vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2201902 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 10 mars, 22 juillet, 2 décembre 2022 et 17 mai 2024, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, la société 2B et la société Al Madone, représentées par Me A, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, venant aux droits du Syndicat intercommunal d'assainissement de la région de l'Hautil (SIARH) à rétablir le raccordement des parcelles AC25 et AC47 au réseau public d'assainissement situé au droit de la RD 113 ;
2°) de condamner la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine à procéder à l'inspection et au remplacement de leur réseau privatif d'assainissement ou à leur verser la somme de 141 606 euros hors taxe en réparation du préjudice subi ;
3°) d'ordonner à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine la communication intégrale du cahier des clauses techniques particulières des travaux de dévoiement du réseau unitaire ;
4°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine de procéder à l'ensemble de ces travaux dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, la somme de 5 000 euros à verser à chacune sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- le jugement n°1906026 rendu par le tribunal administratif de Versailles le 8 octobre 2021 n'est pas revêtu de l'autorité de la chose jugée ;
- le fait que le branchement individuel au réseau public n'ait pas été répertorié par le SIARH ne permet pas d'en déduire qu'il n'a pas été autorisé par celui-ci ni qu'il n'a pas existé dès lors que l'ensemble des prescriptions assortissant les autorisations d'urbanisme délivrées entre 1973 et 1984 ont été respectées et que l'existence de ce branchement est établie par plusieurs pièces du dossier ;
- en ne procédant pas à la création d'un nouveau branchement individuel au nouveau réseau collectif séparatif, le SIARH a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité :
- le SIARH a méconnu leur droit au raccordement prévu par les dispositions des articles L. 1331-7-1, L. 1331-10 du code de la santé publique et L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales ainsi que le principe d'égal accès au service public ;
- il a délivré des informations erronées au département des Yvelines ainsi qu'au cours de l'instance ayant donné lieu au jugement n°1906026 du 8 octobre 2021 ;
- les préjudices qu'elles ont subis sont les suivants :
* l'interruption du branchement au réseau collectif d'assainissement impose que la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine procède à la création d'un nouveau branchement au réseau situé au droit de la RD 113 ;
* le réseau commun à la société 2B et à la société Al Madone doit être réparé par la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, qu'il soit regardé comme une extension du réseau public ou comme un réseau privatif, dès lors que celui-ci a été endommagé en raison de l'absence d'exutoire sur la voie publique ; à défaut, la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine doit être condamnée à leur verser une indemnité de 141 606 euros hors taxe.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 mai, 12 octobre 2022 et 20 janvier 2023 la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, représentée par Me Vital-Durand et Me Brusq, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérantes le versement de la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au Syndicat intercommunal d'assainissement de la région de l'Hautil de rétablir le raccordement des parcelles AC25 et AC47 au réseau public d'assainissement situé au droit de la RD 113 et de procéder à l'inspection et le cas échéant au remplacement de leur réseau privatif d'assainissement, dès lors que ces conclusions à fin d'injonction, qui n'ont pas été présentées en complément de conclusions indemnitaires, sont irrecevables (cf CE, 12 avril 2022, SCI la Closerie n°458176, A).
Des observations en réponse à ce moyen soulevé d'office ont été présentées le 10 septembre 2024 pour les requérantes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Silvani,
- les conclusions de Mme Benoit, rapporteure publique ;
- les observations de M. B A, élève avocat, sous la responsabilité de Me Christian A, représentant la société 2B et la société Al Madone,
- et les observations de Me Brusq, représentant la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.
Une note en délibéré, présentée pour la société 2B et la société Al Madone, a été enregistrée le 20 septembre 2024.
