mardi 19 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201327 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Président Rollet-Perraud |
| Avocat requérant | SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 février 2022, Mme A B, représentée par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 19 novembre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié le dernier retrait de points sur son permis de conduire, lui a rappelé les précédentes décisions de retraits de points et a constaté l'invalidité de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul ;
2°) d'annuler les décisions de retraits de points sur son permis de conduire à la suite des infractions commises les 10 octobre 2019, 15 février 2020, 2 octobre 2020, 5 décembre 2020, 22 décembre 2020, 5 janvier 2021, 18 janvier 2021 et 18 mai 2021 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconstituer le capital de points de son permis de conduire, dans un délai de 8 jours à compter de la notification du présent jugement ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- les décisions portant retrait de points du capital de son permis de conduire sont entachées d'un vice de procédure en raison de la méconnaissance par l'administration des exigences de délivrance d'une information préalable suffisante, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- les décisions portant retrait de points du capital de son permis de conduire ayant donné lieu à classement sans suite ou renvoi devant tribunal, sont illégales dès lors que la réalité des infractions afférentes n'est pas établie, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route ;
- la décision portant annulation de son permis de conduire est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant retrait de points du capital de son permis de conduire.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 mars 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les conclusions dirigées contre la décision de retrait point consécutive à l'infraction commise le 15 février 2020 sont irrecevables et que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rollet-Perraud en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Rollet-Perraud a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a commis une série d'infractions au code de la route les 10 octobre 2019, 15 février 2020, 5 décembre 2020, 2 octobre 2020, 22 décembre 2020, 5 janvier 2021, 18 janvier 2021 et 18 mai 2021. Constatant le solde nul du capital de points du permis de conduire de la requérante, le ministre de l'intérieur, par une décision " 48 SI " du 19 novembre 2022, lui a notifié le dernier retrait de points sur son permis de conduire, lui a rappelé les précédentes décisions de retrait de points et a constaté l'invalidité de son permis de conduire. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de toutes ces décisions.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision de retrait qui a fait suite à l'infraction commise le 15 février 2020 :
2. Il résulte du relevé d'information intégral en date du 22 mars 2022 produit par l'administration que le point retiré consécutivement à l'infraction commise le 15 février 2020 a été restitué le 14 avril 2021. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cette décision de retrait avaient perdu leur objet avant même leur introduction et sont donc, pour ce motif, irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points à la suite des infractions commises les 10 octobre 2019, 5 décembre 2020, 2 octobre 2020, 22 décembre 2020, 5 janvier 2021, 18 janvier 2021 et 18 mai 2021 :
En ce qui concerne le défaut d'information préalable :
3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". L'article R. 223-3 du même code dispose que : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".
4. Il résulte de ces dispositions que l'accomplissement de la formalité substantielle prescrite par ces dispositions, qui constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal, conditionne la régularité de la procédure suivie et, partant, la légalité du retrait de points. L'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document lui permettant de constater la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
S'agissant des infractions commises les 10 octobre 2019, 5 décembre 2020 et 18 mai 2021 :
5. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.
6. Le ministre de l'intérieur produit les copies des procès-verbaux, établis au jour des infractions commises les 10 octobre 2019, 5 décembre 2020 et 18 mai 2021, qui comportent l'ensemble des informations exigées par la loi et la signature de la requérante. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que les retraits de points consécutifs aux infractions commises les 10 octobre 2019, 5 décembre 2020 et 18 mai 2021 sont intervenus en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 18 janvier 2021 :
7. Il résulte de l'instruction que l'infraction au code de la route commise le 18 janvier 2021 a été relevée par radar automatique et a entraîné un retrait d'un point sur le permis de conduire de l'intéressée ainsi que l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Le ministre produit à l'instance l'avis d'amende forfaitaire majorée du 22 juillet 2021, qui a fait suite à l'avis de contravention relatif à l'infraction du 18 janvier 2021, adressé à l'intéressée par lettre recommandé avec accusé de réception portant la mention " pli avisé non réclamé " et, qui contient l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté.
