jeudi 1 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201408 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | COBLENCE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2022, M. F H E et Mme B D épouse E, représentés par Me Coppinger, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 mars 2020 par lequel le maire de Carrières-sur-Seine a délivré à M. et Mme G un permis de construire pour la démolition d'un poulailler et d'une terrasse ainsi que la construction d'une maison individuelle à usage d'habitation ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2021 du maire de Carrières-sur-Seine accordant un permis de construire modificatif pour ce projet, ainsi que la décision du 11 janvier 2022 rejetant le recours gracieux qu'ils ont formé contre cet arrêté ;
3°) de mettre à la charge in solidum de la commune de Carrières-sur-Seine ainsi que de M. et Mme G la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2022, M. et Mme C et A G concluent :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) à la condamnation de M. et Mme E au paiement, sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, d'une part, d'une indemnité de 10 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles occasionnés par leur recours, et d'autre part, au titre du préjudice financier, d'une indemnité calculée sur la base de l'indexation du coût de la construction et d'une indemnité de 6 937 euros au titre des risques et pertes financiers liés à l'immobilisation des fonds prévus pour le financement de leur construction.
La commune de Carrières-sur-Seine, à qui la requête a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un mémoire enregistré le 1er juin 2023, M. et Mme E, représentés par Me Coppinger, déclarent se désister purement et simplement de la présente instance et de leur action.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Milon, première conseillère, pour statuer sur les requêtes par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements ; / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
Sur les conclusions de la requête :
2. Par un mémoire enregistré le 1er juin 2023, M. et Mme E ont déclaré se désister de la présente instance et de leur action. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par M. et Mme G sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme :
3. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. La demande peut être présentée pour la première fois en appel. ".
4. Les conclusions de M. et Mme G tendant à la condamnation des requérants à leur verser, sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, à raison du caractère prétendument abusif de leur recours contentieux, une indemnité de 10 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles occasionnés par leur recours, et, au titre du préjudice financier, une indemnité calculée sur la base de l'indexation du coût de la construction et une indemnité de 6 937 euros au titre des risques et pertes financiers liés à l'immobilisation des fonds prévus pour le financement de leur construction, n'ont pas été présentées par un mémoire distinct. Par suite, ces conclusions sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par M. et Mme G, qui n'ont d'ailleurs pas été représentés.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de M. et Mme E.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. et Mme G sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F H E et Mme B E, à la commune de Carrières-sur-Seine et à M. C G et Mme A G.
Fait à Versailles, le 1er février 2024.
La magistrate désignée,
signé
A. Milon
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026