mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2200400 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BECAM MONCALIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 janvier 2022 et 20 février 2024, M. B A, représenté par Me Moncalis, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 juin 2021 par laquelle le directeur du groupe hospitalier Nord Essonne a rejeté sa demande de protection fonctionnelle, ensemble la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique contre cette décision ;
2°) de mettre à la charge du groupe hospitalier Nord Essonne les entiers dépens de l'instance ;
3°) de mettre à la charge du même groupe hospitalier la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en fait et en droit ;
- le harcèlement moral dont il est victime lui ouvre droit à la protection fonctionnelle en application de l'article 11 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ; ce harcèlement moral de la part de sa hiérarchie est caractérisé par plusieurs agissements :
* la décision prise, sans aucun motif, en mars 2019 de recruter un nouveau responsable de magasin alors qu'il exerçait ces fonctions, ce qui a entraîné pour lui une rétrogradation ;
* le refus qui lui a été opposé de récupérer des heures supplémentaires ;
* le refus opposé à ses demandes de décharges pour exercer son mandat syndical ;
* un isolement et des remarques déplacées depuis septembre 2023, démontrant le manquement du centre hospitalier à son obligation de sécurité.
Par un mémoire, enregistré le 15 septembre 2022, le groupe hospitalier Nord Essonne, représenté par Me Magnaval, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Corthier ;
- les conclusions de M. Chavet, rapporteur public ;
- et les observations de Me Potterie substituant Me Magnaval, représentant le groupe hospitalier Nord Essonne.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, agent de maîtrise de la fonction publique hospitalière depuis le 8 août 2011 puis ouvrier professionnel titulaire à compter du 1er novembre 2013, a demandé, par courrier du 28 mai 2021, le bénéfice de la protection fonctionnelle auprès du groupe hospitalier Nord Essonne. Par une décision du 11 juin 2021, sa demande a été rejetée. Par un courrier du 15 septembre 2021, M. A a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, lequel a été implicitement rejeté. M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 11 juin 2021 par laquelle le directeur du groupe hospitalier Nord Essonne a rejeté sa demande de protection fonctionnelle, ensemble la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique contre cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " I.- A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire.() IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. () ".
3. Ces dispositions établissent à la charge de la collectivité publique et au profit des fonctionnaires, lorsqu'ils ont été victimes d'attaques à l'occasion ou du fait de leurs fonctions, sans qu'une faute personnelle puisse leur être imputée, une obligation de protection à laquelle il ne peut être dérogé, sous le contrôle du juge, que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent concerné est exposé, mais aussi de lui assurer une réparation adéquate des torts qu'il a subis. Cette protection n'est due, cependant, que lorsque les agissements en cause visent l'agent concerné à raison de sa qualité d'agent public. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. D'une part, il ressort des termes de la décision attaquée du directeur du groupe hospitalier Nord Essonne du 11 juin 2021 que cette décision vise l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable, et se fonde sur les résultats des investigations menées afin de répondre à quatorze griefs dont M. A a fait état dans son courrier de demande d'octroi de la protection fonctionnelle du 28 mai 2021. D'autre part, la décision implicite, qui se borne à rejeter le recours gracieux formé par l'intéressé contre la décision régulièrement motivée du 11 juin 2021, n'avait pas à comporter elle-même une motivation. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que les décisions attaquées seraient entachées d'un défaut de motivation.
6. En second lieu, aux termes de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. () ".
7. Il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
8. Des agissements répétés de harcèlement moral peuvent permettre à l'agent public qui en est l'objet d'obtenir la protection fonctionnelle prévue par les dispositions de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 relative aux droits et obligations des fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont les fonctionnaires et les agents publics non titulaires sont susceptibles d'être victimes à l'occasion de leurs fonctions.
9. Si la protection fonctionnelle résultant d'un principe général du droit n'est pas applicable aux différends susceptibles de survenir, dans le cadre du service, entre un agent public et l'un de ses supérieurs hiérarchiques, il en va différemment lorsque les actes du supérieur hiérarchique sont, par leur nature ou leur gravité, insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
10. Afin de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, M. A soutient tout d'abord avoir été rétrogradé à la suite du recrutement en mars 2019 par le groupe hospitalier Nord Essonne d'un responsable de magasin sur le poste qu'il occupait. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il a été recruté le 9 septembre 2011 par contrat à durée déterminée en qualité d'agent de maîtrise et qu'il a été titularisé puis reclassé dans le corps des ouvriers professionnels sans que les contrats de recrutement ou les décisions de titularisation et de reclassement produits ne comportent aucune précision relative à ses fonctions. Si le requérant fait état de ses demandes, restées infructueuses, de communication d'une fiche de poste après le recrutement du responsable de magasin en 2019, il ne justifie d'aucune fiche de poste antérieure à cette date, la fiche de poste versée au contradictoire datant de 2012 et n'étant pas nominative. La circonstance qu'en sa qualité de magasinier le plus expérimenté et le plus ancien de l'équipe, il ait occupé un rôle de référent de l'équipe et se soit vu confier à ce titre des missions valorisantes, telles que la gestion des inventaires, ou celle d'évaluer en tant que notateur primaire, certains de ses collègues n'est pas de nature à établir qu'il ait été nommé sur le poste de responsable de magasin avant 2019. Enfin, les documents émanant de partenaires extérieurs comme les fournisseurs n'ont pas de valeur probante à cet égard. Dans ces conditions, compte tenu des éléments administratifs produits par M. A, ce dernier n'établit pas avoir été recruté sur le poste de responsable de magasin avant 2019, ni avoir effectivement occupé ces fonctions avant cette date. En toute hypothèse, à supposer que le requérant ait perdu des responsabilités du fait de la nomination en 2019 d'un responsable de magasin en titre, une telle décision doit être regardée comme se rattachant à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique dès lors qu'il n'est pas contesté qu'un tel recrutement avait pour objectif de mieux organiser la gestion des stocks du magasin et qu'elle est, par suite, fondée sur des considérations étrangères à tout harcèlement moral.
