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence, faute pour le maire de Gressey d'avoir recueilli l'avis conforme du préfet des Yvelines comme l'exigent les dispositions du a) de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard de l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme, faute d'être accompagné de la justification du dépôt d'une demande de permis de démolir ou de porter sur la démolition nécessaire à l'opération projetée ;
- le maire de Gressey ne pouvait légalement accorder le permis sollicité en l'absence de demande de permis de démolir.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 octobre 2022 et le 13 juillet 2023, la commune de Gressey, représentée par Me Corneloup, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal sursoit à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme jusqu'à la régularisation du permis attaqué, en toute hypothèse, à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 17 août 2023, M. C B, représenté par Me Papon-Diamantopoulou, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal sursoit à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme jusqu'à la délivrance d'un permis modificatif, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est tardive ;
- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Un mémoire, enregistré le 15 septembre 2023, a été présenté pour M. D et n'a pas été communiqué.
Par une ordonnance du 17 août 2023, la clôture de l'instruction, initialement fixée au 18 août 2023, a été reportée au 15 septembre 2023.
Les parties ont été informées, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de ce que le tribunal était susceptible de retenir le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence, faute pour le maire de Gressey d'avoir recueilli l'avis conforme du préfet des Yvelines comme l'exigent les dispositions du a) de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, et, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, de surseoir à statuer jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement à intervenir dans l'attente de la régularisation du permis de construire attaqué.
Des observations sur la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, enregistrées le 28 mars 2024, ont été présentées pour M. D.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Connin, conseiller ;
- les conclusions de Mme Benoit, rapporteure publique ;
- les observations de Me Perret, pour M. D, celles de Me Calvo, substituant Me Corneloup, pour la commune de Gressey, et celles de Me Papon-Diamantopoulou, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Le maire de Gressey, par un arrêté du 17 janvier 2020, a délivré à M. C B un permis de construire en vue de la réhabilitation de deux bâtiments existants sur la parcelle cadastrée section AA n° 33 située 14 rue du Lavoir à Gressey. M. A D demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête :
2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre () d'un permis de construire () court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. " L'article R. 424-15 du même code dispose que : " Mention du permis explicite () doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté () et pendant toute la durée du chantier. () / Cet affichage mentionne également l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable. / () / Un arrêté du ministre chargé de l'urbanisme règle le contenu et les formes de l'affichage. "
3. En l'espèce, le titulaire du permis de construire attaqué verse au dossier un certificat d'affichage établi le 4 février 2022 par le maire de Gressey, selon lequel " le panneau de travaux du PC 078 285 19 G0003 a bien été affiché en façade de la propriété du 14 rue du Lavoir, à compter du 17 avril 2020, et ceci pendant plusieurs mois ". Toutefois, ni ce certificat, postérieur de près de deux ans à la date de l'affichage allégué, ni la seule attestation rédigée le 13 juillet 2023 par un voisin qui indique que " le panneau d'affichage des travaux () existe depuis le début des travaux ", sans mentionner de date ni de période, ne sont suffisants pour établir la réalité et la durée de cet affichage. En outre, la circonstance que, selon les attestations des 27 juin et 13 juillet 2023 des charpentiers intervenus sur le chantier, le projet ait été oralement présenté au requérant le 13 mars 2021, ne peut valoir connaissance acquise par ce dernier du permis de construire contesté. Ainsi, faute de preuve de la réalité et de la continuité pendant deux mois de l'affichage du permis sur le terrain d'assiette du projet, le délai de recours contentieux contre l'arrêté attaqué n'a pas commencé à courir à l'égard de M. D. Il suit de là que la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a déposé son dossier de permis de construire le 6 juin 2019. Par un arrêté du 12 novembre 2019, le maire de Gressey, faisant droit au recours gracieux du 11 octobre 2019 du préfet des Yvelines, a retiré l'arrêté du 28 août 2019 accordant à M. B le permis sollicité. A la suite de ce retrait, et contrairement à ce que soutient le requérant, le maire de Gressey restait saisi de la demande de permis de construire déposée le 6 juin 2019, sans que l'intéressé ait à la renouveler ou à la maintenir expressément. Dès lors, il appartenait légalement au maire, après une nouvelle instruction, de statuer sur cette demande.
