mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2200764 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | GUILLOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 janvier 2022 et le 28 décembre 2022, la société anonyme société française de radiotéléphonie (SFR), représentée par Me Guillou, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 septembre 2021 par laquelle le maire de Fontenay Le Fleury s'est opposé aux travaux, mentionnés dans la déclaration préalable qu'elle a déposée le 24 août 2021, visant à modifier un relais de radiotéléphonie mobile déjà existant situé, 6 chemin de la Ratelle sur le territoire de la commune, ensemble la décision du 29 novembre 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Fontenay Le Fleury, à titre principal, de lui délivrer une décision de non-opposition à déclaration préalable dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de se prononcer à nouveau sur la déclaration préalable, dans les mêmes conditions de délais et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Fontenay Le Fleury une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 u code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en méconnaissance des dispositions des articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme, l'arrêté attaqué du 27 septembre 2021 est entaché d'une insuffisante motivation dès lors qu'il se borne à mentionner le plan local d'urbanisme et de simples considérations générales ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article 222 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique en ce qu'elle porte retrait d'une décision tacite de non-opposition dont elle était titulaire depuis le 27 septembre 2021, son dossier de déclaration préalable ayant été réceptionné par la mairie le 27 août 2021 ;
- il n'existe aucune norme permettant au maire de s'opposer au projet au regard d'orientations d'installation des antennes de téléphonie en termes de quantité ou de lieu d'implantation ;
- il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de substitution de motifs formée en défense dès lors que le projet est conforme aux orientations d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme de la commune de Fontenay Le Fleury et qu'il s'insère dans la construction existante et n'emporte ainsi aucune conséquence visuelle.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 24 mai 2022 et 20 avril 2023, la commune de Fontenay Le Fleury, représentée par Me Goutal, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés ;
- il y a lieu de substituer au motif de refus initial celui tiré de ce que le projet litigieux méconnait les dispositions de l'article A-5 du règlement de la zone UAE du plan local d'urbanisme de la commune de Fontenay Le Fleury.
Par ordonnance du 21 avril 2023 la clôture de l'instruction a été fixée au 22 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique.
Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 19 décembre 2023, en présence de Mme Retby, greffière d'audience :
- le rapport de M. Féral président-rapporteur,
- et les conclusions de Mme Mathé, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société anonyme Société française du radiotéléphone (SFR) a déposé, le 24 août 2021, une déclaration préalable en vue de modifier un relais de radiotéléphonie mobile déjà existant situé 6, chemin de la Ratelle à Fontenay Le Fleury. Par une décision du 27 septembre 2021, le maire de la commune a fait opposition à cette déclaration préalable. Par un courrier réceptionné le 26 novembre 2021, la société requérante a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté. Par une décision en date du 29 novembre 2021 et notifiée le 6 décembre 2021, le maire de la commune de Fontenay Le Fleury a rejeté ce recours gracieux. Par la présente requête, la société requérante demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2021, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux du 29 novembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision attaquée :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. ". En vertu des dispositions combinées des articles A. 424-3 et A. 424-4 du même code, en cas d'opposition à déclaration préalable, l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision.
3. En l'espèce, l'arrêté attaqué se borne à mentionner le code de l'urbanisme, le code du patrimoine ainsi que le plan local d'urbanisme de la commune, approuvé le 18 avril 2005, révisé le 6 octobre 2011 et le 1er février 2018, sans toutefois préciser les dispositions pertinentes dont il fait application. Au surplus, si l'arrêté en litige mentionne les modifications apportées par le projet sur le relais de radiotéléphonie mobile existant, il se borne ensuite à indiquer que ce projet ne correspond pas aux orientations d'installation des antennes de téléphonie de la commune en termes de quantité et de lieu d'implantation, sans toutefois préciser en quoi les caractéristiques du projet seraient de nature à ne pas correspondre à ces orientations. Dès lors, cet arrêté est insuffisamment motivé en droit comme en fait. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être accueilli.
4. En deuxième lieu, d'une part, l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme dispose que : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / a) Un mois pour les déclarations préalables ; () ". Aux termes de l'article R. 423-24 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun prévu par l'article R. 423-23 est majoré d'un mois : / () c) Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques () ". Aux termes de l'article R. 424-1 de ce même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable () ". Enfin, aux termes de l'article R. 424-10 dudit code, dans sa version applicable au litige : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal, ou, dans les cas prévus à l'article R. 423-48, par échange électronique () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, dite loi ELAN : " A titre expérimental, par dérogation à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme et jusqu'au 31 décembre 2022, les décisions d'urbanisme autorisant ou ne s'opposant pas à l'implantation d'antennes de radiotéléphonie mobile avec leurs systèmes d'accroche et leurs locaux et installations techniques ne peuvent pas être retirées. / Cette disposition est applicable aux décisions d'urbanisme prises à compter du trentième jour suivant la publication de la présente loi. () ".
