vendredi 7 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2202347 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET COLL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 mars 2022 et 1er décembre 2023 Mme B G épouse F et M. C F, représentés par Me Achour, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2021 par lequel le maire de Gironville-sur-Essonne a accordé à M. D A et Mme E H un permis de construire une maison individuelle, ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Gironville-sur-Essonne, d'une part, et de M. A et Mme H, d'autre part, la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable dès lors qu'ils ont intérêt à agir ;
- le dossier de demande de permis de construire est entaché d'insuffisances ;
- l'arrêté en litige méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article 4 du cahier des charges du lotissement du Rocher ;
- il méconnaît l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires enregistrés les 22 novembre 2022 et 2 avril 2024, la commune de Gironville-sur-Essonne, représentée par Me Coll, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable compte tenu de son caractère tardif ;
- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense enregistrés les 9 janvier 2023, 29 et 31 janvier 2024, la préfète de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable compte tenu de son caractère tardif ;
- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à M. A et Mme H, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Silvani,
- les conclusions de Mme Benoit, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 1er octobre 2020, M. A et Mme H ont déposé une demande de permis de construire une maison individuelle sur un terrain cadastré G 418 situé à Gironville-sur-Essonne. Par un arrêté du 10 février 2021, le maire de Gironville-sur-Essonne leur a accordé le permis de construire sollicité. Par leur requête, M. et Mme F demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 février 2021 ainsi que la décision implicite par laquelle le maire a rejeté le recours gracieux qu'ils ont formé contre cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire :
2. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : () a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; () ". Aux termes de l'article R. 431-8 de ce code : " " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ".". Aux termes de l'article R. 431-9 de ce code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : () / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
3. La circonstance que le dossier de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. En premier lieu, ni les dispositions précitées du code de l'urbanisme, qui fixent la liste limitative des pièces devant figurer au dossier de demande de permis de construire, ni aucune autre disposition de ce code n'imposent que le dossier soit modifié pour prendre en compte les prescriptions assortissant l'avis rendu par l'architecte des bâtiments de France sur le projet et qui, en outre figurent en l'espèce dans l'arrêté en litige. Cette première branche du moyen doit, par suite, être écartée comme inopérante.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces produites à l'instance que la notice PCMI 4 du dossier de demande de permis de construire présente l'insertion du projet dans son environnement, en précisant notamment que le terrain n'est pas bâti et qu'il est végétalisé, que les abords de la parcelle sont essentiellement composés de constructions de type pavillonnaire, d'architectures variées et que le projet consiste en la réalisation d'une maison individuelle de type R+C, dont les caractéristiques principales sont précisées. En outre, la description qui est faite, dans la notice PCMI 4, de l'environnement de la parcelle ainsi que les photographies figurant dans le document PCMI 6/7/8 dénommé " insertion paysagère ", dont les points et angles de prises de vue sont reportés sur le plan de masse PCMI 2, ont permis à l'autorité compétente de situer le terrain d'assiette dans son environnement proche et lointain. Cette seconde branche du moyen doit, par suite, être écartée.
6. En troisième lieu, les dispositions citées au point 2 n'imposent pas que la notice mentionne la situation du terrain aux abords d'un monument historique, cette situation ayant au demeurant été prise en compte par les prescriptions dont est assorti l'arrêté en litige.
7. En quatrième lieu, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de l'absence de mention du traitement des clôtures dans la notice PCMI 4 alors qu'il ressort expressément de cette notice que le projet n'en prévoit pas et qu'elles feront l'objet d'une demande ultérieure auprès de l'autorité compétente.
8. En cinquième lieu, contrairement à ce que soutiennent les requérants, les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme n'imposent pas que le plan de masse présente l'état initial du terrain et de ses abords, qui est par ailleurs décrit dans la notice PCMI 4. En outre, il ressort des pièces du dossier que le plan de masse PCMI 2 est coté dans les trois dimensions. Si les requérants soutiennent que ce plan ne précise pas les dimensions de certaines parties de la construction, il ne ressort pas, en toute hypothèse, des pièces du dossier que l'appréciation de l'autorité compétente sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme applicables en aurait été faussée. De même, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier, et il n'est pas même allégué par les requérants, que la circonstance que le plan de masse PCMI 2 ne représente pas les arbres qui vont être supprimés pour la réalisation du projet a été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité de celui-ci à la réglementation applicable.
9. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire doit être écarté en toutes ses branches.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme :
10. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
11. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants ou à un paysage de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité des lieux avoisinants la construction projetée ou du paysage dans lequel elle est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur ces lieux ou ce paysage.
12. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé à environ 400 mètres de l'Eglise Saint-Pierre, classée au titre des monuments historiques, ainsi qu'à proximité d'un massif boisé de la vallée de l'Essonne, au sein d'un quartier pavillonnaire composé de parcelles accueillant des maisons d'habitation entourées d'étendues engazonnées et arborées formant un ensemble urbanisé au sein d'un espace végétalisé. Le projet prévoit l'édification d'une maison individuelle en R+C d'une surface de plancher de 91,32 m² sur un terrain d'une superficie de 500 m² dont 321,50 m² présente un caractère végétalisé. Si, ainsi que le soutiennent les requérants, le projet, dont la réalisation a été précédée d'une division parcellaire, a pour effet de réduire la surface végétalisée de la parcelle, il ne tranche pas pour autant avec les lieux avoisinants, eu égard à la superficie importante des espaces verts qu'il prévoit, qui permettent au terrain d'assiette du projet de conserver un aspect végétalisé et aéré. En outre, d'une part, le projet a fait l'objet d'un avis favorable de l'architecte des bâtiments de France qui, contrairement à ce que soutiennent les requérants, n'a pu être induit en erreur sur la localisation exacte du terrain d'assiette, désigné sans ambigüité dans le dossier de la demande de permis par le numéro de la parcelle, en dépit de l'imprécision de l'adresse qui y est mentionnée. D'autre part, l'arrêté en litige est assorti de prescriptions visant à tenir compte de la situation du terrain au sein de ce site protégé. Dans ces conditions il ne ressort pas des pièces du dossier que la construction autorisée porterait atteinte à l'Eglise Saint-Pierre et au massif boisé de la vallée de l'Essonne. Enfin, la circonstance selon laquelle le projet ne prévoirait pas de clôture n'est pas davantage de nature à porter atteinte aux lieux avoisinants. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en délivrant le permis de construire en litige, le maire de Gironville-sur-Essonne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du cahier des charges du lotissement du Rocher :
13. D'une part, aux termes de l'article L. 442-9 du code de l'urbanisme : " Les règles d'urbanisme contenues dans les documents du lotissement, notamment le règlement, le cahier des charges s'il a été approuvé ou les clauses de nature réglementaire du cahier des charges s'il n'a pas été approuvé, deviennent caduques au terme de dix années à compter de la délivrance de l'autorisation de lotir si, à cette date, le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. / De même, lorsqu'une majorité de colotis a demandé le maintien de ces règles, elles cessent de s'appliquer immédiatement si le lotissement est couvert par un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu, dès l'entrée en vigueur de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. () ".
14. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Gironville-sur-Essonne était couverte, jusqu'au 27 mars 2017, par un plan d'occupation des sols, qui est devenu caduc à cette date en application de l'article L. 174-3 du code de l'urbanisme. Il résulte des dispositions précitées que dès lors que le lotissement, au sein duquel est situé le terrain d'assiette du projet, a été couvert, postérieurement à l'expiration du délai de dix ans, par un plan d'occupation des sols, le cahier des charges du lotissement approuvé par arrêté préfectoral du 1er août 1973 est ainsi devenu caduc, et ne pouvait plus, par suite, être opposé à une demande d'autorisation d'urbanisme.
15. D'autre part, les requérants ne peuvent en toute hypothèse, utilement, se prévaloir à l'encontre du permis de construire contesté de l'article 4 du cahier des charges du lotissement qui fixe le nombre de lots qu'il comprend et interdit la construction de plus d'un logement par lot dès lors que le permis de construire en litige n'emporte pas division parcellaire et a pour seul objet d'autoriser la construction d'une maison d'habitation sur le lot G 418.
16. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du cahier des charges du lotissement doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme :
17. Aux termes de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic ".
18. En premier lieu, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le terrain d'assiette du projet n'aurait aucun accès au seul motif que l'arrêté en litige mentionne un accès vers la rue Roger Hardouin qui n'existe pas, alors qu'il ressort des pièces du dossier que le terrain présente un accès vers l'allée du Chemin Neuf.
19. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du certificat établi par le maire de Gironville-sur-Essonne le 28 décembre 2020 et visé par l'arrêté contesté, que l'allée du Chemin Neuf qui dessert le terrain d'assiette du projet présente " une largeur minimale de 3,68 m ". Il ressort également des pièces du dossier que ce chemin desservait, à la date de l'arrêté attaqué, la seule maison d'habitation projetée, les autres maisons étant desservies soit par la rue Roger Hardouin, soit par la rue Emile Jamet. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que les véhicules de secours disposeront de l'espace suffisant pour accéder au terrain et faire demi-tour et que la configuration des lieux est également adaptée à l'approche et à la mise en œuvre de matériels de lutte contre l'incendie. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, la circonstance que la largeur de la voie ne serait pas suffisante pour permettre à deux véhicules de secours de se croiser n'est pas de nature à caractériser, dans les circonstances de l'espèce, un risque pour la sécurité des usagers pour l'application des dispositions citées au point 17. Dans ces conditions, compte tenu des caractéristiques de ce chemin, qui présente une largeur et une visibilité suffisantes pour permettre la circulation des véhicules et le cas échéant des piétons qui l'empruntent, laquelle n'est pas altérée par la légère courbe que forme le chemin en direction de la rue Emile Jamet, et eu égard au nombre limité de véhicules amenés à circuler sur cette voie, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourra pas accueillir le trafic généré par la maison d'habitation projetée, qui prévoit uniquement deux places de stationnement, et assurer la sécurité des usagers.
20. En troisième lieu, si les requérants se prévalent d'une fiche de documentation technique relative aux bâtiments d'habitation individuelle établi par le Service départemental d'incendie et de secours de l'Essonne qui reprend les dispositions de l'arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation s'agissant notamment de la largeur des voies de desserte des bâtiments, les dispositions de cet arrêté ne sont pas au nombre de celles dont il appartenait à l'administration d'assurer le respect lors de la délivrance du permis de construire en litige. Il en résulte que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant.
21. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme doit être écarté en toutes ses branches.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme :
22. Aux termes de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable peut imposer la réalisation d'installations propres à assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules correspondant aux caractéristiques du projet. () ".
23. En l'espèce, il ressort du formulaire de demande de permis de construire, du plan de masse PCMI 2 et de la notice PCMI 4 que le projet prévoit la réalisation non pas d'une seule place de stationnement, contrairement à ce que soutiennent les requérants, mais d'une place de stationnement non couverte et d'un garage de 15,46 m² accolé à la maison d'habitation. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces places seraient insuffisantes pour répondre aux besoins en stationnement du projet. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en n'imposant pas la réalisation d'installations supplémentaires propres à assurer le stationnement hors des voies publiques, le maire de Gironville-sur-Essonne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme.
24. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Gironville-sur-Essonne et la préfète de l'Essonne, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 février 2021 par lequel le maire de Gironville-sur-Essonne a accordé à M. A et Mme H un permis de construire une maison individuelle, ainsi que de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux doivent être rejetées.
Sur les demandes présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Gironville-sur-Essonne, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge des requérants une somme de 1 800 euros à verser à la commune de Gironville-sur-Essonne au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme F est rejetée.
Article 2 : M. et Mme F verseront à la commune de Gironville-sur-Essonne une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F et M. C F, à M. D A et Mme E H, à la commune de Gironville-sur-Essonne et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Copie en sera adressée pour information à la préfète de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- M. Connin, premier conseiller,
- Mme Silvani, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2025.
La rapporteure,
Signé
C. Silvani
La présidente,
Signé
C. Rollet-Perraud
La greffière,
Signé
A. Lloria
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026