5. En deuxième lieu, les dispositions du a) de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ont pour objet d'imposer au maire ou au président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent, lorsqu'il est saisi d'une demande d'autorisation individuelle d'urbanisme relative à un projet situé sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu, de recueillir l'avis conforme du préfet. En l'absence de disposition contraire, cet avis est émis selon la procédure définie, pour l'instruction des autorisations d'urbanisme, aux articles R. 423-50 et R. 423-59 du code de l'urbanisme qui prévoient respectivement que " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur " et que " Sous réserve des dispositions des articles L. 752-4, L. 752-14 et L. 752-17 du code de commerce et des exceptions prévues aux articles R*423-60 à R*423-71-1, les collectivités territoriales, services, autorités ou commissions qui n'ont pas fait parvenir à l'autorité compétente leur réponse motivée dans le délai d'un mois à compter de la réception de la demande d'avis sont réputés avoir émis un avis favorable. "
6. Pour établir qu'elle n'a pas méconnu l'obligation de consultation fixée par les dispositions du a) de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme rappelées au point précédent, la commune de Gressey se borne à produire l'avis de réception le 20 juin 2019 d'un pli recommandé qu'elle a transmis à la direction départementale des territoires des Yvelines. Si cet avis porte le numéro du dossier de demande de permis de construire déposé le 6 juin 2019 par M. B, la commune ne verse pas aux débats le bordereau et le courrier d'accompagnement du pli permettant de déterminer le contenu et l'objet de cette transmission. En outre, les visas de l'arrêté attaqué ne comportent pas la mention d'un avis conforme du préfet des Yvelines, lequel, dans son recours gracieux du 11 octobre 2019, avait justement rappelé à la commune que son plan d'occupation des sols était devenu caduc et qu'il lui appartenait en conséquence de recueillir son avis conforme avant de délivrer notamment un permis de construire. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence, faute pour le maire de Gressey d'avoir recueilli l'avis conforme du préfet des Yvelines avant de délivrer à M. B le permis qu'il sollicite.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 451-1 du code de l'urbanisme : " Lorsque la démolition est nécessaire à une opération de construction ou d'aménagement, la demande de permis de construire ou d'aménager peut porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement. Dans ce cas, le permis de construire ou le permis d'aménager autorise la démolition. " L'article R. 431-21 du même code dispose que : " Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire () doit : / a) Soit être accompagnée de la justification du dépôt de la demande de permis de démolir ; / b) Soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction () ". En vertu du b) de l'article R. 421-28 du même code, doivent être précédés d'un permis de démolir les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d'une construction située, notamment, dans les abords des monuments historiques définis à l'article L. 621-30 du code du patrimoine ou inscrite au titre des monuments historiques.
8. Il résulte des dispositions précitées que doivent être précédés d'un permis de démolir, lorsque la localisation de la construction l'exige en vertu de l'article R. 421-28 du code de l'urbanisme, des travaux impliquant la démolition totale d'un bâtiment ou la démolition d'une partie substantielle de celui-ci et le rendant inutilisable.
9. Il ressort des pièces de la demande de permis de construire que l'opération litigieuse porte sur deux bâtiments situés dans les abords d'un monument historique, dont l'un, le bâtiment A, se compose à son extrémité Nord-Est d'un appentis, abritant une cave voûtée, d'une hauteur à l'égout du toit de 1,89 mètres et au faîtage de 4,01 mètres. Si les travaux projetés visent notamment à surélever la façade Nord-Est de cet appentis, afin d'y adjoindre un comble, et à en modifier la toiture pour la rehausser et l'aligner sur celle du reste du bâtiment, ces travaux, qui ne portent pas atteinte au gros-œuvre, n'impliquent pas la démolition d'une partie substantielle du bâtiment A et ne rendent pas celui-ci inutilisable. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que les travaux prévus sur le bâtiment B, à savoir la création d'ouvertures en façade et dans la toiture ainsi que d'un escalier extérieur sur la façade Nord-Est et la surélévation d'un appentis doté d'une façade en bois et d'une toiture en tôle ondulée, impliqueraient la démolition d'une partie substantielle de ce bâtiment et le rendraient inutilisable. Le projet litigieux n'est ainsi pas soumis à permis de démolir. Dès lors, les moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande de permis et de ce que le maire de Gressey aurait commis une erreur de droit doivent être écartés comme inopérants.
Sur la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
10. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. "
11. Lorsqu'une autorisation d'urbanisme est, comme en l'espèce, entachée d'incompétence, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'une autorisation modificative dès lors que celle-ci est compétemment accordée pour le projet en cause. Il y a lieu, par suite, de surseoir à statuer sur la requête, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, afin de permettre cette éventuelle régularisation par la délivrance d'une mesure de régularisation qui devra être communiquée au tribunal dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
D É C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête de M. D, jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement afin de permettre la régularisation du vice tiré de l'incompétence.
Article 2 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à la commune de Gressey et à M. C B.
Délibéré après l'audience publique du 29 mars 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Milon, première conseillère,
- M. Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
N. Connin
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
N° 1901371
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026