jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2203914 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BAZIN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2022, M. B, le congrès national des policiers municipaux et le syndicat de défense des policiers municipaux demandent au tribunal :
1°) de condamner la commune de Corbeil-Essonnes à lui verser la somme de 2 300 euros au titre du préjudice matériel, 1 000 euros au titre du préjudice moral en raison des fautes commises par la commune suite à la suppression des primes et indemnités qui lui étaient dues sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Corbeil-Essonnes la somme de 500 euros le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commune de Corbeil-Essonnes à ses demandes n'est pas motivée ; elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de conseil auprès de lui et de communication de son dossier ; elle n'a pas été prise dans l'intérêt du service et est entachée d'une erreur de droit ; M. B a perdu les responsabilités qu'il exerçait antérieurement ;
- par une décision implicite de rejet, la commune de Corbeil-Essonnes a supprimé à M. B ses primes et indemnités en raison d'un changement de poste qui est en fait une sanction déguisée qui au surplus constitue une seconde sanction pour les mêmes faits ;
- n'appartenant plus à la brigade de nuit, depuis le 1er mars, celui-ci a perdu des heures supplémentaires et s'est vu baisser son coefficient d'indemnisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 novembre 2022, la commune de Corbeil-Essonnes, représentée par Me Bazin, conclut au rejet de la requête et à ce que M. B lui verse la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés.
Elle soutient à titre principal que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ; à titre subsidiaire, elle soutient que les moyens exposés sont infondés.
Par courrier du 7 mai 2024, les parties ont été avisées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public, relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête en tant qu'elles émanent du congrès national de la police territoriale et du syndicat de défense des policiers municipaux, dès lors qu'il ne justifie pas d'un mandat ni d'un intérêt pour agir.
La clôture de l'instruction a été fixée au 8 décembre 2023 par une ordonnance en date du 17 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gosselin, président-rapporteur,
- et les conclusions de Mme Vincent, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B exerce la fonction de brigadier-chef principal à la commune de Corbeil-Essonnes. Par une décision du 28 janvier 2021, il a été exclu de ses fonctions pour une période de trois mois dont deux avec sursis, du 1er au 28 février 2021. Lors de sa réintégration le 1er mars 2021, il a été affecté de nouveau dans les effectifs de la police municipale, mais sur un poste d'agent à la fourrière et a perdu le montant des indemnités qu'il percevait précédemment. Par courrier du 3 juin 2021, il a demandé à la commune de Corbeil-Essonnes, par l'intermédiaire de son syndicat, de lui rétablir ses primes et indemnités diverses qu'il avait ainsi perdues, demande qui n'a pas reçu de réponse de la part de la commune de Corbeil-Essonnes. Le 19 janvier 2022, le requérant a adressé un recours gracieux à la commune, qui l'a rejeté par courrier du 14 mars 2022. Par la présente requête, M. B demande la condamnation pour faute de la commune de Corbeil-Essonnes à lui verser la somme de 3 800 euros au titre des fautes que cette dernière aurait commises, constituée de 2 300 euros pour préjudice matériel, 1 000 pour préjudice moral et 500 euros pour les frais exposés par lui.
2.En premier lieu, si M. B a la capacité à ester en justice, en revanche, le congrès national de la police territoriale et le syndicat de défense des policiers municipaux n'ont produit aucun élément établissant qu'ils ont introduit la présente requête également en leur nom. Par suite, il y a lieu de considérer que la requête n'est présentée que par M. B.
3.En second lieu, la commune oppose l'irrecevabilité de la requête en raison de sa tardiveté.
4.Les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative prévoient que " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
5.Comme il a été indiqué au point 1 ci-dessus, la demande préalable de M. B, par l'intermédiaire de son syndicat, a été présentée le 3 juin 2021. Le recours gracieux qu'il a présenté, en date du 19 janvier 2022 n'a pas été de nature à rouvrir les délais, portant sur le même objet. Or, la requête de M. B n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 19 mai 2022, soit après le délai indiqué dans les dispositions précitées. Dès lors, la commune de Corbeil-Essonnes est fondée à opposer la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et à la commune de Corbeil-Essonnes.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gosselin, président,
M. Maitre, premier conseiller,
Mme Geismar, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le président-rapporteur,
Signé
C. Gosselin L'assesseur le plus ancien,
Signé
Br. Maitre
La greffière,
Signé
S. Lamarre
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026