vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2200789 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | DUTOIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 2, 3 et 8 février, 9 mai et 23 juin 2022, l'Union des amis du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse et l'association de défense de la vallée de la Mérantaise et de l'environnement de Châteaufort, représentés par Me Antony Dutoit, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2021 par lequel le maire de Châteaufort a délivré à la société Philia un permis de construire en vue de la réalisation d'un ensemble immobilier de 65 logements, ensemble la décision du 30 décembre 2021 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Châteaufort une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- elles ont intérêt à agir ;
- l'arrêté de permis de construire a été délivré par une autorité incompétente ; la délégation de signature accordée à Mme B est trop générale ;
- la société Philia ne démontre pas qu'elle avait qualité pour déposer une demande de permis de construire ; la décision d'attribution du 11 janvier 2019 était irrégulière ;
- le permis d'aménager délivré le 19 décembre 2014 s'est périmé, à défaut de travaux entrepris avant le 19 décembre 2019 ;
- le projet méconnaît le règlement du plan local d'urbanisme (PLU), dès lors qu'il n'est pas démontré que les réseaux existants soient en capacité de desservir et d'assainir le projet ;
- le projet méconnaît l'article 1AU3 du règlement du PLU, dès lors qu'aucune voie de desserte n'existe ;
- le projet méconnaît l'article 1AU11 du règlement du PLU dès lors qu'il ne s'intègre pas dans son environnement ;
- le projet méconnaît l'article 1AU13 du règlement du PLU ;
- la société ne s'est pas assurée de l'absence d'espèces protégées sur le site avant de procéder aux travaux.
Les associations ont produit un mémoire, enregistré le 8 juillet 2022, qui n'a pas été communiqué.
Par des mémoires enregistrés les 13 avril et 7 juin 2022, la société Philia, représentée par Me Marion Rochmann-Sacksisk, conclut au rejet de la requête ainsi qu'à la mise à la charge des requérantes de la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La société Philia a présenté deux mémoires, enregistrés les 29 et 30 juin 2022, qui n'ont pas été communiqués.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2022, la commune de Châteaufort, représentée par Me Nicolas Polubocsko et Me Maeva Ambraisse, conclut au rejet de la requête, ainsi qu'à la mise à la charge des associations requérantes de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable partiellement, l'association de défense de la vallée de la Mérantaise et de l'environnement de Châteaufort (ADVMC) ne justifiant pas de son intérêt à agir, à défaut de production du récépissé attestant de sa déclaration en préfecture ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,
- les conclusions de M. Maitre, rapporteur public,
- et les observations de Me Dutoit, représentant les associations requérantes, de Me Pocubocsko, représentant la commune de Châteaufort, et de Me Baysan, représentant la SARL Philia.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 23 septembre 2021, le maire de Châteaufort a délivré à la société Philia un permis de construire portant sur la construction de 65 logements, dont 17 logements sociaux, au lieu-dit " les Jeunes A ". Les associations requérantes demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision du 30 juin 2021 par laquelle le maire de Châteaufort a rejeté leur recours gracieux.
2. En premier lieu, par un arrêté 2020/09 du 26 mai 2020, le maire de Châteaufort a donné à Mme Françoise Forzani, conseillère municipale, délégation de fonction " relatives à l'urbanisme et à l'aménagement ", et plus particulièrement " délégation permanente () à l'effet de signer tous les documents (hormis comptables), courriers dans les affaires " relatives à ces domaines. Dès lors, elle était compétente pour signer, au nom du maire, la décision du 23 septembre 2021 portant permis de construire.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique ". En vertu du dernier alinéa de l'article R. 431-5 du même code, dans sa rédaction applicable à l'espèce, la demande de permis de construire comporte " l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis ".
4. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis de construire doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 423-1 du code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Il résulte de ce qui précède que les tiers ne sauraient utilement invoquer, pour contester une décision accordant une telle autorisation au vu de l'attestation requise, la circonstance que l'administration n'en aurait pas vérifié l'exactitude.
5. Toutefois, lorsque l'autorité saisie d'une telle demande de permis de construire vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une mesure d'instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir son caractère frauduleux ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de refuser la demande de permis pour ce motif.
6. Il ressort des pièces du dossier que la société Philia a signé l'attestation prévue à l'article R. 435-1 du code de l'urbanisme. Les associations requérantes font valoir qu'en raison de deux recours contentieux précédents qui concernaient le même terrain, recours dans le cadre desquels elles avaient soulevé un moyen identique, le maire de Châteaufort savait, à la date de la délivrance du permis de construire, que le terrain d'assiette du projet appartenait à l'Etat. Cette seule circonstance, alors au demeurant qu'il est constant que la société pétitionnaire bénéficie depuis juillet 2015 d'une décision d'attribution de terrain, renouvelée en dernier lieu par décision du 11 janvier 2019, elle-même prorogée par décision du 10 juin 2021 jusqu'au 30 décembre 2022, ne permettait toutefois pas de regarder la société Philia comme n'ayant aucun droit de déposer la demande de permis de construire litigieuse.
7. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 424-17 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable le 19 décembre 2014 : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de deux ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. / Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. () ". Dans leur rédaction applicable depuis le 7 janvier 2016, ces dispositions prévoient un délai de péremption de trois ans. D'autre part, aux termes de l'article R. 424-20 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date du 19 décembre 2014 : " Lorsque le commencement des travaux est subordonné à une autorisation ou à une procédure prévue par une autre législation, le délai de deux ans mentionné à l'article R. 424-17 court à compter de la date à laquelle les travaux peuvent commencer en application de cette législation si cette date est postérieure à la notification visée à l'article R. 424-10 ou à la date à laquelle la décision tacite est intervenue. " Dans leur rédaction applicable à compter du 7 janvier 2016, ces dispositions font référence au délai de trois ans mentionné à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. Enfin, aux termes de l'article L. 425-14 du même code, en vigueur depuis le 27 mars 2016, lorsqu'un projet est soumis à une déclaration au titre de la loi sur l'eau, l'autorisation d'urbanisme ne peut pas être mise en œuvre avant la décision d'acceptation de l'autorité environnementale.
8. Par une décision du 19 décembre 2014, le maire de Châteaufort a délivré à la société Philia un permis d'aménager, portant sur la parcelle AA9, notamment pour la création de voiries et réseaux dont il est constant que leur réalisation est nécessaire à la réalisation du projet en litige. Ce permis d'aménager a été prorogé à deux reprises, les 18 décembre 2017 et 7 novembre 2018. Les associations requérantes font valoir que le permis d'aménager, faute d'avoir été mis en œuvre dans le délai de trois ans prévu par l'article L. 424-17 du code de l'urbanisme, est entaché de péremption, ce qui entache d'illégalité le permis de construire, à défaut de réalisation de la voirie prévue au permis d'aménager.
9. Il ressort des pièces du dossier, notamment d'un courrier en ce sens du préfet des Yvelines en date du 17 octobre 2018, que le projet était soumis à une déclaration au titre de la loi sur l'eau. Dès lors, en application des dispositions combinées des articles L. 425-14 et R. 424-20 du code de l'urbanisme, le délai de péremption du permis d'aménager prévu à l'article L. 424-17 du code de l'urbanisme n'a commencé à courir qu'à la date d'acceptation de la part de l'autorité environnementale. Il ressort du courrier du préfet des Yvelines en date du 10 juillet 2019 qu'un dossier complet de déclaration, dont il ne fait aucun doute qu'il concerne le permis d'aménager litigieux, a été déposé le 25 avril 2019 par la société pétitionnaire, et qu'à l'expiration du délai d'instruction de deux mois, une décision tacite de non-opposition est née. Il s'ensuit, sans que le retard de la société Philia à déposer la déclaration au titre de la loi sur l'eau ait pu avoir une incidence à cet égard, que le délai de trois ans prévu par l'article L. 424-17 du code de l'urbanisme n'a commencé à courir, en l'espèce, que le 25 juin 2019. Dès lors, à la date de délivrance du permis de construire contesté, le 23 septembre 2021, le permis d'aménager n'était pas périmé.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 1AU3 du règlement du PLU : " Tout terrain non directement desservi par une voie publique carrossable est inconstructible à moins que son propriétaire ne produise soit un droit de passage institué par acte authentique sur un fond voisin, soit la propriété d'une bande de terrain reliant le terrain lui-même à la voie publique et d'une largeur minimale permettant la création de la voie privée. () ". La conformité d'un immeuble à de telles prescriptions d'un plan local d'urbanisme s'apprécie non par rapport à l'état initial de la voie mais en tenant compte des prévisions inscrites dans le plan local d'urbanisme à l'égard de celle-ci et des circonstances de droit et de fait déterminantes pour leur réalisation qui doit être certaine dans son principe comme dans son échéance de réalisation.
11. Or, il ressort des pièces du dossier que si les travaux de voirie, consistant en la réalisation d'une voie au nord du terrain objet du permis de construire, et d'une voie à l'ouest de ce terrain, n'avaient été, à la date de délivrance de la décision attaquée, qu'effectués pour partie, l'échéance de leur réalisation ainsi que celle des réseaux était néanmoins certaine, dès lors qu'ils étaient prévus au permis d'aménager, dont la validité était toujours en cours à cette date, ainsi qu'il a été dit au point 9. Dès lors, le moyen tiré du défaut de voirie et de réseaux doit être écarté.