Une note en délibéré, présentée pour la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, a été enregistrée le 23 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. La société 2B et la société Al Madone sont respectivement propriétaires des parcelles voisines AC47 et AC25 situées sur le territoire de la commune d'Aigremont. Estimant que les importantes inondations constatées sur leurs terrains sont dues à un défaut de raccordement au réseau d'assainissement public alors géré par le SIARH, dont les compétences sont désormais exercées par la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, elles ont adressé à celui-ci, le 20 décembre 2021, une demande préalable tendant à ce qu'il procède au rétablissement du branchement de leurs terrains au réseau public d'assainissement ainsi qu'à la remise en état de leur réseau privatif pour un montant de 141 606 euros. Par une décision du 20 janvier 2022, le président du SIARH a rejeté leur demande. Par leur requête, les sociétés 2B et Al Madone demandent au tribunal d'enjoindre à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine de rétablir le raccordement des parcelles AC25 et AC47 au réseau public d'assainissement situé au droit de la RD 113 et de procéder à l'inspection ainsi que le cas échéant au remplacement de leur réseau privatif d'assainissement ou de leur verser la somme de 141 606 euros hors taxe en réparation du préjudice subi.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'injonction :
2. La personne qui subit un préjudice direct et certain du fait du comportement fautif d'une personne publique peut former devant le juge administratif une action en responsabilité tendant à ce que cette personne publique soit condamnée à l'indemniser des conséquences dommageables de ce comportement. Elle peut également, lorsqu'elle établit la persistance du comportement fautif de la personne publique responsable et du préjudice qu'elle lui cause, assortir ses conclusions indemnitaires de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d'en pallier les effets. De telles conclusions à fin d'injonction ne peuvent être présentées qu'en complément de conclusions indemnitaires. De la même façon, le juge administratif ne peut être saisi, dans le cadre d'une action en responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, de conclusions tendant à ce qu'il enjoigne à la personne publique de prendre les mesures de nature à mettre fin au dommage ou à en pallier les effets, qu'en complément de conclusions indemnitaires.
3. Ainsi qu'il a été indiqué, les sociétés 2B et Al Madone demandent la condamnation de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, d'une part, à rétablir le raccordement des parcelles AC25 et AC47 au réseau public d'assainissement, d'autre part, à procéder à l'inspection et au remplacement si nécessaire de leur réseau privatif d'assainissement ou à leur verser la somme de 141 606 euros en réparation de leur préjudice et à ce qu'il soit enjoint à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine de procéder à l'ensemble de ces travaux dans un délai de 15 jours sous astreinte.
4. Il résulte des principes rappelés au point 2 que les conclusions à fin d'injonction de raccordement au réseau public, qui n'ont pas été présentées en complément de conclusions indemnitaires, sont irrecevables. Il en est de même des conclusions à fin d'inspection ou de remplacement du réseau privatif dès lors que la demande indemnitaire qui s'y rapporte n'est présentée qu'à titre subsidiaire.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'injonction présentées par la société 2B et la société Al Madone sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'indemnisation du préjudice subi du fait de la détérioration du réseau privatif d'assainissement des sociétés 2B et Al Madone :
En ce qui concerne la responsabilité de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine :
6. Aux termes de l'article L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales : " Les communes ou leurs établissements publics de coopération délimitent, après enquête publique : / 1° Les zones d'assainissement collectif où elles sont tenues d'assurer la collecte des eaux usées domestiques et le stockage, l'épuration et le rejet ou la réutilisation de l'ensemble des eaux collectées ; / 2° Les zones relevant de l'assainissement non collectif où elles sont tenues d'assurer le contrôle de ces installations et, si elles le décident, le traitement des matières de vidange et, à la demande des propriétaires, l'entretien et les travaux de réalisation et de réhabilitation des installations d'assainissement non collectif () ". Aux termes de l'article L. 1331-1 du code de la santé publique : " Le raccordement des immeubles aux réseaux publics de collecte disposés pour recevoir les eaux usées domestiques et établis sous la voie publique à laquelle ces immeubles ont accès soit directement, soit par l'intermédiaire de voies privées ou de servitudes de passage, est obligatoire dans le délai de deux ans à compter de la mise en service du réseau public de collecte () ".
7. Il résulte de ces dispositions qu'après avoir délimité une zone d'assainissement collectif, les communes, ou les établissements publics de coopération intercommunale compétents, sont tenus, tant qu'elles n'ont pas modifié cette délimitation, d'exécuter dans un délai raisonnable les travaux d'extension du réseau d'assainissement collectif afin de le raccorder aux habitations qui sont situées dans cette zone et dont les propriétaires en ont fait la demande. Ce délai doit s'apprécier au regard des contraintes techniques liées à la situation topographique des habitations à raccorder, du coût des travaux à effectuer, du nombre et de l'ancienneté des demandes de raccordement.
