lundi 8 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2205222 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | FOURNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 juillet et 2 août 2022, Mme E C, représentée par Me Fournier :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner la communication de son entier dossier administratif ;
3°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligée à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel elle sera renvoyée en cas d'exécution d'office ;
4°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation administrative, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
5°) d'enjoindre au préfet de procéder à son effacement du fichier du système d'information Schengen (SIS) ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros hors taxe à verser à Me Fournier en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivé et entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la " circulaire Valls ", dès lors que ses filles sont scolarisées en France depuis près de cinq ans ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que ses filles âgées de 16 et 17 ans sont scolarisées en France depuis près de cinq ans et qu'elles ont toutes trois fixé le centre de leurs intérêts sur le territoire national.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle est titulaire d'un passeport en cours de validité, qu'elle justifie d'un domicile stable où elle réside avec ses enfants et démontre sa volonté de régulariser sa situation et qu'elle ne s'est jamais soustraite à une précédente mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme F pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme F a été entendu, au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 3 août 2022, en présence de Mme Amegee, greffière, et de Mme B, interprète en langue géorgienne.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E C ressortissante géorgienne, née le 31 octobre 1985 et entrée régulièrement sur le territoire français le 18 décembre 2017, demande l'annulation de l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligée à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel elle sera renvoyée en cas d'exécution d'office.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme C, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions tendant à la production de l'entier dossier de Mme C :
4. Aux termes de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " () L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise () ". En l'espèce, le préfet de l'Essonne a produit le dossier contenant les pièces sur le fondement duquel il a pris l'arrêté attaqué. En tout état de cause, l'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Par suite, et en tout état de cause, les conclusions de la requérante tendant à la production de son dossier doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, par un arrêté n°2022-PREF-DCPPAT-BCA-085 du 17 juin 2022, régulièrement publié, le préfet de l'Essonne a donné délégation de signature à M. D A, directeur de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer notamment les décisions contenues dans l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de Mme C, notamment les conditions de son arrivée en France, le fait qu'elle est mariée et que son époux vit aux Pays-Bas, qu'elle est mère de deux enfants et qu'elle travaille illégalement en tant que femme de ménage. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions attaquées et permet ainsi à la requérante d'en contester utilement le bien fondé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions en litige doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen particulier de sa situation, par suite le moyen doit également être écarté.
7. En troisième lieu, Mme C soutient que le préfet de l'Essonne a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la circulaire du ministre de l'intérieur NOR INTK1229185 C du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se prévalant non seulement d' une installation durable et stable en France depuis l'année 2017 mais encore du fait qu'elle a la qualité de parent d'enfant scolarisé dès lors que ses filles nées respectivement les 17 février 2005 et 10 août 2006, sont scolarisées en France depuis près de cinq ans. D'une part, les énonciations de ladite circulaire ne constituent que de simples " orientations générales " qui ne sont destinées qu'à éclairer les préfets dans l'exercice de leur pouvoir de régularisation et qu'il n'est donc pas opérant d'invoquer devant le juge. D'autre part, si la requérante produit les certificats de scolarité de ses deux filles pour l'année scolaire 2021-2022, cet élément n'est pas suffisant pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire ni d'aucun principe que la qualité de parent d'enfant scolarisé en France confère, par elle-même, un droit au séjour, et ce, quelle que soit la durée de scolarisation du ou des enfants concernés. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
8. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
9. D'une part, si Mme C soutient qu'elle a fixé le centre de ses intérêts en France, elle n'établit toutefois cette allégation par aucune pièce produite au dossier. D'autre part, si la requérante fait valoir que ses deux enfants, âgées de 16 et 17 ans n'ont plus de souvenirs de la Géorgie dès lors qu'elles sont arrivées très jeunes en France, sont scolarisées sur le territoire national depuis plus de cinq ans et y sont parfaitement intégrées, la requérante n'établit pas, par les pièces qu'elle produit, l'impossibilité pour ses enfants de la suivre dans le pays dont elles ont la nationalité et d'y poursuivre leur scolarité. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les stipulations précitées de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de l'Essonne le 5 juillet 2022.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
11. L'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 du même code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes () ".
12. Dans son mémoire en défense, le préfet de l'Essonne indique avoir entendu se fonder sur les dispositions précitées de l'article L. 612-3 pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à Mme C. Toutefois, l'arrêté ne comporte aucune motivation en fait spécifique s'agissant du refus de délai de départ volontaire. L'intéressée n'est donc pas en mesure de connaître et de comprendre, à la seule lecture de l'arrêté, les motifs pris en compte par l'autorité préfectorale pour prononcer cette décision. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le refus en litige est entaché d'un défaut de motivation et à en obtenir l'annulation pour cette raison, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés à son encontre.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été développé aux points 5 à 10 ci-dessus que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Il s'ensuit que la décision portant fixation du pays de destination n'est pas privée de sa base légale.
14. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. Mme C, dont la demande d'asile a successivement été rejetée par l'OFPRA et la CNDA, qui se borne à faire état, de manière non circonstanciée, de l'existence de risques de persécutions en cas de retour dans son pays d'origine, n'en établit pas la réalité par la seule production de liens vers des articles de presse élaborant des hypothèses de conséquences possibles de la guerre en Ukraine sur la situation de la Géorgie. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que Mme C est seulement fondée à demander l'annulation de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire ainsi que, par voie de conséquence, le cas échéant, l'effacement du fichier du système d'information Schengen (SIS).
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
17. Eu égard à ce qui précède, l'exécution du présent jugement n'implique pas que le préfet de l'Essonne délivre à Mme C une autorisation provisoire de séjour et réexamine sa situation. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Sous réserve de l'admission définitive du requérant à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de son avocate à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera la somme de 1 000 euros à Me Fournier en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Mme C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La décision du préfet de l'Essonne portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire du 5 juillet 2022 est annulée.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Me Fournier en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C et au préfet de l'Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 août 2022.
La magistrate désignée,
signé
S. F
La greffière,
signé
E. AmegeeLa République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026