lundi 26 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201238 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SEGHIER |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 16 février 2022 sous le n°2201238, le Syndicat intercommunal de regroupement pédagogique du plateau (SIRPP), représenté par Me Seghier-Leroy, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis par la commune A le 23 décembre 2021, en vue de la restitution des sommes versées par elle au SIRPP au titre de frais de scolarisation d'enfants de la commune pour l'année 2017 ;
2°) de mettre à la charge de la commune A une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le titre contesté a été émis en méconnaissance des stipulations de la convention conclue entre lui et la commune A le 3 février 2009 ;
- la commune ne démontre pas avoir transféré sa compétence en matière scolaire au Syndicat Intercommunal du Regroupement Pédagogique de la Vallée de l'Eclimont (SIRPVE), ni que ce transfert ferait obstacle à ce qu'elle conclut également une convention avec le SIRPP concernant la prise en charge de certains élèves résidant sur son territoire ;
- à supposer que la convention conclue entre le SIRPP et la commune serait nulle en raison du transfert de compétence allégué, la commune ne peut, en tout état de cause, invoquer sa propre turpitude pour se dégager de ses obligations contractuelles ;
- l'émission du titre exécutoire caractérise un manquement au principe de loyauté contractuel de la part de la commune.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 28 avril 2022 et le 6 octobre 2023, la commune A, représentée par Me Dord, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du Syndicat intercommunal de regroupement pédagogique du plateau (SIRPP) une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la convention conclue en 2009 entre elle et le SIRPP est entachée de nullité pour les motifs suivants : à la date de cette convention, elle était déjà adhérente du SIRPVE qui seul disposait de la compétence de conclure des conventions en matière de frais d'écolage ; la convention a été signée par le maire sans avoir été soumise au conseil municipal ; la convention ne précise pas l'identité de la personne qui l'a signée pour le maire ; il n'est pas établi que cette personne bénéficiait d'une délégation de la part du maire ; la convention n'a pas été transmise au contrôle de légalité conformément aux dispositions de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales ;
- les moyens présentés à l'appui de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 3 juin 2022 sous le n°2204386, le Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique de la vallée de l'Eclimont (SIRPVE), représenté par Me Dord, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire n°69 émis par le Syndicat Intercommunal de Regroupement Pédagogique du Plateau (SIRPP) le 14 décembre 2021, et la décision implicite de rejet née du silence gardé par le SIRPP sur le recours gracieux formé le 9 février 2022 ;
2°) de mettre à la charge du SIRPP une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le titre n'est pas signé et ne mentionne pas la qualité du signataire ;
- il est insuffisamment motivé et ne comporte pas les bases de la liquidation ;
- il est entaché d'illégalité faute pour le SIRPP d'avoir adressé une demande expresse au SIRPVE en méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-8 du code de l'éducation ;
- il est dépourvu de base légale ou conventionnelle et entaché d'erreurs de fait et de droit.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2023, le Syndicat Intercommunal de Regroupement Pédagogique du Plateau (SIRPP), représenté par Me Seghier-Leroy, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique de la vallée de l'Eclimont une somme de 6 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens présentés à l'appui de la requête ne sont pas fondés.
III. Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 août 2022 et le 11 juillet 2023 sous le n°2206197, la commune A, représentée par Me Dord, demande au tribunal :
1°) d'annuler la convention du 3 février 2009 conclue entre elle et le Syndicat Intercommunal de Regroupement Pédagogique du Plateau (SIRPP) ;
2°) de mettre à la charge du SIRPP une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la convention contestée est entachée de nullité pour les motifs suivants : à la date de cette convention, elle était déjà adhérente du SIRPVE qui seul disposait de la compétence de conclure des conventions en matière de frais d'écolage ; la convention a été signée par le maire sans avoir été soumise au conseil municipal ; la convention ne précise pas l'identité de la personne qui l'a signée pour le maire ; il n'est pas établi que cette personne bénéficiait d'une délégation de la part du maire ; la convention n'a pas été transmise au contrôle de légalité conformément aux dispositions de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales ; une annulation rétroactive de la convention attaquée n'impacterait aucunement les droits du SIRPP qui pourrait solliciter du SIRPVE le versement de frais d'écolage.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 9 février 2023 et le 8 octobre 2023, le Syndicat Intercommunal de Regroupement Pédagogique du Plateau (SIRPP), représenté par Me Seghier-Leroy, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit enjoint à la commune de scolariser, à ses frais, les élèves habitant sur son territoire et actuellement pris en charge par le SIRPP à compter du jugement à intervenir, et à ce qu'il soit mis à la charge de la commune A une somme de 6 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le principe de loyauté contractuelle fait obstacle à ce que la commune d'Abbéville-la-Rivière se prévale de vices qui affecteraient la validité du contrat ; les vices tirés de l'absence de délibération du conseil municipal et du défaut de transmission au contrôle de légalité ne résultent que du propre comportement de la commune ; cette dernière a exécuté la convention pendant treize ans sans jamais en contester la validité ;
- une annulation rétroactive de la convention porterait une atteinte excessive à ses droits dès lors qu'il n'a, pour sa part, jamais cessé d'exécuté ses obligations contractuelles et a accueilli, chaque année, plusieurs enfants de la commune A ; la contrepartie contractuelle dont a bénéficié la commune n'est pas restituable.
