lundi 6 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2204458 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | NGELEKA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 8 juin, 21 octobre 2022 et 29 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Ngeleka, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans l'attente du dépôt de son dossier complet de demande d'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Essonne a refusé d'enregistrer et classé sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour, ainsi que la décision de refus de renouvellement de titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de procéder au renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23, L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le délai de deux mois à compter de la date de notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'une erreur de fait et de droit, dès lors que le jour de son rendez-vous il avait joint toutes les pièces habituellement exigées, comme en atteste le fait qu'aucune des cases du document produit par le préfet listant les pièces manquantes n'est cochée ;
- les décisions portent une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et méconnaissent ainsi l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence de décision faisant grief ;
- les moyens sont infondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires dès lors qu'elles constituent des demandes nouvelles présentées après l'expiration du délai de recours contentieux.
Par un mémoire du 27 décembre 2022, M. A a déclaré se désister de ses conclusions indemnitaires.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Gibelin, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant de la République démocratique du Congo né le 25 janvier 1965, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le jour de son rendez-vous en préfecture, son dossier n'a pas été enregistré et a été classé sans suite. L'intéressé demande au tribunal d'annuler cette décision et de condamner l'Etat à lui payer une indemnité en réparation des préjudices subis.
Sur le désistement :
2 Dans son mémoire enregistré le 27 décembre 2022, M. A a déclaré se désister purement et simplement de ses conclusions indemnitaires. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de son désistement.
Sur le surplus des conclusions :
3 En dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de titre de séjour ne peut refuser de l'enregistrer, que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet. Le refus d'enregistrer une telle demande au soutien de laquelle est présenté un dossier incomplet ne constitue une décision susceptible de faire grief et d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir sauf à ce que le requérant apporte la preuve du caractère complet du dossier déposé auprès des services préfectoraux.
4 En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, en particulier du formulaire listant les pièces manquantes remis à M. A lors de son rendez-vous en préfecture et dont la case " Tous documents originaux et photocopies " est cochée, que l'ensemble des pièces exigées étaient manquantes lorsqu'il s'est présenté auprès des services préfectoraux, sans qu'il n'apporte la preuve que son dossier était complet. Par suite, ni le refus d'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour, ni une décision de refus de renouvellement qui est inexistante, ne constituent des décisions faisant grief susceptibles de faire l'objet d'un recours contentieux.
5 Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées comme manifestement irrecevables ainsi que celles, par voie de conséquence, à fin d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ainsi, sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire doit être rejetée en application du 1er alinéa de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : M. A n'est pas admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions indemnitaires de M. A.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Ngeleka et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mégret, présidente,
Mme Rivet, première conseillère,
M. Gibelin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.
Le rapporteur,
signé
F. GibelinLa présidente,
signé
S. Mégret
La greffière,
signé
A. Gateau
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026