mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2203960 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Gibelin |
| Avocat requérant | SELARL FRANCK COHEN AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 mai et 13 juillet 2022, M. B A, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référence " 48 SI " du 14 janvier 2022 notifiée le 2 février suivant par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 3 mars 2022 à l'encontre de cette décision et les décisions ministérielles de retrait de points consécutives aux infractions des 12 décembre 2016, 10 mars 2018, 1er avril 2018 et 14 avril 2021 ;
2°) d'enjoindre au ministre de restituer les points retirés et de rétablir le capital de son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions de retrait de points des 12 décembre 2016, 10 mars 2018 et 14 avril 2021 sont irrégulières, dès lors que l'obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été méconnue ;
- la réalité des infractions des 12 décembre 2016, 10 mars 2018, 1er avril 2018 et 14 avril 2021 n'est pas établie ;
- la décision " 48 SI " devra être annulée par voie de conséquence de ces irrégularités entachant les décisions de retrait de points.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- l'arrêté du 29 juin 1992 portant création du Système national des permis de conduire ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Gibelin pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Gibelin, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 17 juillet 1994, a commis une série d'infractions au code de la route, qui ont donné lieu au retrait de la totalité des points affectés à son permis de conduire. Par une décision, référencée " 48 SI ", du 14 janvier 2022 notifiée le 2 février suivant, le ministre de l'intérieur lui a notifié la perte des points du capital de son permis de conduire, le récapitulatif des décisions antérieures portant retrait de points et a prononcé l'invalidité de son permis de conduire pour défaut de point. M. A a présenté le 3 mars 2022 un recours gracieux à l'encontre de cette décision, implicitement rejeté. Par sa requête, il demande l'annulation de ces décisions ainsi que des décisions de retrait de points.
Sur le moyen tiré de l'absence de réalité des infractions :
En ce qui concerne les infractions des 12 décembre 2016, 10 mars 2018 et 14 avril 2021 :
2. Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation pénale devenue définitive ".
3. D'une part, il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route et des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.
4. D'autre part, une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, lorsqu'elle est formée dans les délais et dans les formes prévus par cet article et par l'article 529-10 du même code, entraîne l'annulation du titre exécutoire. Il appartient à l'officier du ministère public d'apprécier la recevabilité de la réclamation, sous le contrôle de la juridiction pénale devant laquelle l'auteur de la réclamation dispose d'un recours. Si le titulaire du permis de conduire peut utilement faire valoir devant le tribunal administratif, à l'appui d'une contestation relative au retrait de points, que la réalité de l'infraction n'est pas établie compte tenu de l'annulation du titre exécutoire du fait d'une réclamation, il ne saurait se borner à justifier de la présentation de cette réclamation mais doit établir qu'elle a été regardée comme recevable et a, par suite, entraîné l'annulation du titre. Cette preuve peut être apportée soit par un document émanant de l'autorité judiciaire, soit, au besoin, par le document couramment intitulé " bordereau de situation des amendes et des condamnations pécuniaires ", tenu par le comptable public pour chaque contrevenant et dont la personne concernée peut obtenir communication en application de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
5. Il ressort des pièces du dossier que le relevé intégral d'information relatif au permis de conduire de M. A mentionne que les infractions constatées les 12 décembre 2016, 10 mars 2018 et 14 avril 2021 ont donné lieu les 14 mars 2017, 14 juin 2018 et 8 juillet 2021 à l'émission du titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée. Il n'est ni établi ni soutenu par M. A qu'il aurait présenté une requête en exonération ou formé une réclamation contre les titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée correspondant aux infractions des 12 décembre 2016 et 10 mars 2018. Par ailleurs, si M. A soutient avoir formé dans le délai une réclamation contre le titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée correspondant à l'infraction du 14 avril 2021, il n'établit pas que cette réclamation aurait été regardée comme recevable et aurait, par suite, entraîné l'annulation du titre. Dans ces conditions, la réalité des infractions des 12 décembre 2016, 10 mars 2018 et 14 avril 2021 est établie.
En ce qui concerne l'infraction du 1er avril 2018 :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".
7. D'autre part, l'article L. 225-1 du code de la route fixe la liste des informations qui, sous l'autorité et le contrôle du ministre de l'intérieur, sont enregistrées au sein du système national des permis de conduire. En particulier, le 6° de cet article prévoit l'enregistrement dans ce système " de toutes décisions judiciaires à caractère définitif en tant qu'elles portent restriction de validité, suspension, annulation et interdiction de délivrance du permis de conduire, ou qu'elles emportent réduction du nombre de points du permis de conduire ainsi que de l'exécution d'une composition pénale ". En vertu de l'arrêté du 29 juin 1992 portant création du Système national des permis de conduire, les informations mentionnées au 6° de l'article L. 225-1 de ce code sont communiquées par l'officier du ministère public par support ou liaison informatique.