Par un mémoire enregistré le 19 décembre 2022, le Syndicat Intercommunal du Regroupement Pédagogique de la Vallée de l'Éclimont (SIRPVE), représenté par Me Dord, conclut à la nullité de la convention du 3 février 2009 et à ce qu'il soit mis à la charge du SIRPP une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lutz,
- les conclusions de Mme Winkopp-Toch, rapporteure publique,
- les observations de Me Surjous, représentant le Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique du Plateau, et de Me Dord, représentant la commune A et le Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique de la Vallée de l'Eclimont.
Considérant ce qui suit :
1. La commune A est membre depuis 1976 du Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique de la Vallée de l'Eclimont (SIRPVE), ayant pour objet la prise en charge des frais de fonctionnement des classes maternelles et élémentaires, du transport scolaire et des frais de fonctionnement de la cantine scolaire. Elle a néanmoins signé, le 3 février 2009, une convention avec le Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique du Plateau (SIRPP), aux fins de scolariser des élèves de la commune dans les écoles primaires de ce syndicat, moyennant une participation financière aux dépenses liées à la scolarité de ces enfants. A compter de cette date, la commune s'est régulièrement acquittée des factures transmises annuellement par le SIRPP. Toutefois, à compter de 2020, le maire de la commune A, estimant d'une part que les sommes ainsi versées étaient manifestement surévaluées et, d'autre part, que la commune n'avait pu valablement conclure une telle convention dès lors qu'elle avait d'ores et déjà délégué sa compétence en matière scolaire au SIRPVE, s'est rapproché du SIRPP afin de trouver une solution amiable à leur différend. Les discussions des parties n'ayant pas abouti, la commune A a émis à l'encontre du SIRPP un titre exécutoire d'un montant de 13 519,74 euros correspondant aux frais qu'elle a versés au SIRPP au titre de l'année 2017, titre dont ce syndicat demande l'annulation par la requête n°2201238. Par ailleurs, le 14 décembre 2021, la SIRPP a émis à l'encontre du SIRPVE un titre exécutoire d'un montant de 11 999,20 euros correspondant aux frais de scolarité de six enfants de la commune A pour l'année scolaire 2020-2021, titre dont le SIRPVE demande l'annulation par la requête n°2204386. Enfin, la commune d'Abbéville-la-Rivière sollicite, par la requête n°2206197, l'annulation de la convention conclue avec le SIRPP le 3 février 2009 pour une durée illimitée.
2. Ces trois affaires ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la convention du 3 février 2009 :
3. Les parties à un contrat administratif peuvent saisir le juge d'un recours de plein contentieux contestant la validité du contrat qui les lie. Il appartient alors au juge, lorsqu'il constate l'existence d'irrégularités, d'en apprécier l'importance et les conséquences, après avoir vérifié que les irrégularités dont se prévalent les parties sont de celles qu'elles peuvent, eu égard à l'exigence de loyauté des relations contractuelles, invoquer devant lui. Il lui revient, après avoir pris en considération la nature de l'illégalité commise et en tenant compte de l'objectif de stabilité des relations contractuelles, soit de décider que la poursuite de l'exécution du contrat est possible, éventuellement sous réserve de mesures de régularisation prises par la personne publique ou convenues entre les parties, soit de prononcer, le cas échéant avec un effet différé, après avoir vérifié que sa décision ne portera pas une atteinte excessive à l'intérêt général, la résiliation du contrat ou, en raison seulement d'une irrégularité invoquée par une partie ou relevée d'office par lui, tenant au caractère illicite du contenu du contrat ou à un vice d'une particulière gravité relatif notamment aux conditions dans lesquelles les parties ont donné leur consentement, son annulation. Cette action est ouverte aux parties au contrat pendant toute la durée d'exécution de celui-ci.
4. Aux termes de l'article L. 5211-5 du code général des collectivités territoriales : " () L'établissement public de coopération intercommunale est substitué de plein droit, à la date du transfert des compétences, aux communes qui le créent dans toutes leurs délibérations et tous leurs actes () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 212-8 du code de l'éducation : " () Lorsque les compétences relatives au fonctionnement des écoles publiques ont été transférées à un établissement public de coopération intercommunale, le territoire de l'ensemble des communes constituant cet établissement est assimilé, pour l'application du présent article, au territoire de la commune d'accueil ou de la commune de résidence et l'accord sur la répartition des dépenses de fonctionnement relève de l'établissement public de coopération intercommunale () ".
