mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2204951 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | ORIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B D a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 16 octobre 2021 par lequel le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Par une ordonnance n°2110224 du 8 décembre 2021, la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de M. D comme tardive.
Par un arrêt n° 21VE03294, la Cour administrative d'appel de Versailles a annulé l'ordonnance précitée n° 2110224 du 8 décembre 2021 et a renvoyé l'affaire devant le tribunal administratif de Versailles.
Procédure devant le tribunal :
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2021 et un mémoire enregistré le 28 juillet 2022, M. B D, représenté par Mme C, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 octobre 2021 par lequel le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour de trois ans sur le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de de procéder au réexamen de sa situation administrative et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de prendre toute mesure utile pour mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Il soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'un vice de procédure en tant qu'elle méconnaît son droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l''homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
La décision portant refus de départ volontaire :
- est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant interdiction de retour :
- doit être annulée en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa durée.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, conclue à Rome le 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Versailles a désigné M. E pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. E a été entendu au cours de l'audience publique, s'étant tenue en présence de Mme Amegee, greffière d'audience, et en présence de Mme A F, interprète en langue arabe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant égyptien né le 14 mai 1991, déclare être entré en France en 2016. Par un arrêté du 16 octobre 2021, dont M. D demande l'annulation, le préfet de police lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans en l'informant de son signalement à fins de non-admission dans le système d'information Schengen pendant la durée de cette interdiction.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, M. D soutient qu'il a été privé de son droit d'être entendu avant l'édiction de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité de son séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Il n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité de son séjour ou la perspective d'un éloignement.
3. En l'espèce, il ressort du procès-verbal de garde à vue dressé le 15 octobre 2021 par l'agent de police judiciaire ayant procédé à l'audition de M. D, que l'intéressé a été invité à présenter ses observations sur l'irrégularité de sa situation administrative et a été interrogé sur sa volonté de quitter le territoire français, perspective que l'intéressé a d'ailleurs rejetée. En outre, interrogé sur sa situation familiale, M. D a indiqué avoir un enfant de 15 mois à charge. Contrairement à ce que soutient le requérant, le droit d'être entendu n'implique pas que l'autorité administrative l'invite à produire des justificatifs de participation à l'entretien et à l'éducation de son enfant mineur. Enfin, il ne ressort d'aucune autre pièce du dossier et n'est pas même soutenu que M. D aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit pris l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé de son droit à être entendu ne peut qu'être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
5. Si M. D soutient qu'il réside en France depuis 2016, les documents qu'il produit sont insuffisants pour l'établir l'ancienneté et la continuité de son séjour sur le territoire national. En outre, il est constant que M. D est séparé de la mère de son enfant. Il a, par ailleurs, été placé en détention provisoire pour des faits de violence volontaire habituelle commis à l'encontre de cette dernière et demeure placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement. En se bornant à verser l'acte de naissance de son fils, une attestation de la mère de son fils établie le 24 novembre 2021, une attestation de la PMI du 24 décembre 2021 indiquant que le M. D a accompagné son fils lors d'une consultation le 13 octobre 2020, une attestation établie le 20 décembre 2021 indiquant que l'intéressé était présent le 5 octobre 2020 lors de la séance de kinésithérapie de son fils, un récépissé d'inscription de son enfant en crèche indiquant son nom en tant que " responsable 2 ", ainsi qu'une attestation du 4 janvier 2022 du psychiatre assurant le suivi de M. D, qui indique que des rencontres entre l'intéressé et son fils " sont hautement recommandées pour la santé mentale d'un enfant d'un an et demi ", le requérant ne démontre pas qu'il contribue de manière effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Si M D produit également la copie de 5 mandats réalisés au bénéfice de la mère de son enfant pour des montants compris entre 100 et 300 euros, ces versements sont postérieurs à la décision attaquée et sans influence sur sa légalité. Enfin M. D n'établit pas davantage l'existence d'autres liens personnels ou familiaux qu'il aurait tissés sur le territoire français et ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que M. D exercerait une activité professionnelle, ce qu'il n'établit par aucune pièce au demeurant, et nonobstant la circonstance que son ex-concubine bénéfice d'une carte de séjour pluriannuel en tant qu'apatride, le préfet de police n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts pour lesquels l'arrêté contesté a été pris. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
6. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
7. Ainsi qu'il a été dit au point 4, M. D ne démontre pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Dans ces conditions, la décision par laquelle le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français ne méconnaît pas l'intérêt supérieur de l'enfant de M. D, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant doit être écarté.
8. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () ".
10. M. D soutient que le risque de fuite n'est pas établi dès lors qu'il présente des garanties de représentation. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'interrogé lors de sa garde à vue sur sa volonté de quitter le territoire français, l'intéressé a rejeté cette perspective et peut être regardé comme ayant déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier, que M. D a été interpellé le 15 octobre 2021 pour des faits de violence volontaire habituelle sur sa concubine et placé en détention provisoire à l'issue de sa garde à vue. Dans ces conditions, le préfet de police a pu légalement et sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.
11. En second lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des mentions de l'arrêté attaqué, que le préfet de police a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. D avant de refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté.
12. Il s'ensuit que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
Sur la décision portant interdiction de retour :
13. La décision portant obligation de quitter le territoire français et celle refusant de lui accorder un délai de départ volontaire n'étant entachées d'aucune des illégalités alléguées, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ces décisions, invoqué à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, doit, en conséquence, être écarté.
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
15. En application des dispositions précitées, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il doit assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement, et la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.
16. Si M. D fait valoir qu'il réside habituellement en France avec son fils et sa concubine et qu'il ne représente aucune menace à l'ordre public et reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il l'a été indiqué au point 4 du présent jugement, que M. D est séparé de sa concubine, qu'il n'apporte pas la preuve de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de son enfant et qu'enfin, placé en détention provisoire, il a été inculpé pour des faits de violence sur sa concubine. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, dont il ne conteste pas sérieusement la matérialité, et nonobstant la circonstance que l'intéressé n'avait fait l'objet d'aucune condamnation pénale définitive à la date d'édiction de l'arrêté contesté, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en prenant à son encontre une interdiction de retour du territoire français d'une durée de trois ans.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. D doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que de celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 août 2022.
Le magistrat désigné,
signé
G. E
La greffière,
signé
E. Amegee
La République mande et ordonne à la préfète de police, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies d'exécution contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026