vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2204897 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Geismar |
| Avocat requérant | CHAUMANET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juin 2022, la société anonyme d'habitations à loyer modéré Logement et Gestion Immobilière pour la région parisienne (LOGIREP), représentée par Me Chaumanet, demande au tribunal :
1°) de condamner l'État à lui verser une indemnité de 5 373,31 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait du refus du préfet de l'Essonne de lui accorder le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion de l'occupant d'un logement situé 13 avenue Jean Moulin, à Boussy-Saint-Antoine (91) ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité de l'État doit être engagée dès lors que le préfet de l'Essonne a refusé de lui accorder le concours de la force publique pour l'exécution du jugement du 14 décembre 2017 du tribunal d'instance de Juvisy-sur-Orge ordonnant l'expulsion de l'occupante du local d'habitation situé 13 avenue Jean Moulin, à Boussy-Saint-Antoine (91) dont elle est propriétaire ;
- la responsabilité de l'Etat court à compter du 13 octobre 2018 dès lors qu'une réquisition de la force publique lui a été vainement adressée le 13 août 2018 ;
- elle a subi un préjudice, correspondant aux pertes de loyers et charges résultant du maintien dans les lieux de l'occupante, qui doit être fixé à la somme de 5 373,31 euros pour la période du 13 octobre 2018 au 5 juin 2019.
Par un mémoire enregistré le 26 mai 2023, la société LOGIREP déclare se désister de ses conclusions indemnitaires, en maintenant sa demande tendant aux frais de justice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Geismar, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions du 2° de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Geismar a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un procès-verbal de conciliation réalisé suite à l'audience publique du 14 décembre 2017, le tribunal d'instance de Juvisy-sur-Orge a conclu que l'expulsion de Mme B A, si besoin avec l'assistance de la force publique, du logement qu'elle occupait alors, situé 13 avenue Jean Moulin, à Boussy-Saint-Antoine (91), pouvait être poursuivie par la société LOGIREP, à défaut de paiement des mensualités définies. L'huissier de justice mandaté par la société LOGIREP, après avoir signifié en vain le 5 juin 2018, à Mme A, un commandement de quitter les lieux, a requis le 13 août 2018 le concours de la force publique auprès du préfet de l'Essonne afin qu'il procède à la libération du logement en cause. Le silence gardé par le préfet sur cette réquisition a fait naître une décision implicite de rejet le 13 octobre 2018. Par une réclamation préalable du 23 février 2022, demeurée sans réponse, la société a sollicité, auprès de l'Etat, l'indemnisation du préjudice résultant de la perte des loyers et charges causé par l'occupation de son logement. La société LOGIREP demande au tribunal de condamner l'État à lui verser une indemnité de 5 373,31 euros.
2. Par un mémoire enregistré le 26 mai 2023, la société LOGIREP se désiste de ses conclusions principales, indemnitaires. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 750 euros que réclame la société LOGIREP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société LOGIREP.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 750 euros à la société LOGIREP en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société LOGIREP et au préfet de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2023.
La magistrate désignée,
Signé
M. Geismar
La greffière,
Signé
S. Lamarre
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N° 1901371
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N° 2204073
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026