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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2205084

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2205084

lundi 8 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2205084
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantPANARELLI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er juillet et 21 juillet 2022, M. B E, représenté par Me Panarelli, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer autorisation provisoire de séjour, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ou, à défaut, procéder au réexamen de sa situation administrative, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte.

Il soutient que :

Concernant l'arrêté pris dans son ensemble :

- il a été signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivée et entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- il méconnaît l'article 6 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration en ce qu'aucune demande de complément de dossier ne lui a été envoyée ;

- il méconnaît les articles 5 et 6 de la directive n° 2008/115, les articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'une erreur de fait ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Concernant la décision portant refus de renouvellement d'attestation de demande d'asile :

- elle méconnaît l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Concernant la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de renouvellement de demande

d'asile ;

- elle méconnaît les articles 5 et 6 de la directive n° 2008/115, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984 et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Concernant la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours et la décision fixant le pays de renvoi :

- elles sont illégales du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elles méconnaissent L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée à New York le 10 décembre 1984 ;

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la directive européenne 2008/115 (CE) du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme F pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 3 août 2022, en présence de Mme Amegee, greffière :

- le rapport de Mme F ;

- les observations de Me Panarelli, avocat désigné d'office, représentant M. E, assisté de Mme C, interprète en langue turque, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens en insistant notamment sur le défaut de production de la délégation de signature de l'auteur de l'acte par la préfecture et soutient en outre qu'au regard des nouvelles pièces qu'il produit à l'audience il établit que M. E est membre du parti démocratique du peuple (HDP) depuis 2016 et qu'à ce titre il est menacé dans son pays d'origine, que plusieurs membres de son partis ont été arrêtés au cours des dernières élections municipales auxquelles il a participé, qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt, que son avocat en Turquie va lui adresser de nouvelles pièces lui permettant d'établir le danger qu'il court s'il retourne dans son pays d'origine car il a fait l'objet d'une nouvelle condamnation et sera arrêté s'il rentre en Turquie, ces nouvelles pièces seraient de nature à obtenir le réexamen de sa demande d'asile ; il produit également des attestions de ses cousins, également membres du HDP qui ont obtenu le statut de réfugié en France. Par ailleurs, l'un de ses fils a déposé une demande d'asile qui est toujours en cours d'instruction, le préfet aurait donc dû prendre en compte cet élément et attendre la décision de l'OFPRA avant de prendre à l'encontre de M. E une obligation de quitter le territoire français, le préfet a ainsi méconnu la charte des droits fondamentaux des droits de l'Union Européenne ;

- les observations de M. E qui insiste sur le fait qu'en cas de retour dans son pays d'origine il sera arrêté et mis en prison et que son avocat en Turquie va lui envoyer les documents permettant de l'établir ;

- le préfet de l'Essonne n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B E, ressortissant turc, né le 1er janvier 1978 à Araban, a sollicité le 2 juillet 2019 la reconnaissance du statut de réfugié. Cette demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par décision du 29 juin 2020, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 25 novembre 2021. Par l'arrêté du 20 juin 2022 dont M. E demande l'annulation, le préfet de l'Essonne a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. En l'espèce, par un arrêté n° 2021-PREF-DCPPAT-BCA-085 du 17 juin 2022, régulièrement publié, M. A D, chef du bureau de l'asile, a reçu délégation du préfet de ce département pour signer les décisions attaquées. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les articles 3 et 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels ils se fondent. Il expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. E, dont les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour lui refuser le renouvellement de son attestation de de demande d'asile, l'obliger à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et pour fixer le pays de renvoi. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par ailleurs, il ne ressort pas des termes de cet arrêté, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. E. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation des décisions contenues dans l'arrêté visé ci-dessus et du défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressé doivent être écartés.

4. En troisième lieu, le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article 6 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'appui d'un recours en annulation dirigé contre un acte administratif, et ne peut qu'être écarté dès lors que l'arrêté attaqué constitue une mesure de police administrative et non une sanction pénale.

5. En quatrième lieu, dès lors que le préfet ne s'est pas fondé sur l'incomplétude du dossier, le moyen tiré de la violation de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.

6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / () 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1 () ". Aux termes de l'article L. 424-1 du même code : " L'étranger auquel la qualité de réfugié a été reconnue en application du livre V se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans ".

