lundi 10 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201015 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CHARLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 février et 2 mars 2022, M. B C, représenté par Me Charles, avocat, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2021 du préfet de l'Essonne en tant qu'il a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un certificat de résidence algérien l'autorisant à travailler ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la date de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant des moyens communs :
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation.
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- la décision est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière, le défaut de production de l'avis médical ne permettant pas de s'assurer de sa régularité ;
- la décision méconnait l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations ;
-la décision porte une atteinte disproportionnée au droit à sa vie privée et familiale et méconnait, ce faisant, les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision méconnait le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée au droit à sa vie privée et familiale et méconnait, ce faisant, les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 février 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens sont infondés.
Par une décision du 29 juin 2022, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Versailles a accordé l'aide juridictionnelle partielle à M. C, à hauteur de 55%.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gibelin, rapporteur,
- et les observations de Me Charles, représentant M. C.
Trois notes en délibéré présentées par Me Charles pour M. C, non communiquées, ont été enregistrées les 27 septembre, 30 septembre et 6 octobre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 20 juin 1973, entré en France le 30 janvier 2016, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 6 octobre 2021, le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français. L'intéressé demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 dudit code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de
la décision ".
3. L'arrêté contesté comporte les considérations de droit et de fait constituant le fondement de la décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour. En effet, après avoir rappelé les textes dont le préfet a fait application, l'arrêté énonce les éléments de fait relatifs à la situation personnelle et familiale de M. C. Il indique en particulier l'état civil du requérant et sa nationalité, la date alléguée de son arrivée en France et le fondement juridique de sa demande. Il expose par ailleurs les circonstances de fait propres à la situation du requérant ayant justifié le rejet de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence, qui a été examinée au visa du 7) de l'article 6 de la convention franco-algérienne du 27 décembre 1968. Ainsi, contrairement à ce que fait valoir l'intéressé, et alors même que les motifs de l'arrêté attaqué ne reprennent pas l'ensemble des éléments caractérisant sa situation, la décision portant refus de titre de séjour répond aux exigences de motivation posées par les dispositions citées au point précédent. Il en va de même de la décision portant obligation de quitter le territoire français, dont la motivation se confond avec celle du refus de certificat de résidence et qui comporte la mention des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, dès lors, être écarté.
4. En second lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas, avant de prendre la décision contestée, procédé à un examen particulier de la situation de M. C. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration de communiquer à l'étranger l'avis du collège des médecins de l'OFII, ni les informations, rapports, bases de données et sources sur lesquels il s'est fondé. En tout état de cause il ressort des pièces du dossier que le préfet a produit l'avis du collège des médecins de l'OFII, en date du 16 juillet 2021, relatif à M. C, qui comporte l'ensemble des mentions obligatoires prévues à l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé et qui permet d'en identifier les auteurs, distincts du médecin rapporteur, et leurs signatures. Dans ces conditions et en l'absence de précisions de la part du requérant sur l'irrégularité alléguée, il n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée aurait été prise à l'issue d'une procédure irrégulière. Le moyen doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ".
7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
8. Il ressort des pièces du dossier que, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. C sur le fondement des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, le préfet s'est fondé sur le motif tiré de ce que, ainsi que le collège des médecins de l'OFII l'avait estimé dans son avis du 16 juillet 2021, si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut néanmoins bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les éléments médicaux que M. C produit pour contester cette appréciation, notamment les certificats médicaux, les compte-rendus d'hospitalisations et d'examens et les ordonnances, font état d'un lymphome diagnostiqué en février 2017, traité par une chimiothérapie qui s'est achevée en avril 2019 et faisant l'objet d'un suivi clinique et biologique. Si ces documents précisent que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ils ne sont pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de l'appréciation portée par le préfet sur la possibilité pour M. C de pouvoir bénéficier d'un traitement approprié en Algérie, ainsi que le collège des médecins de l'OFII l'avait estimé. Les seuls documents portant sur ce point produits par l'intéressé sont un certificat médical établi par le Dr A, médecin généraliste, le 27 avril 2018, soit trois ans et demie avant la date de la décision attaquée, à une période où il était encore traité par chimiothérapie, et deux " déclarations " émise par une pharmacie d'Alger en mai et juillet 2018 faisant état d'une indisponibilité de certains traitements prescrits au requérant à cette période. Il ressort, en outre, du courrier rédigé le 28 septembre 2020 par le Dr D, hématologue ayant assuré le suivi de l'intéressé, qu'il ne présentait pas dix-huit mois après la fin de la chimiothérapie de signe de reprise évolutive du lymphome et qu'elle ne devait le revoir que six mois plus tard avec un contrôle biologique et un scanner. Les certificats médicaux des Dr A et D contemporains de la décision attaquée se bornent à indiquer que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, impliquant une surveillance clinique et biologique rapprochée, dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité " sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement et d'une surveillance adaptée dans son pays d'origine ". Quant aux " ordonnances internes " qui auraient été établies en novembre 2021 par un docteur en " chirurgie cardio-vasculaire " d'un centre hospitalier d'Alger, elles sont insuffisamment probantes et circonstanciées. Il en est de même des articles de presse à caractère général que le requérant produit. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'erreur d'appréciation au regard de ces stipulations doivent être écartés.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
10. M. C soutient qu'il vit en France depuis son entrée sur le territoire le 30 janvier 2016, où réside sa sœur de nationalité française qui l'héberge. Toutefois, il n'y justifie d'aucune autre attache ni d'aucune insertion sociale ou professionnelle, alors qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où résident selon ses déclarations son épouse, ses deux enfants, ses parents, quatre de ses cinq frères et sœurs et où il a vécu jusqu'à quarante-deux ans. Par suite et eu égard à sa situation personnelle et familiale, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et, ce faisant, méconnait les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni qu'elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations. Ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, pour les raisons précédemment exposées au point 8, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision méconnait le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen sera écarté.
12. En second lieu, pour les raisons précédemment exposées au point 10, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et, ce faisant, méconnait les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni qu'elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de ces stipulations. Ces moyens doivent être écartés.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 octobre 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C, n'implique aucune mesure d'exécution au sens des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. L'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions de M. C à fin d'octroi d'une somme au titre des frais liés à l'instance et non compris dans les dépens, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Charles et au préfet de l'Essonne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mégret, présidente,
Mme Rivet, première conseillère,
M. Gibelin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2022.
Le rapporteur,
Signé
F. GibelinLa présidente,
Signé
S. Mégret
La greffière,
Signé
V. Retby
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026