S'agissant de l'infraction commise le 2 octobre 2020 :
8. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral, que l'infraction commise le 2 octobre 2020 a été constatée au moyen d'un radar automatique et qu'elle a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée. Cette mention, qui établit la seule réalité de l'infraction, n'est toutefois pas de nature à attester que la contrevenante a reçu l'information exigée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En outre, si le ministre produit l'avis d'amende forfaitaire majorée comportant cette information, les pièces produites n'établissent la date à laquelle cet avis aurait été présenté à l'adresse de la requérante. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur ne peut être regardé comme apportant la preuve qu'il s'est acquitté de l'obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour cette infraction. Par suite, Mme B qui, dans les circonstances de l'espèce, a été privée d'une garantie est fondée à soutenir que la décision de retrait de points consécutive à cette infraction est intervenue au terme d'une procédure irrégulière et à en demander, pour ce motif, l'annulation.
S'agissant les infractions commises les 22 décembre 2020 et 5 janvier 2021 :
9. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral, que les infractions commises les 22 décembre 2020 et les 5 janvier 2021 ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée. Cette mention, qui établit la seule réalité de l'infraction, n'est toutefois pas de nature à attester que la contrevenante a reçu l'information exigée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En outre, le ministre ne produit aucune pièce relative à ces infractions. Dans ces conditions, Mme B doit être regardée comme ayant été privée de la garantie instituée par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, elle est fondée à soutenir que les décisions de retrait de points relatives aux infractions commises les 22 décembre 2020 et 5 janvier 2021 sont intervenues à la suite d'une procédure irrégulière. Par suite ces décisions doivent être annulées.
En ce qui concerne la réalité des infractions commises :
S'agissant des infractions commises les 10 octobre 2019, les 5 décembre 2020, le 18 janvier 2021 et le 18 mai 2021 :
10. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive".
11. En premier lieu, il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale et de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues par ces articles que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Ainsi, l'émission d'un titre exécutoire établit la réalité d'une infraction, sans que le juge ne doive rechercher si l'intéressé a reçu notification d'un avis d'amende forfaitaire majorée.
12. Il ressort des pièces du dossier et notamment du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de l'intéressée, que les infractions contestées ont été constatées par procès-verbal électronique ou au moyen d'un radar automatique et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Si la requérante soutient qu'elle a introduit des requêtes en exonération à l'encontre des décisions en litige, elle n'apporte aucun élément permettant d'établir que de tels recours auraient effectivement été formés. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la réalité des infractions commises n'est pas établie.
13. Il résulte de ce qui précède que les décisions de retrait de points qui ont fait suite aux infractions commises les 2 octobre, 22 décembre 2020 et 5 janvier 2021 sont illégales et doivent être annulées ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation de la décision " 48 SI " du 19 novembre 2022 du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que les points illégalement retirés du permis de conduire de Mme B à la suite des infractions constatées les 2 octobre, 22 décembre 2020 et 5 janvier 2021 soient rétablis dans le traitement automatisé mentionné à l'article L. 225-1 du code de la route à la date de chacune des décisions qui ont procédé à leur retrait. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de procéder au rétablissement de ces points, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché au permis de conduire de Mme B, compte tenu notamment d'éventuelles infractions ultérieures, et de lui restituer son permis si le solde est positif.
Sur les frais de l'instance :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La présente instance n'ayant occasionné aucun dépens, les conclusions présentées au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête de Mme B tendant à l'annulation de la décision portant retrait de point à la suite de l'infraction commise le 15 février 2020 sont irrecevables.
Article 2 : Les décisions de retrait intervenues à la suite de la constatation des infractions commises les 2 octobre 2020, 22 décembre 2020 et 5 janvier 2021 et la décision référencée " 48SI " du 19 novembre 2022 du ministre de l'intérieur sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de créditer dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de procéder au rétablissement de trois points sur le permis de conduire de Mme B, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché au permis et de le restituer à l'intéressée si le solde est positif.
Article 4 : Le surplus des conclusions de sa requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mars 2024.
La magistrate désignée,
signé
C. Rollet-PerraudLa greffière,
signé
K. Dupré
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026