5. La commune A ayant transféré sa compétence concernant la prise en charge des frais liés aux écoles au SIRPVE depuis l'année 1976, seul ce dernier syndicat pouvait conclure avec le SIRPP une convention en vue d'organiser la prise en charge des dépenses liées à la scolarisation d'enfants de communes membres du SIRPVE au sein d'établissements du SIRPP. Par suite, l'objet de la convention du 3 février 2009 est illicite, la commune ne disposant pas du pouvoir de la conclure.
6. La convention en litige a, ainsi qu'il vient d'être dit, un contenu illicite qui fait obstacle à toute régularisation. Ce contenu illicite justifie, sans que le principe de loyauté des relations contractuelle puisse être utilement invoqué et en l'absence de tout motif d'intérêt général qui y ferait obstacle, que soit prononcée l'annulation totale de la convention du 3 février 2009.
Sur les conclusions aux fins d'annulation du titre exécutoire émis le 14 décembre 2021 par le Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique du Plateau (SIRPP) à l'encontre du Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique de la vallée de l'Eclimont (SIRPVE) et du rejet du recours gracieux formé contre ce titre :
7. Aux termes de l'article L. 212-8 du code de l'éducation : " Lorsque les écoles maternelles ou les écoles élémentaires publiques d'une commune reçoivent des élèves dont la famille est domiciliée dans une autre commune, la répartition des dépenses de fonctionnement se fait par accord entre la commune d'accueil et la commune de résidence. () / A défaut d'accord entre les communes intéressées sur la répartition des dépenses, la contribution de chaque commune est fixée par le représentant de l'Etat dans le département après avis du conseil départemental de l'éducation nationale./ Pour le calcul de la contribution de la commune de résidence, il est tenu compte des ressources de cette commune, du nombre d'élèves de cette commune scolarisés dans la commune d'accueil et du coût moyen par élève calculé sur la base des dépenses de l'ensemble des écoles publiques de la commune d'accueil () / Toutefois, les dispositions prévues par les alinéas précédents ne s'appliquent pas à la commune de résidence si la capacité d'accueil de ses établissements scolaires permet la scolarisation des enfants concernés, sauf si le maire de la commune de résidence, consulté par la commune d'accueil, a donné son accord à la scolarisation de ces enfants hors de sa commune () ".
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la répartition des dépenses de fonctionnement des écoles concernées aurait fait l'objet d'un accord entre le SIRPP et le SIRPVE avant l'émission du titre contesté, ni que la contribution due par le SIRPVE pour les enfants A scolarisés dans les établissements du SIRPP aurait été fixée par le préfet, ni en tout état de cause que la capacité d'accueil des établissements du SIRPVE ne permettait pas la scolarisation de ces enfants. Par suite, le SIRPVE est fondé à soutenir que le titre contesté est dépourvu de base légale.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que le titre exécutoire du 14 décembre 2021 et la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre ce titre doivent être annulés.
Sur les conclusions aux fins d'annulation du titre exécutoire émis le 23 décembre 2021 par la commune A à l'encontre du SIRPP :
10. En premier lieu, si le SIRPP fait valoir que le titre méconnaît la convention du 3 février 2009, ce titre, qui tend à obtenir la restitution de la somme versée par la commune au SIRPP au titre de l'année 2017, n'a pas été pris en application de cette convention, au demeurant entachée de nullité, ainsi qu'il a été dit au point 6.
11. En deuxième lieu, les statuts du SIRPVE de 1976 prévoient que le syndicat a pour objet la prise en charge des frais de fonctionnement et des équipements nécessaires au regroupement pédagogique. Il résulte des dispositions citées au point 4 que la création de ce syndicat implique nécessairement le transfert de la compétence pour conclure avec une autre entité une convention en vue d'organiser la scolarisation d'enfants.
12. En troisième lieu, le SIRPP ne peut utilement se prévaloir de la convention du 3 février 2009, qui est entachée de nullité comme il a été dit au point 6. De la même façon, il ne peut utilement se prévaloir du principe de loyauté des relations contractuelles.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation du titre exécutoire du 23 décembre 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la commune A de scolariser, à ses frais, les élèves habitant sur son territoire et actuellement pris en charge par le SIRPP :
14. L'annulation de la convention du 3 février 2009 n'implique pas nécessairement que la commune A scolarise à ses frais les élèves habitant sur son territoire et actuellement pris en charge par le SIRPP. Les conclusions aux fins d'injonction en ce sens présentées par le SIRPP doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés aux litiges :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par le SIRPP, le SIRPVE et la commune A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La convention du 3 février 2009, le titre exécutoire du 14 décembre 2021 et la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre ce titre sont annulés.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la commune A, au Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique de la Vallée de l'Eclimont et au Syndicat intercommunal de regroupement pédagogique du Plateau.
Délibéré après l'audience du 5 février 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Sauvageot, présidente,
- Mme Lutz, première conseillère,
- Mme Degorce, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2024.
La rapporteure,
signé
F. Lutz La présidente,
signé
J. Sauvageot
La greffière,
signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2201238, 2204386 et 2206197
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026