7. En sixième lieu, si M. E soutient que le préfet de l'Essonne aurait dû, préalablement à l'examen de sa demande, saisir la commission du titre de séjour mentionnée à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il résulte des dispositions de cet article que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions relatives à la délivrance de plein droit des cartes de séjour citées audit article, auxquels il envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. En l'espèce, la demande d'asile du requérant ayant été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile par deux décisions du 29 juin 2021 et du 25 novembre 2021, la qualité de réfugié n'a pas été reconnue à M. E. Le préfet de l'Essonne n'était donc pas tenu de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de statuer sur sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour doit donc être écarté.

8. En septième lieu, M. E ne peut utilement invoquer, à l'encontre de la décision de refus de renouveler son attestation de demande d'asile pas plus qu'à celle de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, lesquelles ne prévoient pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour. Ce moyen est inopérant et doit, par suite, être écarté.

9. En huitième lieu, M. E ne peut utilement se prévaloir directement des articles 5 et 6 de la directive n° 2008/115 (CE) du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008, qui a été transposée en droit interne par la loi du 16 juin 2011 relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité.

10. En neuvième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Si M. E soutient qu'il vit sur le territoire français avec son fils et que des membres de sa famille, reconnus réfugiés, vivent en France, il ne produit aucune pièce au soutien de ses allégations, et ne justifie d'aucune insertion sociale ou familiale sur le territoire français. Par ailleurs, si le requérant fait valoir au cours de l'audience que la demande d'asile de son fils est toujours en cours d'instruction, cette circonstance est sans influence sur la légalité de la décision attaquée dès lors que le sort de la demande d'asile du fils majeur de M. E ne pourrait en cas d'issue positive qu'éventuellement justifier un réexamen de sa propre demande mais en aucun cas lui accorder un même titre de plein droit. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la décision du préfet de l'Essonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

12. En dixième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

13. Si M. E soutient que le délai de trente jours pour quitter le territoire français ne serait pas suffisant eu égard à sa situation, il ne justifie pas de circonstances de nature à lui accorder exceptionnellement un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.

14. En onzième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984 : " 1. Aucun État partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre État où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture. / 2. Pour déterminer s'il y a de tels motifs, les autorités compétentes tiendront compte de toutes les considérations pertinentes, y compris, le cas échéant, de l'existence, dans l'État intéressé, d'un ensemble de violations systématiques des droits de l'homme, graves, flagrantes ou massives ".

15. D'une part, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations mentionnées au point précédent sont inopérants à l'encontre des décisions refusant la délivrance d'un titre de séjour et faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, qui ne fixent pas par elles-mêmes le pays de destination. D'autre part, M. E soutient qu'il encourt des risques d'arrestation et de persécution en cas de retour dans son pays d'origine en raison de son appartenance au parti HDP en Turquie depuis 2016. Il fournit également la copie et la traduction par un traducteur assermenté d'un mandat d'arrêt en date du 4 juin 2020, édicté à son encontre, par la cour d'assises de Gaziantep qui l'accuse d'" aide et hébergement et propagande en faveur du réseau terroriste illégale dite le PKK sous le toit du HDP ". Toutefois, la seule production de ce mandat, portant sur des faits survenus le 9 avril 2019 et dont il ressort de ses termes que son épouse n'a pas été inquiété, et qui par ailleurs a été également produit devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile qui ont rejeté sa demande d'asile, n'est pas suffisante pour démontrer qu'il serait personnellement et encore actuellement exposé à des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Turquie. Enfin, s'il produit des attestations de plusieurs de ses cousins qui déclarent bénéficier du droit d'asile en France, ces documents, qui au demeurant ne sont pas accompagnés de la copie des titres de séjour dont ils seraient bénéficiaires, ne sont pas suffisants pour établir que le requérant lui-même pourrait bénéficier du statut de réfugié alors même que, comme indiqué précédemment, sa demande d'asile a été rejetée. Si M. E devait obtenir de nouvelles pièces de la part de son avocat en Turquie établissant la réalité du danger qu'il allègue courir dans son pays d'origine, il pourrait, s'il s'en croit fondé, demander le réexamen de sa demande d'asile. Par suite, en l'état du dossier, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984 doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

16. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que les moyens tirés, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision refusant le renouvellement de l'attestation de la demande d'asile, soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, et de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, soulevé à l'encontre des décisions accordant un délai de départ volontaire de trente jours et fixant le pays de destination, doivent être écartés.

17. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 juin 2022 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

18. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E n'appelle aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet de l'Essonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 août 2022.

La magistrate désignée,

signé

S. FLa greffière,

signé

E. Amegee

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous huissiers commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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