lundi 18 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201698 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MAILLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, et des mémoires enregistrés le 2 mars 2022, le 16 mars 2022 et le 11 mai 2022, M. A C, représenté par Me Maillet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 février 2022 par lequel le préfet de l'Essonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a décidé qu'à l'expiration de ce délai, il pourrait être reconduit d'office à la frontière à destination du pays dont il a la nationalité, ou de tout autre pays dans lequel il établirait être légalement admissible et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour temporaire ou à défaut de réexaminer sa situation à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à sa charge une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales car la procédure contradictoire n'a pas été respectée ;
- la décision est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité du refus de titre qui méconnait le principe de la présomption d'innocence en méconnaissance de l'article 9-1 du code civil et du code pénal dès lors que l'ensemble des documents produits à l'appui de sa demande de titre sont authentiques et qu'il n'est pas établi qu'il aurait fait usage de faux documents ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 7 b) et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien de 1968 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet ne produit pas le rapport établissant le caractère prétendument falsifié des documents produits par la société EXO Plus ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
En application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des moyens de légalité externe relatif à la motivation et à la méconnaissance des stipulations de l'article 6 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et du citoyen, dès lors que ces moyens de légalité externe, développés après l'expiration du délai de recours par mémoire complémentaire enregistré le 11 mai 2022, reposent sur une cause juridique différente des moyens de légalité interne développés dans la requête.
En application des mêmes dispositions, les parties ont été informées de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'illégalité de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délai volontaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme B,
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant algérien, né le 14 novembre 1987 et entré en France selon ses déclarations le 13 septembre 2012, a sollicité, le 25 octobre 2019, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 23 février 2022, le préfet, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. C demande l'annulation de cet arrêté.
2. Les moyens qui ne seraient pas d'ordre public, invoqués après l'expiration du délai de recours contentieux sont irrecevables s'ils relèvent d'une cause juridique nouvelle. Or, en l'espèce les moyens tirés du défaut de motivation des décisions de l'arrêté attaqué et de la méconnaissance des stipulations de l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme et du citoyen relèvent d'une cause juridique distincte de celle de la légalité interne ouverte par la requête introductive d'instance. Ces moyens, qui ont été présentés dans le mémoire enregistré le 16 mai 2022, soit plus de deux mois après l'introduction de la requête, doivent donc être écartés d'office comme irrecevables.
Sur les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français :
3. D'une part, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " ; cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et à séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis (lettres a à d), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ". Il résulte de la combinaison des stipulations précitées des articles 7 et 9 de l'accord franco-algérien modifié que la délivrance aux ressortissants algériens d'un certificat de résidence portant la mention " salarié " est subordonnée à la présentation d'un visa de long séjour et d'un contrat de travail visé par les services en charge de l'emploi. D'autre part, aux termes de l'article L. 111-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent code régit, sous réserve () et des conventions internationales, l'entrée le séjour et l'éloignement des étrangers en France () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention () " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
4. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixe notamment les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 7b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit la délivrance de certificat de résidence au titre d'une activité salariée, un ressortissant algérien souhaitant obtenir un certificat de résidence au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du même code, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-algérien. Toutefois, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
5. En l'espèce, pour obliger M. C à quitter le territoire français, le préfet a considéré dans un premier temps, qu'il ne remplissait pas les conditions prévues à l'article 7 b) de l'accord franco-algérien pré cité, puis dans un second temps, que sa situation ne relevait pas de considérations d'ordre humanitaires ou de circonstances exceptionnelles de nature à justifier sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et n'est au demeurant pas contesté par le requérant, que M. C entré en France selon ses déclarations le 13 septembre 2012, n'est pas en mesure de présenter un visa de long séjour l'autorisant à séjourner sur le territoire. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'accord franco-algérien en estimant, comme le relève l'arrêté en litige, que M. C ne remplissait pas les conditions fixées par l'article 7 b) de l'accord franco-algérien pour la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de salarié sur le fondement de ces stipulations.