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la parcelle AC 47 a été antérieurement raccordée au réseau public d'assainissement situé sous la RD 113, ainsi que le prévoyait l'arrêté du 13 avril 1973 portant délivrance d'un permis de construire sur cette parcelle, et que le réseau d'évacuation des eaux pluviales et usées de type gravitaire partant du sud de la parcelle en direction de la RD 113 a été interrompu à proximité de la jonction avec cette route départementale. Si les requérantes soutiennent que ce réseau a été supprimé par le département des Yvelines dans le cadre de la réalisation des travaux d'agrandissement de la RD 113 et que le SIARH est en partie responsable de cette suppression dès lors qu'il n'a pas signalé au département l'existence de ce raccordement, elles ne démontrent pas que cette interruption du raccordement a été causée par les travaux d'aménagement réalisés par le département des Yvelines ni, par suite, que le SIARH aurait manqué à une quelconque obligation d'information quant à l'existence du raccordement à la parcelle AC 47. Dans ces conditions et sans qu'il soit besoin d'ordonner la communication du cahier des clauses techniques particulières se rapportant aux travaux de dévoiement et de mise en séparatif du réseau unitaire du SIARH situé le long de la RD 113 à Poissy, travaux dont les sociétés 2B et Al Madone ne soutiennent pas qu'ils seraient à l'origine des désordres ayant affecté leur réseau, les requérantes ne sont pas fondées à rechercher la responsabilité du SIARH résultant de la méconnaissance de leur droit à ce que leurs parcelles soient raccordées au réseau public d'assainissement, en raison de la suppression de leur branchement à ce réseau public.
9. En deuxième lieu, en revanche, alors qu'il n'est pas contesté que la commune d'Aigremont est située dans une zone d'assainissement collectif, il résulte des principes énoncés aux points 6 et 7 que le SIARH était tenu d'exécuter dans un délai raisonnable, une fois que la demande lui en avait été faite, les travaux permettant le raccordement de la parcelle AC 47 au réseau public d'assainissement. La société 2B et la société Al Madone doivent être regardées comme ayant présenté cette demande auprès du SIARH au plus tard dans le cadre de leur demande préalable formée le 20 décembre 2021. Par ailleurs, s'il résulte de l'instruction qu'un permis de construire sollicité en 2009 et obtenu en 2017 portant sur la réalisation de travaux sur la parcelle AC 47 avait prévu un raccordement " au réseau existant " situé au sud de la parcelle, rue des Vergers, sans qu'il ne soit fait état du réseau situé sous la RD 113, une telle circonstance est sans incidence sur le droit à raccordement des sociétés 2B et Al Madone au réseau public situé au nord sous la RD 113. Dans ces circonstances, les requérantes sont fondées à soutenir qu'en ne faisant pas droit à leur demande de raccordement au réseau public d'assainissement situé sous la RD 113, le SIARH a commis une faute de nature à engager la responsabilité de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine venant aux droits de celui-ci.
En ce qui concerne la réparation du préjudice subi par les requérantes :
10. En vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, toute illégalité fautive est susceptible d'engager la responsabilité de la personne publique qui en est l'auteur, à condition toutefois qu'il puisse être fait état d'un préjudice en lien direct et certain avec cette faute.
11. Pour établir la réalité du préjudice dont elles demandent réparation, résultant du coût des opérations de rétablissement de leur réseau privatif commun d'assainissement, les requérantes produisent des devis et propositions chiffrées d'intervention établis au cours de l'année 2019 portant sur la recherche et l'analyse de réseaux, sur les opérations de pompage, de curage et d'inspection et la création de réseaux privatifs. Toutefois, il résulte de ces devis qu'une partie de ces travaux est destinée à évaluer l'étendue des désordres susceptibles d'avoir affecté le réseau privatif des sociétés requérantes. La proposition d'honoraires, établie le 3 avril 2019, relève ainsi que " du fait de la suppression du raccordement de ce réseau depuis plusieurs années et donc de sa mise en charge avec débordement, l'étanchéité et la bonne stabilité de cet ensemble ne doivent plus être assurées, le remplacement de ces ouvrages doit de fait être étudié ". Par la production de ces documents, les requérantes ne démontrent donc pas la nécessité ni l'ampleur des travaux de rétablissement du réseau privatif à réaliser. En outre, si les requérantes produisent également un devis portant sur la création de réseaux privatifs, il résulte de ce qui vient d'être dit qu'une telle pièce ne saurait justifier le coût de travaux à réaliser, faute d'évaluation de l'ampleur de ces travaux. Dans ces conditions, il ne résulte pas de l'instruction que le préjudice allégué présente un caractère certain de nature à ouvrir droit à indemnisation. Il en résulte que les requérantes ne sauraient prétendre à la réparation de ce chef de préjudice.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la société 2B et de la société Al Madone une somme globale de 1 000 euros à verser à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société 2B et de la société Al Madone est rejetée.
Article 2 : La société 2B et la société Al Madone verseront la somme globale de 1 000 euros à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société 2B, première dénommée dans la requête, et à la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Rollet-Perraud, présidente,
Mme Milon, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
C. SilvaniLa présidente
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026