11. Par ailleurs, M. A soutient avoir constaté, à son retour de congé de maladie, que son bureau avait été déplacé sans en avoir été averti au préalable et au prétexte d'un manque de place compte tenu de la présence de seulement trois postes informatiques. M. A conteste ce motif en précisant que le bureau comportait quatre postes informatiques, ce dont il justifie par la production d'une photographie du bureau. Cependant, le groupe hospitalier Nord Essonne affirme en défense, sans être contesté en réplique, que M. A a retrouvé son bureau et son poste informatique à son retour d'absence pour maladie et que le poste en cause avait été utilisé uniquement en son absence par l'ingénieur logistique, en charge de la coordination du fonctionnement du magasin, et ayant besoin à cette fin d'être présent auprès des magasiniers. Il suit de là que M. A n'établit pas les faits dont il se prévaut, ni dans quelle mesure, à les supposer établis, ils seraient constitutifs d'un harcèlement moral.
12. Ensuite, M. A allègue que sa hiérarchie directe a fait obstacle à ses droits à récupération d'heures supplémentaires et lui a reproché, sans fondement, des manquements dans l'exercice de ses fonctions. Le groupe hospitalier Nord Essonne fait valoir, sans être contesté en réplique, qu'un refus a été opposé à M. A de récupérer des heures supplémentaires réalisées sur deux jours consécutifs car la réalisation de ces heures supplémentaires ne répondait pas à un besoin institutionnel et n'avait pas fait l'objet d'une validation préalable de sa hiérarchie dès lors que la charge de travail correspondante faisait suite à un constat de balances de stock fausses qu'il lui avait été demandé de corriger. Il ressort des pièces du dossier que par un courriel du 22 avril 2021, la directrice des achats a refusé de valider un temps supplémentaire de 20 minutes le 21 avril et de 40 minutes le 22 avril au motif que l'absence pour raison syndicale de M. A le 16 avril 2021 n'avait pas permis de finaliser la balance qui devait être rendue en urgence et qu'à la date du 22 avril la balance faisait toujours apparaître un solde négatif de plus de 80% du budget d'exploitation, risquant d'entraîner des réserves dans la certification des comptes. Si ces motifs peuvent être éventuellement discutables, ils ne sont, cependant, pas de nature à faire présumer des faits constitutifs d'un harcèlement moral.
13. De même, M. A soutient que sa hiérarchie directe a refusé, pour des motifs non justifiés par l'intérêt du service, de faire droit à ses demandes de décharge pour exercer son mandat de représentant syndical alors que le contrôle des balances a été confié depuis 2019 à une autre collègue et qu'il n'a pris que dix jours de décharge syndicale de janvier à juillet 2021 contrairement aux 118 heures et 30 minutes d'autorisation d'absence syndicales alléguées par le groupe hospitalier Nord Essonne. Il ressort des pièces du dossier, et plus particulièrement du planning des agents du magasin du groupe hospitalier Nord Essonne, que M. A a bénéficié, de janvier à juin 2021, de dix journées d'autorisation d'absence, les 8 février, 8 mars, 15 mars, 16 mars, 17 mars, 18 mars, 19 mars, 25 mars, 16 avril, et 5 mai. Les raisons pour lesquelles M. A a finalement exercé ses fonctions les 10, 19 et 26 mai 2021 ne sont pas expliquées alors que la directrice adjointe des achats avait validé, le 2 avril 2021, sous réserve de la charge de travail et des effectifs, sa demande d'autorisation d'absence syndicale de 9h à 17h pour ces trois journées dans le cadre des heures de délégation mensuelle. Cependant, les refus de décharge syndicale contestés par le requérant sont à chaque fois motivés par des considérations liées à l'intérêt du service alors qu'il n'est pas contesté que M. A a, par ailleurs, bénéficié de décharges syndicales à hauteur de dix jours au moins entre janvier et juillet 2021. Il s'ensuit que ces faits ne peuvent être regardés comme constitutifs d'un harcèlement moral.
14. Enfin, si M. A considère, alors qu'il a changé de poste, qu'il a continué à faire l'objet de faits de harcèlement moral de la part de son ancienne hiérarchie directe, il ne peut utilement se prévaloir de faits postérieurs à la décision attaquée.
15. Dans ces conditions, M. A n'apporte pas d'élément suffisamment précis et circonstancié de nature à établir la matérialité d'agissements répétés de ses supérieurs hiérarchiques à son encontre qui ne relèveraient pas de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et seraient, ainsi, de nature à faire présumer un harcèlement moral à son encontre. Dès lors, M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le directeur du groupe hospitalier Nord Essonne a rejeté sa demande de bénéfice de la protection fonctionnelle.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du directeur du groupe hospitalier Nord Essonne du 11 juin 2021, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. A contre cette décision, doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du groupe hospitalier Nord Essonne, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées au même titre par le groupe hospitalier Nord Essonne.
18. Par ailleurs, à défaut de dépens engagés en l'espèce, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative ne pourront également qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er :La requête de M. A est rejetée.
Article 2 :Les conclusions présentées par le groupe hospitalier Nord Essonne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au groupe hospitalier Nord Essonne.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lellouch, présidente,
M. Gibelin, premier conseiller,
Mme Corthier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
Z. Corthier
La présidente,
signé
J. Lellouch
La greffière,
signé
Y. Bouakkaz
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2200400
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026