7. D'autre part, pour refuser la régularisation à titre exceptionnel de M. C, le préfet de l'Essonne s'est fondé sur l'absence de motifs exceptionnels, notamment eu égard à la durée de la présence de l'intéressé sur le sol français. En l'espèce, la seule circonstance de justifier d'une activité salariée, au demeurant non déclarée et exercée de manière illégale, durant plusieurs années, n'est pas de nature à caractériser un motif exceptionnel. Si le préfet de l'Essonne mentionne également dans son arrêté la production par l'intéressé de faux documents, il résulte toutefois de l'instruction que, d'une part cette suspicion de fraude n'est mentionnée que pour motiver le refus de délai de départ volontaire, et d'autre part, il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne aurait pris la même décision s'il ne s'était pas fondé sur cet élément. Dans ces conditions, et compte tenu notamment de ce que M. C n'est entré en France, selon ses déclarations, qu'en 2012, de l'insuffisance de son activité professionnelle pour constituer un motif exceptionnel et de ce qu'il n'établit pas avoir établi en France le centre de ses intérêts privés et familiaux, le préfet de l'Essonne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de procéder à sa régularisation.
8. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. M. C, célibataire et sans charge de famille en France, se prévaut de la présence sur le territoire de certains de ses frères et sœurs. Toutefois, il n'est pas démontré que sa présence auprès d'eux serait indispensable. M. C n'établit pas ni même n'allègue être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où résident ses parents, ses deux frères et trois sœurs et où il a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans, le préfet de l'Essonne n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée en décidant de l'obliger à quitter le territoire français. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi qu'en tout état de cause, celui tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'accord franco-algérien, doivent être écartés. Pour ces mêmes motifs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de l'intéressé.
10. La décision contestée ne constituant pas une sanction ayant le caractère d'une punition, mais une mesure de police administrative, le principe de la présomption d'innocence garanti notamment par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et par l'article 9-1 du code civil ne peut être utilement invoqué à l'encontre de cette mesure. Par suite, le moyen est inopérant et doit être écarté.
11. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 23 février 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions dirigées contre la décision refusant l'octroi d'un délai départ volontaire :
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du CESEDA : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; () ".
13. Pour décider de refuser un délai de départ volontaire à M. C, le préfet de l'Essonne s'est fondé la circonstance que M. C aurait produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour de faux documents sur le pack employeur. Toutefois, M. C conteste avoir mené une quelconque action frauduleuse. Le préfet qui, en défense, ne produit pas le rapport de la direction départementale de la police aux frontières du 27 janvier 2022 sensé établir le caractère prétendument falsifié des documents produits par la société EXO Plus mentionné dans son arrêté, n'établit pas la réalité de la fraude qu'il allègue. Le mail produit en défense par le préfet dans lequel l'agent du service de la police aux frontières se borne à constater la présence de " fautes d'orthographes " dans le pack employeur, n'est à cet égard pas de nature à établir la fraude alléguée. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entaché d'une erreur d'appréciation.
14. Il résulte de ce qui précède que la décision du 23 février 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé d'accorder à M. C un délai de départ volontaire doit être annulée.
Sur les conclusions dirigées contre la décision interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du même code : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ".
16. Par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français sur laquelle elle est fondée, doit être annulée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 23 février 2022 par laquelle le préfet de l'Essonne lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, et celle datée du même jour, par laquelle il lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
18. L'annulation de la décision du 23 février 2022 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais de justice :
19. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 23 février 2022 refusant un délai de départ volontaire et interdisant à M. C le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans sont annulées.
Article 2 : L'Etat versera à M. C une somme de 1000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. de Miguel, président,
Mme Rivet, première conseillère,
Mme Benoit, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
S. B
Le président,
Signé
F.X de MiguelLa greffière,
Signé
C. Delannoy
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026