mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2204025 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | RAYMOND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 mai et 3 novembre 2022, ce mémoire n'ayant pas été communiqué, M. B J, représenté par Me Raymond, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 avril 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de l'obligation de quitter le territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de réexaminer sa situation, et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, au besoin sous astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, Me Raymond, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, dès lors que, en méconnaissance des dispositions des articles L. 313-11, L. 425-9, R. 313-22 et R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'est pas établi que l'avis émis par le collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) comporte les nom et prénom du médecin ayant établi le rapport médical, et que ce médecin n'a pas siégé au sein du collège ayant émis cet avis ; qu'il a été privé d'une garantie ;
- il est entaché d'un vice de forme, dès lors qu'il n'est pas motivé ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié à ses pathologies dans son pays d'origine et qu'il est désormais atteint d'un cancer ;
- le préfet de l'Essonne a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation ne répondait pas à des considérations humanitaires ou exceptionnelles, et une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ses décisions sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. J ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 28 septembre 2022, l'office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations.
Par une ordonnance du 17 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 novembre 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Benoit, première conseillère,
- et les observations de Me Raymond, représentant M. J.
Considérant ce qui suit :
1. M. B J, né en 1990, de nationalité congolaise (République démocratique du Congo), a déclaré être entré en France le 18 août 2017. Sa demande d'asile a été rejetée le 12 novembre 2018 par l'office français de protection des réfugiés et apatrides, puis le 17 mai 2019 par la cour nationale du droit d'asile. Une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " lui a été délivrée pour la période du 15 juillet 2020 au 14 avril 2021. M. J a sollicité le 11 mars 2021 le renouvellement de son titre de séjour, sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 12 avril 2022, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette obligation.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut-être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " () / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre M. J à l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office () ". Aux termes de l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre (). Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. () Il transmet son rapport médical au collège de médecins () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège () est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. () Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté ". Aux termes de l'article 6 du même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins () émet un avis () ".
5. Pour prendre l'arrêté attaqué du 12 avril 2022, le préfet s'est fondé sur l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII le 10 mai 2021. L'avis de ce collège précise que le médecin ayant établi le rapport médical est le docteur A H, ce que confirme le rapport médical établi par ce médecin le 21 avril 2022. Cet avis indique également que le collège de médecins l'ayant émis était composé du docteur D I, du docteur E G, et du docteur F C. Ainsi, le médecin ayant établi le rapport médical, dont les nom et prénom sont indiqués sur l'avis de l'OFII, n'a pas siégé au sein du collège l'ayant émis. Le moyen tiré d'un vice de procédure manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
7. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, et comporte les considérations de fait et de droit sur lesquelles il se fonde. Il expose les conditions d'entrée et de séjour en France de M. J, ainsi que sa situation familiale. Il indique que sa demande d'asile a été rejetée, qu'il a fait l'objet d'un arrêté du 21 janvier 2020 lui faisant obligation de quitter le territoire français, et qu'il a été titulaire d'une carte de séjour temporaire pour raisons médicales pour la période du 15 juillet 2020 au 14 avril 2021. L'arrêté attaqué, après avoir relaté la teneur de l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII le 10 mai 2021, précise que le requérant ne peut pas se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est ajouté que M. J n'apporte pas la preuve que sa situation répondrait à des considérations humanitaires ou exceptionnelles, de sorte qu'il ne remplit pas les conditions nécessaires pour bénéficier d'une admission au séjour au titre de la vie privée et familiale. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
8. En troisième lieu, en vertu des dispositions citées aux points 2 et 3, le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration, dont l'avis est requis préalablement à la décision du préfet relative à la délivrance de la carte de séjour, doit émettre cet avis au vu notamment du rapport médical établi par un médecin de l'office français de l'immigration et de l'intégration. S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
9. Dans son avis émis le 10 mai 2021, l'OFII a estimé que l'état de santé du requérant nécessitait une prise en charge médicale, mais que son défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Ainsi, le préfet de l'Essonne ne s'est pas fondé sur la question de savoir si M. J pouvait ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié à ses pathologies dans son pays d'origine. Le requérant ne peut donc utilement faire valoir, au soutien des conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée, qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par ailleurs, si le certificat médical produit auprès de l'OFII par un centre médico-social mentionne des douleurs abdominales chroniques, aucune précision n'est donnée sur leur nature, leur localisation ou les conditions de leur survenance. Le rapport médical établi par l'OFII mentionne, en conséquence, l'existence d'un " suivi hépato gastro entérologique en cours car syndrome douloureux abdominal chronique ". En toute hypothèse, contrairement à ce que soutient le requérant, il n'incombait ni au médecin ayant établi le rapport médical ni au collège de médecins de l'OFII, de faire procéder à des examens complémentaires pour diagnostiquer ces symptômes. Dans ces conditions, s'il résulte des certificats médicaux établis les 22 juillet et 19 septembre 2022, soit postérieurement à l'intervention de l'arrêté attaqué, que M. J souffre désormais d'un lymphome, cette circonstance nouvelle, en dépit de ce qu'elle pourrait éventuellement faire obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement prévue par l'arrêté attaqué, est sans incidence sur la légalité de celui-ci. Le moyen tiré d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut, dès lors, qu'être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention () " vie privée et familiale " () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué peut être regardé comme étant fondé sur les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le rapport médical du médecin de l'OFII indique, concernant la pathologie du requérant résultant de l'amputation traumatique de sa jambe droite dont il résulte une invalidité définitive, que M. J fait l'objet d'un suivi par un prothésiste, qu'il va commencer de la kinésithérapie pour " adaptation de la posture ". Concernant la pathologie résultant d'un épisode dépressif sévère avec symptômes psychotiques, et celle résultant d'un état de stress post-traumatique, le rapport médical indique que l'état du requérant connaît une amélioration progressive, et qu'il fait l'objet d'une consultation psychiatrique mensuelle. Il est ajouté que M. J a besoin d'un traitement et d'un suivi permanent " pour l'instant en perspective d'une guérison ". Le certificat médical du 12 mars 2021 adressé par un médecin psychiatre au médecin de l'OFII conclut également à la nécessité de suivi et de soins permanents " pour l'instant puis en perspective guérison ". Les attestations établies les 18 mars et 30 septembre 2022 par un centre médico-psychologique, et le certificat médical établi le 22 février 2022, produits par le requérant, ne sont pas de nature à contredire l'avis émis par le collège de médecin de l'OFII. Par ailleurs, M. J n'établit ni même n'allègue être personnellement exposé, en cas de retour dans le pays dont il a la nationalité, à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Sa demande d'asile a, au demeurant, été rejetée. A l'appui de sa demande de titre de séjour, le requérant a précisé qu'il était célibataire et sans enfant, et que ses deux parents résidaient dans son pays d'origine. Pour ces motifs, et ceux exposés au point 9, les moyens tirés de ce que le préfet de l'Essonne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de ses décisions sur la situation personnelle de M. J, doivent être écartés.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. J doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par M. J doivent, dès lors, être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme que demande M. J au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. J est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. J est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B J et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Boukheloua, présidente,
Mme Benoit, première conseillère,
M. Maljevic, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.
La rapporteure,
signé
C. Benoit
La présidente,
signé
N. Boukheloua
La greffière,
signé
B. Bartyzel
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026