lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2202127 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BAZIN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 17 mars 2022 sous le n° 2202127 et trois mémoires, enregistrés les 22 juin, 3 et 19 octobre 2023, Mme C B, représentée par Me Vojique, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du centre hospitalier de Plaisir du 19 janvier 2023 de refus de reconnaissance de maladie professionnelle, ensemble la décision du 28 mars 2023 rejetant son recours gracieux à l'encontre de cette décision ;
2°) d'ordonner avant-dire droit une expertise médicale afin de déterminer l'étendue des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la maladie professionnelle dont elle se prévaut ;
3°) à défaut, de condamner le centre hospitalier de Plaisir à l'indemniser au titre des préjudices qu'elle estime avoir subis, qu'elle évalue à la somme totale de 1 205 900,21 euros ;
4°) de mettre à la charge de l'établissement la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les pathologies dont elle souffre doivent être reconnues comme imputables au service ;
- à titre principal, la responsabilité pour faute du centre hospitalier de Plaisir, ouvrant droit à une réparation intégrale de ses préjudices, est engagée, dès lors qu'il n'a pas procédé à l'aménagement de son poste malgré ses demandes et sa situation de handicap nécessitant une adaptation, connue de l'établissement et en particulier de Mme A sa supérieure hiérarchique ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute de l'établissement est engagée et lui ouvre droit à la réparation de ses préjudices personnels et de ses préjudices patrimoniaux autres que ceux réparés par le versement de l'allocation temporaire d'invalidité ;
- elle a subi des préjudices non réparés dont l'étendue devra être évaluée par une expertise médicale ou, à défaut, peut être évaluée à la somme totale de 1 205 900,21 euros.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 20 septembre, 12 et 27 octobre 2023, le centre hospitalier de Plaisir, représenté par Me Bazin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les pathologies dont se prévaut Mme B n'ont pas de lien avec le service ;
- il n'a commis aucune faute, dès lors qu'il n'a pas été informé de la nécessité d'aménagements du poste de travail de Mme B ;
- il ne s'oppose pas à ce qu'une expertise médicale soit diligentée.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines, qui n'a produit aucune observation.
II. Par une requête enregistrée le 16 mai 2023 sous le n° 2303955 et un mémoire, enregistré le 29 janvier 2024, Mme C B, représentée par Me Vojique, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du centre hospitalier de Plaisir du 19 janvier 2023 de refus de reconnaissance de maladie professionnelle, ensemble la décision du 28 mars 2023 rejetant son recours gracieux à l'encontre de cette décision ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Plaisir de requalifier son congé de longue durée en congé pour maladie imputable au service ou en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) à compter du 20 novembre 2017, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au centre hospitalier de procéder à la régularisation financière de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'établissement la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions sont entachées d'une erreur de droit, dès lors que le centre hospitalier a apprécié l'imputabilité au service des pathologies sur le fondement des critères de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, qui n'étaient pas applicables ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'il existe un lien direct entre l'aggravation de sa pathologie et ses conditions de travail.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 23 novembre 2023 et 7 février 2024, le centre hospitalier de Plaisir, représenté par Me Bazin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés et sollicite à titre subsidiaire une substitution de base légale afin que les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 soient substituées à celles de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;
- le décret n° 2020-566 du 13 mai 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gibelin, rapporteur,
- les conclusions de M. Chavet, rapporteur public,
- les observations de Me Vojique, représentant Mme B,
- et les observations de Me Mercier, substituant Me Bazin, représentant le centre hospitalier de Plaisir.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée par voie de mutation par le centre hospitalier Jean-Martin Charcot de Plaisir à compter du 1er juillet 2016, en qualité de préparatrice en pharmacie titulaire au sein de la pharmacie à usage intérieur. Souffrant d'une pathologie grave, elle a vu son état se dégrader et a été placée en arrêt de travail de façon continue à compter du 20 novembre 2017 d'abord en congé de longue maladie puis en congé de longue durée. Estimant que cette aggravation était due à ses conditions de travail, elle a sollicité le 20 juin 2019 la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Elle a également présenté par un courrier du 9 décembre 2021 une demande préalable indemnitaire tendant à la réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis, expressément rejetée par une décision du 11 février 2022. Après plusieurs expertises médicales et un avis favorable à cette reconnaissance du conseil médical du 22 septembre 2022, sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service a été rejetée par une décision du directeur des ressources humaines du centre hospitalier de Plaisir du 19 janvier 2023. Mme B a présenté un recours gracieux à l'encontre de cette décision, rejeté par une décision du 28 mars 2023. Par les présentes requêtes, Mme B demande au tribunal d'annuler ces décisions et d'ordonner avant-dire droit une expertise médicale afin de déterminer l'étendue de ses préjudices.
2. Les requêtes n° 2202127 et n° 2303955, présentées par Mme B, présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation et indemnitaires :
3. En vertu du dernier alinéa du IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, désormais repris au dernier alinéa de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, peut être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire établit qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. Ces dispositions ne sont entrées en vigueur, en tant qu'elles s'appliquent à la fonction publique hospitalière, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 16 mai 2020, du décret du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique hospitalière, décret par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions nécessaires pour cette fonction publique et dont l'intervention était, au demeurant, prévue, sous forme de décret en Conseil d'Etat, par le VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017. Il en résulte que les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 dans leur rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 sont demeurées applicables jusqu'à l'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020. Il résulte enfin des dispositions transitoires figurant à l'article 16 du décret du 13 mai 2020 visé ci-dessus que les conditions de forme et de délai prévues aux articles 35-2 à 35-7 du décret du 19 avril 1988, dans sa rédaction issue du décret du 13 mai 2020, sont uniquement applicables, d'une part, aux demandes de prolongation d'un congé pour accident de service, ou pour maladie imputable au service, pour une période débutant après le 16 mai 2020 et, d'autre part, aux demandes initiales de congé pour invalidité temporaire imputable au service motivées par un accident ou une maladie dont la déclaration a été déposée après cette date.