12. En cinquième lieu, les associations requérantes font valoir que les réseaux de collecte des eaux pluviales n'auront pas une capacité suffisante pour supporter le projet, en méconnaissance des dispositions de l'article 1AU4 du règlement du PLU relatif aux conditions de desserte des terrains par les réseaux publics. Elles s'appuient sur les préconisations mentionnées par la direction du cycle de l'eau de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc dans le cadre de son avis du 19 juillet 2021, ainsi que sur le courrier du préfet des Yvelines en date du 17 octobre 2018, qui rappelait notamment à la société pétitionnaire la nécessité de rechercher au maximum l'infiltration des eaux de pluie, pour se rapprocher d'un rejet nul dans le réseau. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment de la notice, que le dispositif prévu pour le recueil et le traitement des eaux pluviales, composé de noues, de cuves enterrées pour les maisons individuelles ainsi que de bassins de rétention pour accueillir le surplus, avec un débit de rejet au réseau public régulé à 0,7 L/s/ha, est conforme tout à la fois aux dispositions du règlement du PLU et aux préconisations de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc. Le moyen doit donc être écarté.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 1AU11 du règlement du PLU : " L'article R. 111-21 du code de l'urbanisme prévoit que le projet : " peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales, si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions, ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. " / Les constructions nouvelles doivent être similaires au bâti environnant par leur implantation, leur organisation et leur volume. L'accent sera mis sur la perception de la construction dans son ensemble, dans le paysage, bâti et végétal, " de loin ". () "
14. Il ressort des pièces du dossier que le terrain du projet, constitué par la bande sud d'un large espace non bâti, classé en zone à urbaniser depuis 2014, est bordé à l'ouest par un secteur d'activités ainsi que le complexe de l'entreprise Safran, au nord par un large espace non bâti puis par la route départementale RD36, à l'est par une route puis des terrains agricoles ou naturels. Si le terrain jouxte, au sud, un quartier résidentiel, il en est séparé par une importante barrière végétale qui a vocation à être conservée. D'une part, le projet, qui se compose de 65 logements répartis en trois bâtiments collectifs en R+2+C et neuf maisons individuelles en R+1+C, présentent des volumes découpés, des couleurs choisies dans le " guide des couleurs et des matériaux du bâti dans le Parc naturel régional de la Haute vallée de Chevreuse ", ainsi que des toits à deux pentes couvertes de tuiles. Par ces caractéristiques, le projet n'est pas de nature à porter atteinte au quartier résidentiel avoisinant, quand bien même celui-ci se compose pour l'essentiel de pavillons en R+1+C. D'autre part, si l'environnement direct du terrain du projet est, au nord comme à l'est, non bâti, cette circonstance ne permet pas de considérer que le projet, situé en zone 1AU, zone à urbaniser, et qui fait l'objet d'une orientation d'aménagement et de programmation dans le cadre du PLU, porte atteinte à cet environnement, qui ne présente par ailleurs aucun caractère particulier. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1AU11 du règlement du PLU doit être écarté.
15. En septième lieu, aux termes des dispositions de l'article 1AU13 du règlement du PLU : " () Sur la globalité du secteur 1AUb, 30% de la surface du secteur fera l'objet d'un aménagement paysager. () "
16. Contrairement à ce que soutiennent les associations requérantes, les pièces du dossier, notamment le plan de masse, permettent de s'assurer du respect de ces dispositions.
17. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 424-15 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet porte sur des travaux devant faire l'objet d'une dérogation au titre du 4° du I de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, le permis ou la décision de non-opposition à déclaration préalable ne peut pas être mis en œuvre avant la délivrance de cette dérogation. "
18. La décision de dispense d'évaluation environnementale rendue par le préfet de la région Ile-de-France le 8 juin 2021, dans le cadre du permis d'aménager, prévoit que " le maître d'ouvrage devra s'assurer de l'absence d'espèces protégées sur le site, et () en cas d'impacts résiduels du projet sur des espèces protégées ou leurs habitats, il devra, avant d'entreprendre tous travaux, procéder à une demande de dérogation relative à l'interdiction de porter atteinte à des espèces protégées ou à leurs habitats ". Si les associations requérantes font valoir que la société Philia ne justifie pas s'être assurée de l'absence d'espèces protégées sur le site, cette circonstance, à la supposer même établie, concerne l'exécution du permis d'aménager et du permis de construire, et est sans incidence sur la légalité de ce dernier.
19. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, que l'Union des amis du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse et l'association de défense de la vallée de la Mérantaise et de l'environnement de Châteaufort ne sont pas fondées à demander l'annulation de l'arrêté du 23 septembre 2021 délivrant un permis de construire à la société Philia, ni de la décision du 30 décembre 2021 rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
20. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Châteaufort, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent les associations requérantes au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire des associations requérantes la somme de 2 000 euros, à verser à parts égales à la société Philia et à la commune de Châteaufort au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'Union des amis du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse et l'association de défense de la vallée de la Mérantaise et de l'environnement de Châteaufort est rejetée.
Article 2 : Les associations requérantes verseront solidairement la somme de 2 000 (deux mille) euros, à parts égales, à la société Philia et à la commune de Châteaufort au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'Union des amis du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, à l'association de défense de la vallée de la Mérantaise et de l'environnement de Châteaufort, à la commune de Châteaufort et à la société Philia.
Délibéré après l'audience du 30 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- Mme Fejérdy, première conseillère,
- Mme Amar-Cid, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
B. Fejérdy
La présidente,
signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
signé
K. Dupré
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026