jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2205030 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | DIEUDONNE DE CARFORT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juin et 28 juillet 2022, M. F D, représenté par Me Dieudonné de Carfort, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 20 juin 2022 par lequel le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision de ne pas accorder un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet de l'Essonne s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- les dispositions légales sur lesquelles elle se fonde sont contraires aux objectifs de la directive " retour " ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le préfet n'a pas pris en compte l'ensemble des critères cumulatifs prévus par ces dispositions ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet de l'Essonne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Connin, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. F D, déclarant être M. F A, ressortissant angolais né le 24 novembre 2001, déclare être entré en France le 12 juin 2008. Par un arrêté du 20 juin 2022, dont M. D demande l'annulation, le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 20 juin 2022 :
2. Mme B G, cheffe de bureau de l'éloignement du territoire, disposait d'une délégation de signature en vertu d'un arrêté du 17 juin 2022 du préfet de l'Essonne, publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture, pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. E C, directeur de l'immigration et de l'intégration, l'arrêté du 20 juin 2022. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C n'ait pas été absent ou empêché à la date du 20 juin 2022. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, si M. D soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée, il ressort des pièces du dossier qu'elle comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation dont cette décision serait entachée ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. D a suivi toute sa scolarité en France de la maternelle jusqu'en classe de 3ème entre septembre 2008 et juillet 2017, et qu'il a obtenu en juillet 2017 le diplôme national du brevet ainsi qu'un certificat de formation générale. Il a ensuite suivi une formation de certificat d'aptitude professionnelle (CAP) d'employé de vente de produits d'équipement courant au titre de l'année 2017-2018. Il ressort en outre des termes de l'arrêté en litige que de nombreux signalements ont été émis à son encontre en 2020 et en 2021 pour des faits de trouble à l'ordre public, et qu'il a été condamné, par un jugement du 25 avril 2021 du tribunal correctionnel de Créteil, à trente mois d'emprisonnement délictuel, dont six mois avec sursis. En revanche, si l'arrêté litigieux fait état, pour l'année 2019, d'un signalement émis le 26 juin 2019 à l'encontre de M. D pour intrusion non autorisée dans l'enceinte d'un établissement scolaire dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l'établissement, ce seul signalement ne suffit pas à établir qu'il résidait habituellement en France en 2019, alors qu'il ne produit aucune pièce susceptible de démontrer qu'il résidait en France lors de l'année en cause. Ainsi, M. D n'établit pas qu'il résidait habituellement en France en 2019. Dès lors, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet de l'Essonne n'a pas méconnu les dispositions précitées du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En troisième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. M. D, célibataire et sans charge de famille, fait valoir que sa mère, titulaire d'une carte de résident, ainsi que ses frères et sœurs résident en France. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, le requérant a effectué l'ensemble de son parcours scolaire sur le territoire français entre les années 2008 et 2018. Toutefois, il ressort des énonciations non contestées de l'arrêté litigieux que de nombreux signalements ont été émis à son encontre en 2020 et en 2021, notamment pour des faits de conduite sans permis, de vol avec armes, d'abus de confiance, d'escroquerie et d'agression sexuelle. De plus, il a été condamné, par un jugement du 25 avril 2021 du tribunal correctionnel de Créteil, à trente mois d'emprisonnement délictuel, dont six mois avec sursis, pour des faits de vol, de vol en réunion, de vol aggravé par deux circonstances, d'escroquerie et de vol avec violence ayant entraîné une incapacité n'excédant pas huit jours. Par ailleurs, il n'a pas exécuté l'obligation de quitter le territoire français du 8 février 2021, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, eu égard à la gravité et au caractère répété des agissements délictuels de M. D, et à supposer même que celui-ci soit dépourvu d'attaches familiales en Angola, la décision attaquée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par les stipulations précitées, une atteinte disproportionnée aux buts de préservation de l'ordre public en vue desquels elle a été prise. Par suite, elle ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas non plus commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision de ne pas accorder un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision de ne pas accorder un délai de départ volontaire à M. D comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation dont elle serait entachée ne peut qu'être écarté.
10. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision faisant obligation à M. D de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Le requérant n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la décision de ne pas lui accorder un délai de départ volontaire serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
11. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne se serait cru en situation de compétence liée pour refuser d'accorder au requérant un délai de départ volontaire. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée ne saurait être accueilli.
12. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que les dispositions légales sur lesquelles se fonde la décision attaquée seraient contraires aux objectifs de la directive " retour " n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
13. En cinquième lieu, en se bornant à faire valoir que " le motif de fait allégué par le préfet n'est pas établi ", M. D n'assortit pas le moyen tiré de l'erreur de fait des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
14. En sixième lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne ait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation du requérant.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de la décision de ne pas lui accorder un délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code ajoute que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
17. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet fait obligation à un ressortissant étranger de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. En l'absence de telles circonstances, seule la durée de l'interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés au premier alinéa de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
18. En premier lieu, pour justifier la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois, le préfet de l'Essonne, qui cite l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait état dans l'arrêté litigieux des conditions d'entrée et de séjour de M. D en France ainsi que de sa situation personnelle, professionnelle et familiale, précise qu'il n'a pas exécuté l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été faite le 8 février 2021 et indique que sa présence sur le territoire français constitue une menace pour l'ordre public. Cette motivation atteste de la prise en compte par le préfet des critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et permet à l'intéressé, à la seule lecture de la décision attaquée, de connaître les motifs pour lesquels une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans a été prononcée à son encontre. Dès lors, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'une insuffisance de motivation doit être écarté.
19. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Essonne a pris en compte les quatre critères énumérés au premier alinéa de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour fixer la durée de l'interdiction de retour prononcée à son encontre. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit dans l'application des dispositions citées au point 16 ne saurait être accueilli.
20. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision faisant obligation à M. D de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Le requérant n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
21. En dernier lieu, les moyens tirés de ce que la décision attaquée méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 du présent jugement.
22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées.
23. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 juin 2022 du préfet de l'Essonne.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
24. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de M. D aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. D demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F D et au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience publique du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Christine Grenier, présidente,
Mme Virginie Caron, première conseillère,
M. Nicolas Connin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
Le rapporteur,
signé
N. CONNIN
La présidente,
signé
C. GRENIER
La greffière,
signé
A. ESTEVES
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N° 1901371
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026