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du tampon d'arrivée en mairie de Fontenay Le Fleury apposé sur le dossier de déclaration préalable, que ce dossier a été réceptionné par la mairie le 24 août 2021, et non le 27 août 2021, et qu'il doit été regardé comme complet en l'absence de demande de pièces complémentaires formulée par le service instructeur. Si la commue soutient avoir informé la société requérante, par une lettre du 27 août 2021 soit après le délai d'un mois, de la prolongation du délai d'instruction de sa demande, il n'est en tout état de cause pas établi que la commune aurait régulièrement notifié ce courrier à la société requérante. Le délai d'instruction était donc d'un mois en application des dispositions précitées de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme. Il s'ensuit qu'en l'absence de notification de la décision d'opposition, dans ce délai d'instruction, la société requérante doit être regardée, en application des dispositions précitées de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme, comme étant titulaire, le 24 septembre 2021, d'une décision implicite de non-opposition à sa déclaration préalable. L'arrêté attaqué, qui porte opposition à cette déclaration préalable, a donc implicitement mais nécessairement retiré la décision du 24 septembre 2021 dont cette société était bénéficiaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 222 de la loi du 23 novembre 2018 doit également être accueilli.
7. En troisième lieu, pour s'opposer à la déclaration préalable de la société requérante la commune a retenu que le projet ne correspond pas aux orientations d'installation des antennes de téléphonie en termes de quantité et de lieu d'implantation. La société requérante soutient qu'aucune disposition légale ou règlementaire ne permet de fonder l'opposition de la commune sur un tel motif. Dans son mémoire en défense, la commune de Fontenay Le Fleury fait valoir que ce motif est fondé sur l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 5 du plan local d'urbanisme.
8. Aux termes de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.
9. L'OAP n° 5 du plan local d'urbanisme de la commune de Fontenay Le Fleury, dont l'objet est de " garantir des co-visibilités de qualité entre la plaine et la ville ", prévoit notamment la protection et la valorisation des cônes de vue ou percées visuelles les plus remarquables sur la plaine, par des aménagements du type banc, table de pique-nique à l'ombre d'un arbre ou cheminements piétons en recommandant que toute construction éventuelle maintienne une percée visuelle sur la plaine.
10. Il ressort des pièces du dossier que le projet porte sur une construction déjà existante au sommet de laquelle sont ajoutées trois antennes " plateau " d'une hauteur inférieure à un mètre. Il ressort des plans et documents photographiques produits que la pose de ces antennes au sommet de la construction existante, ainsi que l'installation technique au niveau de la terrasse ne contrarient nullement l'objectif de maintien d'une percée visuelle sur la plaine. Le projet n'est pas incompatible avec l'OAP n° 5 du plan local d'urbanisme de la commune. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que le maire ne pouvait s'opposer au projet pour ce motif.
En ce qui concerne la demande de substitution de motifs présentée par la commune de Fontenay Le Fleury :
11. L'administration peut faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existante à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
12. Pour justifier sa décision, la commune de Fontenay Le Fleury fait valoir que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article A-5 du règlement de la zone UAE du plan local d'urbanisme qui prévoit que " la hauteur maximale des constructions est fixée à 12 mètres au point le plus haut ".
13. Toutefois, le plan local d'urbanisme définit toute construction comme " un ouvrage fixe comportant ou non des fondations et générant un espace utilisable par l'Homme en sous-sol ou en surface ". Or, les antennes litigieuses ne génèrent aucun espace de ce type et ne répondent donc pas à la définition d'une construction au sens de l'article A-5 du règlement de la zone UAE du plan local d'urbanisme. Dès lors, il n'y a pas lieu de procéder à la substitution de motif demandée par la commune.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante est fondée à demander l'annulation de l'arrêté contesté du 27 septembre 2021 du maire de la commune de Fontenay Le Fleury et de la décision de rejet de son recours gracieux dirigé contre cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
15. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ". Selon l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit () ".
16. La société requérante est, ainsi qu'il a été dit au point 6, titulaire d'une décision tacite de non-opposition depuis le 24 septembre 2021. Dans ces conditions, le présent jugement implique qu'il soit enjoint au maire de la commune de Fontenay Le Fleury de lui délivrer un certificat de non-opposition dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette mesure d'exécution d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société requérante, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Fontenay Le Fleury demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Fontenay Le Fleury la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société requérante et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Fontenay Le Fleury du 27 septembre 2021 et la décision du 29 novembre 2021 portant rejet du recours gracieux contre cet arrêté sont annulés
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Fontenay Le Fleury de délivrer à la SA Société française du radiotéléphone le certificat de non-opposition à la déclaration préalable prévu à l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Fontenay Le Fleury versera la somme de 1 500 euros à la SA Société française du radiotéléphone au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Fontenay Le Fleury au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la SA Société française du radiotéléphone et à la commune de Fontenay Le Fleury.
Délibéré après l'audience du 18 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Rodolphe Féral, président,
- Mme Michèle Le Montagner, présidente honoraire,
- Mme Anne Bartnicki, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
Le Président-rapporteur,
Signé
R. Féral
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
Signé
M. ALa greffière,
Signé
V. Retby
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026