4. Mme B ayant présenté sa demande de congé imputable au service le 21 juin 2019, soit avant l'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020, l'examen de sa demande devait être instruites sur le fondement des dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986.
5. En l'espèce, si Mme B soutient que le centre hospitalier a fondé sa décision sur les dispositions du VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, la décision attaquée a été prise au visa des dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors même que la requérante demandait sur le fondement de dispositions inapplicables un " congé pour invalidité temporaire imputable au service ". Par ailleurs, si les motifs de cette décision comportent le critère surabondant de l'absence de mention au tableau des maladies professionnelles, le centre hospitalier a examiné si la maladie de Mme B présentait un lien avec le service comme le prévoit l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision serait entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle serait fondée sur des dispositions non applicables à sa situation.
6. D'une part, aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986, le fonctionnaire en activité a droit, notamment, à des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an moyennant le maintien de l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ou, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, à la conservation de l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Il appartient au juge d'apprécier si les conditions de travail du fonctionnaire peuvent, même en l'absence de volonté délibérée de nuire à l'agent, être regardées comme étant directement à l'origine de la maladie dont la reconnaissance comme maladie professionnelle est demandée.
7. D'autre part, les dispositions qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente viagère d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Ces dispositions déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font en revanche obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la collectivité qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre cette personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait.
8. Enfin, aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. La mission confiée à l'expert peut viser à concilier les parties ". Si, en application de ces dispositions, le tribunal peut, sur la demande de l'une des parties, ordonner, avant-dire-droit, qu'il soit procédé à une expertise, une telle mesure ne peut être décidée que si elle est nécessaire à la solution du litige dont il est saisi.
9. Il résulte des pièces produites, et en particulier des rapports d'expertise, que celles-ci comportent d'importantes contradictions s'agissant notamment de l'existence d'un lien direct entre l'aggravation de l'état de santé de Mme B et ses conditions de travail, sur lesquelles elles apportent peu de précisions. Si les parties produisent des documents médicaux, notamment des certificats médicaux, des comptes rendus d'hospitalisation et de consultation, ces éléments sont, en l'état du dossier et compte tenu de l'état antérieur de l'intéressée et des pathologies évolutives dont elle souffre, ainsi que des mentions figurant dans sa fiche de poste, insuffisants pour se prononcer sur l'existence éventuelle d'un tel lien, ainsi que, le cas échéant, sur la nature et l'étendue des préjudices subis en lien avec ses fonctions.
10. Il résulte de ce qui précède que le tribunal n'est pas en mesure, en l'état de l'instruction, de déterminer ni si l'aggravation de l'état de santé de Mme B, ayant conduit à ses arrêts de travail à compter du 20 novembre 2017, est imputable au service, ni la nature et l'étendue des éventuels préjudices subis. Il y a lieu, par suite, d'ordonner une expertise aux fins précisées ci-après.
Sur les autres conclusions :
11. Les conclusions sur lesquelles il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservées jusqu'en fin d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur les conclusions de Mme B, procédé par un expert désigné par la présidente du tribunal administratif, à une expertise avec pour mission de :
* prendre connaissance de l'intégralité du dossier médical de Mme B, en se faisant communiquer tous les documents et pièces nécessaires à la bonne exécution de sa mission ;
* décrire les différentes maladies dont souffre Mme B et en indiquer la nature, le siège et l'importance, ainsi que leur évolution prévisible ;
* indiquer, après avoir recueilli toutes les informations utiles et procédé si besoin à des investigations sur les conditions de travail de Mme B, si les fonctions confiées à l'intéressée ont été de nature à aggraver son état et à causer son arrêt de travail à compter du 20 novembre 2017 ou si cette aggravation résulte de l'évolution prévisible des différentes pathologies dont elle souffre, en précisant le cas échéant quelles tâches ont pu avoir cet effet et pour quelles raisons ;
*'indiquer, le cas échéant, les soins, traitements et interventions dont Mme B a été l'objet à la suite de l'aggravation de son état de santé ainsi que les soins, traitements et interventions éventuellement prévisibles, en distinguant la part éventuellement imputable aux conditions de travail de celle ayant pour origine soit l'évolution normale prévisible de l'état de santé de l'intéressée, soit toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment à ses antécédents médicaux ;
* fixer si possible une date de consolidation et évaluer, en les spécifiant, tous les éléments de préjudice, temporaires et permanents de Mme B, notamment les souffrances endurées, le préjudice esthétique, le préjudice sexuel le préjudice d'agrément, le déficit fonctionnel, ainsi que les préjudices patrimoniaux incluant l'assistance par tierce personne si elle est nécessaire, en distinguant la part éventuellement imputable aux conditions de travail de celle résultant de l'évolution normale prévisible de l'état de santé de l'intéressée, soit toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment à ses antécédents médicaux ;
* de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les liens éventuels entre les pathologies de Mme B et ses conditions de travail ainsi que, le cas échéant, sur la réalité et toute information utile à la solution du litige.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il prêtera serment par écrit devant le greffier en chef du tribunal. L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires et en notifiera copie aux parties dans le délai fixé par la présidente du tribunal dans sa décision le désignant.
Article 3 : Les frais d'expertise sont réservés pour y être statué en fin d'instance.
Article 4 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, au centre hospitalier de Plaisir et à la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lellouch, présidente,
M. Gibelin, premier conseiller,
Mme Corthier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.
Le rapporteur,
signé
F. GibelinLa présidente,
signé
J. Lellouch
La greffière,
signé
Y. Bouakkaz
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2202127-2303955
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026