8. Il résulte de ces dispositions que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention d'une condamnation pénale devenue définitive. Le titulaire d'un permis de conduire n'établit pas, ainsi qu'il lui incombe de le faire, l'inexactitude d'une telle mention en se bornant à justifier qu'il a présenté un recours contre une condamnation à une date postérieure à celle à laquelle, selon le relevé intégral d'information relatif à son permis, elle a acquis un caractère définitif. Dans l'hypothèse où la juridiction pénale, statuant sur le recours ainsi introduit, le jugerait recevable et annulerait la condamnation postérieurement au rejet par le juge administratif du recours dirigé contre la décision de retrait de points ou celle constatant la perte de validité du permis, il appartiendrait à l'administration de retirer cette décision.
9. En l'espèce, il ressort du relevé intégral d'information de M. A que l'ordonnance pénale du 18 septembre 2018 du tribunal de grande instance de Perpignan, portant sur l'infraction du 1er avril 2018, a acquis un caractère définitif le 14 mai 2021. En se bornant à soutenir qu'il a formé le 1er mars 2022 l'opposition prévue par l'article 495-3 du code de procédure pénale contre cette ordonnance, M. A n'établit pas que cette mention serait inexacte. Par suite, la réalité de l'infraction commise le 1er avril 2018 doit être regardée comme établie.
Sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'obligation d'information :
10. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. (). La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. " et aux termes de l'article L. 223-3 de ce code : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ".
11. Il résulte des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'accomplissement de la formalité substantielle prescrite par ces dispositions, qui constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, conditionne la régularité de la procédure suivie et, partant, la légalité du retrait de points. L'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document lui permettant de constater la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
12. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. En outre, la mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. Par ailleurs, la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation d'une infraction, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes.
En ce qui concerne les infractions des 12 décembre 2016 et 14 avril 2021 :
13. Il ressort des pièces produites par le ministre de l'intérieur que les infractions commises les 12 décembre 2016 et 14 avril 2021 ont fait l'objet d'un procès-verbal électronique comportant les mentions exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et que le premier est revêtu de la signature de M. A quand le second est revêtu de la mention " refus de signer ", ainsi que la signature de l'agent verbalisateur. Par conséquent, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas fait l'objet d'une information préalable suffisante conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route concernant ces infractions.
En ce qui concerne l'infraction du 10 mars 2018 :
14. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A, produit en défense par le ministre de l'intérieur, que l'infraction du 10 mars 2018 a été relevée par procès-verbal électronique et a entraîné un retrait de trois points sur le permis de conduire de l'intéressé ainsi que l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur produit la copie du procès-verbal afférent à l'infraction du 10 mars 2018 qui ne comporte ni les informations exigées par la loi, ni la signature du requérant, ni même la mention " refus de signer ". S'il ressort du point 13 du présent jugement que M. A a bénéficié, à l'occasion de l'infraction commise le 12 décembre 2016, de l'information portant sur l'existence d'un traitement automatisé et la possibilité d'y accéder, cette information ne pouvait toutefois pallier le défaut d'information relatif notamment à la qualification juridique de l'infraction dont le requérant soutient, sans être utilement contredit, n'avoir pas reçu connaissance. Par suite, M. A est fondé à soutenir que la décision ayant retiré des points de son permis de conduire à la suite de cette infraction est intervenue à la suite d'une procédure irrégulière l'ayant privé d'une garantie, et à en demander l'annulation.
15. Il résulte de ce qui précède que M. A est seulement fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré trois points sur son permis de conduire à la suite de l'infraction relevée 10 mars 2018.
16. Par voie de conséquence, M. A est fondé à demander l'annulation de la décision 48 SI du 14 janvier 2022 qui se fonde sur la décision de retrait de points déclarée illégale par le présent jugement.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
18. L'annulation contentieuse d'une décision ou de plusieurs décisions de retrait de points implique nécessairement que le ministre de l'intérieur reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés. Il y a lieu dès lors, d'enjoindre à l'administration de reconnaître à l'intéressé le bénéfice des points retirés à l'occasion de l'infraction du 10 mars 2018, et d'en tirer toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
5. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. A demande au titre dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré trois points sur le permis de conduire de M. A à la suite de l'infraction relevée 10 mars 2018 et la décision " 48 SI " du 14 janvier 2022 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconnaître à
M. A le bénéfice des points retirés à l'occasion de l'infraction du 10 mars 2018, et d'en tirer toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
signé
F. GibelinLa greffière,
signé
Y. Bouakkaz
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026