vendredi 16 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2200254 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MAUJEUL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 janvier 2022, la fédération nationale des jardins familiaux et collectifs (FNJFC), représentée par Me Maujeul, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'ordre de reversement du 15 juin 2021 établi par le maire de la commune d'Evry-Courcouronnes pour un montant de 90 260,40 euros, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer cette somme et de ramener cette obligation à la somme de 18 252,08 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'ordre de recouvrement est irrégulier dès lors qu'il ne comporte pas la signature du comptable public ;
- il n'est pas suffisamment motivé dès lors qu'il n'expose pas les modalités de calcul de la créance ;
- le montant de la créance réclamée est excessif ; si par son jugement du 25 février 2021, le tribunal administratif de Versailles l'a condamnée solidairement avec la société Vert Limousin et M. A au paiement de la somme de 90 260,40 euros, compte tenu du pourcentage de responsabilité retenu par le jugement, elle n'est redevable que de la somme de 18 252,08 euros dont elle est disposée à s'acquitter.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2022, la direction départementale des finances publiques de l'Essonne conclut au rejet de la requête et à titre subsidiaire à sa mise hors de cause.
Elle soutient que :
- la décision contestée doit être considérée comme une lettre de relance invitant la fédération requérante à exécuter le jugement rendu par le tribunal administratif de Versailles le 25 février 2021 ; les conclusions à fin d'annulation contre un tel document ne sont donc pas recevables ;
- à titre subsidiaire, les moyens ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 26 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 juin 2023.
Par un mémoire en désistement enregistré le 28 janvier 2024 la fédération nationale des jardins familiaux et collectifs (FNJFC) conclut qu'il n'y a plus lieu de statuer sur sa requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le jugement du tribunal administratif de Versailles n°1806960 du 25 février 2021 ;
Vu :
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Maitre, premier conseiller,
- et les conclusions de Mme Vincent, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement n°1806960 du 25 février 2021 devenu définitif, le tribunal administratif de Versailles a condamné, in solidum, la fédération nationale des jardins familiaux et collectifs (FNJFC), la société Vert Limousin et M. B A à verser à la commune d'Evry-Courcouronnes d'une part, une somme de 74 391,70 euros à titre de réparation des préjudices subis par la commune et d'autre part une somme de 15 868,70 euros au titre des frais d'expertise soit la somme totale de 90 260,40 euros. Pour l'exécution de ce jugement, la commune d'Evry-Courcouronnes a émis, le 15 juin 2021, un ordre de reversement pour un montant de 90 260,40 euros, notifié à la fédération requérante, par courrier du 16 juillet 2021 du comptable public. La fédération nationale des jardins familiaux et collectifs (FNJFC) a formé un recours gracieux par courrier du 10 septembre 2021 qui a fait l'objet d'un rejet implicite. Par la présente requête la FNJFC demande au tribunal d'annuler l'ordre de reversement et de la décharger de l'obligation de payer la somme réclamée.
2. Par un mémoire enregistré le 28 janvier 2024 la fédération nationale des jardins familiaux et collectifs (FNJFC) doit être regardée comme se désistant des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la fédération nationale des jardins familiaux et collectifs (FNJFC).
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la fédération nationale des jardins familiaux et collectifs (FNJFC) et au directeur départemental des finances publiques de l'Essonne.
Copie en sera adressée à la commune d'Evry-Courcouronnes.
Délibéré après l'audience du 2 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gosselin, président,
M. Maitre, premier conseiller,
Mme Geismar, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2024.
Le rapporteur,
signé
B. Maitre
Le président,
signé
C. Gosselin
La greffière,
signé
S. Lamarre
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026